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Castagne entre gens respectables [Pv Zeph]
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Mer 22 Fév - 19:53



Castagne entre gens respectables
Nonna / Zephyr





Intelligent...

Finalement, il avait tout prévu le bougre bien qu'il semblait davantage extirper ses mots de sa bouche dans une belle improvisation. Au moins, il savait ce qu'il faisait, où du moins, il t'en donnait l'impression. Tu n'avais pas besoin de plus, s'il avait réussit à te convaincre, alors tes hommes l'étaient tout autant. Tu n'étais pas partisane de la séparation cela dit, tu n'étais toujours pas persuadée de connaitre pleinement la frappe ennemi. Si quelques mages puissants s'y cachaient, cela aurait pu rapidement tourné au vinaigre. Ta hantise de l'échec ne pouvait t'accorder un excès de confiance et acquiescer pleinement le fait de se séparer de la sorte.

Mais bon...

Il paraissait certain de ce qu'il voulait entreprendre. Et étant du même grade que lui, cela aurait été très déplacée de renier totalement sa phase d'action. Tu te contentas de hocher la tête pour lui donner le signal qu'il pouvait partir.

Alors, tu le fixas simplement, s'engouffrer dans le village avec l'espoir qu'il puisse se débrouiller de son coté. Le danger ne venait pas véritablement de son coté mais plutôt du tien. C'était toi qui allait directement te frotter au charbon chaud. Au moins, tu connaissais tes propres forces et celles de tes hommes. Cela étaient des variables en moins à plonger dans l'équation.

Il avait stipulé un timing bien précis que tu t'accordas de respecter. Regardant ta montre attentivement, tu finis par t'y engager une fois le délai dépassé. Tu avais donné tes instructions de ton coté et il n'y avait plus rien à changer.

Désormais, plus moyen de faire marche arrière. Tu marches ou tu crèves. Et c'était dans cet unique crédo que tu avais été formé durant toute ta vie.

- J'interdis quiconque de se blesser sinon il aura à faire à moi ensuite.

Touchant alors la lame de ton couteau comme un dernier rite avant la guerre, ce fut à ton tour de t'engouffrer dans ce paisible village dormant. Enfin... Plus pour longtemps.



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Ven 24 Fév - 15:21
La préparation ne fut pas longue, étant donné que Zéphyr savait déjà exactement qui prendre dans son équipe. Il avait emmené avec lui un humain d’apparence ordinaire, pas très grand, les traits faciles à oublier, se fondant facilement dans la masse mais très utile. En vérité, on ne savait pas trop si cette « normalité » était un effet secondaire de sa magie ou jusqu’à quel point sa magie fonctionnait. Il pouvait en tout cas endormir avec une terrible efficacité toute personne à la volonté inférieure à la sienne ou qui était affaiblie, ce qui était parfait pour cette mission.

Quant aux deux autres éléments qu’il prendrait avec lui (puisqu’il avait dit qu’ils seraient 4 pour mener à bien le nettoyage de l’entrée principale du village), comme cette mission était jointe entre les deux sections, il décida de se servir dans celle de Nonna.

« Messieurs, mesdames, dit Zéphyr sur le ton le plus solennel et le plus militaire qu’il put (il était presque crédible!), je veux les deux éléments les plus discrets avec moi pour cette mission. Il faudra surprendre efficacement, agir dans l’ombre et frapper avant que quiconque ne puisse s’en apercevoir. Les éléments les plus rapides doivent rester avec l’unité de frappe car vous devrez sécuriser vos objectifs avant que la relève ne puisse arriver. C’est pourquoi j’ai besoin de votre coopération. Les volontaires, avancez ! »

Il avait choisi ce nombre de coéquipiers, 3, pour son efficacité pratique et arithmétique : avec lui, ça faisait un groupe de 4, il restait 4 membres de sa division et 4 membres de la division anti gang en comptant Nonna. Ils pourraient se diviser en groupe égaux de taille égale pour sécuriser leurs objectifs, qui étaient tous deux aussi important l’un que l’autre. D’un certain côté, cela lui faisait plaisir.

Il aimait bien les chiffres pairs.

Dès que les effectifs furent choisis et prêts, il prévint le groupe de l’imminence de l’assaut et de se tenir, eux aussi, prêts : ils devraient intervenir dans un intervalle très restreint, personne n’avait le droit à l’erreur !

C’est ainsi que les quatre collègues approchèrent subrepticement de la lisière du vois, vers l’entrée du village. Zéphyr gardait de la hauteur, dans les arbres, afin de pouvoir observer en avant et donner des ordres de déplacement le plus cohérent possible, relayés par son propre familier qui menait la route pour les 3 membres des deux divisions.

Lorsqu’ils furent arrivés le plus proche possible, la garde était effectivement réduite. Il y avait quatre gardes, justement, deux de chaque côté de l’entrée principale, qui somnolaient, adossés à un mur ou faisant les cents pas afin de rester tant bien que mal éveillés. L’un d’entre eux mastiquait une barre de viande séchée, ce que Zéphyr distinguait très bien dans la nuit par l’éclairage de leurs torches. Il sentit une fois de plus sa propre faim et maudit le destin de ne mettre sur sa route que des gens bien nourris.

Il leur fallait une diversion car venir simplement des bois bien éclairés ne servirait à rien d’autre que sonner l’alerte immédiatement. C’est encore une fois le familier de Zéphyr qui fit le boulot, même si d’âpres négociations mentales furent nécessaires pour le convaincre. C’était quand même pratique de n’avoir la forme que d’un piaf ordinaire, ça n’attirait pas l’attention.
Ainsi, il se contenta de sautiller dans l’herbe, proche des bandits qui ne se doutaient de rien. Pour eux, ce n’était qu’une distraction comme une autre que de voir un corbeau sortir des bois, picorant le sol vite fait, se nettoyant les plumes du bec. Il se rapprochait, doucement, doucement... Puis, arrivé proche du bandit à la viande, prit un envol soudain et chipa la nourriture des mains d’un coup de bec précis avant de se poser à nouveau quelques mètres plus loin.

« Mais... Hé ! Sale bête ! Reviens ici tout de suite ! »

Le bandit tonnait, mais d’une frustration sourde qui ne veut pas donner une alerte inutile (peut être avait-il déjà été puni pour ça, lui ou quelqu’un d’autre d’ailleurs) et pestait silencieusement. Il s’approchait maintenant à son tour très doucement du corbeau, qui le reluquait de son œil intelligent. À chaque fois que le rustre faisait un pas dans la direction du volatile, ce dernier sautillait deux fois en arrière, comme pour le narguer. N’y tenant plus, il fonça tandis que l’oiseau rentrait dans les bois.
Il fit le tour d’un arbre, certain d’avoir vu l’animal aller dans ce sens et...
Percuta le torse d’un homme qui l’attendait au tournant. Le temps que l’information fisse le tour de ses pauvres neurones, un autre s’était glissé derrière lui et l’avait gourmandé derrière le crâne, l’étalant au sol immédiatement. L’humain de l’équipe de Zéphyr prit le relais et lui lança son sort afin qu’il reste hors d’état de nuire un peu plus longtemps encore.

Plus que trois.

Ces derniers s’inquiétaient du non retour de leur camarade. Chercherait-il longtemps dans les bois, était-il si attaché que ça à sa bouffe ? Après tout, rattraper un oiseau à pied ici ça semblait peine perdue... Certains se rapprochèrent de la lisière afin d’observer, voir s’ils pouvaient retrouver leur camarade à l’œil... Le dernier s’en foutait royalement.

L’attaque se fit en deux temps.

D’abord, profitant de l’éloignement des deux autres, Zéphyr s’éleva de son perchoir bien au dessus du sol et descendit en piqué sur celui resté en arrière. Comme il était resté hors de son champ de vision et qu’il était fatigué, le type ne le vit venir qu’au dernier moment. Le dragon lui envoya immédiatement un force strike dans le bide afin de le vider de son air et l’empêcher de crier, puis en appliqua un autre sur son crâne, alors qu’il était plié en deux, essayant de respirer, pour l’envoyer mordre la poussière (processus qu’il aurait pu effectuer avec ses petits bras musclés s’il était doté d’une force quelconque, ce qui n’était évidemment pas le cas).

Entendant le bruit léger de la lutte derrière eux, les autres hommes se retournèrent et alors qu’ils prenaient leur respiration pour pouvoir crier à pleins poumons l’alerte, les hommes du groupe de Zéphyr arrivèrent en courant pour les prendre par derrière, étant prêts à cette éventualité, pour à nouveau leur appliquer un coup de boutoir sur l’arrière du crâne et ensuite les mettre hors d’état de nuire avec le sortilège de léthargie. Celui ci fut enfin appliqué à l’individu maîtrisé par Zéphyr qui n’était pas tout à fait assommé mais que le bras droit maîtrisait en attendant. Le mage humain, lui, était épuisé car l’utilisation répétée du sort était très drainante : on ne pouvait pas s’en servir trop de fois d’un coup ! Il se traîna donc d’un côté dans les bois pour reprendre son souffle et se remettre de sa fatigue mentale.

En attendant, un familiers d’un des deux hommes de la division anti gang était resté avec le groupe de Nonna. Il put, de cette manière, lorsque l’opération fut commencée, communiquer à ce groupe par un code établi (probablement secret) de leur section qu’ils pouvaient avancer sans crainte. Cela permettrait sans doute une synchronisation exemplaire, l'arrivée pour prendre d'assaut le village pile au moment où personne ne pourrait plus donner l'alerte.

Cette nuit, les villageois retrouvaient leur liberté, c’était certain.

[Edit pour clôture, Nonna n’étant plus sur le forum]

Et pour cause, à peine les gardiens de l’entrée du village mis hors d’état de nuire, le groupe de Nonna avait pu agir. Alors que le dernier s’effondrait dans une inconscience profonde, le petit groupe était sorti des fourrées et se dirigeait maintenant vers l’intérieur du village pour prendre le relais. Trois objectifs : les enfants, les adultes et les documents. Les enfants, les libérer et les évacuer le cas échéant afin de mettre en confiance les parents qui pourraient se battre pour leur liberté tandis que les documents et la cargaison n’étaient qu’un objectif secondaire afin de pouvoir tout saisir et appréhender les hors la loi. Enfin… Ce qui en resterait… Ce soir, l’usage de la force létale était permise. On ne pouvait pas se permettre de subir plus de pertes que nécessaire et l’adversaire ne nous ferait sans aucun doute pas de cadeaux. À l’entrée, il avait été possible d’épargner les bandits, mais lors d’un assaut frontal, rien n’était moins sûr.

L’assaut était silencieux et méthodique. À peine une minute après le passage de Nonna, Zéphyr et son groupe s’engouffrèrent également à l’intérieur pour leur prêter main forte. Ayant terminé leurs préparations et s’étant assurés que les inconscients le resteraient, ils pouvaient passer à l’action sans trop se poser de questions.

Les échanges et la communication d’objectifs se faisait par familiers interposés, la courte distance qui séparait les maîtres dans ce village le permettait. Un familier de faible taille et/ou avec de toute façon peu d’utilité martiale d’échangé par groupe afin de pouvoir lui donner des instructions et qu’il puisse les donner à son maître, qui pourrait ensuite communiquer sa réponse au familier correspondant, etc. C’était une méthode de télécommunication moins efficace que ce qui se faisait sur Vanerza mais c’était pas parce qu’on était un genre de force spéciale qu’on avait le même budget, donc il fallait faire avec ce qu’on avait. En tant que chef de son groupe et parce que son familier était pratique pour cet usage, c’était Zéphyr qui gérait en ce moment les communications. Il apprit donc que Nonna avait détaché la moitié du groupe pour s’occuper des enfants tandis que l’autre moitié s’occupait d’aller armer les paysans et de leur donner goût à la rébellion plutôt que de rester fidèles à leurs tortionnaires, mais personne pour les documents.

Zéphyr hésita alors à prendre ce chemin là, mais ce n’était peut être pas une priorité… Il fallait renforcer les effectifs de ceux qui se battaient déjà pour subjuguer les hors la loi puisque si eux avaient accès à de vrais armements et équipements, les villageois seraient réduits à des surplus qu’on avait pu transporter et du matériel de ferme peu efficace, pour ceux qui pourraient se battre. Nous étions donc grandement en désavantage sur le nombre et sur la logistique mais heureusement nous avions aussi un avantage : la surprise et les informations. De ce fait, Zéphyr savait que si la surprise initiale pour prendre d’assaut le bâtiment où étaient parqués les enfants avait été une réussite, il savait aussi que désormais c’était un bâtiment en proie au siège, à 4 contre une dizaine voire plus d’ennemis, tandis que les préparations pour aider les adultes étaient moins simples à mettre en place et subissaient également l’assaut de pas mal d’ennemis, ce qui ne leur permettait pas de venir en aide aux autres.

Décidant que les documents valaient moins cher qu’une vie humaine et que les adultes pouvaient mieux se débrouiller que les enfants, il communiqua à l’autre groupe sa volonté d’effectuer une manœuvre en tenaille contre les assiégeants. Ainsi, alors qu’il arrivait avec son petit effectif, les gens à l’intérieur avaient lancé un assaut en apparence désespéré pour essayer une percée et tandis que les ennemis étaient concentrés sur eux, Zéphyr et son unité leur tomba de plein fouet par derrière. Tandis que les premiers tombaient il y eut un vent de panique chez eux, comme leurs nombres diminuaient rapidement et qu’ils n’arrivaient pas à se débarrasser de qui que ce soit. Revenu de 4 contre 10 à 8 contre 10 plus la surprise, cette bataille pu se dérouler sans problèmes. De nombreux bandits furent blessés et l’un d’entre eux mortellement : c’était le prix à payer. Ils furent tous attachés dans un coin, deux personnes déléguées à leur surveillance en plus de celle des enfants et 2 personnes partirent vers les documents tandis que le groupe de 4 de Zéphyr se dirigeait vers Nonna et les adultes.

C’est là bas que le gros des affrontements avaient lieu, étant donné que l’enjeu était plus important : la main d’œuvre se rebellait ! Il fallait la mater le plus vite possible. Sauf que ce n’était pas qu’elle, elle était aidée des forces du Conseil, ce qu’ils ne savaient pas jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Ici, l’affrontement était plus ouvert et même l’élément de surprise de Zéphyr ne put suffire à renverser la tendance, d’autant plus qu’il fatiguait extrêmement. La journée qu’il avait eue juste avant n’aidait pas ! La faiblesse le conduisait à des erreurs que sa magie peinait à corriger. Il pouvait dévier les lames qui fonçaient vers lui mais pas parfaitement et pas en continuant à manier la sienne avec autant de vigueur. Les blessures s’accumulaient alors et avec elles, la possibilité que la prochaine erreur soit fatale.

Le combat ressemblait à un statu quo dans lequel aucune des deux équipe ne parvenait à prendre l’avantage. Zéphyr concentrait ses dernières forces pour faire aller ses écailles et éviter les pires attaques, les autres qui avaient aussi longtemps combattu et dû bouger un maximum n’arrivaient pas à prendre l’avantage sur les bandits qui, frais et dispos, n’avaient pas eu tout un voyage et toute une journée de veillée dans les pattes, étaient plus faibles mais mieux disposés pour la bataille. Les villageois, eux, n’étaient pas très utiles autrement que pour éviter qu’une bande de 8 personnes ne se fasse complètement anéantir, malgré leur supériorité, par le nombre d’ennemis. Ils n’étaient pas capables de prendre trop de bandits car ils n’avaient pas d’expérience du combat.

N’en pouvant plus et ne voyant pas d’issue, Zéphyr décida de se désengager du combat grâce à sa magie et de tenter une nouvelle stratégie comme la pression de leurs ennemis se resserrait sur eux et que des villageois commençaient à tomber. Réussissant à s’extirper, il se colla au sol proche des adversaires et, rapidement, utilisa des forces strikes dans les jambes pour essayer des les déstabiliser, faire tomber et s’enchevêtrer entre eux pour que tous puissent ensuite les mettre hors d’état de nuire. Il ne put y parvenir qu’au prix de ses dernières forces, ce qui le laissa particulièrement vulnérable comme il peinait à continuer ses efforts.

Heureusement, cette stratégie finit par payer et si tous ne tombèrent pas, que seuls certains le fissent permis de réduire le nombre d’ennemis, de donner un répit à certains et que les 2 personnes parties pour récupérer les documents puissent revenir aider leurs alliés dans ce combat final.

Le Conseil triompha, quelqu’un releva Zéphyr qui n’en avait plus vraiment la force et les villageois crièrent leurs joie tandis qu’ils se réunissaient avec leurs enfants malgré les cadavres qui jonchaient encore le sol…

Ereinté, Zéphyr se laissa tout de même tomber sur ses fesses, haletant, jeta un regard à chacun et leva le poing en l’air, mouvement que tous accompagnèrent en laissant s’exprimer leur joie de la victoire.

Ils restèrent dans le village cette nuit afin d’organiser l’enterrement des morts (aucun parmi les membres du Conseil heureusement), les soins des blessés ainsi que de se reposer. Zéphyr voulait aussi être certain que la cargaison illégale serait détruite et qu’une organisation plus large ne viendrait pas reprendre le contrôle du village. Soit ils étaient surveillés et l’organisation ne voulait pas agir, soit ces fous profitaient du désordre semé par le crépuscule, qui eux rient de la terreur (gage d’Eurynome) qu’ils laissent après leur passage.

Durant ce temps et l’enquête qui eu lieu avant de les quitter, il ne sembla pas que d’autres hommes comptent s’en prendre à ce village, ce qui permit à Zéphyr de les laisser sans crainte, non sans toutefois livrer les criminels à la justice de l’administration locale et leur conseillant de se méfier de ces lieux reculés où leurs citoyens peuvent souffrir si une attention particulière n’y est pas prêtée.

Et en rentrant, évidemment, les rapports, la paperasse… L’enfer à nouveau.

Ça valait bien le coup, puisque c’était pour sauver du peuple !
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