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Castagne entre gens respectables [Pv Zeph]
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Ven 17 Fév - 22:48



Castagne entre gens respectables
Nonna / Zephyr





Hilarant...

Tu t’empêchais de rire après avoir vu la tête de ton partenaire du jour débouler en retard à la réunion. Le pauvre n'avait pas assumé la soirée d'avant, tu pouvais sentir toute la gène qu'il avait à devoir se présenter dans de telles circonstances. Tu l'aurais bien soutenu sur le moment, mais cela aurait été certainement vu d'une manière déplacée. Tu n'avais aucun droit de faire preuve d’ingérence vis à vis d'une autre division. Il allait devoir régler cela avec son patron, et toi, tu n'avais plus rien à voir là dedans.

Ta chef se racla la gorge, elle arqua un sourcil mais pour les mêmes raisons que toi, elle ne pipa aucun mot. Elle se contenta simplement d'énoncer les plans du jour qu'elle allait vous mettre entre vos mains.

- Commençons alors véritablement cette réunion puisque tout le monde semble présent. Depuis peu, la division chargée de la surveillance territoriale aurait remarqué un groupe se terrant aussi d'un petit village. Celui évoluant uniquement d'élevage et d'agriculture n'a apparemment jamais développé une forte influence sur le reste du monde.

Elle vous envoya alors un dossier remplie de paperasse avec les différentes observations annotées. Tout y était marqué, l'influence soudaine, les nouveaux échanges commerciaux non homologués. Bref, tout ce que l'on pouvait savoir sur la situation à l'instant présent. Tu tendis alors le dossier à Zéphyr qui paraissait bien plus armée pour appréhender ses informations que toi.

- Néanmoins depuis un certain temps, l'activité y a totalement changé. Nous poussons que cela serait l'implantation d'une bande de malfrat au sein du village qui aurait prit le contrôle de celui-ci. Le village n'ayant pas de défense possible contre ces brigands il s'est retrouvé depuis quelques mois bien démunis. Le plus subtil ici, c'est que les malfrats en questions on tout fait pour cacher un maximum ses activités au sein du territoire. Cela avait pour but surement de tromper notre vigilance, ce qui aura marché pendant un temps.


Ce n'était pas une mince affaire que l'on te donnait là. Il fallait être puissant ou être nombreux pour imposer sa volonté à tout un village rempli de villageois. Ces bougres n'avaient peut être pas de magie mais on les connaissait têtus. Aucun membre de ce village n'aurait laissé sa maison au main de malfrat sans tout tenter au préalable.

- Depuis, c'est le nid d'implantation agricole illégale. La production de produit interdit y serait abondante et des routes commerciales cachées s'y seraient développer. Votre objectif ? Raser tout cela en prenant soin d'épargner tout les habitants. Il vous faut agir avec précision et dextérité pour sévir tout en défendant ces pauvres gens. C'est pour cela que nos deux divisions sont réunis pour cette mission, nous avons besoin de l’intelligence et des bras armées de la justice.


Elle avait sa manière à elle d'édulcorer son discours. Dans tout les cas, tu lui donnais entièrement raison, ton approche parfois trop brutale n'aurait pas pu marcher en cet instant. Tu avais besoin d'aide et cela ne te chiffonnait pas plus que cela. Vous pouviez vous embrouiller dans une camaraderie un peu vache entre vos deux divisions mais, vous saviez être professionnel. Et tu ne remettais en doute aucune des qualités de Zéphyr. Il était l'homme de la situation.



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Sam 18 Fév - 12:34
Bon, c’était passé.

Évidemment, les chefs n’avaient pas l’air très content de son retard, mais c’était mieux que ce qu’il pensait. Il n’y eut pas de commentaire même si l’irritation avait pu se lire au moins un instant, notamment chez la chef de la division anti gang. Mais DANS L’ENSEMBLE il s’en sortait bien.

Maintenant il s’agissait de les convaincre que ce retard était pour la bonne cause et non parce qu’il n’était pas ponctuel ou ne les prenait pas au sérieux. Ce ne serait pas une mince affaire mais il pensait y arriver, puisqu’il avait plus ou moins bien préparé les choses. En attendant que ce soit son tour de s’exprimer, il faisait de son mieux pour rester attentif, tandis que sa tête était lourde et qu’il aurait bien pris un thé ou trois pour se redonner un peu d’énergie et faire semblant que tout allait bien. Il pensait que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’il n’allait pas très bien (en réalité, on voyait qu’il était fatigué mais on pouvait attribuer ça à la masse de papiers qu’il avait amenée avec lui et non à une bringue organisée la veille) mais il faisait vraiment de son mieux pour lutter. Au moins personne ne pouvait voir qu’il avait vraiment très envie de dormir et sa tête ne dodelinait pas mollement : au contraire, on pouvait se demander ce qui nécessitait qu’il soit aussi sérieux, aussi concentré alors que les informations importantes n’étaient pas encore délivrées. Chacun pouvait se faire son opinion sur la question.

Lorsque les informations vinrent, il ne s’agissait de rien qu’il ne sut pas par les rapports qu’il avait eu à analyser et à dresser lui même, au début. Le groupe de bandits était connu mais était pour l’instant laissé à la charge des autorités locales vu qu’il ne faisait pas grand-chose de très dangereux, pas d’opérations au niveau mondial ni intermonde : ils étaient nuisibles mais cela relevait du budget de l’État sur lequel ils étaient, pas de nous.

Sauf que leurs activités s’étaient développées et qu’il était maintenant urgent d’intervenir car leurs activités débordaient la simple activité au sein d’un royaume, le marché noir se développait à partir d’eux et ils avaient boosté leur production à un niveau industriel.

En même temps qu’il écoutait, il se concentra sur les documents qui lui furent transmis, tandis qu’il demandait en même temps à Nonna de bien vouloir porter un instant ceux qu’il avait lui même amenés, faute de quoi il croulerait sous la paperasse et disparaîtrait sûrement. Pour les analyser correctement, il en sorti quelques un à la fois et les maintint dans les airs au niveau de son visage, n’en gardant que deux dans ses mains tandis qu’allaient et venaient trois documents à la fois, histoires de lire en diagonale, de comprendre les points clefs et d’en tirer les conséquences. Une fois qu’il eu saisi ce qu’il voulait, il effectua un nouveau transfert avec Nonna, ouvrit son propre dossier et fit passer un document à tout le monde : deux cartes du village qui lui avait été communiquée en avance et que la greffe du service avait passé toute une journée à reproduire à la main en nombre suffisant (il lui faudrait vraiment adapter une photocopieuse fonctionnant à l’énergie magique un jour…). Se raclant la gorge, plus pour se donner une contenance et annoncer qu’il allait prendre la parole que pour remédier à une gêne du gosier.

« Si je puis me permettre, je vais expliquer les conclusions auxquelles les informations réunies par nos deux divisions nous amènent. Veuillez bien regarder les plans du village. Sur le premier, vous voyez ses bâtiments et étendues tels qu’avant la prise de contrôle par les bandits. Sur le second, la nouvelle implantation : on peut remarquer une industrialisation des méthodes de production et une expansion des zones arables exploitées, contre toute nécessité ou autorisation. Et pour cause, il s’agit de plans de stupéfiants illégaux, du moins dans cet État, et la volonté du marché noir est de les exporter outre-monde notamment en Vanerzame et en Ultarime où les présences d’organisations intermonde est moins élevée. Ici, il marqua une pause afin de laisser ces informations rentrer et organiser ses propres idées et continuer son analyse. Les villageois sont exploités mais il n’y a pas l’air qu’ils aient été trop malmenés physiquement pour l’instant. Leur plus grande peur doit être qu’il arrive quelque chose aux enfants, dont un nombre élevé est gardé en otage en général lorsqu’ils ne travaillent pas aux champs avec les adultes, notamment à la récolte et au transport. Pour l’instant, en attendant que leur activité se pérennise réellement, les bandits vivent dans les maisons des habitants qu’ils ont attaqué qui, eux, vivent dans des structures temporaires près des champs, que ce soit de grandes tentes communes ou des baraques rapidement érigées. Nos objectifs pour la réussite de cette mission, à mon avis : détruite de la récolte, appréhension ou, le cas échéant, exécution des malfrats, découverte si possible de plans qui mènent au réseau en général par l’interrogation ou la mise à sac de leurs propres documents. Quant à la manière dont nous pouvons nous y prendre, je pense qu’il faudrait mieux se préparer à devoir effectuer une attaque rapide et chirurgicale, coupant les bandits de leurs moyens de pression, c’est à dire libérer les enfants et protéger les civils, pour ensuite leur couper la retraite ou donner la chasse si nécessaire. Des questions ? »

C’était les informations qu’il avait amassé améliorées des rapports nouveaux qu’il avait rapidement examinés dans le dossier qui venait de lui être communiqué. Selon le nombre de personnes qu’il emmèneraient, ce serait plus ou moins difficile mais les forcenés n’avaient pour eux que le fait qu’ils étaient mieux préparés et mieux armés que les villageois : s’ils arrivaient à sécuriser leurs objectifs, il était possible de leur donner confiance et permettre aux plus robustes de se battre aussi avec des équipements de ferme comme des haches si la nécessité le demandait, mais il faudrait vraiment que la situation soit désespérée ou qu’un événement inattendu se passe. Zéphyr, par les données qu’il avait compilées, pensait que le job le plus difficile avait été de les localiser et serait surtout de les prendre par surprise/les séparer des objectifs. Ceci fait, leur appréhension serait du gâteau.
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Sam 18 Fév - 22:03



Castagne entre gens respectables
Nonna / Zephyr





Intéressant...

Il n'était pas dans la division stratégique pour rien le bougre. Même avec une gueule de bois difficilement dissimulable, il arrivait à faire part de ses raisonnements pointus avec une expertise des plus remarquables. Il était fort, et pas qu'un peu, tu buvais ses paroles comme si de rien n'était. Tu avais déjà pensé à tout ces axes d'attaques, mais tu n'avais pas forcément la capacité d'appuyer chacun d'entre eux. L'on ne t'avais pas embauché pour faire ça à la base, tu n'étais pas une intellectuelle. Tu ne connaissais que les stratégies militaires bien que ce qu'il disait était cohérent.

Il t'avait tendu lui aussi sa paperasse bien plus conséquente que la tienne, il avait bien bossé malgré tout. Tu allais devoir certainement prendre en main la suite des choses. Il était l'appuie théorique dont tu avais besoin, mais tu excellais certainement bien plus en pratique. Vos deux divisions se goupillaient tellement bien qu'il était difficile de s'imaginer de pareil tension entre elles.

Une fois tout ceci finit, les chefs des divisions respectives hochèrent la tête et nous laissèrent discuter pour faire les préparatifs. Nous allions avoir besoin d'hommes, les tiens étaient tous opérationnels, mais une pareille intervention ne pouvait pas demander une action aussi brutale en nombre. Comme il l'avait fortement insinué, votre frappe se devait d'être chirurgicale. Précise et peu étalée.

- Tu n'as pas l'air d'accuser le coup d'hier soir tant que ça finalement. J'espère que tes hommes feront de même. Nous avons une heure avant de partir sur place.


Car oui, il ne pouvait pas rester qu'extérieur. Il allait devoir faire du terrain comme tout le monde, les observations que l'on vous avait fournit étaient précise mais pas totalement à l'ordre du jour. Beaucoup de chose pouvait encore changer une fois sur le terrain, et à défaut d'une logistique pointue comme Vanerzame pourrait avoir, il fallait qu'il soit là pour improviser si le plan tournait très mal.

- Je te laisse choisir la poignée de tes hommes qui te semblent les plus compétents pour la mission. Leurs capacités pourraient nous être utiles.


Tu basculas la tête tandis que tu dirigeais vers la sortir pour aller tes propres hommes. Cette mission allait être périlleuse, il fallait assumer deux fronts tout en restant efficace. Cela n'allait pas être du gâteau et tu le savais pertinemment.




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Dim 19 Fév - 2:40
Ouf, l’impression avait été bonne.

Ce qu’il craignait le plus par ses explication était de n’avoir dit que l’évidence ou que cela ne vaille pas le coup de l’avoir attendu autant de temps. Il n’avait été qu’un peu en retard mais quand même ! Ça pouvait donner une très mauvaise image, une qui ne donne pas envie d’apprécier ses efforts, il le savait bien.

Comme il n’y eut pas de questions et que les chefs ne firent pas plus de commentaires, l’heure était venue aux préparations pré opération. Il allait falloir se creuser la tête pour emporter l’équipement nécessaire, l’outillage, les armes, les armures : tout devait être en parfaite qualité et il ne fallait rien oublier faute d’avoir une très mauvaise surprise sur place. Heureusement, il ne travaillait pas seul et il pouvait compter sur ses fidèles subordonnés pour faire une partie du travail qu’il ne saurait assumer seul en ce moment comme le voile de la fatigue l’empêchait de se concentrer. Ses ordres avaient une impression de mollesse qu’il combattait de tout son être :

« Maerach… Hm. Tu fais du feu toi ? Trouves moi un mage qui le maîtrise ou de quoi lancer des feux d’envergure respectable si tu peux, on peut en avoir besoin. Pondérant ensuite, les yeux levés vers le ciel, ce dont ils auraient besoin, il ajoutait à voix haute en comptant sur ses doigt : De la corde… On a toujours besoin de corde dans les moments les plus incongrus… Puisque les paysans vivent dans des maisons en bois, des haches pour pénétrer par surprise d’un côté inattendu ? Ça n’a jamais fait de mal à personne. Peut être de quoi faire de la fumée ou du bruit pour faire des diversions… Faut pas que ce soit trop lourd à porter sinon nous ne serons pas assez rapide… Combien d’hommes prendre… Hm… »

Dans sa pondération il avait semblé ignorer le commentaire de Nonna à ses côtés. Il avait pourtant entendu mais ça n’était pas encore… monté jusqu’au cerveau. Il tressaillit en s’en rendant compte, se demanda un instant s’il avait répondu, considéra que non et s’embrouilla un peu :

« Euh ou… oui ça va. Enfin je dois dire que c’était le regard des chefs qui me maintenait debout plus que ma propre volonté… Ils sont impressionnants, en vrai, comme ça ! Enfin bon c’est pas le moment, il faut encore tout préparer, j’espère que je n’oublie rien et… Ah mais je ne m’arrête plus. Il s’infligea quelques tapes sur les joues de ses deux mains, pour se réveiller un peu mieux. Bon, il faut faire ça avec le plus d’efficacité possible : plus vite rentrés, plus vite je dors. C’est mon credo. Quant à mes hommes… Hm… Quel genre de contingent serait correct, à ton avis ? Je ne suis pas encore totalement familier avec ces frappes là, en quel genre de nombre avez vous l’habitude de frapper ? Je serais d’avis de prendre une unité restreinte mais composée des meilleurs éléments afin de bouger rapidement et de frapper les objectifs simultanément pour disperser la réponse ennemie mais au final amener un nombre correct de personnel ne gêne pas non plus trop, ça dépend de si on a besoin d’eux ailleurs entre temps et de si on veut sauver du budget ou pas, ahah. Se rendant compte qu’il gaspillait probablement du temps précieux de sa camarade, il ajouta pour s’excuser : Désolé, je parle tant que je peux, ça m’aide à rester concentrer dans ces moments. Sinon je vais dormir debout. Promis, je ne ferai pas ça pendant l’opération. Ah ah. Ah. »

Son dernier rire était peu convainquant mais il faudrait en croire sa parole puisque faute de mieux, elle allait devoir se le coltiner ! Il réfléchissait déjà à qui il allait prendre. Son homme de confiance, le type à qui il avait donné la tâche de lui trouver du feu, un démon fort sympathique, rapide comme pas deux et très efficace. Toujours un peu trop droit (d’ailleurs il n’était pas venu la veille à la beuverie) mais très bien quand on le connaissait. Le parfait subordonné. Il prendrait encore sûrement une équipe de 4 ou 5 coéquipiers s’il fallait prendre une équipe spécialisée de taille réduite, le double si on y mettait le nombre : les bandits n’étaient sûrement pas d’un nombre extraordinaire pour maîtriser des paysans mais ils pourraient recevoir des renforts, selon si c’était un jour de vente ou un jour creux. Puis c’était juste des brigands, rien que des soldats professionnels ne pouvaient pas gérer. Il faut mériter son salaire dans ce monde pardi !
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Dim 19 Fév - 17:47



Castagne entre gens respectables
Nonna / Zephyr





Motivée...

Tu ne l'étais pas vraiment, mais tu étais animée par une rigueur professionnelle qui avait reprit le dessus sur tes propres actions. Tu avais laissé le bougre seul à tenter de fomenter sa petite troupe en l'aiguillant sur le nombre à prendre. Cinq éléments de chaque division était probablement un nombre d'or pour cette mission. Le terrain était grand à couvrir mais il y avait très peu d'endroit où une embuscade était possible à l'encontre du Conseil. En clair, il fallait être foudroyant en l'espace de quelques minutes. Libérer le village en une heure tout au plus et juguler les lignes de renfort.

Tu avais pris le temps d'étudier les cartes de l'endroit. Il n'y avait pas beaucoup d'endroit pour s'introduire dans le village et celui-ci possédait trois routes principales. Les enfants devaient certainement se trouver dans la partie Nord du bourg, c'était l'endroit le plus difficile d'accès pour des intrus et probablement le plus simple à garder. Les zones agricoles se retrouvaient elles au sud, un emplacement parfait pour garder les adultes loin des mineurs afin de faire toujours plus monter la terreur dans leurs cœurs.

De ton coté, tu avais pris une demie dizaine d'homme. Tous plus compétents les uns que les autres. Tu les avais choisit pour la rapidité d’exécution dont ils étaient capable de mettre œuvre. Tu n'avais pas besoin d'une puissance de feu colossale dans cette stratégie qu'avait établit Zéphyr.

Plusieurs heures suivirent, après avoir utiliser tout les moyens de transport adéquat pour arriver sur place, vous vous retrouviez crapahutant dans les bois afin d'éviter un maximum les routes. Vous n'étiez pas nombreux mais pas invisible pour autant. Alerter les brigands en jonchant les routes terrestres n'étaient clairement pas une option pour agir efficacement. Puis, cela allait faire un peu de sport à cette division de feignasse qu'était la stratégie. Ils devaient certainement pas faire ce genre de chose souvent. Tu te surpris même à rigoler intérieurement l'espace d'un instant avant de récupérer ton sérieux.

- On a encore une bonne heure de marche avant de voir les premières fumées du village. Les enfants sont certainement gardés au nord, et c'est problématique. Un plan pour qu'on y arrive sans se faire repérer ?


Dix hommes, c'était encore trop pour véritablement passer inaperçu en infiltration. Bien que les malfrats ne devaient certainement pas s'attendre à une attaque de la sorte, vous ne pouviez tromper leurs vigileances aussi grossièrement.


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Lun 20 Fév - 0:00
Étrangement prêt.

Sans savoir pourquoi, Zéphyr avait la sensation de pouvoir tout surmonter. Sur les conseils de Nonna, il avait pris avec lui cinq personnes aux compétences variées et qui pouvaient être utiles : une personne, comme lui, capable de voler, deux personnes capables au maniement des armes et deux mages accomplis. Leur polyvalence était assurée et ils pourraient assumer le grand nombre de possibilités que tout parte à vau-l’eau. L’équipement embarqué était divers également mais ne prenait pas trop de place : tout ce qu’il fallait. À ce niveau Zéphyr se demandait si ce n’était pas son second qui avait tout prévu et tout fait à sa place tandis que lui même était dans un genre de rêve comateux qui lui donnait l’impression de faire des choses utiles. Vu que les regards des autres n’étaient pas désapprobateurs, ce ne devait pas être le cas et il avait vraiment fait des choses utiles.

Étrange, huh.

De ce fait, il essayait de tirer partie de cet état de concentration ultime qui risquait de s’arrêter d’un moment à l’autre et qui demandait toute son attention à chaque fois qu’il faisait une tâche nouvelle, l’empêchant de trop réfléchir s’il faisait autre chose, le rendant un peu mécanique, au final.
Lors du voyage, qui dura un long moment, il en profita pour se reposer par intermittence. Il avait l’impression de fermer les yeux quelques instants, de cligner des yeux au pire, mais à chaque fois qu’il les rouvrait ils avaient avalé une distance extraordinaire et il devait débarquer, changer de mode de transport, s’assurer que tout aller bien. Ses responsabilités quoi. Qu’il aurait dû assumer tout le long du voyage, tout le temps. Ce n’était pas sa faute ! Le sommeil l’appelait de manière trop puissante, mais à chaque fois qu’il se réveillait de ces micro siestes des transports, il avait l’impression d’être encore plus fatigué que quand il s’était endormi. Si cette impression finit par partir, la fatigue originale subsistait. Au moins il n’était pas PLUS fatigué qu’avant, songeait-il.

Lorsque vint le temps de la marche, il dû vraiment lutter pour ne pas ralentir tout le monde. Rester concentrer. Un pied devant l’autre. Ne pas tomber. Ne pas voler pour ne pas se dépenser trop fort inutilement. Ne pas faire de bruit. Ne pas dormir debout.
Il se débrouillait plutôt bien, pendant un moment. Lorsque Nonna lui adressa la parole, cette concentration se brisa et il faillit tomber en s’emmêlant les pieds. Il retint un cri en portant sa main à sa bouche. Réflexe stupide. Sauf quand on peut voler. Il avait la face très proche du sol, quand même, quand son réflexe « activer la lévitation après la chute » se mit en route (oui, cela comptait pour « presque tomber » vu qu’il n’avait jamais touché le sol).
Il épousseta une saleté imaginaire sur ses vêtements (vu qu’il n’était pas tombé) afin de se redonner une contenance et répondit bas, par morceaux saccadés comme la marche en parlant ET en réfléchissant n’était pas trop son fort en ce moment même :

« Euh… Oui… Ça dépend… euh… Du temps qu’on a… à disposition… On pourrait… La pose, ici, fut plus longue que les précédentes, comme il prenait son souffle pour se laisser le temps de la réflexion pour éviter de prolonger trop longtemps cette manière de parler qui devait être insupportable. On pourrait faire le tour par les bois… Y voler directement, mais ça dépend de la météo pour se dissimuler parmi les nuages ou s’ils ne sortiraient pas s’il pleut… On peut aussi s’infiltrer sous le couvert de la nuit… Ça dépend aussi de leurs opérations… De la phase de la lune. J’ai oublié de vérifier la phase de la lune cette nuit. J’espère que ce n’est pas une pleine lune, surtout s’ils ont des loups garous. Ou si on en a. Sinon il suffit qu’un d’entre nous, ou un groupe… Fasse diversion, en se faisant passer pour un voyageur qui voudrait l’asile pour la nuit par exemple. Bien sûr, ils essaieraient sûrement de le dépouiller, mais nous serions en embuscade pour l’aider tandis que d’autres s’infiltreraient vers le nord pendant que leur attention est tournée vers nous. Les possibilités… sont vastes. »

Une heure pour élaborer un plan d’attaque cohérent… Au pire, ils pourraient s’arrêter non loin du lieu de la mission pour donner des ordres précis à qui de droit, mais il valait mieux prendre des décisions préalables pendant le trajet, pour l’efficacité de la mission.

« Personnellement… Je préconise plutôt une attaque surprise de nuit avec les éléments capable de vol se rendant le plus vite possible au bâtiment contenant les enfants. Nous pourrions aussi capturer une sentinelle, s’il y en a, en étudiant les horaires de leurs tours de garde pendant un instant, pour lui demander des précisions sur l’étendue des protections ou la localisation précise de certains bâtiments… Mon familier peut nous aider à détecter des choses cachées, également, il peut détecter des objets à travers la matière, donc des clefs ou des armes et autres objets d’enfants, au pire. Et… J’ai moi même des sens dont je ne suis pas peu fier, même s’ils ne sont pas forcément au maximum en ce moment… Ah. Ah. »
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Lun 20 Fév - 17:36



Castagne entre gens respectables
Nonna / Zephyr





Un soupir...

Ce fut la seule chose qui voulut bien sortir de ta bouche. Tu regardais ton collègue, trahis par son propre corps. Il menaçait de s'effondrer au sol à chaque instant. La fatigue avait prit le dessus et le contrôlait telle une vulgaire marionnette. Dans cet état, tu craignais devoir le ramener sur un brancard si le conflit devait éclater. Ce n'était clairement pas professionnelle et indigne d'un tel rang au sein du Conseil. Mais bon... Tu ne lui faisais pas remarquer, pas devant ses subalternes. Tu avais un certain respect pour lui, malgré sa condition lamentable.

Il te balança quelques plans, son choix se portant sur celui d'attendre la nuit. Il ne faisait aucun doute que sa solution était aiguillée par une certaine envie de repos. Le soleil venait simplement de battre son zénith et avant que la nuit ne pointe le bout de son nez, il y avait encore plusieurs heures. Tu n'aimais pas forcément cette solution. Attendre, c'est laisser place à davantage d'imprévu. Vous étiez en pleine course contre l'adversité, lui laisser de l'avance de la sorte n'était pas préférable...

Et d'un autre coté, tu ne pouvais pas le forcer à s'engager avec une mine aussi pitoyable. Il avait besoin de repos et cela restait indispensable pour chaque mortel. Finalement, tu en vins à opter cette solution, tu positionnas tes hommes à plusieurs endroits pour avoir suffisamment de champ de vision si l'ennemi devait venir à vous.

- Attendons alors jusqu'à la nuit. Préparez vous et si l'envie vous prend, essayez de vous reposer un petit peu. Ce soir va être une nuit houleuse.


Tu adressais un regard à Zéphyr, bien entendu que tu t'adressais à lui lorsque tu sous entendais qu'il devait dormir. Tu avais essayé de le faire avec plus de finesse possible, mais ce n'était pas ta came de prédilection. Dans tout les cas, tu te contentas d'étudier les plans du village. Une intervention précise et rapide minimisait les chances d'imprévus et si ton stratège n'était pas parfaitement opérationnelle pour la mission, alors tu devais prendre un minimum le relai.

Tu échangeas quelques paroles avec tes coéquipiers, de tout et de rien. Tu fraternisais très bien avec eux, tu te donnais pour mot d'ordre de développer une relation forte. Être proche de ses frères d'armes étaient indispensables quant vous alliez vous jeter dans les bras pernicieux de la faucheuse.

Tu espérais juste que Zéphyr puisse trouver suffisamment d'énergie pour la soirée qui allait suivre...



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Lun 20 Fév - 22:57
Le plan, à l’origine, était dépourvu d’arrières pensées. C’était vraiment ce qu’il pensait être efficace : le couvert de la nuit, pour les attaques surprises, était vraiment la meilleure de toutes les couvertures ! Le monde était endormi ou fatigué, l’obscurité était un désavantage pour tout le monde mais en plus Zéphyr avait des sens très aiguisés donc il ne voyait pas vraiment ça comme un mal et après une journée paisible et sans incident personne n’avait envie de penser à l’éventualité d’une attaque : juste de rentrer « chez soi », dormir, boire, quelque chose.

Ça lui rappelait quelqu’un.

Puis en plus ils avaient un gros désavantage s’ils attaquaient maintenant, c’est que Zéphyr ferait probablement n’importe quoi. Enfin, il fonctionnerait, un genre de machine qu’il faudrait diriger et qui ferait probablement des erreurs. Il valait mieux attendre un peu. Qu’il fasse nuit, quoi.

Cela n’avait pas l’air de déranger Nonna qui avait acquiescé au plan. Elle devait avoir vu l’état de Zéphyr et en avait tiré certaines conséquences. Bah ! Tant pis, même si ce n’était vraiment pas son intention, contester le rendrait encore plus suspect : dans les occasions où on croit quelque chose sur vous sans le dire vraiment, s’en défendre est le meilleur moyen de convaincre tout le monde de sa culpabilité.

De ce fait, il lui indiqua, ainsi qu’à ses coéquipiers de sa division (étant donné qu’il n’était pas encore trop assuré avec les autres, qu’il ne les connaissait pas et sentait que ça ferait un peu bizarre s’il y allait pour dire ça) qu’il allait effectivement se reposer. Il s’était trouvé un coin en hauteur qui n’avait pas l’air mal et qui supporterait son poids, dans un arbre. Ici, il pouvait observer correctement leur camp et il était facile d’accès pour qui savait ou le trouver mais on ne penserait pas forcément à l’y chercher si, au contraire, on ignorait sa présence. Il se drapa dans ses vêtements et piqua un petit somme en attendant.

Les branches n’étaient pas très confortables mais, faute de mieux, elles lui allaient. Le sommeil vint vite et ne fut agité d’aucun rêve, il était bien trop fatigué pour ça.

Il fut réveillé en sursaut par un truc pointu qui lui piquait la jambe, si bien qu’encore une fois il failli tomber sans faire un bruit, les branches craquant sous son poids mais ne cédant pas. Il regarda le ciel avant de se décider à descendre, s’étirant bruyamment. La nuit n’était pas tout à fait tombée mais il fallait se préparer convenablement, se réveiller. Le ciel se voilait et des nuages apparaissaient sans qu’il sembla qu’il pleuvrait.

Le dragon descendit d’un simple saut amorti par magie, se passa une main dans les cheveux pour en chasser quelques feuilles et regarda autour de lui d’un air groggy comment se déroulaient les préparatifs. Ça avait l’air d’aller. Il se frappa légèrement le visage pour se remettre d’aplomb, vérifia qu’il avait bien son matériel sur lui, fit quelques pas pour bien se remettre et revint au rapport auprès de Nonna afin de s’enquérir de la progression des choses.

« Tout s’est bien passé pendant, euh, mon absence ? Des mouvements particuliers à noter ? Tout commence à se couvrir… Nous mettrons le plan en route bientôt. »

Il se sentait beaucoup mieux et cela se voyait : il avait retrouvé une certaine couleurs un peu plus… acceptable, parlait mieux, respirait mieux… Seul bémol : il avait faim. Il ne pouvait pas se plaindre s’il ne voulait pas faire le petit fonctionnaire du bureau qui ne peut pas attendre un peu dès qu’on était sur le terrain, mais voilà, c’était un fait.

Il avait toujours une raison de combattre vite pour rentrer vite : manger.
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Lun 20 Fév - 23:32

 


Castagne entre gens respectables
Nonna / Zephyr

 

 



Long...

Tu avais passé ta journée à potasser, à assurer tes arrières. Cette manie militaire à toujours vérifier chacun de tes outils pour pas qu'ils ne te fassent défaut au plus mauvais moment. Tu détestais l'imprévu, du moins, en mission. Tu avais déjà tant vu de partenaire mourir sous le fléau de la malchance pour la laisser sévir impunément.

Apparemment, il n'y avait bien que toi qui paraissait concerné par l'assaut du soir. Tout les autres voguaient à diverses activités, tu en surpris même quelques à se divertir autour d'une partie de carte. On ne pouvait pas leur reprocher non plus... Le conseil était bien plus tolérant que l'armée Russe. On ne leur avait jamais inculqué une droiture sans faille et toi même parfois tu te laisser aller au désordre. Tu avais soupiré en les voyant pour finir par continuer à vérifier votre attirail.

Par ailleurs, tu avais pris soin d'aiguiser ton couteau, seul véritable avantage en combat que tu avais sur les autres. Ils étaient tous capable de prouesse surnaturel, pas toi, alors tu avais appris à faire avec. Bien que tu savais pertinemment que tes poings étaient bien plus dangereux que la froideur de ta lame. Finalement, alors que le soleil commençait à peu à peu se coucher sous le poids de la nuit, tu pris le restant de victuaille que vous aviez prit pour le voyage.

Alors que tu mangeais ton pseudo sandwich, Zéphyr vint à ta rencontrer, apparemment revigoré par cette sieste. Tu avais bien fait de lui donner cette marge pour récupérer. Bien que cela t'avais couté du temps et de la patience, au moins désormais, tout était parfaitement opérationnel. Il vous fallait attendre encore une bonne heure avant de donner l'assaut. Étonnamment, pendant plusieurs minutes, le bras droit de l'autre division semblait te fixer pendant que tu savourais le dernier repas. Tu n'y prêtais pas attention, sans doute était-il entrain de réfléchir à l'assaut qui allait venir.

Après quelques heures, un membre de ta division parti en éclaireur vint à faire son rapport :

- Ils sembleraient qu'ils s'attendent encore moins à subir une attaque. L'endroit qui garderait potentiellement les enfants est sans surveillance et les portes de la ville sont très peu gardées. Il serait très simple de juste les neutraliser et de passer. Une fois à l'intérieur, si on ne déclenche pas leur alarme, alors on pourra évacuer les enfants aisément.


Tu posas ta main contre ta bouche pour te plonger dans une grande réflexion. Cela semblait simple mais cohérent. Pour toi le danger n'était pas dans cette partie de la mission. Après avoir libéré les enfants, la surprise ne serait plus de votre coté...

- Bon et bien... Les gars on y va, soyez discrets.



 

 

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Mar 21 Fév - 20:47
Enfin un peu d’énergie ! Un peu…

Le temps était venu de faire quelque chose de concret, puisque Zéphyr avait passé tout le temps du camp à dormir comme un loir tandis que les autres ne faisaient plus ou moins rien, à part Nonna ce bourreau du travail.

Mais au moins, elle, elle avait mérité son sandwich. Tandis que lui n’avait rien. C’était très triste mais c’était la morale de cette histoire : assumez vos actes, les enfants, sinon vous n’aurez pas de sandwich. C’est dans la réflexion, intense, menant à cette dure leçon, qui s’imprégnait avec force dans l’estomac du dragon, qu’il lorgnait avec insistance sur le sandwich du crime qu’il aurait bien chipé s’il n’avait pas eu peur de représailles sans commune mesure avec le bien être que le sandwich aurait procuré.

Il se vengerait, un jour.

En attendant, ils avaient du boulot, donc la vengeance dû être remise à plus tard.

Le rapport arrivait, et avec lui la situation à laquelle il fallait s’attendre une fois arrivé là bas. Ils étaient vraiment très proches mais il ne fallait pas manquer un seul mouvement, une seule partie de l’opération, ou tout serait sûrement foutu. Personne ne voulait avoir la mort d’un civil sur les mains, et surtout pas Zéphyr qui avait plus l’habitude, lorsqu’il était à la Congrégation, d’effectuer des missions en solo dans des étendues vides que de faire des attaques éclair dans des milieux aussi réduits. Il fallait savoir se reconvertir pour avoir un emploi, parfois.

Zéphyr, après avoir écouté, prit naturellement le contrôle de l’opération pour le moment. Il lâcha son plan d’action d’une traite :

« Si même le bâtiment des enfants n’est pas gardé, c’est qu’ils ne s’attendent à rien du tout et surtout pas une attaque, tandis que les adultes sont tellement effrayés qu’ils ne remettent jamais en cause l’autorité des bandits. Il va falloir être efficace. Retenez vos coups car vous ne saurez pas forcément qui est un bandit pur sang et qui est un villageois enrôlé, d’une part, et d’autre part parce que ces gens, aussi pourris soient-ils, méritent de subir les foudres de la Justice avant que qui que ce soit ne leur ôte la vie. Il s’arrêta un moment pour voir s’il y avait des objections mais pour l’instant nul ne dit quoi que ce soit. Il y avait tout de même quelques hésitations parmi ses alliés, il ajouta donc : Bien entendu si c’est nécessaire, défendez vous de toute vos force, vous valez mieux qu’eux. Mais limitez les dégâts. Ceci dit, en pratique, voici ce que nous allons faire. Je vais garder une force très légère, nous allons peut être y aller à 4, si c’est très peu gardé ce sera suffisant. Nous foncerons vers la porte, mettrons hors d’état de nuire nos ennemis tandis que vous foncerez immédiatement dans le village pour frapper sans attendre. Vous devrez vous diviser à nouveau en deux puisque les villageois vivent sans doute dans les bâtiments collectifs que nous avons vus, et il faudra donc les protéger aussi. Un groupe pour les enfants, un groupe pour les adultes, c’est le deal. Une fois leur protection assurée, chassez les bandits, capturez en un maximum, nous aurons besoin d’eux. Voici, au boulot ! »

Le plan expliqué, il n’y avait plus qu’à agir. Il prit ses hommes les plus rapides, les plus discrets et les plus efficaces pour l’assaut initial : il comptait sur la vitesse de l’attaque, la surprise, sa propre magie et la magie d’un de ses coéquipiers qui pouvait plonger dans un profond sommeil des cibles inattentives ou affaiblies pour les mettre hors d’état de nuire un moment. Une fois l’équipe constituée, il attendit l’assentiment de Nonna, qui était du même rang que lui, pour donner l’assaut. Un simple signe et il s’élancerait le premier avec son groupe tandis que non loin derrière elle et ses hommes pourraient pénétrer à l’intérieur et mettre en œuvre leurs tâches.
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