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Castagne entre gens respectables [Pv Zeph]
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Sam 4 Fév - 20:13
Castagne entre gens respectables

Nonna Ivanova
Zéphyr







"On peut faire ça à la dure ou... Attends, non, y'a qu'à la dure. "



Le repos...

Tu aimais ça, bien qu'une bourrue du travail, tu aimais ces moments passer à te détendre, à n'avoir rien d'autre en tête que le prochain verre que tu allais ingurgiter. Il ne te manquait plus qu'un petit air sirupeux en fond pour te perdre dans une mélancolie salvatrice, à ressasser les bons souvenirs passés à fouler les champs de bataille.

Tu étais seule étonnamment, seule dans ce bar à vider les réserves d'alcool pour ton plus grand plaisir. Les temps étaient calmes, le travail peu nombreux, depuis que tu étais arrivée, avec l'aide de ta supérieur tu avais déjà fais bien du ménage un peu partout. Mais telle la poussière, les brigands n'avaient de cesse de revenir, plus nombreux à chaque fois, demandant à chaque fois des mandales de ta part. Et pour tout finalité, tu les retrouvais suppliant à tes pieds de ne plus les frapper davantage sur leurs pauvres visages déformés.

Ce quartier était d'ailleurs plutôt tranquille, adjacent au conseil, les malfrats ne sévissaient certainement pas ici à moins d'être totalement abruti. Une belle et longue soirée en perspective donc. Enfin... Ce fut sans compter l'arrivé soudaine de toute une section de ta division venue s'amuser un peu avec toi. Tu avais été très lié avec eux dès les premiers moments, tu avais ce don rare pour sympathiser avec n'importe qui servant les mêmes intérêts que les tiens.

Ta supérieur n'était pas là bien entendu, tu n'étais que bras droit, tu pouvais te permettre ce genre d'écart pendant ton temps libre, pas elle. La taverne se remplissant alors à travers les échos des rires de ta section, tu ne pus t’empêcher de faire couler l'alcool à flot pour profiter. C'était le moment pour certain plus décoincé de s'ouvrir aux autres et d'instaurer enfin ces fameux liens.

- J'offre une tournée à tout le monde ici !


Une huée de joie s'en suivit alors. L'argent n'était pas un problème pour une personne ne désirant rien de matériel. Puis, cela permettait de te faire toujours plus apprécier. Tu savais être sévère, respectée et aimée à la fois. Une qualité que peu de dirigeant pouvait se targuer de posséder. Enfin, ils n'étaient pas forcément sous tes ordres mais étaient prêt à te suivre si tu le demandais.

- Ce soir, on profite ! On assumera demain !

Disais-tu avec ton fort accent russe. Les souris se marquaient sur tout les visages présents dans la taverne. Même celui du tavernier qui voyait son chiffre d'affaire flamber. Tout aurait pu bien se dérouler jusqu'au moment où des étrangers entrèrent dans la taverne, voulant eux aussi s'amuser...

La division stratégique... Ces merdeux...


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Dim 5 Fév - 13:43
Le travail…

Étant donné que Zéphyr ne faisait partie du Conseil que depuis peu, il sentait qu’il fallait un petit peu qu’il se fasse sa place, qu’il prouve quelque chose. Venant de la Congrégation qui, sans être des ennemis n’avait pas toujours les relations les plus cordiales avec cette autre organisation bienveillante, il se demandait si ses nouveaux collègues l’accepteraient, d’autant plus qu’il était directement arrivé à une place assez élevée, bras droit de la division Stratégie et Combat ! Étant donné sa nouvelle nature, ce n’était que normal, au final : la hiérarchie de cette division était réservée aux Dragons et le chef de celle ci n’était personne d’autre que le Dragon ancien, un type qui en jetait quand même vachement dans le genre puissance de feu mais aussi dans son intelligence et son charisme. C’était du moins ce qu’en pensait Zéphyr après l’avoir rencontré une unique fois (ils étaient tous deux très occupés maintenant et avaient peu d’occasions de vraiment se réunir à moins qu’un événement officiel ne le demande).

Ne connaissant pas trop les relations entre les structures, très indépendantes comparé au fonctionnement de la Congrégation, le dragon du métal avait fait un petit tour pour rencontrer les autres bras droits des divisions, lorsqu’ils étaient disposés à le faire ou simplement disponible. Il n’avait pas rencontré d’autre chef, soit qu’ils ne considérèrent pas cela nécessaire, soit qu’ils ne le purent pas. Il apprit pas mal des réactions des autres membres qui le virent passer et de celle de ceux qu’il rencontra, voire même dans la manière dont d’autres avaient refusé de le rencontrer. Les divisions, comme on pouvait s’y attendre, avaient des genres de rivalités ou d’amitiés selon la manière dont ils travaillaient ensemble ou selon des événements arrivés peut être longtemps dans le passé mais qui avaient brouillés des chefs charismatiques ayant pu déteindre sur leurs divisions toutes entières.

Étant juste nouveau, pour l’instant, Zéphyr ne se laissait pas trop influencer par tout ça. Il écoutait les a priori de ses collègues lorsqu’il disait qu’il allait voir un tel ou un tel, écoutait leurs histoires, mais pour l’instant il préférait ne pas trop en dire sur ces questions, pour ne pas fâcher ses nouveaux collègues et pour ne pas paraître trop orgueilleux auprès des autres qui étaient déjà en faction ici. Si les divisions ne s’aimaient déjà pas, il ne voulait pas lancer de l’huile sur le feu !

En tout cas, aujourd’hui, il s’était concentré sur le travail. Il avait étudié des plans avec les autres, établi des groupes d’action qu’il considérait comme efficaces (il le fallait bien, si une autre division avait une urgence et requérait plus de membres, c’était vers la notre, et ces groupes, qu’elle se tournerait !), regardé les travaux déjà en cours et ce qui méritait son attention. Il n’hésitait pas à déléguer, puisqu’on lui avait appris qu’un bon chef comptait sur ses subordonnés, mais tâchait de garder les décisions les plus importantes pour lui, un bon chef étant également quelqu’un qui prend ses responsabilités et ne se décharge pas de tout. Tout cela était assez nouveau pour lui et c’était donc éreintant : il avait plutôt l’habitude d’obéir aux ordres, pas de les distiller !

La fin de la journée arrivant, Zéphyr n’en pouvait déjà plus. Il se demandait s’il allait pouvoir tenir le rythme longtemps comme ça ! On n’avait pas idée d’accepter des postes pareils, peut être qu’il devrait demander une rétrogradation ou quelque chose comme ça…

Tandis que ces questions le taraudaient, un subordonné qui avait été particulièrement efficace s’approcha et demanda :

« Dites, ça ne vous dirais pas d’aller faire un tour quartier Ouest ce soir avec les collègues ? On n’a pas démérité, vous ne trouvez pas ?
Se levant de sa chaise d’un geste brusque qui surprit le dit subordonné, Zéphyr s’exclama : – Dites, tous, déjà vous pouvez me tutoyer, je ne pense pas être si haut dans la hiérarchie que vous me deviez un tel respect lorsque l’on est entre nous. Ensuite, il jeta un regard satisfait à celui qui avait fait la proposition, nous devrions aller faire un tour quartier ouest, je vous propose d’aller boire un verre, faire plus ample connaissance en dehors du boulot ! Et le premier qui mentionne du travail en dehors du boulot aura affaire à moi ! »

Cela semblait faire plaisir à tout le monde, et tant pis pour les absents ! Ils se dirigèrent alors vers le quartier ouest où certains connaissaient une bonne adresse : on y buvait bien pour pas trop cher et le patron était sympa. C’était tout ce qu’il fallait pour passer une bonne soirée avant que chacun ne rentre chez soi, content de sa journée et prêt pour la suivante. Enfin c’était ce qu’ils croyaient…

Ils rentrèrent en nombre et aujourd’hui ils s’attendaient à ce qu’il y ait pas mal de place car c’était un jour de semaine. Pourtant il y avait déjà pas mal de monde d’attablés, des gens qui donnaient à Zéphyr un air de déjà vu… Ceci était probablement aidé par le fait que ses collègues, en s’installant, lançaient des regards mauvais qui étaient renvoyés en conséquence par ceux qui étaient déjà présents. Il ignorait pourquoi mais il avait un pré-sentiment…  

« Tch, les mecs de la lutte anti gang, ‘font toujours autant les fiers ceux là » chuchota un subordonné de la section de Zéphyr en s’installant.

Ne sachant trop quoi faire pour éviter que cela ne gâche la soirée de tout le monde et ne voulant surtout pas changer de bar (ça ferait trop plaisir à l’autre division et trop de mal à la sienne, pour sûr !), il lança à l’intention de ses collègues :

« Allez, n’oubliez pas, pas de travail ce soir ! Qui boit quoi ? La première tournée est pour moi, bon sang ! On va voir si la bière d’ici peut rivaliser avec mon celle de mon Vanerzame natal ! »

Ce coup d’envoi lancé, comme un défi à ce monde et à tous ceux présents, plus personne ne sembla trop se soucier des rivalités. Tout le monde parlait bruyamment, buvait, riait. Les originaires d’Eclypthet qui ignoraient les origines de Zéphyr firent un peu la moue au début, puisque sa déclaration manquait de tact à leur égard, mais en même temps il payait la boisson donc ils se firent un plaisir, finalement, de relever son défi et lui lancer des piques amicales mais cinglantes. Cependant, la soirée ne faisait que commencer et les esprits n’étaient pas encore échauffés par l’alcool : ça ne manquerait pas d’arriver…
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Mar 7 Fév - 19:36
Castagne entre gens respectables

Nonna Ivanova
Zéphyr







"On peut faire ça à la dure ou... Attends, non, y'a qu'à la dure. "



La soirée s'écoulait aux rythmes des fûts...

La tension avait été palpable entre toi et ta division envers les nouveaux arrivants. Ils étaient arrivés comme un cheveux sur la soupe et avait instauré un malaise plus agressif que gênant. Pourtant, tu n'avais pas directement ouvert les crocs, du moins pas ouvertement. Tu savais la division gérait par un débutant au poste de bras droit. Enfin, débutant n'était certainement pas le mot, mais tu n'avais pas envie de te donner une peine suffisante pour lui trouver une meilleur désignation.

Tu t'étais contentée de le regarder, du coin de l’œil, tandis que tu mouillais toujours tes lèvres dans l'alcool. Tu ne lui en voulais pas à lui personnellement, il n'avait d'ailleurs pas l'air d'être méchant. Mais tu détestais cette attitude arrogante qui émanait de sa division. La stratégie, quel joli mot pour désigner une bande d’ignare incapable de venir se positionner au front préférant une pseudo réflexion à l'échange amical de phalange.

Tu soupirais... Au moins, il n'avait pas rajouté une once de provocation dans ses propos. S'il l'avait fait, la taverne aurait subit bien des ravages. Tandis que tu te concentrais alors à t'amuser avec ta propre escouade, tu avais toujours cette petite voix en tête te rappelant que tu partageais cet évènement avec des invités indésirables.

Tu n'allais pas être saoul, pas toi, pas avec si peu, mais tu ne pouvais pas dire la même chose de la part des membres de ta division. Cela pouvait très vite dérapé et tu ne t'étais pas encore positionné sur le fait d'avoir envie de les arrêter le moment venu. Après tout, tout comme toi, ils en avaient marre de la condescendance affichée de ces péteux du conseil.

Tandis que les minutes s'écoulaient une à une, que les verres s'entrechoquaient pour fêter la soirée. Tu pouvais sentir déjà l'odeur nauséabonde de l'ivresse emplir la taverne. Soudain, l'un des membres de ta division se retourna rapidement vers l'autre division et commença alors à échanger quelques petites provocations verbales que tu ne te soucia pas d'atténuer. Il avait ses mots à dire alors qu'il les disent, et puis bon, tu étais curieuse de connaitre la réaction de ces pleutres.

Tu ne pouvais même pas t’empêcher de lâcher un petit rictus significatif, la situation t'amusait grandement.



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Mar 7 Fév - 21:53
La vérité, c’était que Zéphyr n’avait jamais été un grand buveur.

Il avait lancé sa petite pique au début plus pour dire de lancer les hostilités et faire diversion pour les collègues qui regardaient trop de travers dans une direction à son goût mais il n’avait pas encore vraiment eu l’occasion de goûter tant d’alcool que ça et, par conséquent, de savoir s’il aimait ça et à quel point il y résistait.

La logique voulait qu’il trouve ça amer et qu’il n’y soit pas résistant pour un sou, d’autant plus que contrairement aux bières de table qu’on trouve partout en Vanerzame, assez légères, les bières de cette taverne éclypthète étaient toutes un peu lourdes avec des concentrations d’alcool élevées. Du coup, la logique eu raison : c’était amer et il n’y résistait pas du tout.

Sa première pensée fut qu’il faudrait qu’il compare ça avec les boissons de Vanerzame pour savoir si c’était juste ici qu’on servait des trucs pareils ou si c’était juste lui qui était faible du palais. Il l’oublia assez vite comme les breuvages allaient et venaient. Il ne resta pas à la bière longtemps car une fois qu’il fut ivre il eut la volonté de goûter aux boissons que les autres commandaient, histoire de se faire une idée. En tant que bureaucrates durs, peu commandaient des boissons fortes et y préféraient soit du vin soit des mélanges qui semblèrent étranges à Zéphyr mais étaient plus faciles à boire que la bière et le vin. Il était attiré par ces alcools mais au final sa fierté de chef l’empêchait de boire une telle chose : il sentait instinctivement que dans sa terre natale, on aurait pas considéré comme un truc d’homme ! Que ce soit la réalité ou non, ces sentiments étaient exacerbés par son ivresse et il ne pouvait les réprimer.

Les points hauts de la soirée furent certaines conversations qui prirent un air de profondeur lorsqu’écoutées sous le voile de l’alcool, des ragots qui paraissaient à l’instant délicieux et dont Zéphyr se nourrissait amplement mais qu’il aurait oubliés le lendemain, et un genre de jeu à boire où chacun, avec ses pouvoirs, devait boire d’une façon originale ou réussir des défis. C’était une première pour le jeune dragon que de se servir de ses pouvoirs dans cet état. Il ne fut pas déçu car il renversa peu, au final, alors qu’on aurait pu s’attendre à une catastrophe. Il réussit à boire plusieurs de ses verres et à servir des gens éloignés de lui et de la bouteille « sans les mains », ce qui ne laissa pas ses collègues de marbre ! Tout cela allait dégénérer en « combien de verres peux tu boire sans les mains en même temps sans en renverser et sans vomir » lorsque la situation commença à se dégrader.

Des membres de la division qui passait également du bon temps dans cet établissement avaient commencés à lancer des piques à leur tablée, auxquels certains membres de la section stratégie, qui les avaient entendues et qui n’en étaient pas ravis, avaient pris le parti de répondre.

Au début, ce n’était que « bon enfant », pour peu qu’on n’y prêtait pas attention et si, malgré son état, Zéphyr les entendait, il se disait qu’ils étaient adultes et qu’ils pouvaient bien s’échanger quelques sarcasmes si ça leur faisait plaisir. Après tout, il y avait une certaine rivalité entre quelques divisions et il pouvait paraître que c’était bon pour l’organisation, la compétitivité, ce genre de choses. Tant qu’elle restait au bureau. La situation ne semblait pas se désamorcer, toutefois : on se répondait de manière de plus en plus violente, chacun voulant avoir le dernier mot au lieu de simplement se retourner avec un ricanement, ignorant son adversaire.

Le problème, c’est que la situation s’envenimait à cause des hommes de la section stratégie. Il était vrai que c’était les autres qui avaient « commencé » à se moquer mais ce n’était pas une raison, entre adultes raisonnables, pour commencer à s’échauffer comme ça ! Se comportant comme des enfants, plutôt que de répliquer des arguments censés ou d’ignorer les provocations, les hommes de la section stratégie avaient plutôt décidé de se moquer de la division qui les attaquait, mais entre eux, parlant à la troisième personne de leur interlocuteurs en leur propre présence, tout le monde avec des sourires crispés montrant que personne ne s’amusait et qu’on commençait à prendre les remarques au sérieux.

Un échange put se faire entendre comme suivant :

« Alors les mecs, qu’est ce que vous avez fait aujourd’hui ? Le café ? Les mots croisés ? C’était pas trop dur ? Lança un membre de la division anti gangs.
– Ahahah regardez le comme il est mignon à s’agiter comme ça. Mais oui bonhomme c’est de toi qu’on parle ! Mais oui ! Regardez le s’agiter ! Répondit pour ses collègues un membre de la division stratégique, qui ricanèrent sardoniquement.
– Hum. Hum. Branleurs. Hum. Se moquèrent en réponse les membres de la division anti gang, plusieurs à la fois, faisant semblant de tousser pour lancer des commentaires de ce genre.
– C’est qu’ils n’ont pas eu le mémo les petits, la prochaine fois qu’on a des infos ou des coups de pouce on n’aura qu’à écrire de la merde, huh.
– Bah ça changera pas de d’habitude, tien.
– Quoi, qu’est ce qu’il y a, ils te plaisent pas les rapports ?
S’écria un membre de la division stratégique en se levant bruyamment, renversant sa chaise.
– Y sont pourris tes vieux rapports on en a pas b’soin ! S’écria à son tour son interlocuteur qui se leva également ».

À ce niveau, si on ne faisait rien, la soirée allait être irrémédiablement gâchée par des effusions de violence et Zéphyr aurait l’impression que ce serait sa faute puisque son subordonné s’était levé en premier et avait cédé à la violence avant les autres. Voyant cela, il posa son verre et, pour atteindre le champ de bataille de façon inattendue, fit un passage en lévitation pour venir s’interposer entre les deux hommes par le dessus. Il prit d’abord le parti de calmer le jeu.

« Woh, woh les mecs, qu’est ce qu’il y a on dirait qu’on a insulté vos familles là. Qu’est ce que j’avais dit à propos des discussions sur le travail, hm ?
Puisqu’il semblait ignorer l’autre homme qui s’était levé de l’autre côté pour ne s’adresser qu’à son collègue, il en profita pour glisser quelques remarques : – On s’en fout de ce que t’as pu leur dire ! Ouais allez rassied toi c’est mieux pour toi, c’est ce que vous faites de mieux rester assis de toute façon.
Toujours sur sa lancée pacifique, Zéphyr essaya de retenir son collègue qui pressait de manière furieuse tandis qu’un sourire crispé ornait maintenant aussi le visage du jeune homme qui tentait de rester aimable malgré ses arrières pensées et son irritation : – Oui ahah c’est bien on a compris, maintenant tout le monde se remet à sa place et on s’amuse dans son coin d’accord ? C’est mieux comme ça.
– Quoi, tu viens d’arriver tu fais ton petit chef tu crois que tu peux me donner des ordres ici ? T’as aucun pouvoir sur moi, petit, alors laisse les hommes parler d’accord ? Sauves toi, allez zou ! »


À ce moment là, Zéphyr était sur le point de craquer et de l’envoyer voler dans toute la taverne avec sa psychokinésie, ce qui ferait très « film de western », mais il sut se retenir, bien qu’une veine d’énervement commençait à gonfler sur son front et démentait le sourire (qui avait l’air très faux) ornant son visage. Il regardait maintenant par dessus l’épaule du type sans lui répondre, cherchant à savoir si son supérieur hiérarchique à lui était aussi là et si il ne pouvait pas au moins dire quelque chose, ne pas laisser ce qui lui sert de subordonnés semer le boxon comme ça…
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Dim 12 Fév - 19:58

       


Castagne entre gens respectables
Nonna / Zephyr

       

       


Drôle...

Tandis que tu buvais toujours le contenu de ton verre, tu ne pouvais t'empêcher de faire la sourde oreille face à cette franche camaraderie. Du moins, cela le paraissait pour toi. Ce n'était pas la première fois qu'il y avait un conflit ouvert avec la division adverse, alors que tu en étais qu'un membre parmi tant d'autre, vous vous échangiez déjà des douceurs sans pareils.

Néanmoins, leur bras droit paraissait bien amateur dans la tâche. Il n'avait sans nul doute aucune expérience là-dedans et ses pathétiques tentatives de décanter la situation n'avait fait que le rendre lui aussi colérique. Tu pouvais le sentir, ses nerfs se crisper, sa main se resserrer prêt à faire usage de la force où d'une quelconque magie. Cela pouvait vraiment tourner au vinaigre en l'espace de quelques secondes. Et pourtant tu étais là, toujours à boire paisiblement ta binouze.

Néanmoins, le patron te regardait avec ses yeux suppliant. Tu ne pouvais pas saccager son établissement, lui qui t'avait étanché ta soif tant de fois. Tu devais endiguer l'imbécilité de ta division autant que celle stratégique. Soupirant alors, heureusement qu'au fond de ce patriotisme se cachait un peu de compassion envers autrui.

Alors que tu te levas de ta chaise, tu vins à poser ta main sur l'épaule de celui qui gueuler dans ta division. Généralement, cela voulait tout dire ce geste. Il impliquait tellement de chose que chacun avait retenu qu'il fallait immédiatement se tenir à carreau si on venait à se faire toucher l'épaule de la sorte par toi. Une technique t'avais apprise ta patronne et qui était des plus efficaces pour gérer les petites brebis.

Par ailleurs ton subordonné compris très vite le message et ferma sa grande gueule avant de se rassoir et reporter son attention sur son verre. Tandis que toi, tu dressais face à l'autre division, tu ne voulais pas t'excuser, mais ils étaient prêt à te mordre au cou à chaque instant. Pas que cela te gênait de devoir les recadrer mais la taverne allait bien trop souffrir de ce conflit intestinale au sein du Conseil.

- Chacun se calme, je gère mes hommes tu gères les tiens. Bien que cela n'a pas l'air d'être ton fort, à peine saoul et ils s'agitent comme des vermisseaux.


Tu pouvais sentir quelques rictus de la part de ta division, à contrario de celle du bambin qui baissait la tête de honte. Ils avaient comprit que leurs attitudes faisaient honte à leur chef, et au moins ça avait eu le don de les calmer. Quant à tes propres soldats, maintenant que tu étais intervenu, aucun n'osait prendre les devants sans ton autorisation. Tu avais tant de fois combattu avec eux qu'ils te vouaient un grand respect, car à chaque fois, tu étais l'une des personnes qui leur permettaient de revoir leurs familles une fois la mission terminée.

- Pour la peine je paye la prochaine tournée. Et ça vaut pour vous aussi.


Tu adressais un regard à ce Zéphyr. Après tout, autant calmer tout le monde à travers une bonne beuverie générale. Tu n'avais pas de famille, ni de passe temps, ni de logement à payer. La richesse ne tapait pas à ta porte mais vu que tu ne dépensais rien, tu pouvais te permettre ce genre de folie temporaire. Après tout, tu avais beau exécré cette division, tu devais leur rendre ce à quoi il méritait. Sans leur appuie, bon nombre de fois tu n'aurais pas pu mettre à bien tes missions.

Tu allas alors te rassoir sur le grand tabouret te servant de siège peu confortable pour te rincer de nouveau le gosier. C'était épuisant d'être responsable...


       

       



Dernière édition par Nonna Ivanova le Mar 14 Fév - 2:34, édité 3 fois
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Lun 13 Fév - 11:07
La situation sembla durer une éternité, alors qu’en vérité elle n’avait probablement duré qu’une dizaine de secondes. Zéphyr avait su se contrôler (encore heureux !), personne n’avait été blessé et la bras droit de la division anti gangs s’était levée pour calmer son homme. La hiérarchie était plus stricte de ce côté, sans doute... Elle alla jusqu’à proposer une petite tournée pour chacun. De ce fait, il n’était pas correct de dire que personne n’avait été blessé : Zéphyr avait subi un coup à son amour propre. Cependant, devant une telle manifestation de bonne volonté, il ne put qu’afficher une mine désolée sous la critique et laisser couler. Il ajouta néanmoins :

« Bien, et pour que nous soyons quitte, je paierai la prochaine. Après tout nous sommes tous un peu agités, pas vrai ? »

Ces mots prononcés, il commanda une bière puis partit se rasseoir de son côté. Il semblait y avoir une autre ambiance de puis l’altercation, comme un poids qui se serait posé sur les épaules des membres de la division stratégique, dont la plupart des membres faisaient un peu la tronche et fustigeaient celui qui s’était levé face aux provocations, d’autant plus qu’elles étaient vraiment futiles.
Zéphyr, lui, grommelait dans son coin, pour plusieurs raisons. Déjà, il avait proposé une telle tournée alors qu’il avait déjà bien dépensé et il songeait à sa prime d’arrivée au poste de bras droit qui partait déjà en fumée alors qu’il n’en avait pas fait grand chose. Il vivait seul dans ce monde pour l’instant et n’avait donc pas trop de frais mais ce n’était pas une raison pour ne pas faire d’économies ! Ensuite, il se sentait battu à plate couture alors qu’il ne s’était pas vraiment passé grand chose et cela ne l’aidait pas à se remettre. Il venait à peine d’arriver et il montrait un tel spectacle d’autorité branlante : ce n’était pas un très bon exemple et ça ne présageait pas de relations extraordinaires pour le futur.
Alors qu’il buvait une autre gorgée, toutefois, il se rappela d’une chose : il s’était engagé au Conseil plutôt qu’à la Congrégation car il avait vu comment les institutions fonctionnaient et il voulait faire bouger les choses, permettre à la Justice d’être rendue sur plus de territoire, mieux et de manière équitable, respectueuse de l’humain quoi ! Une vraie Justice qui pourrait peut être, qui sait, un jour permettre à tous de vivre heureux ! Une utopie, mais son utopie ! Il ne fallait pas le perdre de vue et il ne fallait donc pas commencer à se créer des inimitiés au hasard des tavernes alors qu’au final, cette division était tout aussi utile à l’objectif qu’il envisageait que sa propre division.

C’est pourquoi après une minute de rumination intensive, il frappa sa choppe sur la table pour se réveiller l’esprit et prendre une décision correcte. Il s’éleva dans les airs au dessus de tout le monde, d’un coup, sans crier gare, se racla bruyamment la gorge et lança le plus fort possible, sans crier mais assez pour qu’on puisse l’entendre plus ou moins par dessus le brouhaha qui règne dans untel établissement à cette heure ci :

« Écoutez moi bonnes gens. Je vais porter un toast. Un toast à ces gens, dit-il en écartant les bras vers la division anti gangs tandis que sa chopine lévitait dangereusement autours de lui comme en orbite, qu’on aime pas pour une raison que j’ignore mais qui, j’suis sûr, font un boulot formidable, quoi que pas plus tard qu’hier on ait encore vu des drogués se foutre sur la tronche à coup de sabre dans on ne sait quel quartier paumé de Paris. Des types bien, vindioux ! Il se retourna vers ses propres hommes qui paraissaient mi confus mi amusés, se demandant si leur chef se moquait ou s’il était sérieux. Un toast, aussi, à ces p’tits bonhommes de collègues que j’ai là qui travaillent, quoi qu’on en dise, ma foi très bien et sans qui j’en connais plus d’un qui ferait bien la gueule de pas retrouver son petit papelard ou ses fournitures d’entraînement aux endroits où ils doivent être, voir une force complémentaire en cas de coup dur ! Mais attention, les bureaux ferment à 16h pile et après c’est la pause café alors faut s’dépêcher ! À ce niveau, il était clair que Zéphyr était dans la parodie, mais cela pouvait être relativement amusant, d’autant plus qu’il n’avait pas fini : Un toast, enfin, au Conseil, qui nous donne du boulot à n’en plus finir et une possibilité de faire les choses bien. Puis, plus discrètement : Ah euh et aux chefs, qui s’ils me voyaient là me réduiraient sûrement en bouillie pour incompétence notoire, bordel ! Santé ! »

Sur ces mots, il fit descendre immédiatement la moitié de sa boisson dans son gosier, toujours sans la toucher des mains, avant de redescendre et de se poser à nouveau sur sa chaise, qu’il avait maintenant mise de biais afin de ne tourner le dos à personne, ni à ses subordonnés ni aux membres de l’autre division. Il était assez satisfait de son effet, peu importe ce que les autres pouvaient en penser, mais ne comptait pas en rester là. Il rajouta, plus bas car ce n’était réservé qu’à ses collègues, mais de manière peu discrète étant donné son état d’ébriété :

« J’comprends pas comment vous pouvez avoir des relations pareilles. Enfin foutez vous sur la tronche une fois pour toute et buvez un coup ensemble après, ça ira mieux ! Discutez ! Échangez ! Soyez constructif, je n’sais pas, moi ! C’est pas compliqué quand même. Enfin après moi j’dis ça parce que j’viens d’arriver mais quand même. Quand même. Ah et si vous vous pognez vraiment et que vous prenez cher vous v’nez pas vous plaindre et vous êtes de corvée de café toute la journée de demain, compris ? »

Le ton était plus ou moins à l’humour mais il le pensait vraiment : il fallait crever l’abcès au lieu de se lancer des remarques sarcastiques et passives agressives dans son coin jusqu’à ce que quelqu’un de plus responsable intervienne. Ça mènerait à de meilleures relations et à plus de productivité dans un effort collectif, quand même ! Enfin bon, il n’espérait pas régler ce problème avec quelques mots chevrotants d’ivresse et un coup de poing sur la table. C’était déjà un début de tentative de rapprochement, déjà. Il trouvait que c’était pas mal et que la soirée n’était pas perdue, au final, comme pas mal de ses collègues, amusés par leur chef (ayant décidé soit qu’il faisait de l’humour soit qu’il était trop ivre pour bien réfléchir à ce qu’il disait, pas qu’ils furent vraiment convaincus par ses propos) et l’alcool gratuit qui venait d’arriver à nouveau après la tournée de Nonna, reprenaient des discutions joyeuses et autres jeux à boire.
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Mar 14 Fév - 2:33



Castagne entre gens respectables
Nonna / Zephyr





Pathétique...

Tu tentais désespérément de ne pas relever la prestation lamentable dans laquelle se donner corps et âme le pauvre Zéphyr ivre... Il ne devait pas être si jeune comparé à toi, tu n'étais pas non plus aussi vielle que tu voulais le laisser paraître. Mais entre vous deux, il semblait y avoir des siècles de différence dans le simple fait de savoir se saouler la gueule... Cela faisait depuis bien longtemps que tu n'avais pas été pompette. Tu buvais bien plus d'eau de vie que d'eau de source étonnamment.

Tu essayais de ne pas te sortir malaisé pour lui, tout ces mots étaient dictés par une ivresse folle et incontrôlable. Néanmoins, tu avais appris par expérience qu'il n'y avait rien de plus honnête qu'un homme plongé dans les illusions de l'alcool. Au fond, il devait avoir un véritable ressentiment vis-à-vis de la situation qui le poussait à se racheter de la sorte. Bien qu'il s'enfonçait davantage, tu aurais mis ta main à couper que le lendemain, personne n'allait se souvenir de quoi que ce soit.

Encore une nuit qui allait restée gravée dans les pénombres de l'oubli...

Pour ton plus grand ton malheur puisque tu allais sans nul doute jamais pouvoir effacer cette image misérable du pauvre second de la brigade stratégique. Enfin... Tu n'étais plus là pour donner des jugements hâtifs. La liqueur coulait à flot, et c'était tout ce que tu pouvais espérer de mieux pour cette soirée...

Et les heures s'effilèrent...

Les rires s'échangèrent...

Petit à petit, Morphée semblait ouvrir ses bras chaleureux aux douces brebis incapables de prendre un autre verre. Le calme se refaisait de plus en plus impactant au sein même de la taverne. Ta division avait eu son compte tout comme celle de ton compagnon. Le compte à rebours touché à son terme et seuls quelques résistants arrivaient encore à formuler des phrases concrètes. Une belle bande de primate te faisait face.

Tandis que d'un pas nonchalant, tu te relevais de ta chaise, tu te dirigeas vers celle vide à coté de Zéphyr pour lui glisser quelques mots. Étonnamment, il était encore en proie à la conscience, tu pouvais certainement le raisonner. Dormir ici n'était pas franchement une option.

- Hum... Pas à moi de dire comment faire ton job mais demain on a une réunion importante et il se fait tard. Vu l'état de tes subalternes, tu devrais ordonner que chacun reparte dans ses appartements.

Tu voulais le laisser parler en premier, pour lui redonner un peu plus de plomb dans sa manière de se faire respecter. Au fond tu étais sympathique, bien que tu n'aimais toujours pas le job qu'il occupait. Enfin, à chaque chose ses problèmes...



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Mar 14 Fév - 11:48
Hélas, le petit numéro du jeune chef de division n’avait pas eu l’air de faire son effet sur l’autre section et il n’y eut pas vraiment de mélange entre eux. Sa division, plus par humour que par adhésion à ses propos, avait bien bu en même temps que lui, mais ensuite tout était reparti dans la même direction, tout le monde s’ignorant cette fois en prenant garde à ne pas se provoquer une nouvelle fois. Pour le groupe anti gangs, c’était probablement plus pour éviter l’ire de leur chef tandis que pour le groupe stratégique il s’agissait plutôt de dédain. Quoi qu’il en soit, c’est ainsi que se déroula le reste de la soirée.

Arrivant à la limite de ses capacités, Zéphyr ne buvait presque plus. Il avait commandé une nouvelle choppe après la précédente mais il l’avait à vrai dire plutôt sirotée que bue et il l’avait devant lui depuis bien une heure, si bien qu’elle était devenue tiède. Il commençait même à s’éteindre, la métaphore lui allant bien comme les sons devenaient étouffés autour de lui, que ses paupières étaient lourdes mais qu’il restait néanmoins pour ne pas partir ni seul ni le premier alors que certains autres étaient encore agités. Il s’imaginait ailleurs et cet ailleurs c’était son lit.

« Chef... Chef ! Ça va ? Lui demanda en lui tapotant l’épaule un subalterne bien intentionné.
Zéphyr peina à répondre car il n’avait pas tout de suite capté que c’était à lui qu’on adressait la parole. Il en prit conscience et se releva, alors qu’il était assez avachi, dans un sursaut et répondit : – Oui... Oui ! Très bien, je suis juste un peu fatigué, je vais me remettre d’aplomb tu vas voir. »

Satisfait, le dit collègue s’en retourna vers les autres qui étaient au milieu d’une discussion animée sur un nouveau décret de la famille royale du pays voisin qui ne faisait pas vraiment l’unanimité. Rien de bien grave mais de quoi débattre le temps d’une soirée sur une question idéologique. Zéphyr les écoutait à moitié, ne sachant trop quoi penser, quand le bras droit de la division anti gang vint lui délivrer son message.

Cela lui fit l’effet d’un coup de fouet. Il se redressa tout à fait d’un seul coup, ses yeux ne furent plus lourds mais au contraire s’ouvrirent en entier sous la surprise et il vérifia le carnet de note qu’il avait toujours sur lui.

Demain, tôt, réunion.

C’était malencontreux. Il n’était pas prêt. Il lui manquait quelques documents qu’il avait prévu de faire soit le soir même soit le lendemain avant la réunion en venant en avance, mais la soirée avait dégénéré. Il avait prévu de boire un petit verre, peut être deux et de rentrer mais ce n’était pas ce qu’avaient en tête ses collègues et du coup... Ses projets étaient bouleversés. Il avait, dans l’euphorie de la soirée et dans l’alcool, complètement oublié ça.

Il allait passer une sale nuit.

Ce n’était quand même pas une raison pour laisser voir sa détresse à sa collègue (bien que l’alcool l’ait rendu particulièrement expressif et que la grimace qu’il avait fait en lisant son carnet tant bien que mal était impossible à dissimuler) et il se tourna vers elle avec un air de gratitude malgré tout :

« Oh mais oui, c’est vrai ça ! J’avais complètement oublié, merci ! Roh lala quelle tête en l’air je fais, c’est pas possible... J’y vais du coup, bonne soirée à vous ! »

Ce salut fait, il s’éleva au dessus de la table et harangua ses subalternes qui firent tous une tête différente, de l’indifférence la plus totale à la décomposition du teint. En tout cas, tous écoutèrent les directives, assez sévères, de Zéphyr : il fallait qu’au moment où la réunion débutait, tout soit prêt, ce qui ne serait pas facile ! Il assumerait toute la responsabilité s’il venait à manquer des éléments mais il fallait que chacun fasse de son mieux car si les manquements des subordonnés se jettent sur le chef, les manquements du chef se jettent également sur toute la section. Ceci dit, il avait pris une grosse partie du travail manquant pour lui. Dans cet état, la qualité viendrait sûrement à manquer mais... Bah, c’était comme ça, il fallait assumer ! Il en verrait sûrement d’autres, et des pires. Ça lui rappelait d’ailleurs un peu certaines missions longue durée de la Congrégation où les conditions difficiles l’avaient poussé à bout. Encore une fois, il faudrait s’en sortir !

Il s’auto persuadait qu’il y avait moyen alors qu’il quittait l’établissement pour se rendre chez lui.
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Mar 14 Fév - 20:05



Castagne entre gens respectables
Nonna / Zephyr





Soulagement...

Il était dans un piteux état à tes yeux, bien loin d'assumer tout ce qu'il y avait à assumer pour le lendemain. Mais au moins il n'avait pas réagit tel un forcené, il s'était décidé à tenter de partir comprenant que c'était de loin la meilleur chose à faire à cette heure de la nuit. Tu gardais ton calme mais au fond de toi, tu étais enlacée dans un fou rire sincère. Son discours ne correspondait pas à la forme, bien qu'il tentait de conserver les apparences, il en venait à faire tout le contraire. Ridicule mais au moins, il avait le mérite d'être amusant.

Tu te retournais alors vers tes propres gars, tel un bon meneur d'homme, et tu les invitais alors de vive voix à repartir chez eux :

- Allez les mecs, vous vous êtes bien amusés maintenant allez vous coucher. Demain sera probablement une journée chargée pour vous. Je vous veux présent pour au maximum une heure après l'aurore. En bref, il ne vous reste plus beaucoup de temps. Et si j'en vois un encore cuité de cette soirée, comptez sur moi pour le remettre à sa place. Allez disposez maintenant.

Tu ne t'en faisais pas pour eux, ils avaient l'habitude de ce genre de soirée. Ils étaient préparés à la lourde charge de récupération rapide qui les attendaient. Alors que tu adressais un œil au bras droit de l'autre division, tu n'avais plus à intervenir dans sa propre gestion des choses. Tu espérais au moins qu'il arrive à revenir dans ses appartements sur pied avant la fin de la nuit, enfin cela n'était plus ton soucis...

Après tout, toi aussi tu puais l'alcool... Et bien que tu étais clairement moins affectée que les autres, tu n'allais pas dire non à un peu de sommeil. Le lendemain allait être particulièrement complexe si les deux bras droits convoqués étaient tout deux dans un état lamentable.

Tu payas alors l'addition salée de la soirée sans sourciller avant de quitter la taverne non sans lâcher un dernier regard derrière toi. Tu soupirais intérieurement, à la base, tu aurais du savourer seule cette soirée... L'imprévu, toujours aussi fatal.

Et le lendemain arriva bien vite...

Tu te retrouvais en compagnie des deux chefs de division, de la lutte anti-gang comme la stratégie. La mission qu'ils allaient vous confier. Eux devaient gérer bien trop de chose pour se permettre d'aller sur le terrain alors que la mission n'était pas non plus des plus critiques. Vous aviez l'habitude finalement de travailler ensemble avec la stratégie. Ceci expliquait la tension presque fraternelle qui se dégageait des deux divisions.

Néanmoins tu pestais intérieurement...

Depuis dix minutes que la réunion avait commencé, Zéphyr manquait toujours à son poste. Mais qu'est-ce qu'il faisait cet idiot...



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Mar 14 Fév - 21:37
Stress horrible.

La nuit avait été de courte durée. Zéphyr était vite rentré mais il n’avait pris que peu de temps pour lui. Tant pis pour son temps de sommeil, tant pis pour son état, tant pis pour les collègues qu’il n’avait pas pris le temps de raccompagner ou quoi que ce soit, à peine un bref salut. Il avait réuni quelques affaires vite fait, notamment son fidèle pot à thé dont il aurait grandement besoin.

Au lieu de passer la nuit à se reposer chez lui, il retourna au bureau, de nuit. Peut être était-ce l’alcool, peut être était ce le fait qu’il était nouveau venu, ou alors une combinaison de ces deux caractéristiques : en tout cas il était vraiment très stressé et ce qu’il avait à faire ne pouvait pas attendre le lendemain. Il avait trop peur de ne pas réussir à se lever et de n’avoir rien de ce qu’il lui fallait, ce serait le pire de tous les embarras et il serait sûrement forcé de devenir Bariath juste par honte d’avoir failli à faire les tâches les plus basiques dès qu’on lui donnait les plus petites responsabilités. Il avait ri de son « incompétence » plus tôt à la taverne et il ne voulait pas que ça devienne une réalité.

Armé d’une bonne quantité d’eau, de quoi la faire bouillir, une tasse, des plantes, des feuilles, des documents, du feu et de quoi écrire, il se mit au travail d’arrache-pied. Il devait fournir le double des efforts habituels car l’alcool et la fatigue embrouillaient son esprit tandis que la pénombre l’empêchait d’écrire et de lire correctement malgré sa bougie. Il s’abîmait les yeux et la santé mentale sur des documents qui pouvaient sembler minimes mais il voulait avoir l’air irréprochable.

Plans géographiques, analyses, rapports d’autres divisions, procédure précédente, il devait tout compiler le plus vite possible. Il avait déjà commencé plus tôt dans la journée et il avait donc déjà quelques annotations et quelques pistes, ce qui était un bon début, mais ce n’était pas assez pour présenter ça à la réunion du lendemain, d’autant plus que les chefs seraient là ! Le dragon ancestral en personne, vindiou ! Au delà de sa représentation hiérarchique, il était aussi un peu l’élément vénérable de sa race et il ne devait le décevoir sous aucun angle ou presque.

On voyait dans son travail la main tremblante de l’homme au bout du rouleau. Son écriture, d’ordinaire assez moyenne mais lisible, avait quelque chose d’incertain qui, si cela ne rendait pas le document illisible, trahissait quelque agitation mentale dans la manière inégale dont les lettres étaient tracées, dont les schémas n’étaient pas tout à fait droits, dont quelques tâches, minimes mais présentes, venaient salir le travail. Cela devrait faire l’affaire.

Lorsqu’il posa le dernier point au bout de la dernière phrase, il n’eut même pas la force de soupirer. Il admira son travail un instant, le temps que l’encre sèche, le repose puis… Posa sa tête. Le bois dur du bureau était délicieux. Il sombra rapidement dans un profond sommeil, sans entendre que les premiers oiseaux commençaient déjà à chanter…

Le sommeil fut de courte durée. Quelques rayons du soleil vinrent chatouiller le visage de Zéphyr qui se releva, les yeux hagards, les cheveux ébouriffés, la bouche pâteuse, la mine grise… La gueule de bois quoi. Lentement, il s’étira, les bras au dessus de sa tête, en poussant un long bâillement. Il s’arrêta au milieu de ce geste en posant le regard sur les documents en vrac sur le bureau.

« Bordel ! LA REUNION ! »

À nouveau frappé par la panique, il se leva en vitesse, but un coup d’eau histoire de pouvoir parler si c’était nécessaire (ce le serait sûrement), se passa une main hâtive entre les cheveux pour se les lisser tant bien que mal, s’épousseta les vêtements dans une vaine tentative de les rendre moins chiffonnés puis se rendit au lieu de rendez vous de la réunion.

Il frappa à la porte avant d’entrer, ouvrit la porte sans qu’on l’invita à rentrer, passa le regard dans la pièce rapidement pour voir s’il était le dernier, se figura que oui, se demanda pourquoi personne n’était venu le réveiller puis s’inclina profondément avant de dire :

« Je vous prie de m’excuser pour ce retard, j’avais… quelques documents à finaliser et… enfin voilà »

Très embarrassé et sans demander son reste, il se hâta d’aller prendre place aux côté de la bras droit de la division anti gang qui, sans surprise, était déjà là. Il se sentait prêt. Enfin presque. Peut être.


Dernière édition par Zéphyr le Sam 18 Fév - 12:04, édité 1 fois
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