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Shoulder Devil | PV : Luci
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Mar 13 Déc - 1:45
Shoulder Devil
— feat. Luci P. Omnia
The green-eyed monster gave birth to hatred another nameless ghoul


Tu voyais plus rien.

Brouillard rougeâtre. Effusions poisseuses. Parfum capiteux.

Ca ressemblait plus à rien. Il ressemblait plus à rien. Tu ressemblais plus à rien.

— DEGAGE ! avais-tu hurlé au premier bouffon du deuxième commandement que tu avais croisé.

C’était le premier bâtiment que tu avais vu, en rentrant. T’avais pas réfléchi. Tu t’y étais précipité, traînant derrière toi ton fardeau dans les allées des jardins. Pour une fois tu n’avais pas fait profil bas. Et personne, non, personne n’avait osé t’adresser la moindre parole. Ceux qui te connaissaient t’avaient fixé, stupéfaits. Les autres avaient détourné le regard, intimidés.
Intimidés. Par toi. Par Loki Scanraithe. Par la plus grosse baltringue que le monde ait jamais connu.
Eh bien. Les événements prennent parfois des tournures insoupçonnées…
Tu avais traversé le dortoir d’un pas saccadé, d’une démarche handicapée par le poids que tu avais traîné grâce à tes fils. Un poids qui avait cessé de se débattre et qui n’avait émis plus que des gémissements depuis un bout de temps, assommé.
Le rouge cramoisi de la colère était né du mûrissement d’un fruit vert d’envie. Le monstre aux yeux émeraude avait englouti tout ce qui était passé à sa portée. Désormais, il vomissait des torrents de haine depuis tes tripes. Ca se tordait, ça remuait, ça brûlait. Putain, c’était acide, bouillant, insupportable. Ca faisait mal. Bordel que ça faisait mal. Mais qu’est-ce que tu pouvais aimer cette douleur. Qu’est-ce qu’elle pouvait faire ressortir un penchant masochiste chez les gens de ton genre. C’était malsain. T’étais malsain. Au fond, tu pouvais effleurer cette vérité inconsciente. Si seulement t’avais idée du potentiel que tu renfermais, enculé. Si seulement…

Les traits déformés par la rage, t’avais éjecté le propriétaire de la chambre comme la dernière des merdes, ne lui donnant même pas l’occasion de répondre tant l’aura qui s’était formée autour de toi était écrasante à ce moment-là. Yeux injectés de sang, respiration lourde, gestes fébriles, instabilité palpable. Il aurait fallu être le dernier des cons pour comprendre qu’à la moindre étincelle, tu exploserais. Et comme nul ne te connaissait ainsi, eh bien… L’appréhension n’en pouvait être que plus grande.

Quatre fils. Un pour chaque membre. Poignets, chevilles. L’homme était étendu sur le lit, chacune de ses extrémités reliée à un coin de celui-ci.
Tu le regardais, une main tendue en guise de menace. Une main qui pianotait dans le vide. Frénétiquement. Gestes et pensée chaotiques. Aucun sens. Seulement une certitude.

Il était meilleur que toi.

Il avait tout. Tout. Absolument tout. Tu l’avais vu, cet humain, cet être banal, ce mec que personne n’aurait eu envie d’emmerder. Tu l’avais vu se la péter, se rouler dans son propre orgueil de merde, cracher à la gueule du monde son bonheur. Tu l’avais vu avec sa femme aussi belle que lui, avec ses amis qui semblaient composer sa fratrie, avec sa bourse pleine à craquer. Tu l’avais vu, son courage, son assurance, son honnêteté. Il t’avait rappelé un autre. Tu l’avais haï.
Mais tu n’aurais rien fait de plus que te consumer de l’intérieur s’il n’était pas venu te voir. Si, après t’avoir aperçu traverser nonchalamment un tas de déchets en train de brûler dans la rue à la sortie du bar, il n’était pas venu à ta rencontre pour te dire :

— Vous êtes un Phénix ! J’ai toujours été fasciné par vous ! Me feriez-vous l’honneur de me montrer vos ailes ?

Là.
C’est là que le monstre aux yeux verts avait pris le contrôle.
Un regard. Un éclat de délire. Une voix frémissante.
Ca n’avait pas commencé que c’en était déjà fini.

• • •

Le fil se frayait un chemin, verre dans la pomme, transperçant la chair charnue et rosée, décrivant des va-et-vient, passant de la partie supérieure à la partie inférieure de la structure, se tordant au rythme de tes gestes. Tu tremblais, tu captais pas vraiment ce que tu faisais. Tu voulais juste qu’il la ferme. Qu’il ferme sa putain de gueule. Alors voilà. Sa bouche, tu la cousais. C’était grossier, ça partait dans tous les sens, mais tu t’en branlais.
Visage tuméfié. Tu l’avais roué de coups. Même si tu ne brillais pas par ta force physique, tu étais tout à fait capable de battre quelqu’un… Si ce quelqu’un était attaché…
Os brisés. A coups de tout ce que tu avais trouvé. Le mobilier de la chambre était dans un état de bordel pas possible.
Peau écorchée. Par ta magie, par tes ongles, par divers objets. Peu t’importait. Rien n’arrivait à assouvir ta rage.
Tu avais au premier abord hurlé comme un possédé. Puis, voyant que ta victime avait été changée en loque, tu t’étais calmé quelque peu. Désormais, ce n’était plus que des bruits de respiration animale alors que tu laissais tes émotions se déchaîner. Tu faisais preuve d’un calme instable. Ca se ressentait. A ta façon de te mouvoir. A ta posture au-dessus de ce pauvre mec, appuyé sur ses coudes brisés. A ta voix qui lui susurrait des choses à l’oreille mais qui vacillait, manquant d’un instant à l’autre de sombrer dans la folie.
Pourtant, des larmes coulaient en continu de tes yeux, contribuant à te donner cette apparence ravagée par les passions.

Il s’était foutu de ta gueule. Il t’avais fait le plus grand affront possible. Fils de pute. Il aurait aimé être un Phénix, hein ?! Lui ?! Lui ! Sa vie parfaite ! Ses qualités ! Son entourage ! Sa plastique ! Son… Sa… Ses…
LUI ! JUSTE LUI !
Son existence, tu ne la supportais plus. Tu ne pouvais pas imaginer que tu respirais le même air que lui, qu’un tel cancer polluait ce monde ou tous les autres. Tu crevais d’envie. Tu crevais de rage. Tu crevais du simple fait qu’il soit là, à te reléguer dans son ombre. Lui et tous les autres, d’ailleurs. Tu voyais leur visage. A eux tous. Ils te souriaient depuis leur position, depuis la lumière. Tu les apercevais. Ces bouches carnassières. Rieuses. Moqueuses. Ah, Loki. Toi, t’étais qu’une merde. Tu serais toujours la dernière des merdes. La plèbe. La lie de l’humanité. Un déchet, une erreur. Tu n’avais rien. Rien du tout. Tu tendais juste désespérément la main en direction des autres. De leurs chances, de leurs réussites, de… De tout. Du fond de ton gouffre intérieur, une cruelle lueur te narguait, s’abaissant vers toi comme pour te faire croire qu’elle se rapprochait pour mieux s’éloigner après. Elle t’effleurait parfois de ses rayons et tu avais l’impression que l’on venait de te faire goûter le plus divin des mets avant de te le retirer cruellement. Et sa saveur, nectar suprême, devenait amère poussière.
Et le voilà qui était arrivé, là, comme une fleur, salant tes plaies béantes.
Plaies que tu reporterais sur son corps.

Combien de temps tiendrais-tu ? Combien de temps tiendrait-il ?
Quand allais-tu lui porter le coup fatal ? Quand oserais-tu le finir ?
Quand ouvrirait-il la bouche ? Quand céderait-il à ton petit jeu ?

— Je… J’vais… Ah… Ne… Ne crie pas… S’il te plaît…,, soufflas-tu comme si tu te délectais de chaque mot.

Tu te sentais bien. Là. Maître de la situation. Tu dominais tout. Ton éternel sentiment de frustration s’évanouissait avec la vie de l’autre. Bordel que tu te sentais bien. Tu profitais de cet instant égoïste oblitérant toute forme de réflexion. C’était ta nature profonde qui s’exprimait. Tes instincts primaux, animaux.
Tu levas un bras vengeur, agenouillé sur l’homme.
Ton Stinger se forma, les fils grouillant au creux de ta paume comme un nid de serpents prêts à tous se jeter sur une même proie.
Lorsque ta création se stabilisa, un silence de mort s’installa. Tu avisas le regard de ta victime. Ce regard implorant. Ce regard qui, sous les tuméfactions et les fluides qui le cernaient, faisait passer un extrême sentiment d’incompréhension. Les draps du lit émettaient des bruits plus ou moins dégueulasses à chacune de tes lourdes inspirations. Tu regardais sans voir, tu étais là sans être là. Ce n’était plus toi.
C’était le monstre aux yeux verts.

Soudain, un bruit.
Tu tournas vivement la tête en direction de l’entrée de la pièce, éclaboussant ton environnement de larmes, ton oeil endommagé par l’acide luisant d’une haine presque surnaturelle.

Putain de baltringue. A croire que t’avais trouvé une sacrée paire de couilles dans la rue.
Combien de temps cela allait-il durer ?
Déjà, en te disant que quelqu’un avait pu te surprendre, tu sentis les tentacules de la bête se rétracter...
© Gasmask



Dernière édition par Loki Scanraithe le Sam 17 Déc - 12:27, édité 1 fois (Raison : Fautes)
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Mar 13 Déc - 23:19
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Le Ferrè ♥
« La torture est le repos de l'être ♥. »
Ce que Dieu essaye de faire avec ses mains, le Diable réussit avec sa queue ♥♥
J'alliais les rimes, les combats, les échecs, les réussites, les dramas, les fourberies et les chaoteries (un petit nom que j'ai trouvé pour mes actions aussi stupides que sordides et démentielles, habituez-vous dès maintenant). J'avais charbonné toute ma vie pour avoir ce qu'on avait jamais voulu m'accorder, j'avais taffé comme un chinois, lui croulé sous les Iphones, moi je croulais sous les coups et les litres de sang. Tout ça pourquoi ? Tout ça pour tout posséder, tout ça pour avoir ce que je méritais depuis mon premier souffle jusqu'à mon dernier coup. J'avais le monde qui dansait sur ma paume de main, et même si je ne l'avais pas encore marqué ce n'était qu'une question de temps.
Là tout de suite ma vie n'était qu'un rêve éveillé, un rêve mouvementé, mais je m'en foutais je vivais un millier de choses chacune plus forte que celle qui la précède. Vous savez pourquoi c'était dingue ce qui se passait ? C'était dingue parce que c'était une folie partagée. Une folie partagée entre moi et l'univers, tandis que les gens pensaient que je ne faisais que vivre une simple vie de bohème il ne savait pas ce qui se passait. Il ne pouvait comprendre l'infini qui défilait devant les yeux. Je vivais le début de ma légende, le début de mon histoire avec un H aussi grosse que les burnes de Rocco Siffredi.

Je vivais sans pression, l'abîme ne pouvait effleurer ma personne, la tristesse et toutes ces émotions instables de salopes ne peuvent me blesser. Il n'y avait pas si longtemps avant l'histoire que je vais vous raconter, j'avais changé. J'avais décidé d'accepter le démon qui me faisait face dans le miroir, je vivais avec mes tripes, je me droguais chaque nuit, je marchais à contre courant, contre les vents et les marées, mais j'étais moi, c'était une victoire en soit. J'emmerdais les chiennes qui savaient me cracher dans le dos, mais je les remerciais pour la motivation. Grâce à elles, ces salopes, grâce à eux, ces hypocrites qui sucent plus qu'ils n'agissent, je sais que rien ne peut me maintenir sur le sol, je suis mentalement instable et la seule chose constante chez moi c'est que rien ne peut me maintenir sain d'esprit, MAIS C'EST GRANDIOSE. Cela peut m'arriver de tituber, de galérer des heures, encore quelques heures de plus sous un soleil de plomb, sous une pluie de crachat, mais je ne cédais pas. Je ne cède pas. Je ne céderai pas.

Tout ça en une seule vie … Imaginez la prochaine. Je n'oubliais pas que j'appartenais au ciel et ainsi je savais où tourner mon regard. De belles rencontres sur mon parcours, des barrages, des abandons face à ce monde qui m'écoeure, mais ce monde c'est le mien. Je ne crois pas dans le paradis, enfin pas dans la mort, je crois que notre paradis on le créait par la mort. Architecte Chaotique, j'écris la bouche pleine, pleine de haine, pleine de rage, un cœur criblé de balle, mes ennemis comme des chiens me courent après, je les vois dans le rétro. Ils étaient tellement loin, ils étaient tellement lâches, on aurait dit un nordiste qui fait face à une bouteille de pastis #fragiledunord. Je comptais mes détracteurs comme une pute compte ses mst's. J'avais la tête dans le ciel, le soleil juste sous mes pieds alors je ne les calculais pas trop. Je les fixais du haut de ma tour et je viens finir ce poème narcissique en prose par un petit : Tous ces fils de pute.

Ces fils de pute. Je n'irais pas jusqu'à considérer ma division comme une famille vous voyez, et même si j'avais du mal à l'avouer à cette époque là je nous voyer un peu comme une familia. Moi en tant que parrain et mes membres comme mes fidèles enfants. Ce n'était pas tellement sous une forme affective, ni amicale, mais plus sous un système de loyauté. Ansi si on me touchait je mobilisais mon entière division pour me venir en aide, et si un de mes fidèles venaient à avoir besoin d'une quelconque aide je me donnais corps et âme pour lui porter secours … Et puis putain l'adrénaline ça me fait du bien, mais vous le savez déjà.
Et dans toute cette histoire vous savez l'unique, et je dis bien l'unique, action que je désapprouvais ? La trahison. Peu importait la cupidité, la folie, le vice, la dépendance, non, ce qui importait vraiment c'était ne pas faire perdre ces illusions à un membre de la famillia.

C'était un gros bras, le genre qui faisait passer la thune avant la vie d'un de mes membres … En général c'était pas un problème pour moi, mais on ne touchait pas à mon entourage, ces gens qui pensaient « thunes et putes d'abord », mais qui n'avaient pas la puissance d'assumer leurs envies je les supportais pas, ils se prenaient pour des gangsters, ils ne valaient pas mieux que des phallus. Je lui chopais par le cou avant de serrer doucement mon emprise.

« Salope, tu penses que tu peux me tester ? Pétasse dans tes veines je viens, je t'encule, on te retrouve à bailler du cul, t'as pris tes fantasmes pour une vérité. Tu confonds courage et honneur, sans honneur ici t'es rien, t'as beau chaussé du 48 t'es une petite pointure. »

Je venais li mettre un coup de crâne dans le nez. J'étais pas là pour faire semblant et il savait qu'il allait passer une mauvaise fin d'existence. Il pleurait, il savait que je n'avais pas à envier la division de la torture. Son petit cul sec n'avait jamais connu ma fureur, mais je sentais déjà ma haine viscérale me montait à la gorge. Je sortais mes outils … Mes toys comme j'aimais les appeler. Tout d'abord je venais sortir mon maillet. Mon fidèle maillet … A sa vue ce vétéran commençait à trembler … Il m'avait déjà vu à l'oeuvre sur des innocents, des enfants, des femmes enceintes et il savait que quand je le sortais ce n'était pas pour la décoration. A cela s'accompagnait une pince. Ou étions-nous ? Dans un de salle de mon dortoir que j'avais amenage exprès comme salle de torture … M'enfin j'en avais emménagé plusieurs à vrai dire. De quoi ? Oh merde on peut pas s'amuser un petit peu ? Ouais je me disais bien que t'avais pas ton mot à dire salope.

Tout d'abord je commençais par caresser son visage de mon maillet. Le bois venait titiller sa beau blanchâtre … La première règle quand on torture quelqu'un ? Il faut jouer avec la nourriture, tout d'abord il faut nourrir son imagination des pires images qu'un homme peuvent se dessiner. Now ♫ Let's have some fun ♪. Je venais violemment écraser mon maillet sur sa main. Un … Deux … Trois doigts venaient de se briser sous ce coup … Mais je ne faisais que commencer il le savait très bien. L'homme lâcha un cri de douleur, mais si faible, que cela m'avait invité à recommencer, à abuser de sa résistance jusqu'à le voir briser en lâchant les décibels. Ma main sur son cou je serrais doucement mon emprise. Ma main s'approchait de son œil. Alors qu'il fermait sa paupière je commençais à enfoncer lentement mon ongle dans sa chair. Jusqu'à perforer cette fine partie de peau qui protégeait normalement l'iris. J'enfonçais toujours plus jusqu'à sentir le sang frais couler dans son œil. Une fois bien enfoncé dans le dit organe je le retirais lentement. Ma lenteur était rythmé des gémissements et des plaintes du salopard, et mon sourire sadique ne faisait que s'épanouir. Je portais désormais l'appareil fraîchement arracher à mes lèvres avant de violemment le mordre. Je sentais ce jus savoureux couler sur mon palais pendant qu'il pissait le sang. Oh putain que c'était bon. Je lui laissais quelques secondes pour se remettre de ces souffrances avant d'aller chercher ma Gègène. Un instrument de torture de Vanerzame aussi efficace qu'amusant. Tout d'abord on plaçait une électrode + sur l'oreille. Puis une électrode – sur une couille. Et puis devinez quoi ? ON FAIT PASSER LE OCURANT PUTAIN ET OUAIS !!!! JUBILANT N'EST-CE PAS ? Oh seigneur, il passait son temps à crier, de plus en plus fort, je gémissais de plaisir, parfois je venais à porter ma langue sous son œil pour gouter à ses larmes et son sang … Mmmh J'aime ça haaan. Ce plaisir de sentir quelqu'un craquer sous ses doigts, rien ne vaut ce bonheur mmh.
Après avoir joué avec son corps une bonne petite heure je plaçais un coup de maillet puissant dans ces rotules pour les briser, puis ses bras. Il s'écroulait lourdement sur le sol de toute sa carrure en me suppliant, moi et ses dieux, de l'épargner, qu'il avait compris la leçon … C’était faux. Il n'existe qu'un professeur et c'est la mort.

Ainsi je venais à me poser sur lui. Sur son corps nu. Je lui arrachais d'abord violemment ce qui lui servait auparavant d'organe sexuel. Puis sortant ma scie sauteuse de mon kit de Toy je venais découper sa jambe tel le magnifique boucher que j'étais. Il pissait le sang et malgré la douleur il était conscient … Alors que je m'apprêtais à soigner sa blessure pour continuer ma torture malsaine un membre vint à moi pour me dire qu'un Pêché avait décider de squatter MES locaux pour SES plaisirs (vous saisissez le problème?). Ainsi je chopais le gros musclé nu et abîmé par la nuque après avoir embarqué tous mes toys, en traînant tout ce beau monde vers la chambre où le pêché s'amusait.

Arrivé devant le massacre j'étais agréablement surpris … Ce jeune homme avait fait parler ces petits démons, et malgré son look plus fragile que le mien il avait fait preuve d'extrême violence qui ne me déplaisait pas … Mmh. Intéressant. Il serait peut-être temps de jouer avec lui et de s'amuser avec ces démons. Je me téléportais derrière lui en lançant une aiguille directement dans sa cuisse. J'avais visé de manière chirurgicale, la réaction fut immédiate, un cri, de la douleur. Le corps gémissant de celui que je torturais c'était explosé sur le sol dans une giclée de sang. D'une voix faible et tout près de son oreille je venais à lui susurrer.

« Tu peux encore t'amuser avec lui … Il t'a … Bafoué, il t'a mis dans cet état, profite … Laisse le subir ta haine, ta colère … Il faut que tu profites de sa douleur, délectes-toi de l'instant … Détruis le. »

Un sourire sadique sur mes lèvres, ma veste blanche et mon pantalon noir tâchait de sang, cette odeur de mort que j'empestais toute proche du corps du pêché.
Je m'avançais devant lui, passez derrière la victime, avant de tenir fermement sa tête. Je lui tenais la nuque et en tirant violemment, j'approchais mon visage du sien toujours rivé vers le pêché. Loki qu'il s'appelait.

« Fais le souffrir.. Eclate, et surtout, surtout éclate le lui … Après tout il n'y a rien de plus plaisant que de céder à la tentation. »

Ma main venait se posait sur l'aiguille pour accroître la douleur, un sourire toujours plus malicieux sur les lèvres. Ce cri de douleur était tout simplement jouissif, et il devait voir que je prenais un plaisir sans pareil à jouer sur les pulsions de mon nouveau collègue de torture. Pointant du doigt le corps nu et mourrant derrière lui je glissais à nouveau quelques mots.

« Luci pour te servir, jeune pêché. Un simple Diable d'Assassin. Derrière toi il y a plein de jouets de torture si cela peut te plaire ~ Sers-toi et joue ~ »

En effet il y avait du choix … Du simple objet de torture, aux objets contemporains ou bien les objets sexuels de tortures, ceux qui avaient pour but d'humilier son adversaire … Tout ça dans une énorme malle noire. J'espèrais vraiment que j'allais pouvoir m'amuser avec mon petit pêché psychopathe.



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Mar 20 Déc - 15:10
Shoulder Devil
— feat. Luci P. Omnia
The green-eyed monster gave birth to hatred another nameless ghoul


Androgyne. Gueule de mec fragile mais yeux de psychopathe. Un souvenir affleura. Celui d’une petite fête organisée par la Luxure. Fête dédiée au bougre.
Luci.
C’était lui qui avait déclenché les hostilités en tirant deux balles dans le dos de cette salope de Sahel. Tu l’avais bien aimé, à ce moment-là. Juste avant que ton ami, dans sa grande bonté, te jette comme la dernière des merdes au milieu de la mêlée.


Tu savais pas trop quoi de penser que lui. Il avait l’air dérangé, ça, c’était clair. C’était le genre de baisé qui pouvait décider de te changer en pâté de pigeon en une fraction de seconde. Tu passas de la fureur à la peur alors que tu le détaillais. Ton visage s’affaissa alors que tu portais les yeux aux traces de sang et autres fluides corporels qui couvraient son corps. M’enfin, tu devais ressembler à la même chose, pour le coup. Sauf que tu t’en rendais pas compte, Loki. Comme d’habitude. Tu ne te rendais tellement compte de rien…
Et ça, cette apparence démoniaque, ça te fit flipper. Ca t’avait foutu une claque. Retour à la réalité. Le monstre aux yeux verts s’enfonça à nouveau dans son antre au fond de tes tripes.
Qu’est-ce qu’il voulait ? Que venait-il faire ? Pourquoi te regardait-il comme ça ? Par réflexe, tu esquissa un mouvement de recul lorsqu’il disparut pour réapparaître près de ta victime.
Un cri.
Les yeux encore embués par le flot incessant de larmes qui creusait des sillons sur ton visage, tu l’avais suivi du regard, pupilles aussi dilatées que le cul d’Eurydice, sans un mot. Et tu le fixais, inerte et incapable de produire le moindre son. T’y pigeais que dalle. T’avais juste peur. De lui. De toi. Du cadavre en devenir. Qu’est-ce que t’avais branlé ? C’était putain de monstrueux ! A la simple vision de ce que tu avais fait d’un être humain, tu réprimas un haut-le-coeur. Tu frissonnais alors que Luci venait te chuchoter des mots qui te rebutaient. Des mots qui ne t’étaient pas destinés. Comment auraient-ils pu l’être ? T’étais pas ce genre de mec ! T’étais pas comme lui !
Du moins, tu refusais de l’admettre. Admettre que, en colère, tu avais cette propension à exploser pour ne pas imploser.

— Fais le souffrir.. Eclate, et surtout, surtout éclate le lui … Après tout il n'y a rien de plus plaisant que de céder à la tentation.

T’avais pas écouté. Tu voulais pas. T’avais pas entendu le cri de l’autre, non plus. Tout ce qui te fascinait, c’était son regard. Le regard de Luci. Des yeux cobalt, profonds, beaux. Beaux et irrésistiblement… Sensibles ? A vrai dire, un paradoxe entier régnait dans son regard. Dérangeant. Juste dérangeant.

— Luci pour te servir, jeune pêché. Un simple Diable d'Assassin. Derrière toi il y a plein de jouets de torture si cela peut te plaire ~ Sers-toi et joue ~

Tu te retournas, te sentant forcé de t'exécuter. Il te bouffait. T’en avais peur. Tu faisais ce qu’il voulait que tu fasses. Tu avisas la malle, posée au sol. Elle dégueulait d’instruments de torture plus étranges les uns que les autres, chaos de fer gorgé de sang.
“Sers-toi et joue.”
Impératif.
Pourtant, t’avais pas envie. Ca te dégoûtait. L’odeur d’hémoglobine qui planait comme un smog dans la pièce venait à chaque instant violer tes narines, pénétrer ton être comme une créature insidieuse pour te donner la gerbe. Tu te sentais sale. Tellement sale. Soudain, tu te mis à frotter frénétiquement tes vêtements. Comme pour les purger des vices dont ils s’étaient imprégnés. Tes mains glissaient, s’accrochaient au tissu humide et te déshabillaient à moitié sans que tu le veuilles. Putain, c’était dégueulasse. Immonde. Tu pouvais pas t’empêcher de trembler. Tu te sentais si honteux, si infâme. Tu voulais fuir. Fuir, loin. Loin de Luci et de son regard qui semblait percer à travers toutes tes défenses mentales pour faire germer la graine de la culpabilité dans le terreau fertile des pulsions assouvies. Ton regard passas frénétiquement de la fenêtre à la porte, évitant soigneusement de passer par le taré qui te faisait face.
Qu’allait-il faire si tu le décevais ?
T’avais beau être un Péché,et par conséquent son supérieur hiérarchique, mais… Mais tu ne pouvais plus jouer la comédie avec lui. Il t’avait vu. A la fête d’Eurydice et dans cette pièce. C’en était fini. T’étais misérable, là, chialant comme le dernier des fragiles, couvert de sang et de sueur, les cheveux et les fringues en vrac, avec une posture qui semblait autant vaciller que ton esprit.
Tu le regardas à nouveau. Et à nouveau, le bleu de ses yeux t’étouffa.
Une bouffée de chaleur, l’impression de s’être mangé un semi-remorque en pleine poitrine, une respiration accélérée. Les rivières de larmes se changèrent en torrents.
Panique. Tout était flou, dangereux. Contre toi. Toi, petite merde. Toi, enculé de frustré. Toi, fils de pute sans honneur. Toi, connard de parasite. Egoïste, fébrile, paranoïaque.


— J… Je… S’il vous plaît… Me… L… Laissez-moi !, arrivas-tu à articuler entre deux sanglots.

En prononçant ces mots, tu avais commencé à sortir de la pièce. Et chaque pas qui t’éloignait de la présence toxique de Luci t’ôtait une certaine pression. Car tu pouvais les voir. Ses griffes qui t’entouraient. T’avais l’impression qu’elles étaient là, en filigrane, prête à se refermer sur toi au moindre faux pas. Mais à la manière d’un reptile immobile devant sa proie, il n’attaquerait pas tant que tu n’aurais pas fait une erreur fatale. Tu te sentais oppréssé, piégé par ce putain de monstre à l’apparence enfantine. Alors tu t’extirpais lentement de son champ d’action, prenant soin de ne pas effleurer les barreaux de la cage que formaient ses doigts recourbés en ta direction.
Quant enfin il fut sorti de ton champ de vision, tu eus l’impression que de la lave en fusion parcourait ton corps. Et s’il te rattrapait ? Et s’il décidait que ta fuite constituait un affront ? Et s’il te forçait à “jouer” ? Et si tu devenais son “jouet” ?
Jamais les quartiers du Crépuscule ne t’avaient semblés aussi menaçants. Tu te mis à courir dans le corridor, sursautant au bruit de tes propres pas, scrutant chaque porte comme si, à chaque instant, Luci ou ses alliés pouvaient en sortir pour te coincer.
Mais à force de regarder ailleurs, tu glissas sur le sang qui gouttait de ta tenue. Le monde bascula de quatre vingt-dix degrés. Et te voilà, étalé comme la dernière des merdes, au sol. Tu te sentais proie, il était chasseur. En voulant te relever, tu finis par gerber. A quatre pattes, sur un tapis de bonne facture, tu déversas un flot acide et méphitique à grands renforts de spasmes stomacaux.

— Qu’est-ce que… Je… Je branle là… ?

Le Crépuscule, c’était pas pour toi. C’était une putain de maison de fous. Sans déconner, à rester dans ta chambre, tu ne voyais pas la réalité dans laquelle tu étais. Là réalité à laquelle tu étais pourtant solidement attachée en tant que membre phare de l’organisation. T’étais en première ligne. En danger. De l’extérieur… Et de l’intérieur aussi.
Où est-ce que tu irais, là, à ce moment-là ? Tout ce que tu voulais, c’était fuir le bâtiment du Deuxième.
Dans tes quartiers ?
Beaucoup trop simple.
Dans ceux de Bridvar ?
Non, t’irais pas chialer dans ses jupes. T’avais déjà bien assez fait ça.
Le Prêcheur ?
Risqué. D’autant plus que Luci était son lèche-couilles officiel.
Où…? OÙ BORDEL ?

— Une place… Une… P’tain de… Place...

Et tu restais là, abattu, versant des larmes dans la flaque de vomi s’étalant sous ton corps. T’étais bloqué. T’avais nulle part où aller.
Encore.
Toujours.

For the green-eyed monster is condemned to suffer eternal misfortune.
© Gasmask

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Mer 21 Déc - 2:42
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Le Ferrè ♥
« La torture est le repos de l'être ♥. »
Ce que Dieu essaye de faire avec ses mains, le Diable réussit avec sa queue ♥♥
Je sentais mon corps tout entier se gorgeait d'une force unique. Je sentais que j'avais réellement la main mise sur la situation … Mais cela me dérangeait au plus haut point. Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais que tout cela était faux, je sentais que tout cela était une énorme toile cousue de mensonges et de faux semblants … Une sensation persistante qui venait comme détruire mon amusement. Je ne savais pas pourquoi, mais quelque chose ne collait pas entre celui que j'espérais voir et celui qui me fiasait face. Tout d'un coup il avait l'air beaucoup plus frêle, tout d'un coup il avait l'air bien plus doux … Bien plus inutile. Fébrile, fragile, putride, dégoûtant, abjecte, décevant. Voilà tout ce que je voyais tout d'un coup. Je sentais la peur émanait de tout son être, j'avais perdu l'homme complètement taré qui me faisait face, maintenant j'étais en face d'une larve, d'un petit déchet qui me débectait, un homme incapable de se soumettre et de faire face à son propre démon. Cela me dégoûtait sincèrement de voir comment un être pouvait lutter si fort contre sa vraie nature … Car oui je maintenais que sa vraie nature c'était ce démon que j'avais vu plutôt, j'étais convaincu qu'il ne pouvait pas être ce sombre déchet qui me faisait face … Ce vieux déchet tremblant, qui ne supportait pas la vue du sang, cette raclure qui peinait à sentir la douce odeur des tripes et des êtres qui se vident. De tous les orifices. C'était pourtant tellement facile de se sentir bien … Mmh … De se sentir pleinement soit.

Le jeune homme déjà changé se retourna, il ne semblait pas rassurer et comme tous les fragiles il réagissait comme une petite pucelle face à sa première queue de black. Etonnée et en même temps apeurée. Cela commençait vraiment à me décevoir, mais bon c'était un spectacle plutôt amusant de le voir galérer comme ça, il luttait. Une lutte perdue d'avance, mais il ne pouvait s'empêcher de réfreiner ses pulsions. C'était comme un petit hamster dans une cage, prisonnier et qui pensait connaître le bonheur en tournant en rond … Tout au fond de lui il se doutait que le bonheur se trouvait en dehors de la cage. Il n'avait pas l'habitude des ténèbres, mais au fond de lui je pouvais entendre son cœur battre un peu plus fort au contact du mal. On se sent pleinement vivant quand on donne la mort. C'est ironique, c'est vrai. Tout à coup alors qu'il avait toujours du mal à rester pleinement maître de sa propre personne il commença à se se frotter. Il ressemblait à un chien galeux, les puces et le sang lui collait à la peau, son monde empestait la mort et la haine. Mon regard était toujours porté sur lui, un regard si cruel qu'il en devenait bienveillant … Je voulais le briser, mais cette fois-ci ce n'était pas pour me procurer du bonheur, non je voulais le briser pour la science, je voulais voir, voir comment le monde, comment notre monde continuerait à tourner une fois que j'aurais crée une nouvelle bête. J'avais l'impression que quelque chose d'important se tenait devant moi .. Un diamant. Quelque chose de brute, quelque chose de brillant, mais quelque chose qu'on ne pouvait estimer sans un œil expert … Qui de plus expérimenté que le diable pour juger la valeur d'une âme corrompue ? Personne on est bien d'accord. S'il ne voulait pas céder à la petite voix du démon qui ne s'arrêtait pas de jacqueter sur son épaule il serait bien obligé de réagir une fois que je l'aurais poussé dans ces dernières retranchement. Je comptais faire de lui la plus grosse des petites putes de Kalerya. Qu'il se sente au plus bas pour renaître de toute sa force. Il fallait que je brise la profonde tristesse de l'envie, ce manque insatiable. Il fallait que je transforme ce mal en essence à ma création. Mon monstre de Frankenstein. Un ricanement léger s'éleva de ma bouche, un ricanement qui devint un rire grave petite à petite, je me voyais déjà lui filer des chocs électriques pour réveiller quelque chose en lui … Je le voyais déjà devenir mon premier Né. Le premier Né de ma folie … Le deuxième à vrai dire. Mais ça c'est pour une autre histoire. Son regard tentait de fuir … Il tentait de fuir, tentait je dis bien. J'étais toujours là à le fixer, mes yeux ne brillaient que pour ce que je rêvais de lui faire .. Bien sûr il fallait que je fasse ça bien, et discrètement … Je ne comptais pas m'attirer les foudres des autres membres du crépuscule, il était encore trop tôt pour pouvoir révéler au grand jour mon désire de foutre en l'air cette organisation. Pour l'instant ce que je voulais foutre en l'air c'était cette pseudo-conscience qui maintenant Loki dans son état pathétique … Comment faire … Le gamin continuait de pleurer à ma plus grande détresse … Peut-être que si je lui détruisais les cordes vocales je pourrais le calmer un petit peu … Ou alors lui arracher les yeux pour qu'il arrête de pleurer … Laisser mes insectes le violer encore et encore jusqu'à qu'il ne reste qu'une coquille vide facilement modulable. Je n'excluais aucune possibilité, mais je prenais garde toute de même à le maintenir en vie. Ce qui m'intéressait c'était le papillon que cette larve allait m'offrir. Ses larmes ne m’apitoyaient pas le moins du monde. Au contraire cela me donner envie d'avancer l'heure de sa torture. Mais le pire je pense dans son spectacle digne d'une mauvaise représentation de Shakespeare, le pire, c'était le moment où il me supplia. UN PÊCHE QUI ME SUPPLIAIT VOUS Y CROYEZ VOUS ? Je préférais cette connasse de Sahel qui s'affirmait sans bonne raison plutôt que cette raclure qui ne savait rien faire de plus que pleurer … Encore encore et encore. Une rire puissant éclata et retentit dans mes bâtiments. Au loin je voyais mes membres qui s'inquiétaient, ceux qui avaient compris se foutaient allégrement de la gueule de la raclure qui prenait la fuite.

Alors que lui se dépêchait de me fuir, moi au contraire je commençais à marcher d'un pas très lent, d'un pas serein. Je n'étais que curiosité et haine à l'heure actuelle. Il n'y avait pas une seule raison pour que je me presse, non je pouvais savourer ce spéctacle aussi pathétique que surprenant. Je ne le voyais plus, c'était sans doute mieux pour lui. Mais le hasard veut que les choses soient bien faites. Je poussais ma boite à jouet du pied pour qu'elles m'accompagnent. Quand Loki repassa dans mon champs de vision je pus apercevoir son corps, lourdement écrasé sur le sol. Je ne savais pas comment ni pourquoi il était dans cette position, mais au final je m'en branlais royalement. Mon jouet était là. Il n'attendait que son bourreau. L'odeur de suc gastrique commença à se répandre dans les couloirs … S'était de pire en pire, le voilà maintenant qui vomissait. Rien de plus pathétique en stock s'il vous plait ? Il vomissait et entre chaque vomissement je pouvais l'entendre geindre et se pleindre … Mmh j'avais hâte. Hâte de sentir ses larmes sur ma langue, j'avais hâte d'en faire ma proie, j'avais hâte de me jeter sur lui et le broyer cellules par cellules. Je ne voyais plus un être, je voyais un animal au potentielle de devenir une bête. Ma bête. Il devait considérer cela comme une chance d'être désigner comme la bête du diable en personne. Il ne semblait plus se mouvoir, et j'ai cru comprendre qu'il demandait une place … Il voulait un café aussi ? Une tasse de thé et une pipe tant qu'on y est ? Tss. Putain de merdeux qui pense que ce monde lui appartient. Putain de Pêché qui pense que tout lui est acquis parce qu'il n'est qu'une petite merde avec un grade. Il fallait que je lui montre la vérité.

La caisse de métal continuait de glisser sur le sol d'un mouvement lent et bruyant. Je n'étais pas pressé pas le moins du monde. Une fois à bonne distance du jeune homme, je posais un genou à terre avant de commencer à jouer avec mes instruments, je les faisais bouger dans tous les sens. Le métal battait une mélodie dissonante qui devait résonner dans son âme comme aucune autre mélodie auparavant. Parfois je m'amusais à en jeter tout près de son visage afin de le voir prendre peur sans une réelle bonne raison. Dans ce vacarme métallique, mon mépris à son égard prenait vit sous l'aspect d'un ricanement constant et nasillard. Quelque chose qui tape sur le système, le genre de son qui peut te rendre fou si tu l'entends trop longtemps. Après quelques secondes de recherches intensives je ressortais une énorme cisaille crocodile. En apparence c'était une pince ornée de dents pointus de métal, deux pinces que je faisais allégrement claquer l'une contre l'autre. Je m'approchais de ma victime. A chaque pas je faisais un nouveau claquement. La torture psychologique. Le sujet fantasme la douleur à venir et commence déjà à souffrir sans même qu'on ait joué avec son corps. C'est une partie capitale pour tout bourreau qui se respecte, et vous le savez bien je suis un être qui sait se respecter. Surtout quand il s'agit de faire le mal, j'ai pour devise et pour règle de faire le mal de la meilleure des manières. Je finissais ma marche expressément lente devant le visage de ma proie. Tout d'abord mon regard venait s'écraser contre ses yeux mouillés. Suite à quoi, pour éviter toute fuite je venais poser ma main sous son menton afin de maintenir le regard un maximum. Je savais que mes yeux puaient la mort, et je savais à quel point ce regard pénétrant peut s'avérer déstabilisant pour un public non averti, mais c'est cela qui rend l'acte si agréable. Avec la pince je caressais son visage sur toute sa longueur, parfois une dent venait titiller sa joue sans pour autant le couper. J'étais un maître dans ce jeu de la proie et du prédateur. Il fallait qu'il sâche que je ne rigolais pas, que j'étais un psychopathe dans toute sa grâce et que je voulais le briser. Briser ce que je voyais actuellement.

« Loki … Pêché de l'envie. Pêché, ce terme ne te sied guère. Tu sais ce que je vois ? Je vois une sombre merde, un déchet, une raclure. Une raclure qui a déjà trop vécu. Une personne en trop dans cet univers. C'est simple ta seule présente dans mon bâtiment est une insulte à tous les vaillants soldats qui sont présents sous tes yeux. Tu ne vaux rien. Tu es simplement un être de papier qui fuit son bonheur, qui préfère se contenter dans sa crasse, un animal qui se consacre à la contemplation de la destruction de son petit être frêle. Tu ne vaux rien. »


Je passais désormais la pince sur mon bras. Je m'ouvrais le bras de naissance du poignet jusqu'au coude environ. Le sang coulait à flot directement sur la gueule du gosse. Pourquoi je faisais cela ? Lui montrer que la folie, n'est point quelque chose qu'il faut fuir, c'est une source quasi inépuisable de force et de bonheur.

« Tu ne vaux rien. Cela ne veut pas dire que tu ne vaudras rien à jamais. Au contraire. Quand je te vois, je vois de la puissance, je vois un dieu en devenir. Quelqu'un qui est capable de transformer cette peur et cette envie qui te bouffe en force. Tu as un diable dans ton être et c'est par lui que tu devras quelque chose. Autre chose qu'un lâche. Tu en es capable .. Tout simplement parce que tu es puissant et parce que le mal n'est qu'un chemin aussi louable que le bien pour devenir puissant. Surmontes tes peurs. Gamin sache qu'une fleur qui naquit du désespoir ne trouvera la paix que dans le désespoir. Tu es condamné à te laisser submerger, tu n'es pas condamné à résister. »

Je m'approchais de son oreille droite tandis que la pince claquait du côté de son oreille gauche.

« C'est dans la haine que tu puises ta force. La haine est ta seule maîtresse alors écoute là. Ne t'inquiètes pas, si le ciel n'a pas de grands plans pour toi, moi, quand je te vois, il y en a des milliers qui bourgeonnent. Tu peux bien sûr fuir, ne valoir pas mieux qu'un déchet, mais tu peux aussi te montrer à la hauteur du défi. Après tout. Tu aimes ce sentiment. Ce sentiment de libération, cette haine qui coupe dans ta gorge plutôt que le vomit, ton esprit trouble, ta propre justice. T'aimes ça. We all do. Rares sont ceux qui osent l'affirmer cependant. »


Je reculais pour lui montrer mon visage. Celui-ci présentait un rictus qui montait tout près de mes yeux. Ceux-ci étaient grands ouverts. Je peine à imaginer la vision d'horreur que j'offrais au gamin. La pince maintenant glissait sur son bras, l'ouvrant légèrement sur la longueur.

« Si tu continues à te comporter comme une petite pute par contre, il faudra que je m'occupe de cette foutue coquille que tu t'es forgée. Une coquille qui permet de ne pas faire face au monde, à ta position, dans ta tour d'ivoire tu te sens bien hein, déchet. Le toi actuel me dégoûte, ramène ce foutu démon dans ton être, ramène moi la bête aux yeux verts. »

J'écrasais violemment mon jouet sur le sol. Une pierre s'éclata et fut projeter en direction de nos deux visages. Elle me lacèra juste en dessous de l'oeil. Mais je ne perdais rien de mon splendide. Je souriais toujours de manière aussi instante. C'était un jeu comme un autre et je ne me sentais pas d'abandonner. Je me relevais et reculais d'un pas. Mon regard le jugeait, mon regard de psychopathe l'insultait de toute sa puissance. Allez réveil toi petit démon... Montre à ton père qui tu es.


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Mar 27 Déc - 1:04
Shoulder Devil
— feat. Luci P. Omnia
The green-eyed monster gave birth to hatred another nameless ghoul


Ce sont les lourds cliquetis métalliques qui te sortirent de ton petit moment tranquille d’introspection. Le bruit d’un poids qui racle au sol. Et qui se rapproche. Puis, cela s’arrêta. Avant d’être remplacé par une symphonie cacophonique d’entrechoquements, de grincements et de sifflements. Ca résonnait. Dans ton crâne. A plusieurs reprises, des projectiles rebondirent près de toi, au sol. A ces moments-là, tu sursautais.
Mais tu ne te relevais pas.
T’étais écrasé par ce qu’il y avait derrière toi, quoi que ce soit. T’avais déjà perdu sans même te battre. C’était comme si la peur avait trouvé un avatar et que cet avatar te piétinait, avait posé un pied griffu au milieu de ton dos pour te maintenir à terre. Au sol, dans ton propre vomi. A ta place. Ton regard s’était éteint. Seuls subsistaient tes émotions les plus primaires.
Terreur, face à l’adversité.
Haine, face à toi-même.
Désir, face aux autres.
Les sons produits par l’entité dans ton dos rebondissaient contre les parois de ton esprit. Dans ce genre de situation, il y avait deux solutions. Soit le contenu craque, soit le contenant cède.
Et tout le monde savait quelle serait la réponse pour ton cas si ça continuait…

Clac, clac. Nouveau son. Clac, clac. Ca se rapprochait. Clac, clac. Une mâchoire qui s’ouvre et qui se referme, une bête affamée. Clac, clac. Les crocs luisent de salive quand ils ne sont pas ternis par le sang. Clac, clac. A chaque fois, une décharge te traversait le dos. Comme si, au fond de toi, tu étais sûr que la prochaine fois, ça se refermerait sur ta jugulaire. Clac, clac.
Clac.
Clac.
Luci vint se placer près de toi, une pince crocodile entre ses mains de gamin. Tu n’osais pas le regarder. Tout ce que tu fixais, c’était les deux extrémités mobiles de ladite pince. Bordel. Tu les voyais déjà se rouvrir, s’approcher de ton cou… Tu sentais d’avance le métal froid s’humidifier de tes larmes chaudes. Tu pouvais appréhender la sensation des dents qui se referment sur la chair plutôt que dans le vide. Pas de “clac”. Juste un bruit étouffé de fluides qui giclent sous la pression exercée. Et puis un arrachage violent de substance. Puis toi, à nouveau étalé. En train de te vider de ton sang. Comme cette nuit, il y a quelques années de ça…

Un contact. Celui de la main de Luci qui relevait ta tête en sa direction. Le geste n’était pas violent. Ca le rendait pire. Il te forçait à le regarder. T’étais comme happé par son regard. C’était magnétique. Tu pouvais pas y échapper. A l’intérieur de ses yeux, tu sentais un instinct de prédation aiguisé comme la pointe psychologique avec laquelle il te torturait l’esprit. Il faisait passer la pince sur ton visage avec douceur. Tu fermais les yeux à chaque fois, laissant s’échapper une ou deux gouttes qui roulaient jusqu’à ses doigts. Pourtant, tu essayais de t’en empêcher, de peur que recevoir tes larmes à toi, une telle sous-race, l’énerve. Tu pouvais déjà sentir sa main qui épousait les courbes de ton menton devenir moite. Tu y portas les yeux, pour te rassurer, avant de vite revenir au regard du chef du Deuxième, par crainte qu’il prenne ça comme une désobéissance suffisante à t’ôter la vie.
Là, il te parla. Il t’adressa des mots de sa voix railleuse, insupportable. Il peignit ton portrait au vitriol. Une toile aussi minimaliste que réaliste, ceci dit. Toile qui était depuis longtemps exposée dans ton crâne et devant laquelle tu avais passé de longs et frustrants moments de contemplation. Mais cette fois-ci, il était là, avec toi. Pour mieux te dire à quel point tu n’étais rien. A quel point tu ne méritais rien. A quel point tout était le fruit de ta nature avilissante. Des mots qui te heurtèrent de plein fouet, mais auxquels tu n’opposas aucune résistance. Parce que tu savais déjà tout ça. Mais tu essayais de t’en prévenir. Et voilà qu’on te ramenait à une réalité que tu abhorrais, à travers autrui, cet autrui vecteur de la construction de l’image de chacun.

Alors, la pince passa de ta peau à la sienne. Et elle y dessina un sillon rougeâtre. Sillon duquel se mit à couler sa propre vie. Vie avec laquelle il te baptisa. Luci t’aspergeais de son sang. Comme un rituel étrange. Comme si ce geste avait quelque signification liturgique. Par réflexe, tu abaissas tes paupières sans bouger, laissant la traînée écarlate faire son chemin, emportant avec elle larmes et autres fluides ayant appartenu à ta précédente victime. Parfois, un peu d’hémoglobine venait chatouiller tes lèvres, voire le bout de ta langue. Son goût métallique caractéristique manqua de déclencher une nouvelle éruption de bile. Mais tu tins bon, acceptant cette sentence, cette cérémonie.
Quand ce fut fini, Luci reprit, te louant cette fois-ci. Il vantait un potentiel, un pouvoir futur.

Lui, il l’avait vu. Comme moi. Comme d’autres, sûrement. Luci n’était pas le premier à percevoir ça en toi. Néanmoins il était le premier à te le dire en face. Oh, certes, ce mec demeurait un taré de première et tu aurais dû faire la part des choses après avoir écouté son discours de psychotique. Mais si je dois bien lui reconnaître quelque chose, c’est que, ce jour-là, il s’était avéré bien plus utile pour toi que bon nombre de gens avant lui. Dommage pour toi, enculé. Dommage que tu te sois cependant encore voilé la face après ça.  

Il avait parlé de bien et de mal. Des notions que tu avais oubliées depuis longtemps. Pour toi, tout était en nuances de gris. Et tu te confortais dans cette vision des choses. Tu ne changerais pas là-dessus. Ton interlocuteur était un sociopathe, rien de plus. Du moins, c’est ce que tu aurais aimé te dire. Car ses mots étaient frappants de vérité. Du reste, à cette heure, tu n’y réfléchissais pas. Tu demeurais, là, immobile, assailli par le doute, la peur et l’incompréhension.
Clac, clac.
Sociopathe mais fin psychologue, Luci parlait désormais plus bas. A ton oreille. Comme un confident, comme un ami intime, comme une petite voix surgie des limbes de ton esprit. Un voix qui s’accompagne d’une pince. Clac, clac. C’est le bruit de l’influence. Clac, clac. Les griffes qui se refermaient sur ta conscience.
Il te parlait, sûr de lui, utilisant le temps présent, affirmant des choses dont tu n’étais même pas averti. Des choses qu’il voulait t’imposer comme vraies. Des choses qui te faisaient douter, qui provoquaient des questionnements. Avait-il raison ? Le chef du Deuxième t’avais sous son emprise. Il suggérait, suggérait, suggérait. Des mots qui tourneraient longtemps dans ton crâne. Pour te tourmenter.
Ou pour t’aider ?
Après tout, s’il disait la vérité, Luci pouvait être considéré comme… Bienfaisant ? Non. Absolument pas. Mais, le cas échéant, peut-être ne fallait-il pas le considérer comme un ennemi.
Enfin, dans l’idéal. Pour l’heure, tout ce que tu souhaitais, c’était oblitérer tes doutes, fuir et te noyer dans l’alcool.
Il recula. Te sourit. Tu te forças à l’imiter, comme si c’était ce qu’il attendait. Tes lèvres se tordirent timidement en un semblant de rictus. Rictus qui s’abaissa lorsqu’il te lacéra le bras à ton tour. Le rituel devait-il être complété par ta propre mutilation ? Tu n’en avais aucune putain d’idée. Tu le laissais faire, grimaçant à la douleur. Tes larmes s’étaient arrêtées, laissant place à la ruine résultant de la pulvérisation psychologique que tu subissais. Ton état émotionnel précédent avait tout rasé pour quelques heures et Luci s’était assuré de planter des graines toxiques dans ce terrain encore fertile. En quelques minutes, il avait infiltré ton être même. Et cette perspective t’aurait paralysé pour des mois entiers si tu t’en étais rendu compte.

— Si tu continues à te comporter comme une petite pute par contre, il faudra que je m'occupe de cette foutue coquille que tu t'es forgée. Une coquille qui permet de ne pas faire face au monde, à ta position, dans ta tour d'ivoire tu te sens bien hein, déchet. Le toi actuel me dégoûte, ramène ce foutu démon dans ton être, ramène moi la bête aux yeux verts.

Là, tu le regardas avec des grands yeux. Tu t’en branlais de sa pince qui éclatait la pierre. Tu t’en branlais du bout de roche qui te cogna. Tu te contentais de le fixer, comme figé dans la glace. Il s’était relevé. Il te toisait. Mais t’en avais rien à foutre. Seule une chose comptait :

— La bête… Aux yeux verts...

Ah, ce monstre aux yeux verts. Cette chose qui dormait au fond de toi. Cet avatar de ton envie. De l’Envie. De toi. Oui, c’était toi. Ta propre créature. Tu ne lui avais pas donné ce nom, tu n’avais même pas conscience de son existence. Pourtant, elle était si importante, si présente en toi. C’était elle, le concentré de ta frustration. C’était le produit pur, nocif et acide de ton essence même.
Soudain, l’odeur de ton vomi manqua parvins à tes narines et te donna envie de l’entretenir. Tu te reculas, restant à quatre pattes, avant de te relever un peu plus loin, trébuchant sur la malle de Luci. Pour rester loin de lui.

— La bête aux yeux verts..., fis-tu à nouveau.

Ca te hantait. Cette histoire de bête. Mais t’avais pas le temps de te perdre en réflexions. Luci constituait un danger et tu lui donnerais ce qu’il voulait. Pour l’heure.

— Je sais.

Tout simplement.

— J’sais ce… C’que j’suis… Je… J’suis mauvais… A chier. Abject.

C’était tout ce que t’étais capable de baver. Ce mec avait fini de te dévaster.

— J’suis faible, t’as raison… J’me  hais… Et j’assume pas. J… J’assume rien. J’ai pas de bu—… Burnes.

Tu ne pouvais cependant pas accepter aussi facilement. C’aurait été beaucoup trop louche. Il aurait vu que tu rentrais exprès dans son jeu.
Ou peut-être que, d’un côté, tu étais intrigué. Après tout, Luci te portait un peu d’attention, en un sens. Pour lui, tu existais. Peut-être qu’inconsciemment, il y avait dans cet échange une dimension qui te rassurait…

— C… Comment tu peux en être sûr… ? Tout c’que tu dis… Personne me l’a jamais dit...

Mauvaise idée, non ?
Lui demander ça. Ca n’allait qu’allonger la durée de ton calvaire. Libéré momentanément de l’emprise du chef du Deuxième, tu secouas la tête et te détourna, partant dans la direction opposée.

— En fait, oublie, on… On en reparlera...

Et tu te mis en marche à nouveau, jetant des coups d’oeil à intervalles réguliers derrière ton épaule et pressant le pas. Tu ne t’arrêtas qu’une fois arrivé au milieu des jardins. Tu pris une grande inspiration, respirant les parfums floraux qui y flottaient. Ca te changeait du sang qui pourtant continuer d’empester sur tout ton corps. La blessure que t’avais infligé Luci te piquait légèrement. Mais elle restait très superficielle.
Le soleil brillait, radieux. Tu laissais la lumière du jour t’imprégner, tournant le dos au bâtiment du Deuxième. Cet environnement contrastait tant avec le précédent. Comme si tu venais de sortir d’un cauchemar.
Oui, c’était ça. Rien de plus qu’un cauchemar avec un baisé qui t’avait raconté des conneries pour son petit plaisir sadique. Dans quelques instants, tu te dirigerais vers tes quartiers.
Et, pour te rassurer, tu dis pour toi-même :

— Bien, mal… Quel con… Putain… J’m’en bats les couilles...

L’étreinte de la peur se desserrait lentement, te rendant ta capacité à te protéger.

— J’aime pas ça… Je… C’est juste...

Mais tu bloquas. Incapable de trouver le qualificatif. Les mots qui te venaient à l’esprit, tu ne les aimais pas. Tu ne les assumais pas.

— Nécessaire...

Pour ton bien. Juste pour te protéger. Une simple réaction égoïste d’auto-défense face à soi-même. Rien de plus.
Tu époussetas l’une de tes épaules.
© Gasmask



Dernière édition par Loki Scanraithe le Jeu 12 Jan - 18:55, édité 1 fois (Raison : fautes)
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Jeu 29 Déc - 3:55
ft.
Le Ferrè ♥
« La torture est le repos de l'être ♥. »
Ce que Dieu essaye de faire avec ses mains, le Diable réussit avec sa queue ♥♥
Face à moi se tenait ce petit être. Petit. Débile. Faible. On aurait pu trouver un millier de qualificatif qui aurait pu convenir à cet être emplie de défauts et de sentiments que je détestais. Si ça marchait pas pour lui c'est parce qu'il se branlait trop, ce n'était pas nécessairement parce qu'il ne valait rien. Il se complaisait dans son état de victime, il se complaisait dans ce que je ne pouvais supporter, putain, je rêvais de le faire sortir de sa petite coquille de fragile qu'il avait réussi à se forger à travers les temps. Cela me frustrait profondément d'avoir affaire avec une petite larve qui ne se savait pas si puissante, une larve qui ne comprenait pas toute la puissance qu'elle recelait en son sein. C'était entre le pathétique et l'irritable. J'en avais rien à foutre qu'il ait souffert, non je ne supportais pas qu'il soit tourner vers le passé à ce point … Une moule accroché à son rocher voilà ce qu'il était rien de plus … C'était sérieux … Irritant putain. La père l'avait frappé, mais il était fixé, presque comme bugué... Je vous rassure j'ai eu une envie de lui faire goûter à mon poing pour lui montrer comment se débuguer, mais voilà je savais me tenir surtout pendant ma séance de manipulation et de bourrage de crâne. Le plus dur à vrai dire quand on manipule quelqu'un c'est de lui ancrer la justesse de nos réflexions au plus profond de sa tête... Et c'est vraiment pas si facile que cela pourrait vous paraître à première vue .. Mais je suis pas du style à reculer devant les obstacles. Je suis un monstre, un démon, le DIABLE putain, comme si un simple insecte allait me résister moi et mon rentre dedans verbale, mon bourrage de crâne intensif. Il fallait choisir ses mots mieux qu'un politique, il fallait parler avec plus de délicatesse qu'une bourgeoise qui se fait taper le fond par un roi. Être fin … Cela me rappelait mes belles années dans l'assassinat où je pouvais me permettre de la jouer diplomatiquement pour arriver à mes fins. Et là encore j'étais en plein mission assassinat, je devais buter un putain de rempart qui le gênait, qui l'empêchait de s'accomplir … Putain. Entre assassin et nounou.

Le jeune homme répéta plusieurs fois la bête aux yeux verts … La première fois il osait à peine le dire comme s'il était entrain de réaliser de quoi je parlais … Peut-être n'avait pas d'idée du sujet .. ? Peut-être que j'étais tout simplement entrain de lui révéler une facette caché de sa propre personne … Mmh. Je me mordillais la lèvre d'excitation … On assistait à quelque chose de surprenant mesdames et messieurs. Lui même ne semblait pas tout à fait réaliser ce qui vivait tout au fond de sa personne … Par peur ? Par déni ? Il devait exister un millier de raisons qui le poussaient à ne pas s'assumer tel qu'il était, mais c'était un gachis total. Il fallait qu'il se prenne en main … Comme il voulait, mais il fallait faire quelque chose. « Vous connaissez le crédo, peu importe les moyens ce qui importe c'est le résultat » – Booba. L'odeur pestilentielle qui berçait la scène rendait la chose malsaine et le sang qui gouttait sur le sol n'arrangeait rien à la peinture romantique. Puis il se recula légèrement avant de reprendre par un simple .. Je sais … Ok merci.

Il me regardait à nouveau et, dans sa médiocrité et dans faiblesse la plus évidente, il m'expliqua qu'il était à chier, qu'il était abject … J'étais plutôt d'accord, mais quand il me disait mauvais j'émettais comme une grimace … Il n'avait aucune idée de ce que c'était qu'être mauvais … Tout au plus c'est une merde, mais voilà tout. Je lui expliquerais ce détail un peu plus tard... Il assumait rien ? Un ricanement éclata quand il me disait cela, je ne pouvais m'en empêcher … On doit toujours assumer putain. Il n'y a aucune putain de force supérieure, invisible ou omnipotente qui nous obligerait à être ce que nous sommes, il n'y a rien dans dans ce genre qui nous entrave dans nos décisions. Et vu que nous sommes seul maître et seul responsable de ce que nous sommes ou devenons nous sommes OBLIGES d'assumer … Il allait vraiment falloir que je revois toute son éducation à ce petit enfant.

Et puis j'avais l'impression qu'il ne comprenait clairement pas ce que je tentais de faire … Il me concédait qu'il ne valait rien, mais toute ma démonstration avait pour but de lui prouver le contraire … Ou alors j'avais totalement ou alors il était totalement con … Tss je vous jure s'amuser avec un jouet cassé ça peut vite être laçant. Surtout quand ce petit jouet n'est même pas capable de marcher droit, qu'il pue le vomit comme un énorme tocard s'ayant bourré à la gnole … Pathétique. Pathétique, mais toujours pas assez pour j'éprouve la moindre sympathie pour un déchet qui ne voulait même pas se relever. Alors que je lui offrais ma divine, ou diabolique selon les témoins, main il préférait se morfondre dans sa propre merde, sa propre immondice le contenter alors qu'il avait les capacités de conquérir le monde … Ou plutôt de reprendre mon flambeau après que le monde m'ait bouffé dans la main.
Certains diront que ça tenait de l'acharnement et c'était sûrement le cas, mais je prenais un malin plaisir à lui torturer l'esprit … Cette session de torture était pleine de rebondissement, entre extrême haine envers son attitude et malice dans ma manière d'agir... C'était le pied.

On en reparlera ? Tss il devait être entrain de se moquer de moi, c'était pas possible autrement. Il commençait à partir et me surveiller du coin de l'oeil .. Je commençais à craquer chacun de mes os, d'abord ma nuque, lentement, puis je venais à descendre pour craquer mes omoplates, mes mains y passèrent aussi … J'échauffais un peu tout mes membres, j'avais peur d'être rouillé et de ne plus savoir chasser un homme dans sa propre maison. Je marchais lentement … Le sang venait couler le long de ma plaie. J'avançais l'esprit rivé vers les prochaines mésaventures que j'allais faire vivre au gamin … Peut-être que je lui péterais un bras, ou alors je continuerai de lui faire goûter à tous mes outils … Tellement de possibilités et pourtant si peu de temps … Comment se décider ? Esquivant le vomis du pestiféré et chopant une nouvelle pince coupante propre et neuve avant de continuer ma route. J'avais l'amour du travail bien fait je vous l'accorde.

Une fois dehors je remarquais qu'il profitait de l'air frais, il prenait son pied loin des cadavres et de sa propre immondice … C'est comme ça qu'on reconnaît les monstres qui apprennent à se connaître. Ils ont du mal à faire face à leur propre connerie et à leur propre travers, ils ont du mal à comprendre ce monstre intérieur qui les anime … C'est à ce moment là que le faire est chaud et qu'il faut le battre, c'est dans ce moment crucial qu'il faut montrer comment un démon est censé se comporter. Et je me chargerais d'être son mentor bien aimé, qu'il le veuille … Ou pas d'ailleurs. Passant mes lèvres sur ma plaie j'observais ce spectacle pittoresque de ce garçon bien brave en me barbouillant le visage de sang. Autour de mes lèvres s'était formé un petit coulis bien sale de liquide écarlate qui me devait une apparence bien désagréable. Mon corps tout entier était éclaboussé de sang du brave homme que j'avais mutilé plutôt … Faut que j'aille me faire consulter ça devient creepy là.
Bref, je m'avançais dans son dos avant de l'entendre dire que c'était … Nécessaire ? Son attitude nécessaire ? S'en était trop. Je ne pouvais pas le laisser se convaincre qu'il avait raison d'agir comme une vieille merde.

Je me téléportais devant lui, mon visage à quelques centimètres du sien.

« BOUH ! T'as cru que j'allais te laisser solo ? Si ? Non ? Quand même pas ? Hein ? Hein ? »


A chaque fois que je concluais une interrogation je m'approchais de lui pour à la fin finir tout prêt de son visage. Un rictus macabre s'était figé sur mon visage et je commençais à ricaner en faisant claquer mes pinces dans ma main. Mon visage était penché à l'horizontale et mes yeux pénétraient les siens avec une intensité rare. Je prenais mon pied oui oui. Je venais pousser encore plus avant de faire craquer mon cou devant ses yeux, ma tête maintenant penché à plus de quatre-vingt dix degrés. Puis je me téléportais derrière lui, je posais ma main sur celle posait sur son épaule avant de prononcer tout près de son oreille.

« T'as le potentiel de faire de grande chose … Tu ne te rends pas compte de ta propre puissance ? Tu respires la gloire de tous les pores, mais tu t'entêtes tellement à rester dans ta merde que tu te tues … T'es l'envie bordel non ? Il serait peut-être temps d'arrêter de désirer comme un puceau et de saisir ce qui doit t'appartenir. »

Rapidement je venais changeais d'oreille. Ma pince lui caressait doucement le dos et ma main commençait à serrer son épaule avec toujours plus de violence et de hargne.

« Tu le mérites … La mort … La folie … La gloire est à ta porte, il suffit juste de venir la cueillir. Sinon à quoi bon envier ? Si tu ne calmes jamais ton désir, ta soif »


Je le tirais par l'épaule que je serrais depuis un petit moment avant de lui faire un croche patte pour l'envoyer au sol. Un rire profond et grave sorti de ma bouche avant de se jeter comme un fauve sur Loki. Loki... Son petit nom je m'en souviendrais … Mon petit martyr personnel. Je venais placer l'outil de métal juste sous sa gorge avant de reprendre. Mon pied s'appuyait sur sa jambe comme pour le bloquer … Même si d'un seul mouvement vif il aurait pu s'en aller.

« CE DEMON C'EST TOI BORDEL. Tu ne peux le nier. L'incarnation, l'avatar de toute ton envie qui te ronge, cette noirceur qui te rend aussi vulnérable, c'est cette même noirceur qui fait de toi un danger pour le monde. Et c'est ce danger qui te rend intéressant. En toi je vois le futur. Je vois la réussite. Mmh … Mais je peux forger ce corps si tu y tiens … Je peux te mutiler .. Te faire souffrir longuement … Puis recommencer … J'en serais capable … S'il faut ça pour te dresser compte sur moi... Avant de te buter en te faisant passer par les pires tortures possibles putain j'en meurs d'envie de te voir comme ça. »

J'enlevais ma jambe avant de marcher derrière lui. Je passais ma main dans ses cheveux avant de les caresser lentement. Je ricannais à nouveau en regardant la condition pathétique dans laquelle je l'avais laissé.

« Maintenant le choix est tien … BOUGE ! Fais quelque chose ! Dis moi dis moi dis moi tout … Que veux tu ? Le pouvoir ? La reconnaissance ? La chance ? L'amour ? Le monde ? C'est le minimum … Vois grand ... »

Je revenais à son oreille en caressant son crâne encore et toujours. Comme un ami, comme un compagnon je venais lui glisser.

« Je peux tout t'offrir si tu t'en donnes les moyens … Le monstre ce n'est rien de plus que toi, tu as besoin de lui et lui a besoin de toi pour vivre. Sans lui tu n'es rien. Rien de plus qu'un commun .. Un commun qui ne mérite pas de vivre. Et si tu veux pas que je t'enlève cette précieuse vie qu'est la tienne alors vois la vie comme elle est. Vois le monde comme il est. Et fais toi maître, plus esclave. De déchet tu peux atteindre le rang de dieu .. Elèves Toi.»


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Jeu 12 Jan - 23:50
Shoulder Devil
— feat. Luci P. Omnia
The green-eyed monster gave birth to hatred another nameless ghoul


— BOUH ! T'as cru que j'allais te laisser solo ? Si ? Non ? Quand même pas ? Hein ? Hein ?

Tu sursautas devant son apparition. Pourtant, l’odeur méphitique qui l’accompagnait aurait dû t’avertir depuis quelques instants. Ce mec charriait un vent de mort avec lui et ça ne t’aurait pas étonné de le voir cerné d’un essaim d’insectes nécrophages. Luci était de nouveau là. Tu pouvais pas y échapper. Il te poursuivait comme la Faucheuse. Et comme elle, il finirait toujours par te rattraper. Fatalement. Tu reculas ton visage à chaque fois qu’il avança le sien, manquant de basculer en arrière et te rattrapant d’un pas pour ne pas te péter le dos au sol.
Clac, clac.
Une autre pince se trouvait dans sa main. Toute propre. Elle aussi semblait vouloir prendre part au festin psychologique.
Soudain, une main se posa sur la tienne. Nouveau sursaut. Luci n’était plus devant toi, mais derrière. T’avais même pas eu le temps de le voir bouger. Aucun signe distinct n’avait pu t’avertir de son mouvement. Tu clignas des yeux, devinant une magie en rapport avec la vitesse, sûrement. Sous les siens, tes doigts se figèrent, comme pris dans une glace mortifère, déjà nécrosés, prêts à céder sous la moindre pression. Le fait d’être dans un environnement autre que celui où tu avais commis ton petit crime te rassurait, en un sens, et tu pouvais garder un semblant de façade. Pourtant, ça n’empêchait pas la peur de te broyer les burnes à nouveau.

A nouveau il vanta des mérites dont tu n’avais pas conscience. En avais-tu seulement fait preuve ? Etait-ce le simple fait de t’avoir vu à l’oeuvre lors de son arrivée au Crépuscule qui le faisait parler ainsi ? Où s’agissait-il d’autre chose ? Son emprise se resserrait alors que ses mots arrivaient dans ton oreille depuis l’autre côté. Tu pouvais sentir le contact froid de la pince contre ton dos moite de sang. Il parlait de ton poste de Péché de l’Envie. On te l’avait donné sans vraiment que ne le comprennes. A vrai dire, tu te sentais spectateur de ta vie. Oui, tu crevais d’envie. Oui, tu souffrais d’un putain de vide qu’il te fallait combler. Oui, tu n’étais jamais satisfait. Rien n’allait jamais bien plus de quelques heures. Tu pouvais pas t’en empêcher. Il y avait un manque existentiel et perpétuel de… De… De tout. Tu ne pouvais pas changer ce que tu étais, ça te collait à la peau. Et t’arrivais pas à l’accepter. A accepter cette injustice qui te pourrissait la vie. A accepter toutes les conséquences qu’elle avait. A t’accepter.
Mais même si tu avais conscience de ça, même si tu tirais une certaine fierté de ton poste, t’avais tendance à te sentir imposteur. T’adorais le sentiment de supériorité qu’il pouvait te procurer mais… En étais-tu vraiment digne ?

Alors que le tortionnaire continuait à parasiter ton esprit, tu tombas, balayé par cette même personne. Il sauta sur toi, te bloquant sous l’étau de son corps pourtant peut-être plus frêle que le tien. Tu le regardais avec stupeur, tentant tant bien que mal de masquer ton sentiment de terreur. Il te gueula dessus avant de te menacer. Dans quel bordel t’étais-tu foutu encore ? Ce taré voulait te prendre pour disciple ou quoi ?
Il continua à épiloguer, te libérant pour te caresser le crâne. Comme le clebs que t’étais. Ouais, c’était à peu près ça. A ce moment-là, t’étais réduit à l’état d’animal. Un mouton qu’il voulait faire devenir loup. Mais toi, tu te complaisais dans le troupeau. Mieux, tu voulais appartenir au troupeau, faire partie intégrante de celui-ci. Être un prédateur solitaire, ça ne t’intéressait pas. Pourtant, tu te voyais comme un animal boiteux. L’individu handicapé qui tente tant bien que mal de suivre le rythme mais qui finit piétiné par les autres.
Et comme un connard, il ne t’étais jamais venu à l’idée de faire partie de la meute…

— Je peux tout t'offrir si tu t'en donnes les moyens … Le monstre ce n'est rien de plus que toi, tu as besoin de lui et lui a besoin de toi pour vivre. Sans lui tu n'es rien. Rien de plus qu'un commun .. Un commun qui ne mérite pas de vivre. Et si tu veux pas que je t'enlève cette précieuse vie qu'est la tienne alors vois la vie comme elle est. Vois le monde comme il est. Et fais toi maître, plus esclave. De déchet tu peux atteindre le rang de dieu .. Elèves Toi.

Et il t’avait demandé ce que tu voulais. Tu ne savais pas comment réagir. La fuite avait eu pour effet de provoquer cette nouvelle entrevue dont tu te serais passé. Ca t’emmerdait qu’il te domine ainsi. Mais tu ne pouvais que t’y résoudre. Cependant, au vu de son discours, il te fallait te tirer un minimum sur les burnes pour échapper à son emprise. Du moins, pour l’instant. Putain. Il te faudrait éviter ce mec comme la peste à l’avenir. Sinon il ne te lâcherait pas, t’en étais certain.
Au bout de quelques secondes de silence, tu te relevas tout d’abord doucement… Puis, une fois que tu fus sûr qu’il ne te serait fait aucun mal, tu te redressas beaucoup plus vite. Tu te retournas et essayas tant bien que mal de soutenir le regard de ton interlocuteur.

— J’veux tout.

C’était vrai. Malgré ta voix tremblante, malgré ton ersatz assurance de façade qui ne trompait personne, tu avais dit la vérité. Seule l’entière possession de toute chose et de toute personne t’aurait contenté. Et encore, t’en étais même pas sûr.
Pourtant, c’est ce que tu leur avais sorti, lorsque tu étais encore dans leurs cachots. C’était ça qui t’avait motivé toute ta vie. Mais depuis quelque temps, tu stagnais, ayant trouvé un refuge au Crépuscule. Tu t’en contentais, t’avais plus cette niaque qui autrefois t’avait animée. Tu avais souvent été le pire des enculés. Tu te réjouissais de la déchéance des autres, avoue-le. Chaque fois que tu voyais le bonheur s’évanouir dans les yeux d’un autre, chaque fois que tu écrasais quelqu’un, tu ne pouvais t’empêcher de jubiler. Mais tu t’étais retrouvé récemment dans cet état de torpeur tranquille. Luci, lui vivait sa vie comme il le désirait, malgré ses méthodes plus que discutables. Il était bien plus libre que toi, ce fils de pute. Il te surpassait, bordel. Sa seule présence te faisait te pisser dessus. Ca te frustrait. Tu te fis alors la promesse qu’un beau jour, tu prendrais l’ascendant sur lui. Une flamme se ravivait en toi, hésitante. Un feu verdâtre, ténu et pourtant brûlant.
Ton regard fuyait Luci. Aussi te concentras-tu sur un point dans le vague au-dessus de sa tête. Il ne te fallait pas le décevoir si tu voulais t’en débarasser.

— Tu… J’sais pas pourquoi… Tu veux m’aider… J’te pige pas. C’quoi ton but ?

Tu laissas planer la question un instant avant de te rendre compte de la connerie que tu venais de faire.

— T’sais quoi, en fait, peu importe. J… J’me démerderai. T’as pas tout à fait tort.

Tu portas les yeux à la pince qui avait claqué près de toi. Tu pouvais pas lui révéler à quel point tu désirais survivre. C’aurait été lui donner un moyen évident de pression.

— J’ai déjà crevé une fois, j’sais déjà c’que ça fait.

Au fur et à mesure que tu parlais, tu reculais petit à petit, tes doigts pianotant imperceptiblement dans ton dos.

— J’crois qu’on a fini, là, hein… ?

Ce type était carrément imprévisible. Tu savais pas quoi dire. Il t’avait juste agressé sans aucune raison pour te noyer sous un flot de paroles plus que dérangeantes et s’était mis à te traquer. Il voulait quoi à la fin, bordel ? Cet enculé ne pouvait pas te laisser tranquille deux secondes ?
C’est bien pour ça que lorsque tu passas entre deux colonnes, tu finis de placer ton sort Black Widow. Puis, tu accéléras le pas, te détournant. Seul le soleil se reflétant sur tes fils selon l’angle de vue pourrait lui permettre de les détecter. De plus, tu avais pris soin de garder un autre fil relié à la construction dans ta main. Histoire d’administrer une décharge à Luci s’il déclenchait le piège. Le cas échéant, tu fuirais dans les dortoirs du Dixième. Chez Bridvar ou Dolorine. Voire peut-être Sahel, tiens. Ils avaient pas l’air de bien s’aimer. Avec de la chance, ils s’entretueraient. D’une pierre, deux coups.
La boule au ventre, tu émis un long soupir tremblotant.
© Gasmask

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Ven 20 Jan - 23:22
ft.
Le Ferrè ♥
« La torture est le repos de l'être ♥. »
Ce que Dieu essaye de faire avec ses mains, le Diable réussit avec sa queue ♥♥
Il voulait tout ? Vraiment tout ? Tss. Dans son état actuel j'étais convaincu à un millier de pour cent qu'il avait déjà du mal à se torcher le cul tout seul, mais sa sincérité et son tremblement omniprésent dans sa voix m'assuraient pourtant qu'il ne mentait pas …. Etonnant … L'envie nous rend aveugle, mais dans son cas c'était vraiment pitoyable … Il se berçait de doux mensonge et de désir inatteignable. C'était Épicure qui disait qu'on ne devait désirer que ce qui pouvait dépendre de nous … Dans mon cas j'avais la puissance de tout vouloir, mais lui ne pouvait certainement pas en dire autant … En effet j'avais plus l'impression de discuter avec un môme de douze piges, plutôt qu'avec un vrai homme mature qui se rendait compte de l'absurdité de ce qu'il disait … D'ailleurs un vrai homme se serait sans doute rendu compte de la situation dans laquelle il déclamait son désir de tout posséder n'était vraiment pas bien choisi … Dire ça au plus grand psychopathe du crépuscule … J'aurais pu prendre son affirmation comme une menace directe et détruire cette mencace instantanément sans la moindre forme de procès, mais à vrai dire j'étais beaucoup trop occuper à le mépriser pour réellement voir en lui une menace potentielle … Même au contraire cela me faisait plutôt rire de l'entendre aussi sûr de lui … A croire qu'il était presque sérieux. M'enfin cela ne se présentait à moi comme de belles paroles sans fondement. J'aurais bien plus flippé si Sahel ou Alexander m'avait annoncé cela.

Je me demandais comment vivait-il le moment présent ? Est-ce qu'il se sentait frustrer, désespéré d'être un chaînon si faible de la chaîne alimentaire. Sans doute, sans aucun doute même, mais bon je ne pouvais pas vraiment être sûr, sa petite gueule ne laissait pas vraiment passait un sentiment d'impuissance, mais il ne laissait rien paraître de déterminer. Il devait encore se pisser dessus à l'idée que je vienne le buter, mais je commençais à me lasser de ce petit jeu, ce dernier perdait de l'intérêt à mesure que je continuais de clamer ma justice à un mur aussi stupide que têtu … Je finirais par l'avoir, car j'ai toujours ce que je désire, mais bon est-ce que je pouvais sincérement perdre encore plus de temps ? Non. C'était clair pour moi. Au cours d'une mission prochaine ou d'une aventure commune je finirais par avoir ce que je voudrais, mais pour l'instant rien ne servait de se presser. Non il fallait que je laisse mon plat refroidir un petit peu. Il commença à fixer un point juste au dessus de moi, ce qui était, je vous l'avoue, très stressant. Il fuyait mon regard, mais il se décida tout de même à m'offrir quelques mots. Je pris mon temps pour réfléchir un peu avant de balancer

« Tu n'es qu'un j... »

A peine avais-je commencer mon mot qu'il vint m’interrompre … Il m'expliqua qu'il comptait se démerder et qu'il avait déjà crevé une fois qu'il savait parfaitement comment ça fait … Intéressant … Ou alors il possédait un pouvoir qu'il lui permettait de revenir à la vie, ou alors c'était juste un petit phénix … Au final peu importe la réponse, je m'en foutais ça m'intéressait de le savoir qu'il avait déjà connu la mort … Et vu son état fortement avancé d'être larvaire je me doutais qu'il en avait réellement rien à foutre de mourir … Ou alors c'était dans sa nature de se comporter comme un insecte.

Puis enfin il décida pour nous deux que notre petite entrevue était terminé avant de dégager au loin … Je n'avais pas eu le temps de lui dire qu'il n'était qu'un jouet à mes yeux, mais bon c'était peut être mieux ainsi non ? Je soupirais doucement, ces doigts pianotais doucement, mais je ne m'en inquiétais pas plus que ça. J'étais plutôt déçu au final … Il avait su me divertir, mais je m'étais bien vite lassé de sa fragilité. De sa condition de faible. Je lui tournais le dos et partait de mon côté, les mains dans les poches en sifflotant. Un dernier regard vers la silhouette qui s'éloignait je finissait par lui crier en partant.

« Je finirais par te choper et te montrer comment il faut se comporter avec le monde … On mérite mieux. »


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