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Des chaînes liées - [PV: Ars]
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Lun 12 Déc - 22:25


Réversibilité.

★ Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme

   
   
 
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Ars Enswarn
...
Comme d'autres par la tendresse,
Sur ta vie et sur ta jeunesse,
Moi, je veux régner par l'effroi.




Il faisait toujours aussi froid, à Coast City. J'avais fini par apprécier cette ville mais désormais, l'odeur du sel et la mer et ses courants d'air glacé commençaient à user de ma tranquillité. Déambulant dans les ruelles, j'évitais de me retrouver dans les grands regroupements de monde, n'ayant toujours pas encore appris à apprécier à attirer les regards de par ma nature de succube. Les regards concupiscents des hommes et des femmes m'arrachaient des bouts de patience et étant donné que ma faim était étanchée, je n'y trouvais même pas un signe de compensation.
Tournant à l'angle d'une rue, j'esquivai souplement un enfant qui fonçait vers moi, le laissant trébucher contre le trottoir avant de se rattraper souplement. Il n'y avait rien d'humain dans ses mouvements et je retins un nouveau sourire en me rappelant à quel point les humains n'étaient pas les bienvenus. Cela faisait donc longtemps que j'en n'avais pas croisé un... Dommage, malgré leur fragilité évidente, ils possédaient une énergie vitale souvent plus douce et plus pures que celles des créatures magiques. Sans vouloir faire ma gourmande, j'appréciais toujours de changer un peu de saveurs...

    "Cela fait longtemps que l'on n'a pas goûté un peu d'humain...
    Voyons, nous sommes civilisés."


Un mouvement furtif se glissa dans l'ongle de ma vision et je sentis une peau douce et glacée se glisser le long de ma cheville avant de remonter le long de ma cuisse. Effleurant le corps tortueux qui se lovait autour de mon nombril. j'esquissai un sourire quand une langue fourchue effleura mon ventre.

Tu es revenue plus vite que je ne l'imaginais.

    "Les souris sont légions, ici... Me nourrir est plutôt facile. Ou allons-nous ?"


Gloussant légèrement en réponse à mon familier reptilien, je continuai ma route, constatant que la nuit s'était déjà bien installée. Ayant encore des économies de mes précédentes missions, je me dirigeai donc sans complexe vers la place principale où se trouvaient des auberges à la qualité. Pour une fois, j'allais dormir dans un bon lit sans avoir à m'inquiéter si les draps avaient été changés ou non.
Traversant la foule qui se pressait pour admirer les spectacles de feu, j'esquivai une main dotée de mauvaises intentions sans même m'y attarder et atteignis, soulagée, la porte du bâtiment ciblé.
Une fois à l'intérieur, les bruits de dehors s'éteignirent immédiatement, remplacés par ceux, feutrés, de discussions autour d'un bon repas. Me dirigeant vers le comptoir en louvoyant entre les tables, je rabattis mon capuchon sur mon visage afin de me fondre dans la discrétion.

Bonsoir. Vous reste-t'il une chambre de libre ?

La tenancier arrêta de sécher le verre qu'il tenait entre ses mains et posa son regard sur moi, une mine suspicieuse sur le visage. Ne répondant pas à ma question, je compris qu'il n'était pas poli de se présenter ainsi couverte et je retirai le tissu de mon visage en retenant un soupir. Son regard s'adoucissant aussitôt, il fut soudainement plus souriant et je vis ses yeux se glisser le long de mon corps.

Il nous en reste, madame. Dois-je vous en faire préparer une ? Peut-être souhaiteriez-vous dîner avant ?

Je vais m'installer. Un verre de rhum suffira, merci.

N'attendant pas de commentaire supplémentaire, je me dirigeai vers le fond de la salle et m'installai à une table seule. Une serveuse posant ma commande devant moi quelques minutes après, je bus une gorgée, commençant à me perdre dans mes pensées. Le bruit de la porte d'entrée me ramenant à la réalité, un silence tomba sur la salle et je portai mon attention sur le nouvel arrivant.

    "Ca alors, puisqu'on en parlait...
    Il pue l'humain, celui-là."


Un sifflement inaudible s'élevant du col de mon haut, je sentis Magoa glisser sa tête à l'air libre pour poser ses yeux dorés sur l'inconnu.








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Ven 16 Déc - 11:05
Les lunettes baissées sur les yeux dissimulant son visage à demi, Ars  se frayait un chemin droit devant lui sans perdre le temps de regarder en arrière, la regard baissé sur ses chaussures, et les épaules rentrées comme si il affrontait une intempérie. Il ne fallait pas qu’il se fasse remarquer. Cette fois il était vraiment dans la merde jusqu’au cou. L’abysse infinie de sa bêtise avait fini par le pousser dans un véritable guet-à-pen qu’il ne pourrait pas éviter cette fois.

Tout avait commencé par une simple occasion de visiter Eclypeth par le biais d’une  course payée grassement pour pas grand-chose. Ars avait stupidement accepté l’occasion de prendre un passeur pour se rendre sur ce monde dont il n’avait que rarement entendu parler et sur lequel il n’avais jamais mis les pieds. Seulement cet abruti avait oublié un détail qui faisait actuellement de ses chances de survie les même que celle d’un plat de frites de fast food dans une réunion de soutiens pour obèse. Les humains n’étaient plus tolérés sur ce monde. Ars dans son esprit pensait que cela s’adressait uniquement aux Vanerziens, qui étaient de toute façon trop rares en dehors de leurs propre planète pour que cela ait une importance. Grave erreur. Cette simple mission touristique allait s’avérer être un piège mortel qui s’était renfermé sur lui.

Plus aucun être humain n’était toléré sur les terres d’Eclypeth, qu’importe son origine. Ars s’était jeté dans une mort douloureuse et certaine par simple stupidité. Tout s’était pourtant bien passé jusqu’à ce qu’il quitte le périmètre du passeur et du marché et qu’il se retrouve à déambuler aléatoirement dans la ville de Coast City par pure curiosité. Mais une fois en dehors des limites de ce brassage continuel de monde, l’atmosphère s’était soudainement faîte lourde et oppressante. Ars se sentait suivi, épié, dévisagé et tout un tas d’autres adjectifs malaisant qui aurait pu illustrer le désagréable sentiment de rejet qu’il ressentait ici. Il ne se sentait pas à sa place et avec raison.

Au début il pensait que c’était peut être parce qu’il devait effrayer les gens son allure futuriste, après tout ici on roulait encore avec des charrettes. Mais au fond, il savait que ce n’était pas ça.
Essayant d’ignorer son malaise Ars avait essayé d’ignorer cette sensation croissante, essayant de se fondre de ne pas faire long feu. Malheureusement il se perdit et la nuit tombait.
Il était vraiment en danger, il lui fallait réfléchir vite à une solution. Il s’était probablement perdu dans le méandres de la ville et pour pouvoir regagner le passeur il fallait qu’il sache ou aller.
Il s’engouffra dans la première taverne d’une ruelle, et autant dire qu’il aurait mieux fait de s’abstenir. Malgré ses lunettes sur le nez, sa capuche et son long manteau bleu, tous les occupants le dévisagèrent comme si il avait été une tâche orange sur un drap blanc tout juste teint.

Loin d’apprécier être le centre d’attention précieusement quand une paranoïa maladive s’était emparée de lui, il voulut repartir par la ou il était venu, et tenta de rebrousser chemin mais une puissante main le bouscula vers l’avant et le força à entrer à l’intérieur sans qu’Ars n’ai son mot à dire. Le jeune aurait bien refusé poliment, mais l’heure n’était pas apparemment aux politesses. Devant le silence insistant et pesant, il fini par prendre la parole en levant la main d’un air gêné.. Puisque de toute façon, c'était cuit, autant y mettre le panache.


« Heu Salut. »



Dernière édition par Ars Enswarn le Sam 24 Déc - 3:16, édité 1 fois
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Mer 21 Déc - 21:26


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Après ce bref instant de silence, les conversations reprirent alors bien qu'un ton en-dessous. Fixant le jeune homme qui tenta de faire demi-tour, un homme à la large carrure posa une main sur son épaule et le fit entrer. Le sourire plein de dents qu'il afficha indiqua clairement sa nature de loup-garou et j'en vins même à éprouver un peu de peine pour cette petite friandise égarée...
Une certaine tension se faisant ressentir dans la salle, je remarquai avec un soulagement étonnant qu'heureusement, il n'y avait pas foule non plus. Une famille d'hommes loups se tenait autour d'une table et reniflait l'air avec envie, je repérai ensuite un trio de sirènes et triton qui ingurgitait des litres d'eau, puis quelques autres créatures magiques dont la nature était plus difficile à reconnaître.

    "Il a du cran, de débarquer ici. Ne sait-il donc pas que les humains sont peu appréciés, à Eclypteth ?
    Du cran, ou bien de l'inconscience...
    Il n'a pas l'air méchant, c'est dommage."


Lâchant une salutation plutôt hésitante, personne ne lui répondit bien que beaucoup de monde encore avait les yeux braqués sur lui. Toute possibilité de retraite anéantie par la présence du changelin dans son dos, il avança de quelques pas dans la salle, nous permettant de l'observer plus attentivement. Un style plutôt atypique, il n'était pas difficile pour un voyageur de repérer là des caractéristiques de Vanerzame. Un humain, mais de plus, un terrien qui plus est ! Le pompon...

Tu t'es perdu ? Lâcha une voix au milieu de la salle, goguenard.

Mais non, il savait qu'on l'attendait ! Répondit une autre, railleuse et légèrement menaçante.

Une bref parole de l'aubergiste calma quelque peu les ardeurs des moins contrôlables mais on sentait qu'il suffisait d'un rien pour que ça n'explose. De plus, même si le commerçant préférait éviter tout problème dans son établissement, le regard qu'il jetait sur son nouveau client inhabituel était peu sympathique... A croire que si débordement il y avait, peu de secours il apporterait. C'était tellement ennuyeux ces petites gue-guerres interraciales... Chaque nature avait déjà ses propres inconvénients, si on commençait en plus à s'en rajouter entre nous... Succubes contre vampire, vampire contre loup-garou, sirènes contre banshee... Et toutes ces petites curiosités réunies pour croquer de l'humain. Rien de très réjouissant, en somme...

    "Boarf, allez, on n'a rien à faire, tu ne veux pas le tirer de là ?
    A quoi bon, je ne le connais pas.
    Allez... En plus, on emmerde rarement les succubes, personne ne t'en tiendra rigueur..."


Retenant un énième soupir, je bus une gorgé de mon rhum, j'y jetai une olive verte dedans avant de le reposer. Enfin, je me rengorgeai légèrement et pris la parole posément, tranchant ce silence désagréable comme une motte de beurre.

Enfin, tu es arrivé. Dis-je avec une lassitude feinte. Cela fait presque vingt minutes, que je t'attends, viens donc t'asseoir.

Lui adressant un large sourire, je levai légèrement mon verre vers lui. Notant les regards peu amicaux que l'on m'envoyait, je me mis à pianoter sur la table jusqu'à ce que mes griffes sortent légèrement, cliquetant allègrement d'un bruit métallique sur le pourtour en acier. La plupart des clients reconnaissant en moi une membre des créatures magiques, mais aussi une succube - et pour le coup je bénissais notre mauvaise réputation - l'attention me quitta progressivement et ce fut plus tranquille que j'attendis la réaction de notre invité surprise. Soit il acceptait la perche que je lui tendais, soit il la rejetait et je ne donnais pas cher de sa peau. Attrapant un feuillet qui traîner sur l'étagère à côté de moi, j'y lus la description d'une mission destinée aux chasseurs de primes. Quant toute cette petite mascarade serait terminée, peut-être me mettrais-je à nouveau au travail...


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Lun 26 Déc - 21:03
La tension dans l’air était telle qu’on aurait pu en couper un morceau pour le servir sous cloche. Ars essayait de garder son sang-froid, mais fort heureusement, le destin n’avait pas fini de s’amuser à lui jouer des tours. Une voix s’éleva pour rompre le lourd silence.

C’était une jeune femme dans la fleur de l’âge d’après sa voix. Elle devait avoir une vingtaine d’années, d’après ce que Ars aurait pu estimer. Son ton tranchait avec son timbre, l’assurance tranquille qui émanait de ses mots avait su faire redescendre la tension d’un cran. Ars saisit la perche au vol dans un élan de gratitude qu’il aurait bien le temps d’exprimer plus tard. Feignant d’être beaucoup plus à l’aise que ce qu’il ne l’était il leva un bras en sa direction.


« Heu oui, j’ai essayé de ne me montrer trop insupportablement vivant. C’est un peu raté je crois.. »

Aucun rire ne s’éleva dans la salle. Mais ça Ars avait l’habitude, aussi il se mit à traverser la salle avec de grandes enjambées rapides. Mais l’attention que lui avait porté la jeune fille avait déplu. Et un type imposant, lui barra le chemin, il n’était pas bien plus grand que lui, mais il devait clairement faire deux fois sa carrure, et il semblait particulièrement hargneux.

« Alors tu lui plaît à celle-là ? T’es son mignon, ou son futur repas ? » Il éclata d’un rire sordide et grinçant comme des ongles aiguisés sur une assiette, il montra ensuite la jeune femme du doigt et lui demanda de manière agressive

« Je ne suis même pas sûr qu’il puisse te regarder dans les yeux. » Reprenant ensuite directement à Ars, il le bouscula sans ménagement en sens inverse. « Tu m’excusera ma jolie, mais celui la va m’attendre dehors. »

Cela semblait être une finalité claire comme de l’eau de source pour la brute. Avec un grognement le jeune homme n’obtempéra pas. Certes, en temps normal Ars aurait prit ses jambes à son cou, inutile de se faire charcuter pour un endroit ou picoler. Mais la en l’occurrence, sa seule chance de survie était de compter sur la jeune femme et sur la lassitude d’un aubergiste qui ne voulait pas de débordements dans son bouge.

De toute évidence le type devant lui devait aussi compter sur l'assistance de la foule.

« Et si vous retourniez plutôt à votre quignon de pain, votre fromage et vos oignons ? Je ne suis pas très intéressé par votre genre. En fait à première vue si, mais de près c’est une autre histoire que vous n’avez pas très envie d’entendre de toute façon. »

Un petit élan d’audace glissé poliment à l’encontre du type, ça ne risquait pas de faire de mal. Mais au vu de sa tronche, c’était en fait un peu trop.

L’homme prit mal sa remarque essaya de l’attraper au col. Ars était un garçon vif, habitué à la ruse pour se tirer des mauvais pas. Aussi, il se laissa nonchalamment faire un pas de côté pour laisser l'homme attraper un endroit vide, dans le même temps Ars s'était glissé derrière lui et rejoingnait la table de la jeune femme à grandes enjambées. Ars ne se retourna volontairement pas. Il ne fallait pas qu'il donne l'impression d'être paniqué. On pouvait feindre l'assurance par le sarcasme.

"Merci, c'est aimable de me céder le passage avec une telle courtoisie."
Enfin arrivé à la table de la jeune femme, il lui sourit de manière orgueilleuse feignant de la connaître.


"Tu me connais, une robe, et je ne sais plus qui je suis."

Il éclata d'un rire franc, le coeur battant à tout rompre dans ses tempes, parce qu'il sentait que ce n'était pas fini. Il aurait peut être du se retourner finalement..

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Sam 7 Jan - 3:25


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Ars Enswarn
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Recevant mon aide avec plus de facilité que je pensais, je gardai néanmoins un sourire léger pour ne pas faire remarquer la moindre surprise sur mon visage. Rétorquant avec un humour mal reçu et peu apprécié à sa juste valeur, je me contentai d'oser les épaules en signe de compréhension minime. Il avait l'air plutôt gentil, ce petit humain, mais il n'était pas très très malin de vouloir se faire remarquer avec autant de panache. S'approchant de moi pour me rejoindre à ma table, une silhouette massive se dressa devant lui pour lui barrer le chemin. Levant les yeux au ciel, je retins un soupir las et attendis de voir la suite, curieuse. Me faisant brièvement interpellée, le pilier de taverne pachydermique s'en prit tout particulièrement au jeune humain, tentant de le déstabiliser sans ménagement. Ne prenant pas la peine de répondre à la pique lancer par son agresseur, je restai silencieuse et écoutai son interlocuteur rétorquer avec humour et provocation discrète. Quand un geste plus violent s'amorça, ma main se porta instinctivement à la garde de mon arme mais je vis le jeune homme esquiver facilement cette attaque grotesque avant de le contourner fluidement pour venir à moi.

    "pas très futé de venir ici, mais il est plutôt amusant.
    Il a donc votre bénédiction ?
    Sss... Tu peux le laisser s'asseoir avec nous"


Se plantant devant moi, tout sourire, il lâcha une petite réplique amusante qui en disant long sur ses goûts en matière de chair. Répondant par un signe de tête amusé, je lui fis signe de s'installer afin que nous puissions regagner à nouveau un instant de paix au milieu de cette tension désagréable. Avant même qu'il n'amorce le moindre geste, une ombre s'agrandit dans son dos et je vis un poing fuser vers sa tempe. Mon corps réagit instinctivement, non pas par envie de protection mais peut-être plus par réflexe de défense. Après tout, s'il l'esquivait, c'était moi qui étais direct en ligne de mire, et les dommages collatéraux, je préférais les stopper avant qu'ils n'aient lieu...
Passant souplement par-dessus la table, mes doigts s'enroulèrent autour du poignet de l'agresseur tandis que mes ongles s'enfonçaient profondément dans sa chaire. Grimaçant légèrement sous la puissance de l'impact qui se ressentit jusque dans mon épaule, je lâchai un infime soupir d'exaspération.

Sérieusement... Lâchais-je dans un sifflement. Est-il donc impossible à un abruti comme toi de te tenir convenablement le temps d'une soirée ? Cet humain est avec moi, les choses sont claires j'espère.

Irrité, il bafouilla quelques paroles incompréhensible, postillonnant allègrement dans sa rage puérile. Esquivant les projectiles indésirables, une vague de chaleur monta en moi et j'entendis son hurlement avant même de réaliser ce qu'il venait de se passer. Mes griffes rétractables - miaou haha - avaient transpercé sa chaire comme du papier, traversant son poignet de part en part et teintant peu à peu le sol d'une couleur carmin.

    "Bordel Kelen !
    Je... Oups. Je vous assure que j'ai pas fait exprès !"


...'tin de succube...

Le silence à peine entrecoupé par les gémissements de mon punching ball involontaire faiblit sous les remarques feutrées des spectateurs. Rétractant mes lames naturelles, je secouai ma main pour en ôter le fluide sanguin et me rassis à ma place. Heureusement, personne dans cette auberge ne semblait assez belliqueux ni assez puissant pour tenter quoique ce soit.
Lassé par ce qui venait de se passer, l'aubergiste passa devant son comptoir et finit par empoigner l'homme ensanglanté avant de le mettre à la porte. Se tournant vers moi, j'affichai un sourire gêné tandis qu'il posait son poing sur la table d'un air rageur.

Il n'y a pas de tapage chez moi, est-ce bien clair ?! Alors foutez le camp de là !

Ce n'était nullement mon objectif, répondis-je doucement, mes gestes ont dépassé ma pensée, croyez-le bien...

Posant une main sur la sienne en signe d'apaisement, j'y injectai de légères ondes d'apaisement qui eurent un effet immédiat. Son visage se ramollissant quelques peu, il finit par sourire d'un air un peu bête avant de se redresser, presque à regret.

Ca passe pour cette fois... Balbutia-t-il. Mais heu... Évitez de recommencez. Vous... Vous voulez peut-être d'autres olives pour accompagner votre boisson ?

Avec plaisir...

Quand il se fut enfin éloigné, je poussai légèrement la chaise en face de moi du bout de mon pied et reportai mon regard sur le jeune humain. Tachant d'avoir un air avenant, je préférais passer sous silence les événements précédents. Le self control était quelque chose d'important pour moi, je n'appréciais pas de le perdre et encore moins en publique.

Donc hm... Nous disions. Repris-je, indifférente à l'ambiance plutôt glacial que créait la clientèle restante. Assieds-toi donc, il est temps de parler des choses sérieuses.

Et du bout de mes doigts, je pianotai distraitement sur le contrat de travail que j'avais déniché un peu plus tôt...



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Mer 18 Jan - 18:54
Ars tira la chaise avec dans un crissement lourd, s’affalant dessus de tout son long. C’était fini enfin. Il n’allait rien se passer de finalement désagréable. La jeune femme avait réussi à calmer les véhémences racistes des plus effrontés, seulement les griffes qui étaient sorties de son poing n’étaient pas faites pour le rassurer. Il connaissait les succubes de réputations. Ces créatures qui pouvaient se repaître de l’énergie vitale d’autres être vivants étaient craintes. C’était des êtres retors et particulièrement fourbes.

Le jeune homme était légèrement raidi par ses expetations, mais ne voulait pas paraître trop méfiant au cas ou il devrait potentiellement esquiver un piège. Qu’est ce qui était le pire, finir casse-dalle pour cannibales ou coquille vide sans énergie à la merci de tous les dangers après l'opération abominable qui consistait à se faire aspirer son énergie vitale par une femme.. La deuxième option était pire, se regarder mourir impuissant, c’était vraiment triste et cruel et l'idée d'approcher une femme d'aussi près donnait des gaz à Ars. Au mieux, il pouvait être fort probable que la succube ait voulu lui sauver la vie pour mieux lui ôter après. C’était peut être de la paranoïa, mais il valait mieux être prudent. Le jeune homme tenait à sa vie, et cela plus que tout autre chose.

Ars détailla le papier, avec un hochement de tête désolé, il sorti son holvario. La sphère étincelait, déployant une aura bleutée, puis jaune, puis verte, puis rouge, puis de nouveau bleutée, passant par toutes les nuances que pouvaient offrir ses couleurs. C’était un contrat de chasse. Le jeune homme était surpris, parce que c’était une offre plutôt intéressante. Mais très opportuniste. Après tout, Ars voulait juste s’en aller au plus vite de cette planète hostile. Il n’avait aucune raison d’accepter un contrat. C’aurait été tenter le diable.

Il s’approcha de la table avec un air de conspirateur, croisant les mains sous son front il marmonnait à voix basse, les yeux rivés vers le bas.

« Je vous remercie pour votre intervention, mais le truc, c’est que je ne suis pas vraiment à ma place ici, vous croyiez que vous pourriez me raccompagner au portail ? Je vous avoue que j’ai un peu peur de passer un sale quart d’heure. Je peux mimer de l’assurance. Mais je crois que j’ai quand même besoin d’aide pour me tirer d’ici. Et je crois aussi pouvoir affirmer que je ne suis pas un très bon chasseur de prime, donc heu.. Hmm, vous voulez bien m’aider ? Je sais que je vous dois la vie du coup, tant qu’à déjà l’avoir fait une fois, vous pourriez recommençer ? Je sais j’exagère un peu.. »

Il avait fini par parler de manière précipitée ses chuchotements s’étant fait de plus en plus rauques. Il avait volontairement laissé transparaître une légère panique dans sa voix, comme s’il était vraiment vulnérable. Après tout, s'il se dirigeait droit dans un piège, il valait mieux faire semblant de se laisser prendre.

"Je comprendrais si pour m'escorter, vous désirez une contre-partie comme mon aide dans cette chasse. Mais je risque de vous ralentir."

Bien sûr, au cas ou les choses tourneraient mal, Ars avait de la ressource, et auquel cas, cette ressource pouvait bien valoir la moitié de la prime. Mais le jeune chasseur préféra garder cette information pour lui. Dans la pudeur et la retenue, c'était tout lui ça.


"Alors ?"

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Jeu 26 Jan - 18:43


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Ars Enswarn
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Le jeune homme semblait désemparé mais bon bagou précédent me poussait à croire que ce côté fragile qu'il montrait l'arrangeait bien. Ne relevant pas son comportement étonnant, je préférai l'ignorer puisqu'après tout, bien qu'il me semblait sympathique, il n'étais pas plus intéressant que cela. Je n'étais pas méprisante, loin de là, ne me jugez pas trop hâtivement... Mais pour moi, j'avais effectué ma bonne action de la journée et il me semblait que tout portait à croire que cette rencontre ne s'éterniserait pas. L'entendant bégayer, je sentis Magoa se raidir sur mes épaules, me sifflant qu'elle se méfiant de ce petit bout d'homme. Me demandant si je pouvais l'accompagner jusqu'à un portail, je me retins alors d'éclater de rire. Avait-il vraiment cru que je jouerai le rôle de la nounou pour conserver l'éclat de ses petites fesses ? J'étais chasseuse de primes, je n'étais pas du genre à aider gratuitement ni à materner quique ce soit pour l'unique plaisir de le faire... Certes, si j'avais du temps à perdre j'aurais peut-être pu envisager de faire un petit bout de chemin à ses côtés, mais là....

«C'est toujours une petite réserve de bouffe, en cas.
Je ne mange pas n'importe quoi, voyons... Il n'est pas de mon bord, celui-là. »

Me proposant de me dédommager en m'aidant dans le contrat que je tenais à la main, je marquai un temps d'hésitation. Après tout, peut-être pouvais-il se montrer utile ? Il faisait faible ainsi, mais il semblait avoir beaucoup plus de ressource qu'il ne le montrait et la prime était suffisamment conséquente pour en offrir la moitié. Je n'étais pas très attachée à la richesse et je possédais suffisamment d'argent pour pouvoir vivre décemment. De plus, bien que je préférais la solitude, un peu de compagnie ne pouvait pas me faire de mal... Surtout quand j'étais sure que mon camarade temporaire ne tenterait pas de me sauter dessus dès que j'aurais le malheur de tourner le dos.

« C'est toujours bien d'avoir un pote gay, hein ?
Le cliché... C'est du propre, bravo ! »

Voyant qu'il attendait ma réponse, je ramenai lentement une mèche de cheveux en arrière et posai la feuille de la mission entre nous. Il s'agissait de trouver et de démanteler un réseau d'esclaves... Rien de bien compliqué en soi, quand on connaissait le genre de lourdauds qui s'en chargeaient.

Hm... Je n'ai pas vraiment le temps de t'amener jusqu'à un portail, répondis-je alors. De plus, si tu as réussi à venir jusqu'à ici, je pense que tu es largement capable de repartir, non ... ?

«Ces jeunes qui veulent toujours gratter à la moindre opportunité... Il est du genre à aller se rouler dans la boue devant des fanfares sauvages, à taper du pied toute la nuit, lui ! »

… Mais je suis actuellement sur un contrat qui n'est pas très compliqué en soi. Je voulais m'en occuper seule mais un peu de compagnie ne me dérange pas, et puis... Tu auras l'occasion de découvrir un peu plus Coast City et ses traditions.

Un grognement à la table voisine répondit à ma phrase et je compris que l'idée qu'un humain continuant de se balader ici n'était pas pour plaire aux yeux de tous. Mais bon... J'aimais bien provoquer un petit peu et bien que je savais que dans le futur cette histoire risquait de me retomber dessus, je trouvais cela plutôt amusant.

Donc ma foi, pourquoi pas. Après tout, que tu sois utile ou non, peu m'importe, cela me permettra d'avoir un peu...

« de bouffe !! »

…. de compagnie !



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Mer 1 Fév - 22:49
Ars fini par accepter avec un vague haussement d’épaule. Il était plutôt content de partir vers une nouvelle aventure, mais un sentiment de circonspection ne le quittait pas.

Néanmoins une curiosité maladive s’était emparé de lui. En effet, les us et coutumes de ce monde lui étaient fermés, incompréhensible, et maintenant qu’il y était confronté, semblaient même barbare. Les odeurs, les gens et leur potentielle brutalité, il y’avait la quelque chose à la fois d’inquiétant et extraordinaire. Si le danger n’avait pas était la principale de ses préoccupations, Ars aurait sûrement profité plus longuement de l’architecture autochtone et des diverses curiosités qui s’offraient devant lui, simple Kaleryen.

Lorsqu’ils sortirent de l’auberge, la jeune femme homme le briefa sur le contenu de la mission : Ils devaient tenter de retrouver des trafiquants d’esclaves. Chose assez surprenante pour Ars, puisque l’esclavagisme et l’aliénation n’avaient pas trop cours de la ou il venait, oh bien sûr, il y’avait des esclaves modernes, prostitués et autres personnes aliénés à un sort par la contrainte. La il se figurait des truc à l’ancienne, avec des chaînes, des fouets, et tout ce qui allait de servage.

La jeune femme les guida avec agilité dans les rues, esquivant les places peuplées, utilisant les ruelles labyrinthique pour se faufiler sans attirer d’attention, les gens levant à peine les yeux de leurs porche en les voyants passer. Le décor aussi changeait progressivement. La pierre brute laissait place à du bois, et les ruelles exigües étaient de plus en plus nombreuse, comme le dédale d’un nid de rat, et bientôt le jeune homme ne pût plus discerner le chemin pour retourner à la route principale. Pendant ce temps, la jeune femme lui avait fait un topo.

Ils allaient à la rencontre d’un homme qui avaient apparemment des informations à leurs donner. Il était donné en information avec le contrat, et il semblait que la jeune femme avait pris son temps pour étudier pour la cible. Celle-ci était un marchand qui partaient avec de grandes caravanes en direction d’Eclypeth, souvent pour plusieurs jours. Sa faille avait disparue il y’a quelque temps. Mais il semblait que dans le même temps, celui-ci n’étais pas tout blanc, et d’après ce qu’avait pu glaner la chasseuse, il semblerait que celui-ci ait un lien avec l’affaire qui les concernait.

Tout en ingérant ces informations, la jeune fille l’arrêta d’un geste, le mettant à l’ombre d’un toit, indiquant une maison juste en face. Ars en profita pour poser les quelques questions qui lui trottaient dans la tête.


« Bon, on va essayer de reprendre calmement. Si j’ai bien compris, on a affaire donc à un type qui servaient sûrement de lien avec les alentours avec ces esclavagistes, et il semblerait qu’aujourd’hui sa fille ait disparue, et qu’on ai enfin connu l’existence d’une piste pour leur cachette ? Bon très clairement, il les a balancé en fait, pour leur faire défaut, comme une cinquième vitesse de Ren.. Heu, un truc de Vanerzame, bref. Il y’a des chances que ce soit un piège, et ca va être compliqué de le discerner. Ah oui, et au milieu de tout ce bordel, je ne me suis même pas présenté, je m’apelle Ars, mais étant donné que je suis un boulet tellement lourd que ma mise en mouvement pourrait bouleverser la constante de la gravité, tu m’apeller Cul. Je suis enchanté de m’être mis dans la mouise avec toi. »



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