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Lie dormant my babies, your time will come~
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Dim 20 Nov - 0:54

Dolorine
Crépuscule - Gourmandise




Informations générales

//
Dolorine
Physiquement environ vingt-cinq ans
Kalerya
Féminin
Cinquantaine de kilos
Près du mètre soixante-dix
Hétérosexuelle
Fée / Goule
Biche de Cérynie





Informations psychologiques

Hobbys & phobies
Qualités & Défauts


Hobbies : S'amuser avec la nourriture, manger, nourrir ses enfants, jouer de la harpe, chasser, piéger, conquérir.

Craintes et haines : Les serpents, les guêpes, les grandes flammes, le trop grand bruit, la mort de ses enfants.
Qualités : Intelligente, stratège, calme, calculatrice, actrice, maternelle, protectrice, observatrice, trompeuse, impérieuse.

Défauts : Gourmande, misanthrope, rancunière, vicieuse, joueuse, cruelle, impérieuse.





Magie et arme

Magie
Arme


Mère des couvées
« Je suis l'horreur de tous les enfants, la chimère cauchemardesque des mythes de Vanerzame. Je suis celle que la nuit porte et que l'ombre cache. Je suis celle qui rôde. Je suis celle qui tue. Je suis celle qui gouverne. Je suis celle qui règne. Je suis la Matriarche.
Ma magie est un don. Le don de la création et de la pensée unique. La pluralité avant la singularité. Vous ne comprenez surement rien et, dans un effort de ma part, je tâcherai à m’abaisser à votre niveau cérébral pour ces prochaines lignes. Alors que la plupart des mortels des quatre mondes se basent sur des capacités offensives et se font la course en se demandant qui aura le sort le plus dévastateur, je m’accorde la joie de créer leur damnation. Je suis la Mère des couvées. La Matriarche d’une société que tous les mondes connaissent et craignent. Vous le savez au fond de vous, de votre cœur. Vous l’avez-vous aussi, cette peur viscérale de mes enfants, des miens, de nous. Vous ne pouvez vous empêcher de les fixer lorsque vous les voyez, ne pouvez dormir dans une pièce où vous l’avez aperçue avant qu’elle ne disparaisse. Vous suppliez vos semblables plus téméraires de vous libérer de la simple présence de la plus petite d’entre nous. Et vous osez prétendre être l’avenir des mondes. Les sauveurs. Vous nous tuez par centaines, par milliers. Pour une simple présence. Mais allez-y, continuez. Ecrasez les sous vos chaussures. Leurs cris ne fait qu’attiser ma haine, leur douleur ne fait qu’augmenter ma colère, leur perte ne fait qu’avancer la vôtre.
Tant pis si cela prend des siècles pour vous annihiler, tant pis si je meurs. Une autre prendra ma place. Nous sommes éternels. Je suis implacable. Je suis la Couvée ! »
- Extrait d’une discussion entre la Reine et l’une de ses proies.


« Ici repose la mémoire de Dolorine, scribe de la Reine. Si vous parvenez à percer mon codage linguistique, c’est que vous avez surement les connaissances nécessaires ou les moyens de la faire tomber. Cette femme est loin d’être folle. Son pouvoir l’anime mais elle reste parfaitement consciente de ses actes. Elle n’agit pas comme un monstre mais comme une mère. Son repaire est comme le domaine familial, ses filles et fils sont partout. Comme un immense garde-manger, ils stockent leurs proies dans de grands cocons de soie hermétiques. Ils injectent du venin dans les corps pour les endormir et ne les réveillent que pour les amputer du membre qu’ils comptent manger avant de le rendormir. Un comportement tout à fait normal pour l’espèce mais avec une proportion plus grande au vu de la société qu’Elle a construit. N’essayez pas la ruse face à elle, elle vous trouvera et jouera avec vous jusqu’à se lasser. Il semblerait qu’elle partage une sorte de lien avec ses enfants, je ne pourrais pas le décrire mais elle semble en perpétuelle communication.»
- Message codé de Dolorine.


« Les Araignées font partie d’une espèce quasi-uniquement matriarcale. Les femelles sont plus fortes, plus grandes et plus dangereuses que les mâles qui ne sont destinés qu’à produire la descendance. Dans le cas de la menace arachnoïde que nous impose cet individu, ce trait est amplifié. D’ordinaire, seules quelques races spécifiques d’araignées se rassemblent de manière à créer quelque chose de plus grand et de plus solide. Ici, elles possèdent un leader. Une Reine pour être plus exact. Ne pensez pas que vous pourrez l’écraser sous votre pied. Cette Reine est humanoïde. Nous soupçonnons une magie perdue au vue de la puissance que cela implique.
Prenez bien en compte que si nous avons l’avantage technologique et possiblement magique, nous sommes obligatoirement écrasés par leur nombre. Nous ne sommes pas en possession de chiffre précis mais les galeries s’étendent ses des centaines de kilomètres sous terre. Nous ne savons quasiment rien sur l’ennemi à part qu’il est très dangereux. Rompez. »
- Extrait du briefing précédent l’assaut des galeries.


« … plus qu’on ne l’imaginait. Nous nous sommes fourvoyés. Elle nous a doublés. Tout le monde est mort et je suis caché dans un des recoins des galeries. Si vous lisez ces lignes, c’est qu’elle m’a trouvé et que je ne suis plus là pour protéger mon carnet. Ne la sous estimez pas ou »
- Dernières lignes d’un carnet abîmé retrouvé dans les anciennes galeries souterraines de Vanerzame.


« La Reine est faible aujourd’hui. Parallèlement, le nombre de grouillante a sensiblement augmenté. Même si elle ne le montre pas, j’ai la nette sensation que cette femme donne de son énergie vitale pour créer ses enfants. Ce qui pourrait expliquer pourquoi elle tient tant à protéger les œufs et qu’elle ne submerge pas les mondes de vagues d’araignées et d’arachnés. Sa puissance est presque une injure à tous mage. Telle un colosse aux pieds d’argile, sa magie semble posséder ses limites, et non des moindres. Elle semble pouvoir créer ses enfants presque immédiatement mais, ne l’ayant vu le faire que de rares fois et au vu de son état, ce n’est clairement pas dans son intérêt de le faire en plein combat sauf si elle se trouve plus que protégée, et encore. Elle a dévoré deux personnes vivantes pour se régénérer après tellement elle semblait faible. Leurs cris résonnent, encore aujourd’hui, dans ma tête. Je.. Je sais que je ne m’en sortirais pas. Faites juste savoir à mes parents que je ne suis pas morte en vain. »
- Message codé de Dolorine.
Aucune
« Dépouillée de mes dagues depuis ce jour, je n'ai plus aucun moyen de me défaire de son emprise. Comment ai-je put croire que je la battrais ainsi. Faut-il être idiote pour me comprendre.. ? Je le crains. Quand bien même je reposer les mains dessus, leur fabrication basique ne me permettrait de faire quoi que ce soit. »
- Entre-ligne de Dolorine.





Description mentale

« C'est un monstre. Mais ne croyez pas que cela ne vient que de sa magie. Bien au contraire. Sa monstruosité réside bel et bien dans son humanisme. Elle semble toujours prévoir le moindre détail à l'instar des plus grand paranoïaque. Et ce, pour installer cette même paranoïa dans le cœur de ses cibles. Elle prend un malin plaisir à usurper, mentir, jouer, manipuler et tromper qui que ce soit. Cependant, ne vous méprenez pas. Cela ne vient pas d'un plaisir pervers et malsain comme la plupart de sociopathe et autres fous. Non. Sa haine et cette envie profonde provient de sa misanthropie viscérale. La Reine exècre la vie Humanoïde sous toutes ses formes à l'exception faite des individus servant sa cause, de manière direct et indirecte tout comme volontairement ou non. Cette personne a un but et croyez bien qu'il ne suffira pas d'un médiateur et d'une proposition à l'amiable pour lui ôter sa combativité. Je l'ai vue de mes propres yeux réduire littéralement un enfant en charpie, pièce par pièce, devant son géniteur pour avoir simplement évoquer le fait d'accorder la clémence à certains de ses ennemis. Dans le fond, elle possède un cœur. Mais uniquement tourné vers sa progéniture. Elle ressent toutes les émotions et, même si elle se targue de les cacher, ses yeux la trahissent parfois.Je me suis surprise un jour à éprouver de la compassion envers elle lorsque, quelques instants ses yeux ont laissé échappé un cri de peine et de désespoir à lorsque l'une de ses couveuse s'est faite attaquée. »
- Message codé de Dolorine.


« ... Mes mains tremblent. Je. Certains mots me sont trop durs à écrire. Je sens mon corps hurler de douleur mais il faut que je continue. Je fais partie du groupe d'assaut numéro trois cent trois ayant eu pour mission de déloger la Reine. Tout le monde est mort. Elle nous a piégé un par un, pendant des heures. Peut-être même des jours. Je n'ai pas dormi depuis trop longtemps pour comprendre ce qu'il se passe. Sa voix résonnait dans les tunnels et jouait avec nous. Je n'avais jamais rien vécu de tel. Nous n'étions pas préparés pour ça. Je l'ai supplié de m'épargner, j'ai tellement pleurer que mes yeux me brûlent depuis de longues heures. Elle m'a laissé la vie sauve mais à quel prix. En ce moment même, je sens des choses s'agiter dans mes muscles, plusieurs bosses mouvantes roulent sur ma peau. Mes jambes refusent de bouger, mes nerfs ont été grignoter avec une lenteur ignoble. Elle m'a laissé le choix de mourir ici ou de tenter de trouver de l'aide dehors. J'ai préférer mourir. Je sais pertinemment ce qu'elle avait en tête. Un peu comme à l'image de cette histoire Vanerzamienne.. Le cheval de Troie... »
- Message déchiffré sur une page carbonisée retrouvée après la seconde attaque des galeries.




Description physique

« ... ici se trouvera ma description. Loin de moi l'idée d'une vague envie narcissique. Il est juste une chose. Les galeries sont parsemées de douves où gisent les squelettes partiellement détruits et rognés jusqu'à la moelle. Je sais que mon heure va bientôt arriver et si un jour les galeries sont reprises.. Je souhaiterais que mon corps retourne dans mon pays. Je suis loin d'avoir une apparence très impressionnante. Je dirais même que je suis plutôt mignonne, dans le sens innocente. Je ne suis ni très grande ni trop petite. A tout hasard, je dirais que ma taille s'approche du mètre soixante-dix. Agrémentée d'une cinquantaine de kilogrammes constituant ma masse et m'offrant une silhouette svelte. Je ne possède qu'assez peu de forme et une poitrine d'une taille normale. Voir même plutôt fine. Loin de moi ces images de corps lascifs aux courbes ondulées. Ma peau est blanche tout en gardant un teint agréable et d'une douce chaleur. Mes yeux, quand à eux, s'orne d'une couleur caramel virant vers le chocolat, laissant couver le monde sous un regard sucré. Oui, je me plais à certaines envolées lyrique, cela me fait oublier. Mais je m'égare. Mes cheveux, d'une taille atteignant ma poitrine lorsqu'ils sont nouées sous la forme de deux nattes, arborent une couleur plus noir dans le nuancier du chocolat. Adoucissant un peu plus mon visage à la fois enfantin et maternel. Assez peu de défauts sont réellement présents sur ma peau ni autre part ailleurs. Lorsque le besoin est présent, mes ailes peuvent apparaître et prennent la forme d'une longue traine. Touchant largement le sol, elles ne prennent leur réelle taille que lorsque je les utilise pour m'envoler et laissent apercevoir leur ressemblance avec celles des libellules. Telle beaucoup de fées nées lorsque les feuilles tombent, leurs nuances se basent dans l'orange jusqu'au marron tout en caressant le rouge et le bordeaux.
Néanmoins.. Je ne suis point dupe de mon état et il y a peu de chance que cette description externe vous serve.. Aussi, vous trouvez normalement un croquis de ma structure dentaire. Il se peut que quelques vêtement subsiste. Afin de mettre toutes chances de mon côté.. La Reine me laisse m'orner de vêtement légers. Toujours dans les mêmes tons. Une robe légère et volante avec quelques bordures rouges. Je ne sais pas si cela vous aidera.. Je l'espère. »
- Message codé de Dolorine sans présence du croquis.




Racontez-nous votre histoire

« Je suis née dans une famille parfaitement normale pour mon monde. De deux parents féeriques, je n'ai jamais souffert de racisme, de rejet ou toute autre forme de maltraitance psychologique. Pour dire vrai, je vivais dans le plus beau et le plus pur des mondes. A des lieux de toutes ces histoires d'enfance tragique ou des parents psychopathes tortureraient leurs enfants pour le plaisir. Et je vous prie de croire qu’à cette époque, je ne pensais pas que de telles horreurs pouvaient être vécues par qui que ce soit. Je ne pensais pas et je n’étais littéralement pas capable d’y penser. Les cauchemars m’étant non familiers et les nuits noires, éclairées par les lucioles et les lampions. L’on peut dire que j’ai vécu une enfance des plus normales et des plus banales, si l’on exclue les paillettes qui camouflaient ma vue.
Cependant, ne vous attendez pas à la désillusion tragique de la petite fille brisée. Non. A vrai dire, les paillettes sont tombées une à une pour m’offrir la réalité et je n’en ai pas été choquée. Au contraire, j’étais plutôt heureuse de me dire que tout n’était pas magnifique. Certaines chose pouvaient puer, d’autres souffrir et j’en passe. N’y voyez pas une forme d’antipathie. Non, simplement un sens développé de la compréhension de ce qui m’entoure. Jeune encore, je ne m’entourais déjà plus des artifices des petites filles et aspirais à mener une vie moins calme et ennuyeuse que mes comparses. Aussi, dans un souci de pure liberté, je me suis émancipée très tôt et ai rejoint les rangs du Conseil. La magie en moi n’était présente que part mon sang et je ne devais ma place que pour les facultés offertes par ma race. Aussi étonnant que cela puisse être, de par ma faculté à analyser les choses et mon aspect plutôt inoffensif, ma personne s’était retrouvée dans la division dédiée à la protection civile. Ma présence calmait et rassurait les populations angoissées par leurs mots. Je me plaisais, à l’époque, à sourire et apaiser ceux pour qui le repos se refusait.
Je n’ai pas monté en grade, jamais. Et je n’en avais cure à vrai dire. Ce que je faisais me plaisait. Hors de la forêt, des jeux enfantins. Loin des paillettes des mensonges rêveurs. Je vivais une vie plus riche, plus sociale et plus significative pour le monde qui m’entourait. Et puis... Il y a eu ce jour. »
- Message codé de Dolorine.


« … dans ce village. Aux portes d’une forêt, les ramures des arbres venaient caresser les toitures des maisons les plus extérieurs et l’ombres de bois venaient lécher la quiétude des rues lorsque le soleil sombrait dans la nuit. De quelques centaines d’habitants, le village se trouvait être en proie à une étrange série de disparition. Si au départ quelques enfants avaient disparus en jouant dans les bras. Rapidement, plusieurs personnes se volatilisaient en même temps. Suffisamment pour alarmer le conseil et me dépêcher sur place avec une délégation mêlant les divisions de protection et d’information. Cependant, au bout de plusieurs jours d’enquête… Rien. Littéralement rien. Plus une seule disparition. Plus rien. De joie, les villageois nous avaient remerciés pour un sauvetage que nous n’avions pas fait. Si la délégation parti quelques jours plus tard, je décidais de rester quelques jours encore afin de de vérifier que nous ne passions à côté de rien… Ce fût à la fois la plus grande décision de ma vie. Et la pire. »
- Message codé de Dolorine.


« Le sol s’est mis à trembler pendant deux longues minutes avant que plus rien ne se passe. Tous les habitants et moi-même sommes sortis. Si la nuit arrive, quelques rayons de soleil ornent encore les toits et nous baignent dans le crépuscule. Le silence pèse et plus personne ne parle. Tout le monde se contente d’écouter et de comprendre ce qu’il se passe. Je pense quDes cris ! Tout le monde hurle. Je ne vois pas ce qu’il se passe. Informations : Tremblement. Hurlement. Cris. Pas. Ombres. Toits. Milliers. »
- Passage récupéré d’un livret retrouvé dans les ruines du village.


« Je me souviens de la panique générée par l’assaut. Je pense que personne ne s’attendait à ça. Nous pensions tous à un tremblement de terre… Nous nous trompions tellement. Les premiers sont apparus sur la place. Je soupçonne le puit de leur avoir servi d’arrivée. Rapidement, les toits se sont vu envahir d’ombres aux proportions insensées. Des araignées, partout. Grouillantes. Des vagues noires avalant des dizaines d’habitants hurlant de terreur. Les os craquaient mais les cris ne cessaient pas. A la fois à cause de leur nombre mais je craignais déjà quelque chose que me fût confirmé plus tard. Elles ne tuaient pas. Ou peu. Elles chassaient. Et les araignées ne tuent pas leurs proies tout de suite.
Leur tactique était rôdée. Au millimètre, je dois dire.  Les araignées de la taille d’un poing surgissaient en masse depuis le puit et les ruelles menant aux bois. Semant la pagaille en effrayant et en attaquant tout ce qui se trouvait à porter. Mordant et piquant toute cible tout en privilégiant les enfants. En parallèle, les plus grosses, perchée d’abord sur les toits attrapaient tout fuyard tentant d’échapper par les autres ruelles et les enroulaient dans une soie si étanche que leurs cris s’étouffaient dans le crépuscule. D’autres prenant le relais, autant dans les cris que dans les captures. Et enfin, les plus petites mais les plus nombreuses attendaient patiemment que les villageois se cachent dans leurs domiciles, qu’ils se barricadent. Bien cachées, des centaines d’araignées se laissaient alors glisser vers leurs proies et les engloutissaient littéralement. Le spectacle d’une femme totalement recouverte de cette marée vivante au travers d’une vitre encore ancré dans mon esprit. Ces victimes, elles, ne survivaient pas. Dévorées vivantes, elles ne servaient qu’à nourrir les plus jeunes et les araignées fatiguées avant qu’elles ne reprennent la traque.
D’abord menée par le flot de personnes terrorisées, je pris vite l’initiative de guider le groupe de survivants parmi les ruelles où chaque toit abritait une menace. Chaque détour offrait son lot de hurlement d’angoisse lorsque les mandibules arrachaient une âme à notre maigre groupe.
Une autre femme un peu plus vieille que moi avec une petite fille en sanglot dans ses bras courrait à côté de moi. D’un signe de tête, elle m’avait indiqué une route et nous nous y sommes engouffrés.  Et puis… Un cul de sac. Plus qu’une dizaine, haletant et pour certains blessés. Nous nous sommes regardés et avons tourné la tête vers l’inconnue. Dans ses bras, l’enfant continuait de pleurer. Subitement, ses os ont brusquement craqué et son cri ne dura pas même une seconde avant de se couper dans un sifflement d’air. Les bras de l’inconnu s’étaient littéralement enfoncé dans le corps de la pauvre et la laissèrent retomber au sol avec un fracas macabre. Macabre… Tel est le seul mot qui me vient encore pour décrire le sourire de l’inconnue amusée par notre vue. Macabre… Pour l’ombre de ses pattes se dessinant sur les murs. Macabre… Pour ses yeux multiples nous dévisageant et nous dévorant visuellement avant de le faire littéralement. »
- Message codé de Dolorine.


«  Les galeries s’étendent sur des kilomètres et des kilomètres. Suffisamment grandes pour qu’un homme d’une bonne taille puisse se tenir debout sans gêne. Ou qu’une immense araignée s’y déplaise aisément… Je ne sais pas comment nous nous en étions pas rendus compte à notre arriver.
Dans un état de semi-conscience, je me souviens des rets blancs reliant les arbres de la forêt. Comment avions nous pût ne pas remarquer ces immenses toiles. Mais en même temps… Leur tissage était fait d’une manière si spécifique que les reflets de lumière se perdaient dans les feuillages et donnaient l’illusion qu’elles n’existaient pas depuis les chaumières. Leur territoire est surement plus grand encore que ce que leur nombre de pas laisse à penser. Leur vitesse m’est inconnue mais… Connaissant les araignées. Je pense que la durée du voyage n’était pas liée avec la distance. »
- Passage codé de Dolorine décrivant l’environnement.


«  .. nommée Scribe. La Reine, comme elle se fait appeler, m’a désignée dès mon arrivée. J’ai rapidement été ôté de la masse de cocons qui devait surement leur servir de garde-manger et fût emmenée dans la chambre Royale et fût littéralement intégrée au mur. Tissée à même les toiles, seules les parties hautes de mon corps pouvaient encore effectuer des mouvements. Pas assez amples pour me dégager, mais suffisamment pour utiliser mes mains.  L’inconnue, désormais dévoilée comme étant la Matriarche de cette civilisation, a reconnu en moi les traits féériques de ma race et m’a donc considérée comme étant apte à retranscrire ses mémoires. Si les premiers jours furent durs, au final, ma condition me permit de fournir des informations parmi ces écrits. »
- Partie du premier message codé de Dolorine.


« .. horreur. Je ne veux plus voir ça ! Ils les réveillent, les démembrent puis les rendorment avant de se repaître de leurs chairs encore chaudes. Les cris brefs et endormis des tourmentées sont ancrés dans mon esprits comme le fer chaud sur la peau. Je veux partir, pitié, venez me sauver. »
- Message codé et taché de larmes de Dolorine.


« Ils ont lancé un assaut sur les galeries. Ils sont tous morts, presque tous en fait. Certains sont devenus des bombes vivantes, des œufs implantés dans leur corps dans le but d’éclore en plein milieu des lignes ennemies. La victime étant obligée de mourir quoi qu’il arrive. Se suicider, être tué ou être dévoré vivants. Certains commençants même à voir leur peau bouger sans avoir encore quitté le repaire Royal. La Reine avait déjà prévu toute leurs actions. Et ce n’est pas le genre de personne à prétendre. Non. La veille, elle m’a fait écrire sept pages décrivant avec exactitude absolument TOUTES les stratégies que ses ennemis allaient appliquer. De la charge jusqu’à la fuite. Et le jour même, j’ai pu voir toute l’étendue de ses connaissances martiales et de sa capacité d’analyse. Me procurant une sensation de désespoir si intense que même la vue des corps mutilés et dévorés ne me choque plus désormais. Quelque chose s’est brisé en moi je crois. »
- Message codé de Dolorine.


«  La Reine possédait une araignée avec laquelle elle tissait un lien plus profond. Si je n’avais pas compris au début, sa perte me fit comprendre qu’il s’agissait là de son familier. Les forces destinées à me libérer avaient réussi à trouver le point sensible de la Reine avant que je ne le remarque moi-même et avaient organisé un assaut suicide destiné à massacrer le familier de la Reine dans le but de l’anéantir. Je me souviens des hurlements de douleur de cette femme qui soudainement m’est apparue comme humaine. Ses larmes, ses cris, sa peine et puis… Sa colère. Toute la haine de la Reine s’est ressentie dans toutes ses filles qui aussitôt se sont misent à faire vibrer toutes les toiles de galeries dans une symphonie macabre. La Reine appelait à la vengeance et à la guerre. Ses filles répondaient à cet appel. »
- Message codé de Dolorine.


« Les deux armées se sont littéralement oblitérées entre elles. Il n’y a plus que deux survivants. La Reine et moi-même. Et encore, elle semble être si mal en point que la moindre de ses paroles semble être une peine pour elle. Toutes les galeries sont calmes, quelques araignées semblent encore en vie mais sont trop préoccupées à se nourrir sur les cadavres afin d’essayer de se régénérer. Une odeur de mort plane dans toutes les galeries mais aussi surement à l’extérieur.  Il n’y a plus les vibrations caractéristiques dans les toiles signifiant de l’activité dehors. Tout est calme et mort. Un certain apaisement me garde tandis que la Reine m’observe avec un regard que je ne lui connais pas. Je vais mourir. Mais je n’ai pas peur.»
- Dernier message codé de Dolorine.



Son visage s’approche du mien jusqu’à n’être séparées que par son souffle court et saccadé caressant ses joues. Son visage meurtris par la faiblesse et maquillé de son propre sang exprime à la fois une certaine crainte et en même temps un soulagement. Alors que je la vois lever sa main afin de me réduire à l’état de viande, je sens soudainement mes liens se relâcher enfin après son geste. Mes muscles ayant fondus depuis ces mois de camisole de soie, mon corps s’affaisse et s’écrase mollement au sol alors que la Reine s’écarte doucement, commençant à dessiner d’étranges cercles au niveau du sol. Un autre de moi et un autre quelques mètres plus loin.
Le sol sur ma joue était froid et pourtant, si réconfortant. Ma peau inhabitée à ressentir quoi que ce soit à ce niveau redécouvre des sensations que je pensais ne plus retrouver avant ce moment. Et puis, elle commence à me parler avant de venir s’agenouiller à côté de moi.

- Je pensais que ce jour viendrais plus tard ma belle. Mais tu as été plus intelligente que je ne le croyais. Moi qui croyais avoir encore quelques années devant moi. Tes messages étaient bien plus détaillés que je ne le pensais et je croyais sincèrement devoir trouver quelqu’un d’autre pour te remplacer, Dolorine.

Mon regard s’est porté vers elle. Même si mon corps atrophié m’empêche de me mouvoir, j’ose espérer que l’incompréhension visible sur mon visage suffirait à faire comprendre à la Reine que je ne voyais pas du tout ce qu’elle essayait de m’inculquer.

- Ne pense pas que je t’ai donné de quoi écrire pour vanter mes mémoires. Je ne suis pas si orgueilleuse que cela. Tous ces messages, toutes ces lectures. Ce n’était que pour tester ta capacité à t’esquiver à mon regard et à réussir à mêler des codes dans tes mots. Au début, tu tâtonnais mais tu as rapidement su t’adapter et tu as même réussi à me duper.

Déconfite, j’observe la Reine placer une main sur son ventre avant de l’enfoncer avec lenteur. Déchirant sa peau en laissant une grimace sur son visage. Pourquoi avait-elle fait tout ça ? Pourquoi se fait-elle ça ? Pourquoi ?
Sans me laisser le temps de répondre, sa main se retire violemment de son corps, empoignant un organe noirâtre et vascularisé. Celui-ci palpitant langoureusement entre ses doigts.

- Détend toi Dolorine. Je sais que tu as tant de questions mais tu auras toutes tes réponses en temps et en heure. Ne réfléchis point. Accepte la douleur.

Crachant une gerbe de sang et sentant sa fin venir, la Reine plonge vers mon propre ventre et le perfore avec telle violence que mon cri est tué dans l’œuf. Ma respiration ne se libère que lorsque ses mains se retirent. D’un air satisfait, la Reine m’observe alors que je sens une nouvelle chaleur dans mes veines. Et puis, quelques secondes après, je regarde le corps de la femme s’effondrer en arrière et prendre de son teint, de sa prestance… De sa vie. Alors que je me redresse péniblement durant de longues secondes, les mains sur le ventre, une sensation de joie commence à grandir en moi en voyant le corps sans vie de ma tortionnaire. Un spasme de rire m’étreint et des larmes se mettent à couler. Des larmes de joie comme de peine. La sensation d’une libération si forte…
Et puis, soudainement, sans que je comprenne tout de suite pourquoi, les traits que la défunte avait tracés auparavant se mettent à scintiller d’une lueur éblouissante. En parallèle, mon corps se met à se tordre alors que des cris de douleur s’échappent de ma bouche sans que je ne puisse les retenir. Au loin, dans l’autre cercle, j’aperçois une silhouette noble tâchant d’ombre la lumière divine.
Dans un bruit macabre, mes os fragilisés se mettent à se solidifier, ma peau se reforme là où quelques minutes avant, la main de la Reine avait percé. Tout vibre, tout sombre, tout se noirci et se corrompt. J’ai l’impression de subir milles tortures et mille caresses. Un corps meurt et un autre revit. Une faim sans nom vient m’entailler la gorge et m’extirpe un hurlement guttural. Je suis en colère, je suis triste, je suis joyeuse. Je suis tout à la fois et rien en même temps. J’aperçois le corps de la Reine et sans réfléchir, je me jette dessus. Mes dents s’agrippent à sa chair et la déchiquète comme l’on déchire une feuille. Sa chair tiède caresse mes papilles et excite mes sens. Je sens mes pupilles se dilater et mon sang bouillir. Sauvage je me mets alors à dévorer ce corps, carnassière et macabre fée que je suis. Tâchée de sang et salie par la terre, je nomme la fin à mon repas que lorsque sa chair est quasiment disparue plutôt qu’à la fin de ma faim. Celle-ci semble inextinguible.
Debout avec presque toutes mes forces, je dépose enfin mes yeux sur la créature de l’autre cercle. Une biche aux allures si nobles qu’elle s’orne des mêmes bois majestueux que les cerfs. Avec une voix très calme, celle-ci vient à se présenter. M’offrant son nom et son existence. M’apaisant de sa connaissance et de son lien. Avant que des murmures ne viennent à mon esprit. D’abord des murmures, des basses paroles, des plaintes, des cris des hurlements. Des dizaines de plaintes m’appelant à l’aide, au secours. Des hurlements paniqués d’enfants cherchant leur mère. Et au fond de moi, la sensation que je suis celle qu’ils cherchent. Je suis terrorisée, je tremble, leurs voix m’oppriment, m’écrasent, me tuent, me secouent, me bercent, m’appellent, me cajolent, m’expliquent, me guident, me nomme. La reine.


Aux dires d’Aeliane, la biche, je me suis reposée contre elle durant plusieurs jours. Plusieurs araignées se sont approchées durant mon repos et sont venues m’apporter la nourriture nécessaire à ma reconstitution. Les tisseuses sont même venues apporter une robe si douce et légère que la porter me donne la sensation d’être offerte au vent. Celle-ci m’orne de couleurs blanches aux vagues nuances rouges. Comme la défunte avait l’habitude de m’offrir. Les voix se sont calmées mais sont toujours présentes. Ma présence les apaise et les rassure. Comme une mère avec ses enfants. Etendue contre le ventre d’Aeliane, je me laisse à réfléchir sur ma condition. Je souris. Et je comprends. Je comprends chaque action de l’ancienne matriarche. Chaque choix et chaque décision qu’elle prenait. Toutes ces choses. Sa fierté dans ses yeux tout comme sa peine. Je comprends maintenant.
Et puis, une excitation se fait ressentir alors que les toiles s’agitent. Un intrus entre dans les galeries. Je ne suis pas encore en état de me battre et mes filles sont trop faibles. Aeliane me propose de fuir mais je refuse. Une intuition. Tournant le dos à l’arrivant, je me vêts de ma robe et écoute l’intrus prendre la parole.

- Je viens prendre audience avec la Reine. J’ai une proposition à lui faire.

Mon corps se fige et doucement je me retourne, déposant mon regard sur l’homme aux cheveux blancs, sa cicatrice apparente et son visage dévoilé, masque en main dans un souci de confiance semblerait-il. Doucement, je daigne dépose mon regard sur ses yeux et lui réponds.

- Que souhaitez-vous me demander ?

Un doux sourire s’étend sur mes lèvres tandis que les araignées se profilent sur les toiles des galeries, tout venant voir celle que je suis devenue. Celle que je suis. Tous ces enfants orphelins, tant de peine et tant de vie à chérir. Tant de vie à protéger. Tant de vies à massacrer pour notre survie. Ils ne comprennent pas. Ils ne comprendront jamais, sauf peut-être lui. Le crépuscule de la civilisation humaine peut-être. Je n’en ai cure. Nous avons besoin mutuellement de l’autre. C’est la seule chose qui m’importe. Je ne veux que protéger ces araignées… Ces enfants. Mes enfants. Et ils me suivront. Je le sais. Eux aussi. Une mère sait ce qu’il y a de mieux pour ses enfants…




Informations Supplémentaires

Votre surnom
Dololéo

Votre âge
22 ans

Qui est sur ton avatar ?
Original Character

La catégorie de ta magie
Magie perdue

Nom de ta magie
Dolorine > Mère des Couvées

Accès à la zone H/Y/Y
Oui

Code de validation
Est-ce vraiment nécessaire.. °-°





Dernière édition par Dolorine le Dim 20 Nov - 0:56, édité 1 fois
Invité
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Invité
Mar 13 Déc - 21:58
Dolorine

➜ Orthographe :
2 / 2 Pas de faute ou alors j'ai vraiment pas vu.
➜ Vocabulaire :
2 / 2 Vocabulaire riche, pas trop de répétition, même si certaines m'ont frappé, c'est parce que je suis facilement frappé.
➜ Conjugaison :
2 /2 Nothing to say.
➜ Qualité :
4 / 4 Pretty. Petite mention pour les images là haut que je trouve vraiment très belle. (enfin l'effet miroir).
➜ Originalité :
2 /2 Pour le coup je m'étais fait un schéma de l'histoire plausible et tu m'as bien surpris.
➜ Respect de la langue française :
2 /2 //
➜ Note perso :
2 /2 Le caractère m'a pas rendu dingue, mais j'ai AD-O-RE l'histoire ... Le concept est juste trop cool. Le pouvoir aussi.
➜ Bonus longueur du texte :
4 / 4

➜ Niveau
20
➜ Niveau bonus
2
➜ Niveau total
22

➜ Point techniques
22
➜ P.Ts bonus
2
➜ P.Ts total
24

➜ Points de caractéristiques
110
➜ P.Cs bonus
10
➜ P.Cs total
120

➜ Kinahs
10 000

➜ Dolorine
est validée en tant que membre du crépuscule avec un niveau 22 , 24 points techniques , 120 points de caractéristiques à répartir sur sa fiche technique dans les statistiques et un total de 10 000 KINAHS

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