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DAN KI QONG, LE COEUR VIDE
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Sam 12 Nov - 18:57


Dan Ki Qong
Conseil - Bras droit de la division de Protection de la faune et de la flore





Informations générales
 
Ki Qong
Dan
26 ans (Vanerzame)
Eclypteth
Masculin
83 kg
1m84
Bissexuel
Triton / Goule
Anthem, esprit de l'eau





Informations psychologiques
 
Hobbys & phobies
Qualités & Défauts


Mes Hobbys :
Tout dépend d'avec qui je me trouve. Seul, j'aime m'entraîner au combat, nager dans l'océan et dessiner, même si je ne suis pas particulièrement doué pour ça. Si je suis avec des amis, j'aime faire du sport et écumer les bars à la recherche d'un amour d'une nuit, d'une proie ou bien simplement d'une cuite. J'aime également me battre. La puissance, la force, la sueur et la douleur qui s'entremêlent dans un balais énergétique. J'adore.

Mes phobies :
Etre seul sans rien à faire. Certaine choses me sont devenues insupportables avec le temps, comme l'obscurité et le sommeil. Chaque fois que mes yeux se ferment, vaincus par la fatigue, je ressens une forte appréhension due à d'anciens cauchemars qui ont la mauvaise habitude de revenir régulièrement. Egalement, j'ai peur d'être rejeté et de finir tout seul bien que ma fierté m'interdise de le montrer.

Mes qualités :
Je suis quelqu'un d'assez jovial, qui aime faire la fête et profiter de la vie. Et c'est important quand on a du sang sur les mains de pouvoir extérioriser un peu la pression. Doué d'une grande empathie, je ressens facilement ce que ressentent les gens qui m'entourent ce qui me permet de les rassurer, de les encourager ou de les calmer si besoin. C'est une des raisons pour laquelle je suis très sociable et aime rencontrer des gens, pour un soir, un mois ou la vie.

Mes défauts :
Je suis un garçon très fier et la moindre remarque désobligeante à mon égard peut rapidement virer en bagarre. J'ai tendance à toujours vouloir tout régler chez les gens que je rencontre à cause de ma facilité à ressentir leurs émotions. Pourtant, au fond de moi-même, je ne ressens plus grand chose. Je suis devenu relativement insensible à tout ce qui me concerne. Les émotions m'ont quitté le jour où la douleur a eu raison de mon esprit. C'est pourquoi il m'arrive de perdre un peu la boule en cas d'émotion trop forte.






Magie et arme
 
Magie
Arme


Feeling Impulse
J'ai découvert mes capacités magiques lorsque j'ai ressenti une douleur trop forte pour être supportée par un esprit normal. Je suis alors parvenu à extérioriser cette peine de manière physique sous la forme d'une sphère de lumière. Voilà mon pouvoir : Je peux rendre tangible une émotion, un sentiment, une pensée ou un souvenir qui devient alors une boule lumineuse que je peux transmettre à quelqu'un d'autre en le touchant avec. Une personne recevant un sentiment ou un souvenir le ressentira comme si c'était le sien et se l'appropriera. J'ai également la possibilité d'extraire ces sphères de chez quelqu'un d'autre pour les attribuer à une tierce personne ou à moi-même. La personne visée le perdra alors.

D'une autre façon, je peux transférer un sentiment ou un souvenir directement par contact physique en appliquant ma paume à plat sur le corps de quelqu’un ou bien le matérialiser sous forme d'aura qui émanera alors de manière diffuse tout autour de moi. Dans ce dernier cas, l'effet sera moins intense mais touchera toutes les personnes dans mon rayon d'action.

Plus l'émotion que je vole est puissante (par exemple le véritable amour ou la perte d'un proche), plus il me sera difficile de la contrôler et d'en faire ce que je veux. Une extraction d'un souvenir important ou ayant entraîné un sentiment intense prend du temps et il suffit que le contact avec la cible se rompe pour tout annuler. Un ressenti trop violent me fera perdre connaissance. Si cela arrive, je suis alors submergé par le sentiment et agis en fonction de ce dernier, sans aucun contrôle. La crise peut être plus ou moins longues et peut même entraîner la mort si je ne parviens pas à la surmonter.

Je considère les armes à feu comme des outils de lâches qui ont peur de se salir les mains. Je ne me bats donc qu'avec mes poings et mes pieds que je recouvre de gants renforcés par des plaques de métal pour augmenter la puissance de mes frappes. Le gant droit se nomme "Crazy" et l'autre "Insane".






Ce que je suis à l'intérieur
 
Ce que je suis à l'intérieur? Je ne me suis jamais posé la question.
A vrai dire j'ai toujours préféré l'éviter parce que ce qu'il y a l'intérieur... C'est un merdier sans nom, un capharnaüm de réflexions refoulées, de pensées non exprimées qui gonflent avec le temps, écrasant les autres contre les parois de mon crâne en faisant monter la pression jusqu'à la rupture. Et pourtant, à l'intérieur, c'est surtout du vide. Un vide oppressant. Paradoxal, je sais...

J'aime être entouré de personnes, de gens, que je les connaisse ou non, afin de pouvoir ressentir quelque chose, même si ce ne sont pas mes propres sentiments. Ressentir quelque chose, n'importe quoi, et à n'importe quel prix. C'est cela mon souhait le plus cher. C'est pourquoi je cherche le plus souvent possible à être entouré de gens et de leur faire ressentir des choses positives. Comme ça, je peux les ressentir à mon tour.
Le jour où mon cœur s'est brisé, l'amour a foutu le camp par la porte de derrière, embarquant tout avec lui, la joie de vivre, l'attachement, la confiance, la compassion, la surprise, la honte ou même la peur. Il ne restait plus grand chose dans mon palpitant, si ce n'est la solitude et la culpabilité. Alors je me suis fait des amis. Et je séduis des femmes. Et des hommes. Qu'ils me plaisent ou non, l'important est de ne jamais me retrouver seul. Car à chaque fois que je suis seul ou que je m'endors, les souvenirs resurgissent, ils déboulent dans mon crâne avec leurs sabres et leurs massues et ils défoncent tout, ne laissant que de la peine et de la douleur dans leur sillage. Cela peut avoir des conséquences terribles, me poussant dans des accès de folie où je perds totalement le contrôle de moi-même. L'alcool est souvent un facteur déclenchant. C'est pourquoi j'aime faire du sport, me défouler et me battre, discuter, boire de l'alcool, chanter et danser, enfin tout ce qui peut occuper mes pensées, ne serait-ce que pour un temps, c'est déjà un grand soulagement.
En tant que goule, je dois régulièrement m'alimenter en chair humaine mais je n'aime pas ça. Enfin le goût est délicieux, bien entendu, mais je me sens toujours un peu mal de faire ça, c'est pourquoi je prends toujours le temps d'analyser la personne face à moi avant de la dévorer. Ma conscience me laisse un peu de répit si je n'ôte la vie qu'à une personne que j'aurais jugé mauvaise. Qui suis-je pour juger? Le seul à qui la question se pose, tout simplement.

Petit à petit, mes nouvelles expériences m'aident à me recréer, je parviens de plus en plus à conserver mes sentiments et à les ressentir pleinement, même si cela ne dure jamais longtemps. J'espère pouvoir, un jour, reprendre une vie normale.




Ce que je suis à l'extérieur
 
Lorsque l'on a pas grand chose à offrir, on essaye au moins de préparer un super emballage. Ce n'est pas être superficiel, c'est simplement de la logique pure et dure. Nous sommes composés d'un esprit et d'un corps, si l'un est défaillant, il vaut mieux renforcer l'autre autant que possible. De plus, l'apparence physique est le premier critère de sélection lors d'une rencontre avec quelqu'un. Peu importe la nature de la relation, il est important qu'il y ait une alchimie physique pour que le lien se créé. C'est pourquoi je prends grand soin de mon corps. Mise à part une cicatrice sur l'aine droite, il est impeccable.

Faisant un mètre quatre-vingt quatre pour quatre-vingt trois kilos, je suis d'une corpulence que l'on pourrait qualifier d'athlétique. En effet, mes séances de sport et mon habitude de nager dès que possible m'ont doté d'une musculature bien dessinée sur le torse. Bien que je mange et que je boive beaucoup, j'ai très peu de graisse car j'élimine tout en me bougeant. Je pense avoir aussi un peu de chance, un métabolisme performant. En revanche, je ne fume pas, je m'y suis toujours refusé. Cela donne mauvaise haleine et affaiblit le corps, ce que je refuse de manière catégorique.
Je n'aime pas mes yeux. Habituellement, ils sont d'un bleu profond mais depuis que je suis devenu une goule, j'ai hérité d'un regard rouge sang qui me dessert souvent dans mes relations. Certaines personnes sont effrayées par ces pupilles peu communes et associent la couleur rouge au danger et à la menace. Ces pupilles rouges n'apparaissent que lorsque je suis affamé mais comme je ne mange pas à ma faim, cela reste. Mis à part cela, j'ai une peau plutôt pâle et un menton assez petit et pointu. Je porte les cheveux relativement longs, assez en tout cas pour avoir en permanence une mèche me tombant sur le front. Ceux-ci sont raides et d'un noir de jais. De manière général, mon visage est assez inexpressif à moins que je ne me force. Mes lèvres sont minces et d'un rouge assez marqué, surtout lorsque je viens de me nourrir.
Ma voix est douce et grave. J'ai craint qu'elle ne change lors de ma transformation mais il n'en est rien. Elle est apaisante. Cela me vient de ma nature de triton. Nos chants sont envoûtants mais même notre simple voix reste assez mélodieuse.
J'aime porter des vêtements amples qui ne gênent pas le mouvement, avec lesquels je peux courir, sauter, me battre... Un pantalon de survêtement, une veste à capuche et mon bonheur est fait. Sans doute à cause de mon attraction naturelle pour l'élément liquide, mes couleurs préférées sont le bleu et le blanc, c'est pourquoi vous ne me verrez jamais porter autre chose.

Lorsque je suis dans l'eau, mes jambes se collent et fusionnent avant de se recouvrir d'écailles pour former une grande queue de poisson, comme tous les membres de mon espèce. Elle commence au niveau de mon nombril, qui disparaît pour l'occasion. Celle-ci est bleue, virant sur le turquoise pour une taille d'à peu près un mètre cinquante.

Forme transformée:
 





Ce par quoi je suis passé
 
Tout commença au fond de l'océan, sur Eclypteth. Je suis l'engeance d'une mère sirène et d'un père triton, né dans une fosse à l'abri des courants, au large de Mu. Enfant, d'après les dires de mes parents, j'étais un garçon enjoué et curieux, toujours le sourire aux lèvres. Je m'amusais d'un rien, nageant à toute vitesse entre les bancs de poissons multicolores en riant. Je pouvais passer des journées entières à me balader entre les récifs et les coraux sans jamais me lasser. C'est bizarre comme la vie, parfois nous joue des tours. J'ai du mal à m'imaginer avoir été un jour comme ça. L'enfance est la période de l'innocence et de la naïveté. Pourtant, au cœur du vaste océan, je me sentais seul. Les jours se succédaient les uns aux autres et jamais personne ne venait jouer avec moi. Mes parents n'avaient pas le temps. Lorsqu'ils m'estimèrent prêts  offert un rite initiatique. Avec des coraux rouges, ils ont formé un cercle avec des symboles étranges au fond d'une grotte sous-marine où nous aimions nous réunir. Mes parents m'ont alors demandé de me tenir au milieu de la marque. Je ne comprenais pas pourquoi ils me faisaient faire ça. Lorsqu'ils m'ont annoncé que j'étais assez grand pour invoquer mon familier, j'étais fou de joie ! Enfin quelqu'un avec qui jouer ! Je me suis alors concentré sur mon souvenir le plus heureux. Sans hésiter, je me remémorai une course folle que j'avais effectué avec un dauphin. Notre petit affrontement de vitesse m'avait alors emmené à travers des bancs de poissons merveilleux, brillants de mille feux, zigzaguer entre les algues et découvrir des endroits magnifiques. C'était une super journée. Je sentis alors des courants s'agiter autour de moi. Je rouvris les yeux. Des courants chauds, froids, rapides et lents se mélangeaient devant moi et s'agglutinèrent soudainement pour former une boule. Les différents courants se teintèrent de blanc, de bleu foncé et de noir. Les couleurs se sont assemblées pour former une créature magnifique, extraordinaire. C'était Anthem, le légendaire esprit de l'eau ! Il avait entendu mon appel et était apparu pour jouer avec moi. Mes parents n'en revenaient pas. Anthem était une véritable légende dans la famille Ki Qong. Il n’apparaissait que tous les cent ans à un unique triton quelque part dans le monde.

Lorsque je fus suffisamment grand, mes parents m'ont emmené sur la terre ferme. Quel choc cela à du être lorsque ma queue s'est mise à se lisser et à se déchirer en deux pour devenir deux membres indépendants. Je n'ose même pas l'imaginer et je n'en ai gardé aucun souvenir. J'ai donc fait mes premiers pas sur la terre ferme, me tenant avec appréhension aux mains de mes parents. Ils tenaient un commerce sur Ettinsmoor où ils vendaient des bijoux faits avec des coraux multicolores, dans le petit village d'Ergozy. Ce n'était pas une énorme source de revenus mais c'était assez pour que l'on vive tranquillement. C'est à ce moment que j'ai commencé à me faire des amis. Sous l'eau, on est seul avec les animaux marins, mais sur le continent, il y a plein de gens, j'étais aux anges. Les portails existaient dès ma naissance, c'est pourquoi on pouvait trouver des habitants de toutes races et de toutes origines. Je me liais d'amitié assez facilement avec les enfants du village et nous formâmes un petit groupe de garnements.

Quelques années plus tard, il y a eu un grand chamboulement. La guilde Horsea a pris le pouvoir et s'est engagée à défendre les habitants comme nous contre le banditisme. Waouh ! J'étais vraiment admiratif. Lorsque les membres de la guilde passaient dans la rue, je me précipitais et me faufilais pour les regarder passer. C'était des héros à mes yeux, nos protecteurs. Et je me suis juré qu'un jour, quand je serais grand, je serais comme eux, un défendeur du peuple. Mes parents semblaient mitigés vis à vis de ce groupe qui a pris les rennes du pouvoir par la force. Mais, petit à petit, les gens se sont habitués et la vie a repris son cours normal. Les années ont passé et j'ai commencé à devenir véritablement indépendant, passant le plus clair de mon temps à parcourir les rues de le ville à commettre des bêtises avec mes amis. De vrais petits diables, on courait dans tous les sens, en faisant des farces et des blagues aux passants. Parmi le groupe, il y avait Anna. La belle Anna. Ce sont ses lèvres qui ont effleuré les miennes pour la première fois. Alors qu'on venait de faire un grand coup, tous mes amis sont partis en courant mais elle m'a attrapé par le bras et m'a tiré pour se cacher avec moi sous une table. L'homme que l'on venait d'embêter, furieux, est passé en vociférant des injures à quelques centimètres de nous sans nous remarquer. C'est là qu'elle m'a embrassé. Et que je lui ai rendu son baiser, maladroitement, sans trop savoir comment m'y prendre. A partir de cet instant, nous ne nous sommes plus quittés.

La vie continua à suivre son cours mais un beau jour, la guilde Horsea fut sous le feu des critiques. Les rumeurs racontaient qu'elle était en alliance avec le Crépuscule, un groupe de mages aux intentions douteuses. Alors que je comptais intégrer la guilde, mes espoirs furent rapidement déçus, me plongeant dans une déprime dont seule Anna parvenait à me faire sortir. Ceux que je prenais pour nos héros étaient en vérité des criminels. Un soir, nous décidâmes de quitter Eclypteth pour aller découvrir les autres mondes. Anna rêvait de rejoindre un jour la congrégation. De mon côté, j'hésitais, craignant que cela ne restreigne mes libertés. Nous rejoignîmes donc Kalerya pour qu'Anna puisse intégrer l'académie de la Congrégation. Je refusais de la rejoindre, bien que je la soutenais de tout mon cœur dans son entreprise. Je préférai alors chercher un boulot pour gagner de l'argent rapidement. Je finis par trouver une place comme gardien de musée. Mon travail consistait avant tout à surveiller les oeuvres d'art durant la nuit et à repousser d'éventuels voleurs. Difficile de trouver un travail plus ennuyant. Mais la paye me permit de louer une maison pour vivre avec Anna. Pour arrondir les fins de mois, je participais à des combats de rues clandestins sur lesquels des gens venaient parier. Mon excellente agilité et ma force me permirent de gagner pas mal d'argent de cette façon.

Mais mon esprit n'était pas satisfait de cette vie. Je me sentais frustré, enfermé dans un quotidien peu stimulant. Après quelques années passées à ce rythme, je voulus inciter Anna à quitter l'Académie pour une vie plus trépidante, plus aventureuse mais elle refusa. J'insistais encore et encore jusqu'à la faire céder. Nous retournâmes donc vers Eclypteth. Mais nous arrivâmes en pleine scène de guerre. Des bandits armés de fusils automatiques et de bombes, tuaient tout sur leur passage. Les balles fusaient et des murs entiers volaient en éclat sous les bombes. Horrifiés, nous durent nous battre contre ces gens sans foi ni loi qui nous agressaient sans que l'on sache même pourquoi. Anna fit preuve de beaucoup de talent. L'académie lui avait appris à se battre et même à utiliser de la magie. Moi je me contentais de mes fidèles poings, à défaut d'autre chose. Nous errâmes quelques temps, abasourdis, enjambant les corps anonymes. Notre première destination fut Ergozy afin de rejoindre nos familles. Anna rejoignit sa mère et je retournai à mon ancien foyer. Mais lorsque j'arrivai chez moi, les lumières étaient éteintes. L'intérieur était glacial et seule l'odeur métallique du sang froid me parvenait aux narines. Du sang partout. Sur les murs, sur le sol, sur les meubles... Jusqu'au plafond, des gouttelettes rouges, séchées qui me narguaient. Mais aucune trace de mes parents. Des questions se mirent à se bousculer dans ma tête. Sont ils en vie? Est-ce leur sang que je vois tout autour de moi? Se sont-ils sentis abandonnés par mon départ? Est-ce ma faute?

Ma faute?

Je suis resté ainsi un bon moment à tenter de refaire une scène que je n'avais pas vu. Lorsque je me suis relevé, il faisait nuit dehors. Je suis alors sorti en prenant soin de ne croiser personne dans les rues. Les soldats rodaient toujours. Gonflé de haine envers ces hommes qui avaient osé envahir notre univers, je blâmais intérieurement la Congrégation pour son inutilité. Un tel conflit n'aurait pas dû arriver, c'était leur rôle de veiller à ce que cela n'arrive pas. Je finis par arriver chez Anna. Sa mère était encore en vie, mais terrorisée. Elle ne comprenait pas ce que nous faisions ici, alors que sa fille devrait être en train d'étudier à l'académie, à l'abri sur Kalerya. Lorsqu'elle apprit que c'était moi qui lui avait demandé de quitter ses études, elle se leva et me gifla. Je me souviens encore de la douleur sur ma joue. J'allais m'expliquer lorsqu'un homme défonça la porte d'entrée, jeta quelque chose dans notre direction et referma la porte aussitôt. Mon sang ne fit qu'un tour. Je me suis jeté sur mon aimée, faisant rempart de mon corps. Une violente déflagration suivit quelques secondes plus tard.

Lorsque je me suis réveillé, j'étais dans la rue, derrière la maison. Le souffle m'avait visiblement fait traverser la fenêtre. Je me relevai pour voir la maison en proie aux flammes. Sans prendre le temps de réfléchir, j'ouvris la porte, ce qui provoqua un appel d'air. Des flammes brûlantes ont surgit littéralement, manquant de peu de me carboniser. Je suis entré, masquant mon nez de ma main pour éviter de respirer trop de vapeurs toxiques. Anna étai là, allongée au sol, inconsciente, du sang plein le visage mais vivante. Sa mère, elle, gisait à quelques mètres. L'explosion l'avait tuée sur le coup. J'ai ramassé le corps inerte de la femme de ma vie et je suis sorti. Elle était inconsciente mais tout espoir n'était pas perdu. Mon esprit était complètement perdu. Tout arrivait trop vite, trop brusquement, sans raison. En quelques heures, toute ma vie venait d'être totalement chamboulée. Je ne pouvais pas perdre Anna. Pas maintenant, pas comme ça. Pourquoi l'avais-je forcée à revenir? Pourquoi ne l'ai-je pas laissée vivre la vie qu'elle voulait ? Tout ça, c'était ma faute.

Ma faute.

Je l'ai portée jusqu'à chez moi et l'ai installée à l'étage de façon à ce qu'elle ne voit pas le sang sur les murs en se réveillant. Je l'ai déposée dans mon lit et j'ai pansée sa blessure au crâne. Elle avait perdue beaucoup de sang. Ce n'est qu'à ce moment que je me rendis compte que moi aussi, j'étais blessé. Le sang que j'avais sur le maillot n'était pas celui d'Anna mais bel et bien le mien. Je soulevai le bas de mon maillot et découvris une grosse plaie au niveau de l'aine. Ca saignait peu mais ça semblait profond. Il était pour moi impossible de me résigner à laisser Anna ici. Je l'ai donc chargée sur mes épaules et je suis sorti. Il fallait quitter Eclypteth le plus vite possible. J'ai donc traversé de nombreuses rues, des villes et des villages. Cela m'a mit presque deux jours sans m'arrêter véritablement mais je suis parvenu jusqu'au portail. La douleur de ma blessure et la perte de sang me faisaient délirer. Je me souviens seulement, en arrivant à Kaleyra, avoir demandé aux hommes et aux femmes présents de s'occuper d'Anna avant de m'évanouir.

Lorsque j'ouvris les yeux, j'étais dans une salle blanche. Je me relevai d'un coup mais la violente douleur au niveau de mon ventre me força à me recoucher. Je passai ma main sur les bandages qui recouvrait tout mon estomac. Une infirmière s'approcha de moi. Elle voulut prendre de mes nouvelles mais je ne lui laissai pas le temps et demandai où étais Anna. Elle m'informa que celle-ci était vivante mais toujours inconsciente. Aucune idée de quand elle reviendrait à elle. Cela me soulagea... J'avais au moins réussi ça. Mais l'infirmière avait une information à me donner. Durant l'explosion, un éclat de pierre m'avait traversé le foie. C'est un véritable miracle que j'ai survécu aussi longtemps avec une telle blessure. J'ai donc dû être greffé en urgence avec le seul donneur potentiel qu'ils avaient sous la main. Mais il y avait un problème. Ce donneur était une goule qui venait juste de mourir, abattue pour avoir attaqué des enfants dans la rue. Un gouffre s'ouvrit en dessous de moi. Une goule? Cela voulait dire que j'allais en devenir une moi aussi? Enfin, si ce n'était pas déjà fait. J'allais devoir tuer et dévorer des gens? Quelle horreur...

Je mis plusieurs jours à assimiler cette information mais la faim qui me tiraillait les entrailles à chaque fois que l'infirmière passait ne laissait planer aucun doute. J'étais désormais un dévoreur de chair. Le personnel soignant m'autorisa à rester en attendant qu'Anna ne revienne parmi nous. En attendant, ils me laissaient manger des petits morceaux de personnes ayant succombé à leurs blessures. Je me restreignais, dégoûté par cet acte ignoble mais les instincts de goule n'étaient pas facile à faire taire. Un beau jour, l'infirmière vint me chercher en pleine nuit. Anna se réveillait. Je me suis levé d'un bond pour la voir ouvrir les yeux et porter la main à son front en grimaçant de douleur. Son regard était voilé et elle ne savait pas où elle était. Je lui expliquai alors ce qui s'était passé et que je l'avais ramené ici pour la soigner. Je ne voulus pas lui parler dans l'immédiat de la mort de sa mère. Pas trop d'émotions d'un seul coup. Elle continua à poser des questions qui me paraissaient de plus en plus étrange jusqu'à ce qu'elle pose la question qui a bouleversé ma vie.

"Qui êtes-vous?"

Là, tout devint limpide. Anna avait perdu la mémoire à cause du choc et ne se souvenait de rien du tout. C'est  à cet instant précis que mon cœur se brisa en mille morceaux. Tout ce qu'on avait vécu, tous nos souvenirs, tous nos baisers, nos séances de sexe, nos fous rires, nos aventures.... Tout cela venait d'être balayé en un claquement de doigt. Je suis resté bloqué ainsi pendant plusieurs minutes, ce qui inquiéta rapidement Anna. Sa vie venait de recommencer à zéro ou presque. Elle ne savait pas qui j'étais. Son voisin, son amant, son frère ou un inconnu ? Tout ça parce que je m'ennuyais en étant gardien de musée. Tout ça parce que j'étais trop égoïste pour la laisser vivre son rêve. Tout ça par ma faute !

Ma faute !

Je lui ai alors répondu que j'étais un ami d'enfance. Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Je n'allais pas lui dire la vérité. Je ne pouvais juste pas. Impossible. Trop douloureux. Elle est restée en observation quelques heures avant de pouvoir sortir. Passant mon bras sous le sien pour l'aider à marcher, je l'aidai à marcher pour sortir de l'hôpital. Je l'ai emmenée à l'académie pour qu'elle puisse reprendre ses études où elle s'était arrêtée. J'ai expliqué la situation à son professeur qui a d'abord semblé horrifié puis qui a tout de suite pris la situation en main. Il a récupéré Anna et l'a emmenée à l'intérieur. Bien sûr, pour elle, cela ne serait pas évident, tout ce qu'elle avait appris s'était envolé mais j'avais bon espoir que ses entraînements au combat et à la magie soient gravés dans ses muscles et non pas dans son cerveau.

Je l'ai alors quittée, sacrifiant mon bonheur pour le sien. Je me suis jeté dans l'établissement vendant de l'alcool le plus proche et je me suis envoyé tellement d'alcool que j'ai failli y laisser la vie. Je pleurais, je hurlais, je me griffais... C'est ce jour là que j'ai découvert que moi aussi, j'avais des capacités magiques. A un moment, j'ai senti une douleur dans la poitrine terrible. Violente. Insoutenable. C'est alors qu'une énorme boule, grosse comme un melon est sortie de mon thorax et s'est mise à léviter devant moi. Abasourdi, je ressentis toutefois un profond soulagement, comme si toute ma douleur était partie avec elle. La boule brillait d'une teinte violette et bleue nuit avec des reflets noirs. Je ne savais pas ce que je devais faire. Les autres clients du bar s'approchèrent, fascinés par ce qui était en train de se passer. Après une dizaine de secondes, le charme sembla se rompre et la boule tomba au sol, explosant en mille morceaux. Plusieurs clients furent touchés par les éclats et certains se mirent à pleurer, d'autres à crier et certains se figèrent dans le silence, la mine déconfite. Rapidement, d'autres boules, d'autres couleurs se mirent à sortir de mon corps. Des blanches, des jaunes, des dorées, des vertes et des rouges, certains bicolores, d'autres telles des arc en ciel. Une pluie de billes, de boules et de sphères de toutes les tailles et toutes les couleurs se mirent à surgir de moi pour s'écraser au sol dans un festival de sentiments. Les clients semblaient être pris de folie furieuse, ils explosaient de rire, avant d'entrer dans des rages folles ou de se mettre à chanter. Je finis par m'enfuir du bar, perturbé par tous ces gens qui agissaient bizarrement, sans comprendre ce qui m'arrivait. Titubant, déboussolé, je me suis effondré dans la rue, perdant une bonne partie de ma mémoire.

Aujourd'hui, je suis serein. Ca fait deux ans maintenant et je ne sais toujours pas ce que sont devenus mes parents. Peut-être les reverrai-je un jour même si cet espoir diminue un peu plus à chaque instant. J'aurais aimé leur poser des questions sur cette magie qui est apparue chez moi. Savaient-ils faire cela eux, aussi? Manipuler les souvenirs et les sentiments des gens? Je commence à maîtriser un petit peu mieux mon pouvoir. Mais les émotions que j'ai perdu ce jour là, je ne les récupérerai jamais. Je vais devoir les recréer si je veux pouvoir me sentir vivant un jour à nouveau. Et pour cela, il faut vivre, discuter, connaître et partager. Je me suis entouré d'amis et de compagnons, je sors, je bois, je fais la fête. Je me suis créé de nouveaux souvenirs, j'ai de nouvelles relations qui me font petit à petit retrouver des sentiments telles que la camaraderie ou la confiance. Une nouvelle vie, loin, bien loin des souffrances passées. Je passe mon temps à être actif, à m'occuper l'esprit, de façon à ne pas trop repenser à ce qui est arrivé. Je sors avec des amis, s'ils ne sont pas là, je fais du sport ou je vais rencontrer des gens et si vraiment la solitude me pèse, je bois. Mais surtout, j'évite de dormir. Pour gagner ma vie, j'ai rejoint le conseil. Hors de question de rejoindre la Congrégation. Ils n'ont pas su faire leur travail en laissant des bandits semer le chaos dans ce raid meurtrier. La protection de la faune et de la flore me permet de protéger mon monde, à ma façon. L'océan est mon terrain de jeu, les créatures marines mes amis. Pour Anthem, il me semble normal de tout faire pour protéger les habitats naturels. Grâce à ma motivation et mes résultats sur le terrain, j'ai fini par devenir le bras droit, ce qui m'assure une place confortable sur l'avant de la scène. De temps en temps, je prend des nouvelles d'Anna. Elle a finit ses études et a rejoint la division. C'est une bonne chose.  




Informations Supplémentaires
 
Votre surnom
Dany

Votre âge
26 ans

Qui est sur ton avatar ?
Haruka Nanase de Free

La catégorie de ta magie
Magie oubliée

Nom de ta magie
Feeling Impulse

Accès à la zone H/Y/Y
Oui

Code de validation
Validé par Leo~




Dernière édition par Dan Ki Qong le Mar 22 Nov - 8:57, édité 10 fois
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Invité
Lun 14 Nov - 22:34
Hoy Dan, petite question, ton familier. C'est un Dragon des eaux (animal existant) mais vu l'appellation.. Tu comptes en faire un mythique ? J'ai besoin de précisions.
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Invité
Lun 14 Nov - 23:37
Oui, c'est effectivement un dragon des eaux, mais la véritable créature mesure 3 à 4 cm et je la trouve magnifique. J'aimerais que ma créature fasse aux alentours d'un mètre cinquante et soit capable de voler. Donc oui, ca rentre surement dans la catégorie mythique ou tout du moins créature inventée (car il n'y a pas de légende du glaucus atlanticus à ma connaissance ^^)

Si je n'ai pas le niveau pour un tel familier, je me rabattrais sur autre chose.
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Invité
Mar 15 Nov - 3:35
Tu as la possibilité de créer un mythe s'il est bien fignoler concernant ce familier. Libre à toi d'en parler dans l'histoire et/ou de l'ajouter dans le descriptif de familier lors de la FT (il te le sera de toute manière demandé).
Pour ce qui est du vol, oui. Mais cela deviendra une capacité en elle même. Cependant, je pense que le staff peut t'accorder une lévitation légère pour qu'il puisse te suivre partout.

Je te laisse juste me dire si tu souhaite faire part du mythe dans l'histoire et je te laisserai le temps de l'intégrer ou si tu t'en chargera dans ta fiche technique et je me chargerai de la notation de ta fiche.
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Invité
Mar 15 Nov - 6:23
J'ai rajouté une ligne dans mon histoire. J'entrerais dans les détails lors de la description du familier. Merci à toi.
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Mar 15 Nov - 16:20
Je m'occupe de ta fiche aujourd'hui ou demain /o/
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Mar 15 Nov - 17:18
Pas de soucis
❖ Dragon de l'eau & Vampire de sang pur ❖
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Date de naissance :
05/02/1994
Date d'inscription :
12/09/2016

Informations
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Jeu 17 Nov - 12:23
Coucou, l'équipe administrative s'occupe de ta présentation dans les plus meilleurs délais :love: toutes nos excuses pour l'attente, une vague de présentation terminée est arrivée.
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Invité
Jeu 17 Nov - 16:55
Coucou,
Je n'écris pas encore ta notation car il y a quelques détails que l'on doit éclaircir avant.
Pour ta magie, je comprends les grandes lignes. Cependant, j'aurais besoin que tu fasses un exemple de ce que tu es capable de faire. C'est actuellement un peu flou et on ne se rend pas bien compte de l'effet que cela à sur les personnes. Que ce soit si tu leur retire l'émotion ou la leur donne.

Tu parles du grand amour mais si tu le retire, s'aiment-ils toujours ? Etc. C'est ce genre de questions qui restent un peu en suspens.

Aussi, dans un autre autre, il faudrait que tu accentues un tout petit peu les contrecoups. Les magies oubliées/perdues peuvent entraîner la mort de leur utilisateur. Actuellement, il n'est état que d'inconscient et d'être submergé par les émotions. Il faut que tu grossisse un peu le trait. C'est très bien pour le moment mais pas encore parfait.
Fais moi signe quand tu l'as fais et si c'est nickel, je passerais à la suite.
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Invité
Jeu 17 Nov - 19:15
Coucou,

Alors, va pour une petite présentation de la magie avec exemples à l'appui.

L'extirpation :
Je viens te voir et je pose ma main sur ta joue. Tu te souviens de cette glace au durian que tu as mangé la semaine dernière? C'était la première fois que tu goûtais à ce fruit et tu as trouvé ça excellent. Et bien je te retire cette émotion, j'extrais cette sensation de ton esprit sous la forme d'une petite boule lumineuse. Tu ne te souviens alors plus avoir mangé cette glace et n'a aucune idée du goût qu'a le durian.

C'est une émotion faible, c'est facile. Par contre, si j'essaye de te retirer tes souvenirs de ta première hospitalisation, ce sera difficile, long et tu pourras m'en empêcher en rompant le contact. Mais si j'y arrive, tu ne te souviendras pas avoir été à l'hôpital cette fois ci.

Si j'essaye de te faire oublier Gabriel alors là, ce sera super dur, super long et je me ferais complètement submergé par l'amour que tu as eu pour lui et la peine que tu as ressenti en le tuant. Je deviendrai alors une sorte de marionnette hurlant de douleur. Si je ne parviens pas à la supporter, je meurs. Mais toi tu auras l'esprit en paix. Ce genre d'émotions, très fortes, je ne peux rien en faire, elles sont justes perdues.


Le don :
La sphère que je t'ai retiré, soit je l'assimile et je saurais alors quel goût à la glace au durian, soit je la donne à quelqu'un qui recevra alors cette information et cette émotion. Si je te prend la rancune que tu as pour tes parents qui te négligeaient et que je la donne à Ryuu, elle ressentira une colère sourde et profonde pour ses propres géniteurs, sans même savoir vraiment ce qu'elle leur reproche. Elle le ressentira tout simplement. Je peux bien entendu donner un de mes propres souvenirs.


L'aura :
Cela ne marche qu'avec mes sentiments personnels. Si j'ai envie de te tuer, je peux émettre ce sentiment sous forme d'aura. Toutes les personnes présentes autour de moi dans un rayon d'action à définir, ressentiront alors l'envie de te tuer.


Voilà, je pense avoir fait le tour. Je vais aussi répondre à ta question précise.
Si je retire l'amour à un couple d'amoureux, déjà bon... J'y arriverais pas, probablement pas, mais ils seraient alors deux inconnus l'un pour l'autre. Ce serait comme si c'était leur première rencontre, ce qui n'empêche aucunement l'amour de revenir comme il est venu la première fois.


J'ai conscience que c'est une magie un peu spéciale, sans rien d'offensif et qui peut potentiellement poser des problèmes de modération. Si elle est trop compliquée, n'hésitez pas à me le dire, je peux trouver autre chose. Ca ne me ferait changer que la fin de mon histoire.
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