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Alouqua Kelen
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Ven 11 Nov - 21:23
ALOUQUA KELEN
KAVINIATH - CHASSEUR DE PRIMES




Informations générales

ALOUQUA
Kelen
34 ans (années Ultarimes) // 28 ans (Vanerzame)
Ultarime
Féminin
58 kilos
1,80 mètre
Bisexuelle
Succube
Dendroaspis angusticeps





Informations psychologiques

Hobbys & phobies
Qualités & Défauts



Elle aime peu de choses, mais elle y tient !
- Gribouiller sur tout ce qui peut être un support potentiel (de la simple feuille à un parpaing abandonné)
- Ecouter la pluie
- Fumer des cigarettes (alors qu'elle a l'odeur du tabac en horreur)
- Danser avec des inconnus (surtout quand ils sont ivres)
-Flotter dans l'eau les yeux fermés (toute baignade comportant une chute d'eau est donc à proscrire pour éviter les accidents malheureux.)

Elle déteste tout aussi peu de choses, mais la faire changer d'avis est impensable.
- L'odeur du tissu brûlé
- L'aube
- Danser avec des amis
- L'odeur du tabac
- Les espaces étroits
- Les espaces bondés
Kelen est quelqu'un de très ordonnée. Sans être maniaque ni psychorigide pour autant, elle aime que les choses soient bien faites ne serait-ce que pour éviter de perdre du temps.
C'est une personne très avenante avec qui il est facile de parler. Discrète, elle est néanmoins plutôt souriante et semble posséder un self control admirable.
Vive et agile, Kelen mise plus sur la souplesse et la rapidité pour s'en sortir que sur la force brute. Dans tous les cas, elle a toujours considéré qu'il valait mieux être gracieuse que posséder le style d'un pachyderme imbibé.

Néanmoins, Kelen a un gros problème d'honnêteté. Non pas que cela soit une menteuse invétérée, sa nature de succube lui a donné l'habitude de la duperie afin de faciliter son accès à la... nourriture.
Quand il s'agit de jouer du charme de ou de la persuasion, Kelen est très confiante en elle. En revanche, pour tout autre type de relation basée sur l'honnêteté et la sincérité, elle est vite mise en difficulté sur la conduite à tenir.
Par sa finesse, Kelen est vive et agile mais possède en revanche une masse musculaire méprisable. Si elle compense avec d'autres capacités, elle sera tout de même de ceux qui ont besoin d'aide pour ouvrir un pot de confiture.
Sinon on peut rajouter qu'elle est une cuisinière et une couturière pitoyable et que son sens de l'orientation laisse beaucoup à désirer.





Magie et arme

Magie
Arme


Magie de perception
Kelen possède la capacité d'influencer la perception de l'espace et du temps d'une personne. Don inné qu'elle s'est découverte en usant de sa capacité de succube, elle peut créer dans la tête de sa victime un décor de toute pièce, lui faire croire que plusieurs heures se passent là où il n'y a que quelques minutes, ou bien jouer sur ses émotions pour le mettre dans un état à sa convenance. Plus le résultat attendu est grand, plus longue sera son temps de récupération. Elle ne peut pas agir sur les esprits d'une foule, mais capter l'attention entière d'une cible, allant parfois jusqu'à absorber celle d'une personne proche, volontairement ou non, d'ailleurs. Il y a fort à parier que si elle venait un jour à développer son pouvoir à son paroxysme, elle serait en mesure d'infliger des illusions si puissantes que de véritables effets psychologiques ou physiques s'en feraient ressentir ; mais pour le moment, elle n'y est pas encore.
Actuellement, Kelen est capable de manipuler l'esprit que d'une personne en étant au maximum de sa puissance. Elle arrive à lui changer la perception de ce qui l'entoure et du temps qui défile dans la limite du raisonnable ; elle ne pourra pas lui faire croire que des années sont passées, mais peut tout de même lui faire confondre des secondes avec des heures.

Une fois qu'elle a utilisé sa magie de façon suffisamment intense, elle se retrouve incapable de recommencer avec un temps plus ou moins long selon ce qu'elle a dépensé. Ainsi, si elle n'a fait que modifier des détails de la réalité chez une victime, quelques heures suffiront à la restaurer. En revanche, si elle modifie complètement le mental d'une personne, son temps de récupération sera bien plus long, de l'ordre d'une journée et d'une nuit complète voire plus. Notons que si elle pousse ses capacités au-delà de leurs limites, Kelen pourrait alors se retrouver dans un état de faiblesse proche du coma, voire de la mort.  
Considérant déjà ses griffes/ongles rétractables comme des armes, Kelen ne possède qu'un simple coutelas à la larme légèrement incurvée. Elle sait tirer à l'arc ou manier des lames plus longues qu'un simple couteau, mais elle ne s'encombre pas de tels objets.





Description mentale


— Elle pleure insensé, parce qu'elle a vécu!
Et parce qu'elle vit! Mais ce qu'elle déplore
Surtout, ce qui la fait frémir jusqu'aux genoux,
C'est que demain, hélas! il faudra vivre encore!

Bon... Puisque vous avez déjà exigé de ma part que je vous fasse une description physique, je me dois maintenant d'explorer la psychologie de la femme qui se présentera sous peu devant vous. Tout aussi contradictoire que moi, je vais essayer néanmoins de commencer par le début et de faire une suite logique pour que vous ne vous y perdiez pas... A défaut de ne pas avoir construit ma présentation dans l'ordre, essayons de partir ici du point A et d'atteindre le point Z en passant bien par les vingt-cinq autres lettres dans le bon sens...

Kelen semble être une femme assez simple et sans prise de tête. D'un naturel paisible et plutôt agréable, elle vous semblera sereine voire d'une gentillesse appréciable. Si vous venez vous présenter à elle, la première chose qu'elle fera sera de vous sourire avec courtoisie et de ne pas essayer de vous gêner. Diplomate, elle sait gérer les conflits avec audace, alliant un côté calme avec une touche de fermeté. Par son passé, il lui a été facile de se retrouver dans des situations qui nécessitaient un minimum de finesse si elle ne souhaitait pas se retrouver dans une mauvaise passe. En revanche, entre ce qu'elle montre et ce qu'elle est, il y a certaine différence non négligeable.
Sa nature de succube la pousse à se montrer sociable afin de ne pas faire fuir de potentielles proies. Elle ne sera donc pas sujette aux effusions de joie ou de colère et saura garder un contrôle sur sa maîtrise de soi. Pourtant, en ce qu'elle ressent intérieurement, il est une toute autre histoire. Calculatrice sans que cela soit pour autant de la méchanceté ou du vice, si elle vous considère comme un casse croûte, il n'y aura sans rien de très honnête dans ce qu'elle vous offrira. Analysant soigneusement son environnement, elle fera en sorte de cerner votre personnalité pour s'y adapter et s'y glisser aussi efficacement qu'un serpent. Usant de flatterie et de charme avec une redoutable efficacité, vous pourriez être un abruti doté d'une répartie primitive qu'elle saura vous faire paraître comme un grand prince à ses yeux. Cinglante dans ses réponses mais en pensant toujours à y glisser une pointe de velours, ses mots glissent sur l'air comme une partition horriblement bien accordée et pleine de miel empoisonné. Disons que je préfère vous l'annoncer dès le début, cela me permettra de pouvoir enchaîner par la suite dans un registre plus à son avantage. Je ne voudrais pas que vous la preniez pour une femme imbue d'elle-même et méprisable... Bien que cela soit en partie un petit aspect de la vérité.

Maintenant que nous avons vu ce qui pouvait être son mauvais côté, allons à l'opposé pour aborder un peu plus de douceur... Après tout, Kelen est loin d'être quelqu'un de foncièrement mauvais. Elle a ses vices, mais elle a tout de même quelques qualités que je me dois de vous exposer.
Au naturel, donc entendez cela quand elle a le ventre plein, Kelen est plutôt quelqu'un de simple qui ne cherchera pas à tromper qui que ce soit. Au contraire, alors qu'elle tentait dans un premier temps  d'amadouer des sources de nourriture, elle se montrera alors dans un second, beaucoup plus réservée et méfiante. Si elle ne vous connait pas et qu'elle n'a pas l'intention de vous voler une partie de votre énergie, elle sera plus sur une défensive discrète qu'une franche camaraderie ; et si jamais vous éveillez son attention, elle aura même tendance à se montrer discrète, à la limite de l'invisibilité pour tenter de vous déchiffrer. Effectivement, s'il y a bien quelque chose qui lui fasse peur, c'est qu'un jour quelqu'un arrive à la cerner et à pointer ses faiblesses pour y jouer avec et arriver à l'atteindre. On peut donc dire qu'en réalité c'est une grande peureuse qui craint l'inconnu et de se dévoiler. Certains préfèrent se cacher pour rester mystérieux et parce qu'ils n'aiment pas la compagnie des gens, mais elle fait plus partie de ceux qui préféreraient être à l'aise en toutes circonstances sans se mettre à paranoïer sur ce qui pourrait lui faire du mal ou non.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser de par sa nature, elle n'a jamais vraiment connu l'amour puisqu'elle a toujours abordé les hommes et les femmes dans une but strictement nutritif. Elle se dit d'ailleurs qu'avoir une liaison sérieuse serait très compliqué... Entre la possibilité de vider son partenaire de son énergie et de ne plus faire la différence entre le désir et l'appétit, cela complique réellement ses chances d'entreprendre quoique ce soit de solide.

Le point le plus étrange chez Kelen est sa façon de penser. Il existe des gens réellement schizophrènes qui possèdent un dédoublement de personnalité, les faisant basculer d'un état à un autre sans même qu'ils ne s'en aperçoivent ou bien qu'ils ne s'en souviennent une fois terminé. Chez Kelen, il s'agit d'une toute autre situation mais suffisamment étrange pour que je vous en fasse malgré tout. Elle a en elle ce qu'elle considère être sa colocataire surprise. Sans doute un peu dérangée par ses changements constants de personnalités entre le bétail et la populas', Kelen a fractionné sa pensée eu deux, laissant sa partie plus souple et plus réservée d'un côté pour faire face à un côté plus sombre et plus mauvais. Si quelqu'un avait la possibilité de lire dans son esprit, il serait probablement persuadé qu'un démon hante la jeune femme alors qu'il n'en est rien. En réalité, il s'agit bien d'une seule et même âme, mais disons qu'elle est composée de deux parts qui se concertent mutuellement, permettant sans doute à la succube d'organiser ses pensées de façon plus efficace. En voyant la chose de façon positive, Kelen a l'impression d'avoir constamment une personne avec qui parler et elle se sent ainsi rarement seule.

On peut tout de même noter une qualité, c'est que Kelen se met rarement en colère. Il lui a fallu quelques années pour apprendre à gérer son stress, mais on peut dire aujourd'hui qu'elle fait partie des personnes qui savent se tenir dans toutes sortes de situations. Elle n'a pas du tout un cœur de glace et n'est pas une sociopathe renfermée, mais en sachant qu'elle a conscience qu'elle vivra très longtemps, à moins qu'elle n'ait un accident, elle a  rapidement compris qu'il était plus bénéfique pour elle de ne pas se laisser aller à des émotions néfastes qui ne pourraient que la rendre aigrie ou constamment colérique. Quand elle rencontre des personnes en proie au désarroi ou à la tristesse constante, elle ne peut que les plaindre en se demandant qu'elle est le but de continuer à vivre ainsi si c'est pour souffrir continuellement. Alors bien sur, elle a connu des moments moins joyeux que d'autres, mais la relativité est une notion bien ancrée chez elle et on peut dire que le dicton "tomber pour se relever" est considéré comme une religion. Peut-être que lorsque vous la rencontrerez vous ne l'apprécierez pas, mais j'ose espérer en tout cas que vous ne la jugerez pas trop hâtivement ; elle  a conscience des mauvais côtés de sa personnalité mais elle a toujours eu la volonté de bien faire. Selon ses convictions, en tout cas.




Description physique


Cette femme, morceau vraiment miraculeux,
Divinement robuste, adorablement mince,
Est faite pour trôner sur des lits somptueux
Et charmer les loisirs d'un pontife ou d'un prince.

Décrire une personne en se basant uniquement sur le physique n'est pas chose facile, il faut se montrer objectif, totalement neutre pour ne pas prendre le risque de se montrer prétentieux ou bien vexant. Comme il est néanmoins d'usage de le faire, je vais donc m'y atteler en espérant satisfaire vos exigences au mieux possibles. Evidemment, j'aurais préféré que vous vous contentiez d'un simple : c'est une grande brune banale et sans vraiment d'originalité, mais je risquerais de me faire taper sur les doigts. Alors allons-y, puissiez-vous y trouver ce que vous cherchez sans qu'aucune question de vous viennent à la fin de ce récit. Cela me prouverait que mon travail a été fait ne serait-ce que correctement à défaut d'être parfait...

Quand je regarde Kelen, la première chose qui me vient à l'esprit est sa stature. Plutôt grande pour une femme, elle peut regarder un homme de taille moyenne dans les yeux sans avoir à se hisser sur la pointe des pieds ou à se tordre le cou. Autant dire que c'est aussi assez pratique lorsqu'elle se déplace dans la foule, cela lui évite de se faire trop bousculer ou bien de ne plus voir vers où ou vers quoi elle se dirige. Des hommes lui firent souvent la remarque, considérant que tout représentant du sexe féminin est nettement plus attirant avec une taille moins élevé, mais il s'agit en revanche d'une des choses chez elle qui la satisfait: elle n'a pas souvent besoin de demander à quelqu'un de lui attraper la boite de haricots située en haut de l'étagère...
Plutôt élancée, elle se tient droite et sa démarche est assurée. Non pas qu'elle soit quelqu'un de hautain, on pourrait penser au premier abord qu'il s'agit là d'une femme sûre d'elle qui serait du genre à foncer en ligne droite vers ses objectifs et non pas à hésiter. Apparence trompeuse quand on la connait un peu mieux, elle continue tout de même à garder cette posture affirmée, estimant cela comme un léger moyen de défense face à d'éventuels rabats-joie qui pourraient voir là une proie facile dont on pourrait profiter.

Plutôt fine et de nature élégante, elle possède une mince musculature déliée qui reflète néanmoins une force brute assez faible. Toute en souplesse et en fluidité, Kelen prône la rapidité face à la puissance pure et dure, compensant cette faiblesse chez elle par une vivacité certaine. Si jamais elle venait à se retrouver en situation de conflits, vous ne verrez jamais une amazone en furie débouler, l'arme au poing, dans un galop effréné pour foncer dans le tas. Certes, si elle en avait eu les capacités physiques, peut-être aurait elle essayé ce style d'agression, mais n'étant pas assez folle, ou du moins inconsciente, pour le tenter, vous verrez plutôt quelqu'un de prudent qui préférera attendre le moment opportun pour riposter. Après tout, si son familier est un serpent et qu'elle descend d'une lignée de succube, ce n'est pas pour rien : c'est triste de le dire, mais force est de reconnaître qu'il est des clichés que l'on se doit de respecter... Et une succube pesant un quintal armée d'une hache avec un sanglier en familier, ça ne colle pas à l'étiquette du peuple.

La peau plutôt blanche quoique légèrement hâlée par le soleil, elle possède ce grain lisse et serré qui donne un aspect de porcelaine propre aux créatures de charme. Certains diront qu'elle triche et qu'elle doit très certainement se tartiner d'onguents à longueur de journée, mais cela ne serait que mensonge et calomnie. Kelen le sait bien, son physique est un atout mais c'est avant tout ce qui lui sert de fourchette et de couteau lorsqu'elle se nourrit...
Possédant une longue chevelure d'un noir de jais, elle s'applique souvent à l'attacher de façon à ce qu'elle ne lui tombe dans les yeux. Épais et lisses, ses cheveux lui tombent en cascade jusqu'au bas de son dos comme un sombre voile de soie. Ornés d'une simple barrette en métal, parfois ouvragée quand elle se sent d'humeur coquette, leur couleur de nuit contraste étonnamment avec son teint clair.
Encadrant un visage fin, deux grands yeux légèrement effilés d'un gris foncé surmontent un nez pointu. Les pommettes hautes, une bouche aux lèvres couleur grenat, son sourire est souvent enjôleur et invitant à la rencontre, dévoilant des dents blanches et parfaitement alignées.

Elle possède une expression assez neutre, quoique l'on pourrait plutôt la qualifier de paisible. D'un calme assuré, elle ne pousse pas à la méfiance et parait plutôt agréable. Un fin sourire ornant généralement ses lèvres, elle fait en sorte de contrôler toutes les émotions trop explosives qui pourraient la trahir. Maître dans la sérénité, elle sait que les personnes trop exubérantes peuvent pousser à faire fuir d'éventuels partenaires. Ce n'est pas une croqueuse d'hommes mais comme vous le savez désormais, elle se nourrit à travers la passion d'un simple baiser, et il est plus aisé d'en recevoir un de la part de personnes qui viennent vers vous facilement. Elle affiche donc toute une panoplie d'expressions les plus avenantes possibles, modérant l'exaspération et l'ennuie qui la gagnent pourtant souvent quand elle se trouve en situation de charme. Contrairement à ce que l'on croit, il n'est pas toujours amusant de chercher quelqu'un pour lui voler un baiser. Et une partie de son énergie au passage, d'ailleurs...

Si vous souhaitez avoir un peu plus de détails, ou même si vous vous en fichez d'ailleurs, je vais finir par quelques petits éléments en plus.
Elle s'habille en général avec une base de noir rehaussée de quelques touches de couleurs vives, notamment du rouge et du bleu. Souvent avec un pantalon en cuir et des bottes qui lui montent jusqu'en-dessous du genou, elle préfère être à l'aise et libre de ses mouvements. D'un style assez simple voire légèrement martial, elle dédaigne toutes les fanfreluches à dentelles qu'aiment les femmes de la haute société. Une ceinture noire lui ceignant le bassin, elle y accroche uniquement sa bourse, son arme et une petite sacoche dans laquelle elle y range le stricte nécessaire. Des hauts simples et sans ornement, elle possède néanmoins une cape surmontée d'une capuche pour les jours de froid et pour se soustraire aux regards quand elle n'y tient pas.
Restant tout de même consciente qu'il lui fallait mettre son physique à son avantage, elle porte parfois un collier en argent afin d'orner la naissance de sa poitrine, ainsi que des boucles d'oreilles pour les grandes occasions. Dédaignant l'or, elle aime tous les autres métaux et il lui arrive de mettre ses principes de côté pour gaspiller quelques piécettes pour un accessoire quelconque. A condition évidemment que cela ne se voit pas ou bien que cela reste plus dans la suggestion que dans l’ostentatoire...
Il s'agit donc d'une femme plutôt agréable à regarder qui peut attirer rapidement l'attention , autant qu'elle peut rester totalement anonyme si elle le souhaite. Un physique avantageux mais aussi passe partout, elle jongle entre ces deux facettes pour se sortir de situations qui parfois, ne sont pas à son avantage. Bonus de la race : Kelen est une succube, ainsi elle a trente quatre ans (années Ultarimes) mais possède l'apparence d'une jeune fille d'une vingtaine d'années. Le processus de vieillissement étant considérablement ralenti chez elle, elle a l'avantage de conserver une jeunesse très longue. Hé oui... Pas  d'anti-rides pour elle !


.




Racontez-nous votre histoire


Ce long regard sournois, langoureux et moqueur;
Ce visage mignard, tout encadré de gaze,
Dont chaque trait nous dit avec un air vainqueur:
«La Volupté m'appelle et l'Amour me couronne!»

Ses mains glissaient sur mon corps, la peau rugueuse crissant désagréablement sur mon corps. Sentant ses doigts se faufiler dans ma chevelure, je retins un frémissement de dégoût et me forçai à sourire lascivement tandis que son regard concupiscent se baladait sur mes courbes, tentant de deviner ce qu'elles dissimulaient sous le tissus de mes vêtements. Celui là, je l'avoue, je l'avais choisi un peu rapidement, la faim me taraudant trop pour que je fasse ma difficile... Et plus le temps passait, plus je me disais que j'avais fait une erreur. Si au premier abord cet homme m'avait paru un minimum attirant, la rudesse de ses mouvements commençait sérieusement à me faire douter de mon choix...
Sentant son haleine caresser ma joue, son souffle chaud décala une mèche qui vint se coller contre ma bouche. Voyant la sienne se rapprocher lentement, j’empoignai fermement son visage entre mes mains, faisant tomber un coussin du lit sur lequel nous étions allongés. Alors que j'allais poser mes lèvres contre les siennes afin de conclure un acte qui commençait lentement à m'horripiler, je l'entendis me murmurer à l'oreille. Stoppant mon mouvement, je rouvris mes yeux et levai un sourcil interrogateur.

Comment une beauté comme toi peut se retrouver dans un taudis pareil...

N'attendant sans doute pas de réponse de ma part, je ne relevai pas la rhétorique de la phrase et me figeai alors, ne faisant pas attention à son étonnement. Oui, comment cela se faisait que je me retrouvais à partager la couche minable, d'un homme minable, dans un taudis minable en pleine situation minable. Ma mère aurait eu honte de moi si elle m'avait vu ainsi... Son unique fille réduite à se nourrir sur un bétail de seconde zone... Mais d'un autre côté, que m'avait-elle donc bien apprit d'autre ? Elle n'aurait pas eu le droit de se plaindre. Et dans tous les cas, voilà bien des années que j'avais appris à diriger ma vie comme je l'entendais. Après tout, si j'avais envie de me faire peloter dans un chambre miteuse pour me nourrir, qui pouvait m'en empêcher ? Néanmoins, ses mots revinrent à nouveau me hanter alors que je reprenais là où je m'étais arrêtée. Qui étais-je donc pour en être là aujourd'hui...?


J'étais née un jour de pluie en pleine Benaryath. Autant dire que c'était assez étonnant sachant qu'en temps normal, il aurait du faire un soleil radieux. Peut-être que mon goût des orages vient de là...?
Ma mère avait accouché sur son lieu de travail, c'est à dire la maison de joie "aux pétales d'or" qui faisait la fierté de la ville de Hongxin. Ma génitrice ayant réussi à en prendre la tête, elle avait donc pu bénéficier des avantages à diriger les autres et avait pris alors un malin plaisir à laisser les tâches les plus ingrates à "ses filles". Elle restait pourtant une femme comme les autres... Et elle avait cru au grand amour. Ha... Ma pauvre mère, comment avait-elle pu tomber dans un piège pareil. Lorsqu'on est une p... une femme de joie, il est impossible de plaire à la haute société ; c'était un principe de base dans le métier. Je ne sus jamais si elle arrêta de prendre sa contraception dans l'espoir de retenir un noble qui en avait rien à faire d'elle ou si c'était parce qu'elle pensait que leur histoire tiendrait, mais à cause de sa stupidité purement féminine, je me retrouvai donc à brailler en plein milieu de la nuit sous une pluie battante et les cris hystériques des employée de ma mère. Quel jour de joie pour tout le monde... On ne faisait même plus attention au mauvais temps. L'accouchement avait apparemment été difficile mais pour Ludvilla Alouqua, c'était le symbole de sa réussite : elle avait fait un enfant avec un homme du gratin Ultarime, alors sa vie allait forcément changer. Et pourtant...
La déception pour elle fut immense. Evidemment, il ne me reconnu pas et elle se retrouva donc non seulement avec un amour brisé, mais un bambin sur les bras. Ne croyez pas que je me plaigne de quoique ce soit, je me fiche absolument de n'être pas née dans des draps en soie ou de ne pas connaître mon géniteur, je n'ai pas été malheureuse pour autant.

La vie dans la maison close était plutôt tranquille, les hommes et les femme allaient et venaient, les employées faisaient leur travail et ma mère continuait de gérer tout ce petit monde avec une efficacité hors pair. Pour ma part, dès que je fus en âge de marcher, elle me donna la charge de toutes les petites choses à faire et dont je pouvais m'occuper ; à savoir récupérer l'argent, veiller à ce que rien ne traîne dans les chambres une fois libérée, nourrir les deux gros chiens qui veillaient sur nous et surtout, ne pas courir dans les pattes. Ne faites pas cette tête là, même si j'étais plus en âge de jouer et bondir partout, j'étais plutôt appréciée et il n'était pas rare que l'on me donne des sucreries en douce ou que l'on me prenne sur des genoux pour me faire sauter joyeusement. Apparemment, j'attirais la clientèle féminine par mon côté enfantin et mignon, je dédramatiser l'aspect sordide de la maison close et donc : je faisais du chiffre. Je fus rapidement mise face à un rapport à l'argent important, ma mère me le rappelait souvent : si tu veux réussir ta vie, il y a deux choses à faire, trouver un homme riche, ou bien trouver un moyen de trouver un homme riche. Rien de plus.

Je grandis jusqu'à ma dixième année sans encombre, constatant seulement les changements de saisons et d'employées défiler sans s'arrêter. De nouveaux visages, de nouveaux temps, rien de particulier. Je continuais encore à m'enfuir parfois pour courir sous la pluie au grand dam des femmes de ma mère qui étaient exaspérées de devoir me nettoyer à chaque fois. Je continuais aussi à me gaver de sucreries, puis j'écoutais de temps en temps ma génitrice me prodiguer ses précieux conseils : de l'argent, un homme riche, une vie dans l'opulence, voilà la clef de la réussite. Ça ne m'emballait guère à cet âge, mais je répondais toujours par un hochement de tête affirmatif et elle s'en contentait. Bref, j'étais une petite fille plutôt banale dans une vie à peu près banale.
A cette période, je me fis mes premiers amis. Seule maison close du quartier où je vivais, nombreux étaient les pères qui venaient se détendre dans la maison de joie. Je pouvais donc jouer avec leurs enfants - qui servaient surtout de couverture aux yeux de l'épouse - courant partout, chapardant de la nourriture et découvrant de nouvelles façons de m'amuser. Parmi ce petit groupe, il y avait Ylir, le fils du barbier. Du même âge que moi, nous étions très complices et ma mère voyait cet amitié avec intérêt. L'un de ses objectifs était de me trouver un bon parti, et le barbier du quartier ouvrait sa troisième boutique : son fils était donc un prétendant tout à fait honorable. Evidemment, à cet âge là, on ne pensait qu'à chercher des cailloux plats pour faire des ricochets ou bien à savoir qui arrivait à cracher le plus loin. Et je tiens à le préciser : c'est moi qui gagnait tout le temps.

Une main se referma sur mon poignet et me ramena à la réalité. L'homme s'était légèrement écarté et je voyais l'exaspération dans son regard. Lui souriant je me redressai sur un coude et dégageai ma main doucement avant d'effleurer tendrement la courbe de sa mâchoire. Il sembla se radoucir à mon contact mais je compris que mon instant de rêverie avait brisé son empressement à satisfaire ses besoins stupidement masculins.

Tu n'as plus envie de moi ? Je ne te plais plus...? Tu étais pourtant si assoiffée de moi tout à l'heure.

Assoiffée... Oui, c'est le mot. Effectivement, il m'arrive dans la semaine d'être éprise d'un désir si puissant qu'on pourrait le confondre avec la folie. Alors non, je tiens à le rectifier, il ne s'agit pas de désir charnel, je ne suis pas de ce genre là. Mais il est vrai que je ne me nourris pas comme tout le monde, mon côté succube exigeant des besoins différents de la population lambda... De l'énergie pure, de l'énergie fougueuse et endiablée, voilà ce qu'il me fallait. Et comme moyen de l'avoir ? Rien d'autre que le contact horriblement romantique qu'un baiser. Cela sonne bien, dit comme ça ? Cela en ferait rêver, des jeunes filles dans la fleur de l'âge et rêvant de contes de fée et de chevaliers en armure. Pour ma part, c'était synonyme d'efforts dont je me serais bien passés. Je me rappelais encore de la première fois que cela m'était arrivé.


J'avais désormais quinze ans, un âge où on commence à osciller entre le monde de l'enfance et le monde adulte. J'étais toujours attribuée à des tâches de gestion et d'organisation de l'entreprise de ma mère. Je lavais les tables, servais les clients, appris à mettre les plus indélicats dehors à coups de tessons de bouteille... Bref, je continuais mon quotidien efficacement et sans accroc.
Un jour où je ne travaillais pas, profitant d'un repos plus que mérité, je décidai d'aller chercher mon ami Ylir pour casser la croûte dans un petit restaurant discret derrière la boutique principale de son père. C'était un peu notre rituel de la fin de semaine, on mangeait ensembles puis on allait s'installer sur son lit pour faire une partie d'échec ou pour critiquer les passants dans la rue. Des jeux d'adolescents.
Je me rappelai encore du moment où, après avoir englouti une assiette entière de viande en sauce, je ressentais toujours comme un creux à l'estomac. N'arrivant pas à satisfaire complètement mon appétit, j'avais arrêté de me gaver au risque d'inquiéter mon ami et nous étions allés chez lui pour faire une partie de cartes. Ou pour cracher par la fenêtre, je ne sais plus vraiment... Je me rappelais encore que nous étions  en train de chercher quelque chose dans ses malles de jeux quand je me surpris à le regarder avec un autre œil. Il me semblait alors beaucoup plus grand, plus musclé et il dégageait une odeur agréable. Je commençais à aimer ses petites mèches qu'il coinçait derrière ses oreilles, tics qu'il possédait depuis l'enfance. Et puis j'aimais la façon dont il me parlait, que ça soit pour me raconter une anecdote ou même pour me demander quelque chose de bête, tout simplement. Il dut le remarquer car il s'arrêta de farfouiller dans ses affaires pour me demander ce qu'il se passait et que j'avais un air bizarre. Je n'avais pas répondu de suite, trop étonnée de ce que je ressentais. Sa bouche avait l'air si douce, ses lèvres semblaient dégager un arôme sucré... J'eus l'impression que je parlai sans m'en rendre compte.

Ylir tu... tu es beau, aujourd'hui.

Stupéfaction. De sa part comme de la mienne d'ailleurs. Après tout, on s'était toujours appréciés mais il n'y avait eu que du jeu et rien d'autre. Je savais que les adolescentes de mon âge pensaient aux garçons mais j'avais toujours cru que je n'en faisais pas partie, ou bien que cela viendrait plus tard. Il fallait croire que non.
Il prit très bien la chose puisqu'il sourit avant de m'attraper le bras et de m'attirer contre lui pour poser sa bouche contre la mienne. Et ce fut l'extase... Une explosion de saveur, que dis-je, un feu d'artifice tout entier. Le monde sembla s'arrêter de tourner, l'air lui-même s'immobilisa pour m'envelopper d'une gangue épaisse de jouissance absolument. J'empoignai son crâne, plaquant mes lèvres violemment contre les siennes, ma langue forçant le barrage de sa bouche pour absorber cet amour qui rugissait en moi. Cet amour...?
Je pris conscience que quelque chose n'allait pas quand je le sentis se ramollir contre moi au moment où je compris que ma faim s'était calmée. Il glissa le long de mon corps avant d'heurter le sol avec un bruit sourd, son visage blême et transpirant. Violemment replacée dans la réalité, la magie de cet instant vola en éclats et je me précipitai sur lui pour le soutenir, appelant à l'aide, criant à m'en déchirer la gorge tandis que les larmes commençaient à embuer mon regard affolé. Le temps avait repris son court, plus sournois et violent que jamais.

Ma fille, nous devons parler.

Les mots de ma mère me frappèrent comme une flèche. Elle n'avait jamais été aussi sérieuse, elle n'avait jamais interrompu son travail pour m’emmener dans une chambre afin de discuter ainsi. Quelque chose n'allait pas et je savais que c'était lié à mon ami.
Levant mon regard vers elle, elle attendit un instant avant de prendre la parole. Et ce fut la révélation la plus forte que j'eus de ma vie...
Alors voilà, j'étais une succube, autant dire,  une prostituée involontaire et potentiellement meurtrière. Désormais, la nourriture humaine m'était accordée que pour le plaisir des papilles alors que ma vie dépendait en partie de celles des autres. Je devais voler l'énergie des hommes et des femmes pour survivre, je devais leur arracher temporairement une part d'eux afin de ne pas périr. Ce n'est pas génial comme révélation, mais je fis avec. Soit, j'apprendrais à me contrôler pour ne pas tuer quelqu'un. J'apprendrais à jouer de mes charmes, à m'exprimer comme il faut pour les attirer dans mes filets. Puisqu'il en était ainsi, autant s'y faire à l'idée et ne pas se morfondre sur soir. Première leçon de vie : quand c'est une fatalité, accepte la et utilise la.

Je n'eus plus jamais de contact avec Ylir. Déjà, son père ne voulait plus que je le voie, mais je crois que lui-même avait désormais peur de ce que j'étais. Étrangement, si j'en fus peinée au-début, cela me passa et je poursuivis ma petite vie sans rien changer en dehors de mes habitudes alimentaires. Me faisant passer au départ pour une fille de joie afin de dissimuler ma nature, j'appris à voler une part d'énergie sans que cela ne se remarque et tous les hommes qui défilèrent dans mon lit repartaient en ayant oublié ce qu'il s'était passé, mais persuadés que le moment fut si intense, qu'ils en étaient alors épuisés. Ma mère m'apprit aussi l'existence de capacités particulières :  nous pouvions influencer sur les hommes par un simple contact physique. Il nous était aussi possible, de part notre famille, de pouvoir tromper les sens de nos victimes à condition d'être entraînées et en bonnes conditions. Certains appelleront cela de la magie, pour moi c'était un don héréditaire... Et je fis en sorte de le développer comme il se doit. Oh, je n'étais pas une puissante sorcière qui pouvait assujettir un peuple entier, mais faire croire à un homme qu'il avait passé une heure en ma compagnie alors que je ne lui avais volé que trois secondes de son temps pour un simple baiser, facilitait les choses pour moi.

Violemment plaquée contre le lit, je fixai à nouveau ce visage avide de désir au-dessus de moi. Ils étaient tous pareils... D'une faiblesse écœurante face aux appels de la chair. Même le plus puissant des guerriers finirait retourné comme une crêpe par une femme. Ils avaient tous le même point faible, je commençais à m'en lasser. Les femmes, elles au moins, mettaient un peu plus de difficulté dans le jeu de séduction... Après tout, elles aiment se faire désirer, et cela m'amusait beaucoup. Il était juste dommage qu'elles prennent ensuite un air si mièvre que je me promettais à chaque fois de ne plus fréquenter la genre féminine... Jusqu'à ce que je tombe sur le genre d'homme qui se tenait actuellement devant moi pour que je pense à nouveau le contraire.
Me dégageant souplement, je le retournai alors pour me retrouver sur lui, enserrant ses cuisses de mes jambes et attrapant ses poignets avant de les immobiliser au-dessus de sa tête. Son sourire s'élargissant un peu plus, il bomba légèrement le torse avant de relever la tête pour me fixer avec envie.

Une petite sauvage, on dirait... As-tu appris à te battre pour vouloir me dominer ainsi, ma jolie...?


Krister Folger. Je me rappelais encore de son visage.... C'était le premier homme qui m'avait résisté. Pire, qui m'avait repoussé...
Je l'avais rencontré dans une auberge de Lovumaxia. Ayant quitté l'entreprise de ma mère pour partir sur les routes afin de découvrir notre monde, une petite faim m'avait tenaillé et je m'étais décidée à chercher pitance. J'avais donc mis le grappin sur la première auberge de mon chemin et je m'étais donc retrouvée à m'asseoir à une table où buvait un charmant homme d'une trentaine d'années. Brun, les traits altiers et avec une fine cicatrice qui barrait son visage en deux, il m'avait paru comme le bétail parfait et j'avais donc entrepris de lui faire mon jeu de séduction. Surprise qu'il n'ait aucun effet sur lui, j'avais alors approché discrètement mes doigts des siens pour lui insuffler un peu de mon pouvoir. Sa réaction avait était immédiate, il avait saisi mon poignet avec une rapidité époustouflante et avait plongé ses yeux émeraudes dans les miens, un sourire amusé ornant ses lèvres.

N'essaye même pas, succube. Tes petits jeux ne marchent pas avec moi.

Je pensais ne jamais le revoir après cet échec. Vexée, je n'avais même pas insisté et m'étais levée pour me contenter d'une viande moins capricieuse... Et après avoir passé la nuit dans une chambre de l'auberge, j'avais laissé un homme épanouis ronfler dans les draps pour m'échapper discrètement.
J'étais de retour sur les routes, ayant passé toute la journée à errer et à découvrir le paysage de mon monde. Puis le soir était tombé et j'avais du trouver un lieu où bivouaquer, m'étant trop éloignée des villes pour espérer une couche confortable. De moins, c'est ce que je pensais avant de voir la lueur d'un feu en plein milieu de la forêt dans laquelle je m'étais aventurée. Me dirigeant vers ce signal lumineux, je vous laisse imaginer sur qui je tombai alors...
Il me donna son nom ainsi qu'une couverture, ne faisant aucune remarque concernant notre première rencontre où il me mit un formidable refus. N'essayant même pas de le charmer - puisque j'étais déjà rassasiée de toute façon - on passa une partie de la nuit à bavarder, apprenant à se connaître bien que cette situation plus authentique que d'habitude me mit un peu mal à l'aise. Le lendemain, nous décidâmes de faire route ensemble, étant lui aussi un voyageur dans l'âme. Au final, pour ce que je pensais être une rencontre temporaire, je passai plusieurs années avec lui. Il eut plusieurs rôles pour moi : ami, amant, confident, mais aussi professeur, père lorsque je ne me sentais pas bien. Ce n'était pas l'amour de ma vie, c'était un tout. J'étais bien avec lui, il était respectueux et ne me jugeait jamais alors ça nous suffisait. Ce fut dans ces moments-là que j'appris à me battre à ses côtés ainsi qu'à lire et à écrire correctement. Les bases du savoir ne m'ayant été que très peu accordées dans mon enfance, je pris goût à la connaissance et ma curiosité s'en retrouva alors développée.
Il affina mon esprit et affûta mon corps, il pointa mes défauts sans pitié mais toujours dans le but de m'améliorer ou de compenser par d'autres moyens. C'était un homme bon et j'espère encore qu'aujourd'hui, il va bien.
Nous gagnions de quoi vivre en exécutant des contrats visant à tuer ou ramener des criminels. Un peu inquiète au début, je pris vite goût à cette existence d'actions et de dangers et nous formions alors un redoutable duo. J'avais presque trente ans mais ma nature de succube me donnait encore le visage juvénile d'une fille de vingt ans, et j'utilisai alors cet atout d'aspect fragile pour tromper mes victimes et les écraser sans pitié. Nous nous fîmes une petite renommée dans certains villages mais il m'apprit à ne jamais en dévoiler sur moi, usant de fausses identités et de vêtements amples pour ne pas être reconnus. C'était un métier dangereux, on pouvait être la cible de vengeance...
Nous avons passé presque dix ans ensemble. Durant ce temps là, j'appris que ma mère était décédée d'une maladie et que mon ancien ami Ylir s'était marié avec la fille du boulanger. Je ris alors de ma vie ancienne : elle aurait pu être aussi fatalement fade que celle de ma mère, ou pire, aussi longue et ennuyeuse que celle de mon ancien camarade. Là, j'étais libre... Je n'avais aucune attache, aucune obligation.
Krister Folger partit un jour en mission seul et je l'attendis dans l'un de nos points de repère habituels. Quand il revint, son visage était dur et sans me ménager, il m'ordonna de prendre mes affaires et de m'en aller sans chercher à le retrouver. M'expliquant qu'il avait fait une erreur, des hommes étaient désormais à ses trousses et il devenait trop dangereux pour moi de rester à ses côtés. Evidemment, je refusai au début d'obéir puis je dus m'incliner : il n'était pas genre d'homme à être contredit. M'offrant son cheval à la robe onyx en souvenir, je l'embrassai une dernière fois, sans aucune arrière pensée affamée, et le quittai. Je ne le revis plus jamais... Et encore aujourd'hui, il m'arrive de me demander s'il est encore en vie.
J'ai désormais trente-quatre ans. Il me semble que dans d'autres mondes où la notion de temps est différente d'Ultarime, je serais plus jeune. Cela fait en tout cas vingt-neuf mois que je parcours seule ma planète. Je commence à être fatiguée de tout cela... Je pense que je vais bientôt me lancer à l'assaut des autres mondes. Peut-être découvrirais-je des choses plus intéressantes... Après tout, je suis toujours chasseuse de prime.

Eclatant de rire, mon partenaire se figea et me regarda, étonné. Sans attendre de commentaire, je maintins ses bras au-dessus de lui et me penchai en avant, mes cheveux tombant sur son visage, formant un rideau noir autour de nous. Il me restait encore tant de chose à découvrir... C'était décidé, demain j'allais utiliser un des passages. Les mondes n'avaient qu'à bien se tenir : j'étais avide de connaissances.

Posant alors mes lèvres sur les siennes, je le sentis se tendre contre moi tandis que sa vie commençait à s'échapper de sa bouche. Tic tac. Le temps passe, l'horloge tourne.





Informations Supplémentaires

Votre surnom
Kelen suffira

Votre âge
vingt-deux automnes

Qui est sur ton avatar ?
Xiao Bai art

La catégorie de ta magie
Magie mentale

Nom de ta magie
Magie de perception

Accès à la zone H/Y/Y
Oui

Code de validation
Validé par Leo~




Dernière édition par Alouqua Kelen le Dim 13 Nov - 18:05, édité 3 fois
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Invité
Sam 12 Nov - 17:07
Je m'occupe de ta fiche dans la soirée si j'ai le temps ou demain en début d'aprèm. :3
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Invité
Sam 12 Nov - 23:13
Super, merci beaucoup ^^
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Invité
Lun 14 Nov - 13:04
Alouqua Kelen

➜ Orthographe :
1.5 / 2 Quelques petites fautes parsemées ici et là. Mais rien de très grave.
➜ Vocabulaire :
1.5 / 2 Des soucis au niveau d'absence de mots à certains endroits. Ou de double négation changeant le sens de la phrase. Mais encore une fois, rien d'extrême. Même si cela ralentit, on comprend la phrase en réfléchissant.
➜ Conjugaison :
2 / 2 Pas de gros soucis là dessus.
➜ Qualité :
3 / 4 Une fiche d'une bonne qualité, très peu à redire.
➜ Originalité :
2 / 2 Malgré la présence de passage littéraires connus, tu as su redonner une nouvelle jeunesse à certains détails. Chapeau.
➜ Respect de la langue française :
2 / 2 Rien à redire.
➜ Note perso :
2 / 2 J'ai apprécié lire ta fiche, sincèrement.
➜ Bonus longueur du texte :
4 / 4

➜ Niveau
18
➜ Niveau bonus
2  
➜ Niveau total
20

➜ Point techniques
20
➜ P.Ts bonus
2  
➜ P.Ts total
22

➜ Points de caractéristiques
100
➜ P.Cs bonus
10  
➜ P.Cs total
110

➜ Kinahs
10 000

➜ Alouqua Kelen
est validée en tant que Chasseur de prime avec un niveau 20, 22 points techniques , 110 points de caractéristiques à répartir sur sa fiche technique dans les statistiques et un total de 10 000Kns.

Félicitations à toi Alouqua.

Ta fiche était intéressante à lire et je tiens à te dire bravo pour quelque chose en particulier.
Honnêtement, j'ai toujours un peu peur en lisant une fiche de Succube/incube et de la voir tomber dans la fornication perpétuelle. Quand j'ai lu la présence d'un bordel. Honnêtement, ma première pensée à été "Encore une...".
Et sincèrement, tu m'as très agréablement surpris. Tu as joué sur la sensualité comme un funambule sur un fil. Toujours très bien dosé, tu n'as jamais été vulgaire et je trouve que c'est tout à ton honneur.
Tu as su revisiter des clichés tels que : la mère prostituée et le père noble qui renie. Et ce, sans tomber dans l'éternelle histoire.
Réellement, bravo à toi.
Leo~

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