PortailAccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion



 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Battle Royal [ft. le Crépuscule]
Invité
avatar
pic-profil

Invité
Mer 14 Déc - 3:57





Avec une certaine lenteur, je m'habille. J'observe l'heure et ne me presse pas plus que cela, étant déjà occupée à grignoter les restes de ma collation de l'heure passée. Tout les péchés sont déjà sur place or mis la colère que je n'ai pas vu rôder depuis des lustres. D'après le dernier rapport, il semblerait même qu'un début de chamaillerie ai éclaté. Alors, il n'est pas spécialement nécessaire que je me précipite là bas.
Déposant mes doux et fins doigts sur la petite robe d'été légère que mes Tisseuses m'ont confectionné pour l'occasion, je commence à m'habiller, laissant le plaisir de trouver les chaussures adéquates à Aeliane. Habillé de la soie, je daigne enfin commencer à préparer ma chevelure et décide d'opter pour leur apparence habituelle, les rabattant en deux nattes lâche. Avec un fin soupir, je me résigne enfin à parler.

- Dis moi, pourquoi dois-je me rendre sur place plutôt que de manger et veiller sur mes enfants ?

Souriante et sous sa forme éveillée, la biche pousse délicatement mes escarpins entre le rouge et le bordeaux. Leur teinte assez sombre et non brillante offrant une touche élégante tout en restant sobre.

- D'une part car tu n'as pas encore sociabiliser réellement avec eux en dehors des réunions. Que tu n'as pas massacré un marchand de chaussure pour rien et en plus je soupçonne la petite Eurydice d'avoir pensé à toi et à Krow dans les mets à table.

Avec une petite moue agacée par la vérité, j'observe Aeliane depuis le reflet du miroir tout en glissant mes pieds dans les chaussures plutôt confortables en dépit de leur talons. Prise d'un soupir de regret, je tend mon bras et attrape mon chapeau de paille et le cale très élégamment sur ma tête avant de me saisir du sac en cuir contenant quelques petits encas et quelques de mes filles puis me dirige en dehors de mes appartements, accompagnée d'Aeliane. Le couloir, silencieux à souhait et pourtant remplit d'yeux, fût tout d'un coup porteur du son de mes talons rapidement suivit par celui de la poésie des sabots de la biche. Dans un mouvement de sympathie mais aussi et surement de réduction de nuisance sonore, elle se place devant moi et m'indique son dos. Comprenant le message silencieux, je me hisse alors dessus et la laisse guider notre voyage, les jambes croisées en position d'amazone. Instinctivement, une de mes mains se place sur sa nuque et vient la masser doucement du bout des doigts tandis que mon visage innocent dévisage les rares passants qui n'ont pas rebrousser chemin en me voyant.
Après quelques minutes de marche rythmée par les sabots d'airain, je reçois une information me signifiant que le combat est lancé. Amusée, je fais un bref signe de la main. De l'ombre du plafond se laissent alors glisser deux silhouettes macabres. Aussi grandes qu'un homme, les deux gardes royaux se placent de part et d'autre d'Aeliane et encadrent notre avancée dans une silence funeste. Enfin en vue du jardin où se tenait la réception, je dépose mon regard sur l'un de mes ailier, celui-ci se ruant sur les murs et filant dans une sombre vitesse silencieuse jusqu'au point donné. Poursuivant ma route, je fini enfin par arrivée à la vue de tous même si actuellement, seul Bridvar et les autres familiers peuvent encore me remarquer en premier lieux puisque leur regards à peine intéressés vagabondent sur la place entière.

Déposant pied au sol, je fais signe à la biche de reprendre sa forme la plus petite et la laisse sautiller jusqu'au rassemblement de familier. Le garde, quant à lui garde sa formation et se place entre le combat et moi, me préservant d'un assaut frontal. Avec une douceur mesurée, je laisse mes talons chanter tandis que je me dirige vers la Paresse. Arrivée près de lui, je dépose ma main sur Arachné et l'orne d'une douce caresse mêlée d'un message mental lui exprimant au combien je l'appréce à défaut d'apprécier celle avec qui elle partage son existence. Une fois fait, je me tourne vers Bridvar et, tenant mon chapeau, je me penche vers lui afin de lui offrir une bise des plus amicales. Après tout, nous étions les plus anciens, autant s'apprécier. Cependant, alors que je me penchais, mon sourire s'étira au moment même où de l'ombre surgit le deuxième garde Royal. La main toujours sur Arachné lui obstruant ainsi le champs de vision, je laisse toute la subtilité de l'attaque traitresse à mon garde. S'ils n'était pas doués en terme de combat martial, leur poids et gabarit pouvaient suffire à annihiler un humain lambda. Délicatement, j'offre ma joue à celle de Bridvar au moment même ou l'impact musculeux de l'araignée vient percuter le corps volant de l'Orgueil, ma deuxième bise résonnant au moment même où les deux corps s'écrasent au sol.
Me redressant avec naturel et innocence, je relève ma main et laisse le familier comprendre ce qui est arrivé à sa maîtresse et rappelle mon garde en même temps, le laissant revenir à une allure lente et mesure. Voir théâtrale. Du même adjectif j'adresse un clin d’œil à Bridvar puis me retourne après lui avoir souffler ce qui semblerait être une phrase parlant d'éduquer les jeunes. D'une voix plus claire, je me décale de manière à rester couverte par mes gardes tout en ayant un contact visuel avec toutes les personnes présentes.

- Maintenant que j'ai l'attention de tout le monde y compris de la plus sotte d'entre nous, je tiens à vous rappeler qu'on ne commence pas le buffet sans moi, d'une part. Et que j'ai horreur que l'on touche à mes enfants autant qu'à ceux que j'apprécie.

Pointant Luci du doigt avec désinvolture, je reprends.

- Lui, je l'aime bien même s'il ne me connait pas encore, il va apprendre à le faire. Comme vous tous d'ailleurs. La Paresse et moi même sommes les plus anciens d'entre vous et il ne me semble pas que vous ayez encore compris que vos petites chamailleries interfèrent légèrement avec notre plaisir pour le calme à la consommation d'alcool et de viande à foison. A ce propos Luxure, sincèrement... Un buffet ?

Je laisse alors mon rire éclater doucement de sa légèreté presque enfantine. Tranchant complètement avec mon physique innocent et humain au possible, mon discours était empreint à une menace et une dangerosité à peine dissimulé. Sans respect, je toise Sahel qui doit alors ruminer sa haine d'être bafouée en public.

- Vas-y Sahel, attaque mon enfant. Essaie seulement. Donne moi une raison de te détruire et de laisser ton corps disloqué en pâture à mes filles. Laisse moi trouver quelqu'un méritant sa place ici.

Amusée mais point satisfaite, je daigne détourner mon regard de la sotte, lui tournant presque le dos dans une marque d'irrespect ultime, laissant Sahel oublier que les yeux de mes filles sont aussi les miens et offre un sourire des plus agréable à Bridvar.

- J'ai annexé un vignoble avant-hier. Que dis-tu de s'occuper des enfants avant de partir savourer le plaisir de ne rien faire en mangeant et en buvant là où l'alcool ne se tarit jamais ?



Allons les enfants, pas de panique. Maman est là...


Invité
avatar
pic-profil

Invité
Mer 11 Jan - 18:38
Eurydice observait la petite assemblée, une pointe de déception dans le regard. Elle aurait vraiment voulu qu'ils fassent tous une trêve, qu'ils essayent de s'entendre pour une fois. Ce qu'elle attendait du Crépuscule, c'était d'enfin trouver une famille, et pour le moment ils se trouvaient bien loin de ce qu'elle avait imaginé. Certes, pour le moment, tout était calme, mais cela ne durerait pas. Elle le savait, elle le ressentait. Et même si elle essayait de se contenir, elle sentait peu à peu la colère grandir dans son esprit. S'ils n'étaient pas capables de faire des efforts pour un vulgaire buffet, comment étaient-ils censés s'entraider et mener à bien leurs missions ? Elle ne faisait pas parti des Péchés depuis longtemps, mais déjà elle regrettait quelque peu son ancien Commandement où tous faisaient parti d'une équipe. Le pouvoir a toujours un prix, dit-on …

Le pré-sentiment de l'ange ne mit pas longtemps à se réaliser, et ce fut Luci qui lança les hostilités. Sortant deux pistolets de leurs gardes, il visa le dos de l'Orgueil et lui planta deux balles dans les omoplates. Eurydice lança au jeune homme un regard à la fois surpris et déçu, ne comprenant pas pourquoi il préférait se battre contre ses camarades plutôt que simplement profiter de ce moment. D'un autre côté, un combat pourrait pimenter cette après-midi fort ennuyeuse … Mais qu'est ce qu'elle racontait ? Ils étaient en train de tout gâcher ! Aucun d'eux n'étaient capable d'apprécier son travail, ça s'était clair. Qu'ils aillent se faire voir, dans ce cas. Du coin de l'oeil, elle continuait de surveiller les deux principaux intéressés quand Loki la rejoint. Ou plutôt se fit jeter au milieu de la mêlée par la Paresse qui continuait de boire comme un trou, assis dans son coin. Bah, de toute façon se n'était pas lui qui allait les séparer, un dîner spectacle devait très certainement le réjouir.

Elle ouvrit la bouche pour s'adresser à l'Envie quand Sahel éclata. Littéralement. S'élevant dans les airs, un de ses bras se couvrit d'une brume inquiétante, tandis que l'autre commença à cracher des flammes. Pestant, l'ange s'écarta prestement, entraînant Loki avec elle. Elle connaissait la magie de l'Orgueil et n'avait pas vraiment envie de subir ses effets. Toutes les personnes ayant touché cette fumée ne s'en étaient pas vraiment sortis indemnes. Elle se réfugia derrière une table, et serra les dents, avant de dire à Loki :


- Je te conseille de pas toucher sa Brume. Honnêtement, je sais pas ce qu'il y a là-dedans, mais sûrement rien de bon …

Elle passa une main sur son visage avant de marmonner :


- Bon sang, ils me tapent tous sur le système …

Une fois que la crise fût passée, on entendit un nouvel arrivant faire son entrée. Sortant de sa cachette improvisée, elle dévisagea Dolorine qui approchait un grand sourire sur les lèvres. De tous les Péchés à qui la jeune fille avait pu parler, Dolorine était sûrement celle qui lui avait fait la meilleure impression. Distinguée, classe, et piquante. Tout ce qu'elle avait toujours voulu être. Manque de chance, elle avait grandit dans un bordel. Mais même si elle l'impressionnait, Eurydice commençait peu à peu à comprendre que ce n'était pas une sainte pour autant. A vrai dire, elle se rapprochait beaucoup plus de l'hypocrite que de la bienfaitrice. La saluant d'un mouvement de tête, elle s'efforça de sourire le plus gentiment qu'elle pouvait actuellement. C'était déjà pas mal, surtout quand elle était en présence des affreux enfant de la Gourmandise. Eurydice n'avait pas particulièrement peur des araignées, mais cela ne s'appliquait qu'aux petites arachnides qu'elle pouvait enfermer sous un verre ou écraser du talon. Celles-ci étaient bien plus grosses et plus répugnantes que celles à qui elle avait habituellement affaire. Elles devaient être de redoutables adversaire une fois rassemblées. L'ange frémit rien qu'à l'idée d'un troupeau d'araignées sanguinaires lancées sur elle pour la dévorer.

Dolorine s'adressa au petit groupe avec une certaine prétention. Dans sa façon de parler, elle n'avait pas grand chose à envier à l'Orgueil en tout cas. Même si c'était l'ancêtre du groupe, elle n'était pas obligée de se la raconter et de se croire supérieure, si ? Enfin … Elle s'adressait à Sahel, alors c'était en quelque sorte … appréciable ? Eurydice serrait le poing, agacée. Qu'est ce qu'ils avaient tous, à vouloir se battre ? Même Dolorine, qui semblait prôner un cessez-le-feu temporaire, s'y était mise en menaçant ouvertement Sahel qui, telle qu'elle la connaissait, n'allait certainement pas en rester là. Agacée, vexée et énervée, l'ange bouillonnait de plus en plus. Elle sentait la colère raidir ses muscles. Et plus ce sentiment prenait possession de son esprit, plus le ciel se couvrait au dessus de leurs têtes. Rapidement, les rayons du soleil disparurent pour laisser place à d'épais nuages noirs. On pouvait les voir arriver de toutes les directions et s’agglutiner au dessus d'elle, augmentant peu à peu la zone couverte. Un léger sourire s'étira sur les lèvres de la jeune fille tandis que le vent commençait doucement à souffler. La plupart d'entre eux ne savaient pas à quoi ressemblait son pouvoir, mais ils n'allaient pas tarder à le découvrir. Elle finit par prendre la parole d'une voix innocente :


- Oh, pardonne nous Dolorine, nous ne t'avons pas attendue. Je dois t'avouer que je ne pensais plus te voir, malgré la présence de toute cette nourriture … Mais même si le concept du buffet te déplaît, il y aura assez de nourriture pour combler ton appétit … conséquent.

Elle s'éclaircit la gorge avant de reprendre :

- Mais je dois souligner que notre Gourmandise adorée a raison sur un point. Si vous ne cessez pas votre ridicule combat de ''qui a la plus grosse'', je serais obligée d'intervenir pour remettre tout le monde à sa place, alors s'il vous plaît, évitons de déclencher un cataclysme, d'accord ?

Elle avait accentué volontairement le mot ''adorée'', et attendait à présent patiemment les réactions e ses invités. Eurydice savait que son petit discours n'aurait aucun effet, elle n'était pas naïve ni stupide. Mais au moins, elle aurait bonne conscience ensuite en se disant qu'elle les avait prévenus.

Invité
avatar
pic-profil

Invité
Sam 21 Jan - 20:00
ft.
Rhea my Bae ♥
« Le amis, c'est les galères et les emmerdes avant tout. »
La vie ne fait aucun cadeau ♥ Il y a des étincelles ♥
Un petit shield avait bloqué mon attaque et elle s'était aisément protégé de mes assauts … Tss. C'était particulièrement important de savoir qu'elle avait tout comme moi quelques jouets à son arc. Et encore à l'époque on était pas aussi bien armé, ni aussi bien entraîné que de nos jours. Mais on a tous commencé à un endroit non ? Et puis au final je regrette pas cette époque où je la détestais particulièrement … La haine est toujours une motivation supplémentaire pour se déifier. Se transformer en dieu oui oui.
Bref. Elle venait de bloquer mes attaques et j'étais plutôt content d'avoir reculé après mon assaut parce que je venais de déchaîner une putain de furie … J'avais rarement vu Sahel pétait les plombs de cette manière, mais à cet instant précis elle était vraiment très (trop?) énervée. J'étais sur mes gardes et je me préparais au pire. Chopant un bâton métallique accroché à ma jambe je le faisais tournoyer en prononçant les quelques mots « Baby change » pour faire apparaître une faux colossale.

Une table commença à voler avec une puissance remarquable vers moi … Tss. D'un coup précis je venais couper la table en deux, les deux morceaux volèrent à ma gauche et à ma droite tandis que quelques débris commencèrent à être propulsé dans tous les sens. Un d'ailleurs coupa légèrement ma joue sur son chemin. Une minuscule perle de sang commença à couler venant de la coupure, elle acheva son petit trajet directement sur ma langue … Le goût de mon sang … Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas senti autant d'adrénaline dans mon liquide carmin. La dernière fois que j'avais senti une telle envie de tuer c'était contre Alex … Le seul problème c'était que j'avais perdu l'esprit, et je n'avais pas totalement su apprécier ma douleur et celle de mon adversaire. Mais maintenant c'était bien différent. J'avais la force de volonté, j'avais la présence d'esprit et je comptais bien la garder. Il allait falloir que je me la joue plus finement contre la belle Illusionniste de l'Orgueil. Ma faux dessinait des petits ronds en l'air et virevoltait tout autour de moi, pendant que je me préparais à devoir le combattre … Et je ne dus pas attendre bien longtemps. Elle s'éleva légèrement en l'air avant de de projeter de la brume vers le sol qui commença à s'étendre … Je n'avais pas d'idée de ce que c'était, mais je ne tenais pas tellement à le savoir. Je commençai à courir en direction de Bridvar … Mais elle avait plus d'un tour dans son sac, elle balança des flammes puissantes depuis son autre bras dans le but de me faire frire façon frites kebab. Toutefois au moment où elle commença à balancer une mer de flamme sur le sol j'utilisais wicked une fois pour m'éloigner le plus rapidement du combat … Tss. Je n'arrivais vraiment pas à utiliser ma magie et une simple utilisation me rendait presque à sec magiquement parlant … Peut-être qu'il me restait encore une ou deux utilisation de Wicked au mieux … Il fallait que je me repose plus sur mes armes que sur ma magie. Après mon Wicked je m'étais téléporté sur une table juste à côté de Bridvar. Je pris un verre qui était posé là avant de le passer à mes lèvres.

« Quelle grande gueule cette femme je vous jure … Elle a ses règles tu penses ou elle est comme ça h24 ? Elle aurait pu se laisser mourir sérieux, ça aurait été beaucoup plus rapide … J'imagine qu'on s'amuse plus comme ça. »


Un léger bâillement vint conclure ma phrase. Loki s'était retrouvé au milieu de la bataille un peu avant que j'arrive et j'avais du mal à comprendre pourquoi il s'était foutu là au milieu de tout le monde …. Peut-être avait-il un élan de fureur et il voulait combattre lui aussi. Je le comprenais … C'était dur d'assister à toute cette haine qui s'entrechoquait et rester les bras croisés. Un élément surprenant vint pimenter ma partie de plaisir... Une araignée …. Et puis pouf … Et puis Sahel plus loin … Bref j'ai pas vraiment compris tout c'était passé très vite, m'enfin, j'avais cru comprendre qu'on avait un nouvel invité .. Une nouvelle invitée pour être précis. Une jeune petite demoiselle … Elle pointa son doigt vers moi avant de déclamer qu'elle m'aimait bien même si je ne la connaissais pas …. Olala et puis j'ai commencé à décrocher. Je commençais à me gratter énergiquement le bras. Ma peau se déchirait par endroit avant de cicatriser aussi vite au contact de la lumière, le sang venait me coller sur les doigts mais je continuais à me mutiler … J'avais envie de tuer … Sincérement j'avais envie de voir la chienne d'orgueil couinait sa mère et par conséquent j'avais comme qui dirait arrêter d'écouter TOUT ce qui se passait autour … Ma cible, c'était Sahel et uniquement elle. Peu m'importait si je devais y laisser mes bras, je lui mettrais des coups de pieds, si je perdais mes jambes alors je la mordrais à mort … Je n'avais que foutre de la raison, là tout de suite il fallait que ça saigne, et l'intervention de la petite demoiselle aux araignées m'avait un peu coupé dans mon délire … Et puis elle m'avait volé ma proie .. Cela je ne le supportais pas du tout. Mais le temps n'était pas à créer de nouvelles animosités, je devais me concentre sur le cas Sahel avant tout.

N'écoutant pas la douce voix d'Eurydice ni celle de personne je m'étais posé sur le sol et avait quitté ma table … Posé les pieds sur la table c'est malpoli d'ailleurs, mais bref, on en parlera plus tard des bonnes manières. Ma tête penchée à 70° j'avançais en faisant trainer ma faux sur le sol. Elle avait bien réussi à tout cramer et je sentais que je devais me méfier de ses flammes … Comment faire ? Mmh je sais … Usons de stratégie … Après tout la meilleure défense c'est l'attaque non ? Alors j'allais me montrer ultra aggressif. Je commençais à courir vers elle, puis une fois arrivé à une distance de quatre pas je me téléportais vers elle, sur sa droite. Un pompe dans ma main gauche et ma faux dans ma main droite j'étais prêt à porter mes coups. Tout d'abord je lui balançais un coup horizontale de toute ma force avant de sauter en arrière et tirer une balle en direction de son aile gauche. J'étais maintenant à trois pas au maximum … Range parfaite. Ma faux dansait tout autour de moi, mon regard était plongé vers mon adversaire. Je n'avais pas la moindre idée si je l'avais touché ou non, j'étais beaucoup trop excité par le combat pour constater mon efficacité … Retiens toi .. Retiens toi … Ces mots résonnaient dans ma tête, mais je ne pouvais empêcher mon corps tout entier de tremblait, mes doigts autour de mon pompe semblait convulser …. Un rire démentiel finit par sortir de ma bouche qui fut accompagner de quelques phrases.

« Des éclairs, du sang, du feu, de l'alcool, des jolies filles .. Que manque-t-il pour que le banquet soit un vrai régale ? Des morts .. Partout... Je veux voir des morts … Vraiment … ALORS COMBATTEZ ! Et offrez moi une danse macabre que seul le crépuscule sait m'offrir … »

Du coin de l'oeil je voyais la petite aux araignées accompagné de Bridvar. Eurydice et Loki était derrière moi, ils avaient toutes les opportunités du monde pour m'atteindre, mais là tout de suite il n'y avait qu'une seule demoiselle qui me faisait vibrer : Sahel. Et je voulais la voir gémir et supplier dans sa propre pisse tandis que son monde d'orgueil s'écroulait devant elle.


Invité
avatar
pic-profil

Invité
Sam 28 Jan - 2:45
Battle Royale
— feat. Le Crépuscule
Envy eats nothing but its own heart a nameless ghoul


Tu restas béat lorsque Bridvar réagit à ce que tu lui avais dit en privé. Ce connard s’était mis à gueuler, sûrement de manière délibérée et rien que pour t’emmerder. Ce… Cette… Trahison… Tout à coup, ta vie perdit son sens. A quoi bon, après tout, quand même lui n’était plus digne de confiance… ?
Mais tu n’eus pas le temps de t’interroger plus que ça sur cette nouvelle bichonnaille. Un clin d’oeil, une poignée de conseils provenant de son immense sagesse de tchatcheur, et ledit bichon te balançait comme la dernière des merdes en plein milieu des autres, près de Sahel et d’Eurydice. Tu bouffas la terre en t’écrasant aussi gracieusement qu’une glaire éructée au sol. Lorsque tu te retournas pour servir à ton pote un regard aussi assassin que chargé de surprise et de déception, il te répondit par un pouce en l’air. Enculé.
Mais tu dus rapidement reporter ton attention sur Sahel. La bougresse s’était élevée dans les airs, visiblement mécontente au vu des éléments qui dansaient sur ses bras. Tu lui adressas un oeil apeuré avant de chercher une porte de sortie… Qui, au final, vint à toi d’elle-même !
La Luxure t’entraîna avec elle à l’abri d’une table alors que l’Orgueil déchaînait un flot de feu ainsi qu’une substance noirâtre et brumeuse.
Tu avisas Eurydice, l’air paumé.

— Je te conseille de pas toucher sa brume. Honnêtement, je sais pas ce qu'il y a là-dedans, mais sûrement rien de bon…

Sans blague ? Tu hochas la tête. Mais, dans tous les cas, ce qui provenait de Sahel ne pouvait être que nocif. Tu la détestais, elle et son putain d’égo. Rien, non, rien de ce qu’elle aurait pu faire n’aurait pu te paraître bien.
Tu étais un peu mal à l’aise face à ton interlocutrice. Son apparence, le timbre de sa voix et… Son poste. Vraiment, ça te paraissait plus que chelou. Une sorte de gêne intense, la même gêne que tu aurais ressenti si tu l’avais galochée devant une parfaite inconnue dans un lieu impropice à cela, comme un fast-food, s’emparait de toi lorsque tu y pensais. D'un autre côté, elle semblait être une bonne âme, malgré son évidente propension à salir les draps. Mangeait-elle ses kebabs avec une sauce particulière ? Bonne question. Quoi qu’il en soit, elle marmonna quelque chose dans sa barbe que tu ne saisis pas, trop occupé à surveiller la scène pour éviter de te prendre un coup perdu. Dans ce genre de situation, la moindre once d’inattention, même consacrée à une simple pause pipi, par exemple, peut être fatale.
Au reste, alors que la tension paraissait à son comble et que l’air ambiant semblait s’être changé en une mélasse constituée de rancœur à l’état pur, la Gourmandise arriva. Royale comme vêtue d’un manteau d’hermine (quoiqu’elle aurait très bien pu l’être), elle traversa le champ de bataille improvisé pour aller du côté de Brid' qu’elle salua, coordonnant l’action avec une délicate attaque ciblant cette chère Sahel. Ainsi fut-elle renversée comme un fétu de paille par l’une des araignées de Dolorine.
Oui, l’hybride, car c’en était une, commandait à celles-ci. Alors qu’elle se mettait à discourir, tu la dévisageas depuis ton point de vue lointain. Elle avait un certain panache, un style, ouais. Beaucoup d’élégance. Tu aimais bien sa manière de faire les choses même si tu étais à l’opposé de cela. Mais, bordel, ce qu’elle pouvait avoir l’air hautaine. A vrai dire, elle avait tendance à t’énerver pour une chose seulement : la relation qu’elle entretenait avec Bridvar. Tu la jalousais. Parce qu’elle le connaissait depuis plus longtemps. Parce qu’elle avait un lien privilégié avec lui. Parce qu’elle te faisait de l’ombre. Ahah, Loki. On aurait dit une pucelle frustrée enviant de loin sa rivale populaire du collège. Mais, aussi triste que cela pouvait paraître, c’était le cas. Le bichon, c’était ton seul pote. La seule personne avec laquelle tu entretenais une relation allant au-delà du superficiel. Alors voir quelqu'un d'autre s'en approcher et évoquer ô combien ils formaient un duo, ça te cassait les burnes plus qu'un festival de psytrance. Néanmoins, tu devais bien le reconnaître : il était normal que l’ancienneté joue son rôle dans les amitiés. Avec ça, t'essayais d'étouffer ton ressentiment. Et puis, après tout, c'est l'intensité qui compte, pas le temps... Non... ?
Bref, Dolorine, c’était en demi-teinte.

Quand la Gourmandise eut finit de discourir, le ciel s’assombrit. Près de toi, Eurydice prenait à son tour la parole, déjouant visiblement les prévisions météo du jour qui apparaissaient dès lors bien… Pittoresques.
Elle aussi se fendit de paroles censées apaiser la situation, bien qu’une pointe d’ironie s’y flairait. Par réflexe, tu t’étais écartée d’elle, la boule au ventre et ne sachant quoi faire. Tous te semblaient prêts à exploser. Et toi, baltringue, tu souhaitais tout sauf prendre part à leur joute plus ou moins amicale. Ils savaient poser leurs burnes, exprimer leur mécontentement, même s’il fallait en venir aux mains. Pas toi. Toi, tu ne t'interposerais pas. S'ils voulaient s'entretuer, grand bien leur faisait ! Tant qu'ils ne te touchaient pas, ça irait.
C’est Luci qui reprit les hostilités. Putain, décidément, il avait le sang chaud. Sous un plafond nuageux bien plus sombre qu’avant, la scène n’en paraissait que plus menaçante. Tu t’éloignas à nouveau de quelques pas de plus alors qu’il affichait ouvertement sa soif de sang. Dans quel merdier tu t’étais foutu encore ? La raison de la fête bondit à nouveau sur Sahel et enchaîna les coups, te faisant sursauter à chaque instant.

— Mm… Eury ? commenças-tu timidement. Ca te dérange si on écourte la fête… ? C'pas que c'est relou mais, hum...

Autant dire que t’avais pas trop envie d’y rester vu la tournure que prenaient les choses. Cela dit, fuir ouvertement, c’était t’exposer. Alors, tu pris une grande inspiration et contournas de loin la scène principale. Quand tu croisas une bouteille vide, tu y attachas un de tes fils sans que cela puisse se remarquer, avant de revenir à ton point de départ : à côté de Bridvar, que Dolorine avait rejoint. Tu saluas cette dernière d’un mouvement de tête, jetant un regard stressé derrière ton épaule pour surveiller les deux principaux belligérants. Elle utilisait des araignées, tu te servais de fils. Ca vous faisait une sorte de point commun et ça expliquait le fait que tu ne craignais pas réellement sa magie.

— J’suis tout à fait d’accord pour la partie nourriture et boissons. S’mettre sur la gueule, c’mauvais pour la digestion, m’voyez… ?

Tes yeux passaient de la Gourmandise à la Paresse, comme si t’avais été un enfant en attente d’approbation de la part de ses parents. Par ailleurs, tu voulais pas afficher ta jalousie. C’était abject, comme sentiment. Et ça faisait plus fuir les gens qu’autre chose. Alors tu te contentas de sourire :

— Vous comptez vous attarder ici… ? Ahah..., demandas-tu tout en saisissant d'une main fébrile la bouteille que tu avais laissée derrière toi précédemment.

Tu commençais à paniquer, ça se sentait dans ta voix. Pour te rassurer, tu déployas Zibelthiurdos, ta paire de bagues se changeant en gants électrifiés. La lueur des éclairs se reflétait innocemment sur un fil invisible de par la faible luminosité de la scène. C'était plus fort que toi, il te fallait faire un cadeau à Sahel. Elle ne remarquerait même pas que tu étais l'auteur, sûrement trop absorbée par Luci et sa propre fierté. Sans te départir de tes deux collègues, tu exécutas un petit mouvement du poignet, et la bouteille de verre, placée derrière les combattants s'envola en ta direction, comme mue d'une volonté propre. Puis, tu refermas ta main, et une décharge se propagea instantanément jusqu'à l'objet qui explosa en plein vol, non loin du visage de la demi-démone. Oups. Il allait peut-être falloir prévoir une chirurgie esthétique pour la plus belle des femmes.
L'instant d'après, ton Weapon Yao reprit sa forme originelle, comme si de rien était. Mais tu étais prêt à le dégainer à nouveau, bien que tu doutais que l'on te remarquerait. Une dose d'adrénaline pulsait dans tes veines, résultat de ton autosatisfaction couplée à la peur qui en découlait.
Toujours était-il que, s'il fallait donner un assaut éclair avant de pouvoir t’échapper, tu le ferais et tu t’assurerais que l’autre soit grillé comme un moustique pris dans ton réseau.

— J'crois qu'il y a plus trop d'intérêt à rester ici. En plus, je… Je crois que ça sent le traître, dis-tu en humant l’air.

Invité
avatar
pic-profil

Invité
Mer 15 Fév - 19:29
Battle Royale
with Crépuscule & Sahel

Pitoyable insecte. Sale petit crapaud. Vermine pas assez bonne pour ne serait-ce que finir sous tes pieds. Travelo aussi ridicule qu’irritant. Oh, tu en avais plein de ces adjectifs. Tu en avais plein de ces paroles. Tu en avais plein le dos de ce Luci… Qui aurait pu croire qu’un jour tu l’apprécierais un peu ? Personne. Il était sans aucun doute le type le plus chiant, lourd, que tu avais pu rencontrer, et c’était d’une haine viscérale que tu le détestais. Que tu voulais sa mort. Que tu voulais le voir brûler avant toi dans les flammes te créant cette sensation de sécheresse horripilante. Les sirènes ne devraient pas porter des yao de feu, mais c’était tout de même plus fort que toi. Ton ego te forçait à attraper l’objet le plus chaud pour parvenir à créer une offense surprise. Après tout, qui pouvait s’attendre à voir une sirène cracher de ses bras des torrents de flammes ? Personne. C’était tout simplement impensable. Complètement idiot. Assurément surprenant. Imprévisible.
Alors tu le faisais. Ton grand Orgueil te poussait comme toujours à franchir la barrière du raisonnable pour étreindre l’impossible, l’idiotie de la prétention. Ta fougue, ton attachement à la spécialité, ta grandeur aussi vraie que ton empathie – calculez pas, c’est pas compliqué de voir à quel point Sahel est gentille –, ton ambition… Que de raisons aussi stupides qu’ingénieuse de franchir le pas entre la folie et le suicide…

Ainsi, tu brûlais, tu lançais ta brume, tu t’esclaffais de rage, quand ton bras se consumait doucement. Ta peau devenait brûlante, rouge, et la douleur s’emplissait aussi vite que le rire de sadique qui sortait d’entre tes lèvres pour se livrer à une magnifique joute de sons. Envy, à côté, n’avait pas envie de se retrouver mêlé à ton cassage de plombs, et tentait de faire sa vie à côté, ressentant bientôt l’attirance inexplicable et magique qu’exerçait la maitresse des arachnéens sur ces derniers. La Gourmandise arrivait. Dolorine et sa puissante armée de bêtes fabuleuses et pourtant effrayantes.
Et lorsqu’elle arriva, tu te trouvais encore dans ton trône céleste, tes ailes issues de ton dos et de tes hanches favorisant ta position de Reine dans l’espace aérien. Tu pouvais jouir de ce spectacle noir, endiablé, dont le feu procurait une satisfaction étrange. Mais bien vite, alors que tu t’amusais, que tu te faisais mal, que tu exprimais ta haine, quelque chose arriva. Une masse énorme te tomba dessus, t’exposant face au sol. Ton visage, ton corps, tout se retrouva enfoncé dans le sol, dans la terre, dans l’herbe, sous des pattes indignes de se poser sur ton splendide corps. C’en était trop. Ta colère faisait fureur, en ce moment, et le Péché correspondant pourrait même apprendre de cette émotion bien trop forte chez l’Orgueil. Accrochée sous ce fantassin, Envy perturbée par la magie de la Matriarche, tu frappais la patte te tenant au sol, arrivant juste à te défaire de son emprise insultante. Et roulant sur le sol, tes bracelets reprirent leur forme initiale, tandis que tu te relevais, déboussolée et éprise d’une rage insatiable.

Envy observa alors le résultat de l’altercation, mais ne bougea pas, gardant les doigts de Dolorine entre ses mandibules, faisant d’elle sa Mère comme les autres araignées. EN voyant cela, tes dents se serrèrent, et tes mâchoires s’embrassèrent. Tu n’avais qu’une envie : foutre une claque à cette poufiasse. Mais il en fut autrement. Luci, cette ignoble vermine, ce petit cloporte énervant, cette bouse de scarabée, ce mage de piètre estime déclara vouloir du sang, et sa faux en main, il courut vers toi, l’air tueur sur un visage hideux. Tes bracelets se remirent en position, la fonction protection prête à agir et te procurer ces petits boucliers, tandis que tes yeux se noircissaient, s’apprêtant à déverser la puissance du Dévorêve en cette andouille de Luci.  Malheureusement, lorsque ton regard allait s’établir en celui de ton agresseur, il disparut, et réapparut près de toi. Tu tentas de parer l’attaque surprise de ton bras protégé, mais ton flanc prit, et tu tombas à la renverse, posant ton champ de protection entre toi et le faucheur, évitant un nouveau coup le temps de te relever.
Envy, trop absorbée par la maîtresse de ses sœurs, ne te prêta qu’une pauvre attention, te prévenant d’attaquer par la force, et tes bracelets changèrent encore de forme pour que ton coup de poing dévie l’arme, avant de finalement se métamorphoser en ce créateur de flammes.
Dirigeant ton bras sur lui, tu déversas une nouvelle mer de flammes, mais ton bras se retrouva d’un coup empalé par la lame rapide, et alors que ton autre voulait se proposer à prendre sa place, un éclat de bouteille en verre électrifié passa près de ton visage, et les morceaux de verres trouèrent tes joues, ton oreille, ton menton et ta joue. Tu hurlas d’une rage et d’une douleur encore jamais ressentie, puis ton bras blessé devint l’hôte de ton yao de protection. Et la bombe incendiaire présente dans la partie flamme explosa, projetant des flammes tout autour de toi. Ta protection ne fonctionna qu’en partie, et alors que la fête finissait en incendie incontrôlé, tu oublias toute notion, ta conscience s’effaçant.

Qu’arriva-t-il ? Comment le savoir ? Les flammes dansaient, ton corps de sirènes brûlaient, l’eau s’échappant de ton charmant corps blessé. Ton familier  ne put qu’apercevoir des membres du Crépuscule sauver les jardins. La fête arrêtée, on te transporta, toi et les autres blessés, à l’infirmerie. Et lorsque tu te réveillas, tes ailes n’avaient pas disparues, la gauche brûlée et bandée. Ton bras droit était cassé, ton visage contenait plusieurs bandes et des baumes, peut être aussi une magie de soin. Tu n’étais pas encore en état de te battre.
L’Orgueil avait touché le fond… Et cela te fâchait énormément, t’enrageait, t’engourdissait.
Durant des jours,  tu restas dans ces quartiers propices aux soins. Envy te quittant souvent, tu la retrouvais mentalement dans les appartements de Dolorine.

Qu’est-ce que tu pouvais détester cela. Cette pimbêche pétant plus haut que son cul était décidément la seconde personne que tu détestais autant. Luci en top position, mais Dolorine en médaille d’argent. Elle méritait la mort. Mille fois la mort pour avoir osé tenter de te prendre ton âme sœur, ton familier… Ton Envy.
Mais tu ne pouvais rien faire. Bloquée à l’infirmerie, tout ce qu’il te restait, en plus de ta haine, était ta capacité à nourrir ton bel égo. Ainsi, tu repassais les évènements de la fête dans ta tête, trouvant les moments où tu avais été digne de ton titre d’Orgueil, de la grandeur qui coulait en toi comme cette envie de pisser qui se vidait en étant assise sur le trône. Cette grandeur qui se vidait en toi. Cette importance, cette responsabilité, cette puissance, cette beauté. Tout ce qui te permettait de t’accrocher un peu plus à la vision de la perfection que tu t’étais créée.
Tu te revoyais, arriver en dernière – bon, presque –, attrapant, retenant immédiatement les attentions de la fête et de tous les invités importants. Tu te revoyais en train de créer le malaise en Luci, pour lui rappeler ses peurs, encore, et encore…
Tu revoyais l’attaque en fourbe presque stoppée à temps, qui t’avait laissée des trous dans les omoplates. Ce devait être l’une des blessures, les plus douloureuses que tu avais, bien que ton bras brûlé et cassé n’était pas mal non plus. Tu repassais dans ton esprit cette merveilleuse réaction de table renversée et de mer de flammes.

Et en pensant à ces flammes, tu grimaças, et cherchas près de ta table de chevet un verre d’eau. Le liquide transparent remplissant ton gosier, tu en repris, encore et encore, avant de te sentir de nouveau toi. Quand soudain, tu compris qui était la bouteille qui t’avait abîmé ce beau et merveilleux visage qui était tien. Un fil électrique. Une attaque en fourbe. Ce ne pouvait être que Loki. Cette petite frappe, baltringue d’Envie, qui te jalousait, qui jalousait tout le monde, et qui agissait derrière cinq mètres de protection, peureux et pitoyable qu’il était…
Ce mec, tu le détestais aussi. Il avait parsemé l’œuvre parfaite qu’était ta face d’une encre appelée « morceaux de verres ».
Tu serras les poings, maudissant toutes ces personnes avec qui tu devais partager le dixième commandement…

Il te fallut encore deux semaines avant d’être de nouveau remise, la magie de soin aidant beaucoup. Une fois sur pieds, la première chose que tu fis fut de te prendre un grand bain relaxant. Ta tête appuyée sur le rebord de ta baignoire immense, tes jambes transformée en queue de sirènes noire, ton bras encore marqué de brûlure, ressemblant à celle qui figurait en ton dos, qui avait détruit ta nageoire dorsale.
L’eau s’emparant de ton corps, la mousse au préalable mise dans ce merveilleux bain chaud, la liberté de ta queue de nouveau retrouvée… Ce devait être une première depuis longtemps, que tu te sentais toi-même à nouveau, chère sirène à cornes. Tellement toi-même que tu finis par t’isoler complètement, laissant ton corps dériver dans l’eau, tes branchies se trouvant dans ton cou et derrière tes oreilles prenant alors la relève sur ton système respiratoire humanoïde afin de te permettre d’accéder à une parfaite immersion de ton corps de déesse dans cette eau claire et mousseuse, aux senteurs de cacao. Un parfum capable de te faire trémousser d’excitation.
Alors que tu profitais pleinement de cette merveille retrouvée, tu voulus en partager l’expérience mentale avec ton araignée de poche, quand tu découvris que cette dernière était encore nichée chez Dolorine, laquelle était apparemment dans sa chambre, accordant du temps à chacune de ses filles…
C’en était trop.

Te levant soudainement, l’eau ruisselant alors du haut de ta tête jusqu’à tes formes, avant de se terminer où sur tes longues jambes réapparaissant où entre tes cuisses chaudes comme la braise – ou comme la colère noire –, tu te précipitas vers ta serviette, enveloppant ton corps fragile dedans, avant de choisir une tenue des plus discrètes, pour un travail des plus ingrats. Une vengeance des plus satisfaisantes. Tu attrapas quelque chose que tu ne mettais habituellement jamais : un pantalon noir, collant à tes cuisses, les épousant parfaitement, ainsi qu’une parfaite veste fermée, rendant ton corps aussi sensuel que noir. Une façon de te fondre dans la nuit qui perlait doucement, effaçant la lueur d’un soleil chaleureux. Une nuit qui annonçait la froide revanche, le prix que Dolorine allait te payer.
Intimant alors à ta créature rose de se préparer à piquer sa prétendue mère, tu enfilas tes bracelets, et une dose de courage, avant de te diriger jusqu’à la chambre de la Gourmandise. Sachant pertinemment que des araignées et son familier étaient forcément près d’elle, tu utilisas le trou de la serrure. EN effet, alors qu’Envy se dirigeait vers le plafond de la chambre de cette putain de goule, la brume de ta magie, de ta symbiose infernale, se propageait lentement en bras armé, à l’intérieur de la pièce. Et avant que Dolorine ne puisse s’en apercevoir, elle était trahie à contre-cœur par Envy, qui la piquait de son dard paralysant. La suite ne fut alors qu’une formalité. La porte défoncée, tu entras, propageant des vagues de peur, proposant alors une peur des plus intéressantes aux filles de ta cible, alternant la dévastation a la symbiose infernale. Les araignées étaient alors apeurées, et l’objet de cette passion qu’était la crainte n’était autre que que la jolie et idiote Matriarche, qui se raidissait de plus en plus suite au venin de ton arachne. Ainsi, aucune des araignées n’arrivait réellement à protéger leur mère, et tu t’approchas de la paralysée, un sourire aux lèvres. Un sourire des plus sadiques, des plus cruels, des plus dangereux. Tu lui adressas alors d’un signe de la main, du doigt sur tes lèvres, de ne faire aucun bruit, alors que tes paroles sanglantes devinrent ses dernières qu’elle entendit.
Il ne faut pas tenter de voler l’âme sœur de ses comparses, Ô Gourmandise. Et avec un sourire, tu passas tes bracelets dans leur mode puissance, et tu enserras le coup de ta chère ennemie, serrant, serrant, serrant, riant presque. Et alors que la biche de la demoiselle allait passer à l’attaque, Envy l’emprisonna dans une toile avant de la bloquer de son corps éveillé et imposant.

La terreur. Tu voulais de la terreur. Tu voulais voir les yeux de ta proie se ternirent de la Peur la plus succulente possible. Mais alors que c’était ton désir le plus profond, tu ne l’obtins pas, ce qui assura de te faire serrer jusqu’au craquement. Et alors que la vie s’éteignait entre tes mains, le familier de la Dompteuse d’araignées décéda, preuve que la vie avait bien décidément bien quitté le corps de Dolorine. Un soupçon de joie s’afficha rapidement sur tes lèvres de démones, et tes brassards passèrent en mode flamme. Dès lors, tu intimas à Envy de partir, et tu incendias la chambre, en long et en large, pour terminer d’assassiner la descendance de ta victime. Puis une fois que ce fut fait, tu quittas le lieu, après t’être assurée que l’Ex Gourmandise était si brûlée que personne ne pourrait jamais remonter jusqu’à tes empreintes sur son cou.

Revenant dans ta chambre, tu ôtas ta tenue de tueuse, avant de replonger dans le bain, cette fois ci en compagnie d’ENvy, et dans l’unique but de profiter encore une fois de ton apparence de sirène…

Dolorine était morte. Désormais, tu voulais la peau de Luci…


electric bird.




Page 3 sur 3