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Un être est tel une lame...
Un visiteur, venu d'ailleurs !
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Mer 22 Nov - 19:07
Anastasia
Conseil - Division "Interrogatoire et Espionnage" - Exécutrice




Informations générales

Data missing
Anastasia
26 ans
Vanerzame (supposée)
Femme
52 kg
1 mètre 56
Bisexuelle
Humaine
Suyasuya (Raiju)




Informations psychologiques

Hobbys & phobies
Qualités & Défauts


- Musique (Classique, rock)
- Lecture (Roman, Scientifique)
- Arts Martiaux (Multiples)
- Peur de l'échec
- Joviale
- Energique
- Taquine
- Indifférente
- Introvertie
- Monstre de combat




Magie et arme

Magie
Arme


Nom de votre magie : Take-Over : Spiritual Realm

Cette magie est une forme perdue de Take-Over un peu particulière puisqu’elle ne change pas physiquement le corps de son porteur, mais lui accorde de nouvelles capacités ou talents qui lui étaient auparavant inaccessible. En réalité, ce Take-Over ne prend pas de forme animale puisqu’il ne se focalise pas sur l’essence d’un animal en lui-même, mais en celle de son esprit. Certains qualifient ce genre d’entités d’esprit mentors, de totems… beaucoup croient qu’il ne s’agit que de mythes et de légendes, mais pour Anasthasia, ils sont bien réels, et elle peut ressentir leurs feux brûler en elle, entendre leurs rugissement à l’intérieur de sa tête…

De manière plus concrète, Anastasia peut, grâce à ce pouvoir, faire se manifester en elle l’esprit mentor de diverses créatures, quelles soient normal ou mystique, pour s’en approprié certains de leurs avantages. Elle n’est cependant capable de n’invoquer en elle qu’un seul esprit totem à un instant T, et si elle peut passer de l’un à l’autre très rapidement, elle ne bénéficie des capacités de l’un d’entre eux Que pendant la durée où ils sont liés, la seconde d’après, ces derniers disparaissent. Les effets que permet cette magie sont donc extrêmement variés, dépendant fortement de l’animal dont elle fusionne avec le totem dans l’instant.

Néanmoins, tout grand pouvoir implique de grandes retombées. Et cette magie ne fait certainement pas exception à cette règle : lorsqu’elle est en Take Over, Anastasia se trouve quelque peu ‘influencée’ mentalement par l’animal qui la possède. Cela peut bien sur parfois se manifester par quelques tic comme se gratter derrière l’oreille si elle fusionne avec un totem de loup, mais plus que cela, ça va influencer sa vision des choses. Un esprit prédateur va attiser sa soif de sang, mais aussi parfois la rendre plus joueuse avec sa proie. L’esprit d’une tortue la poussera à contrario à agir de manière plus passive. Dans tous les cas, les réactions peuvent devenir quelque peu « primales », et sur un coup de malchance, cet état peut persévérer pendant un temps plus ou moins long (quelques minutes à ad vitam) après qu’Anastasia ne soit plus sous contrôle du totem. Sans compter qu’au final, avoir plusieurs visiteurs dans sa tête, chacun avec sa volonté et sa mentalité propre, n’a jamais été bon pour garder sa santé mentale. Et même quand elle n’est pas possédée par l’un d’entre eux, les totems sont toujours là, dans son esprit, à l’affût…

There's a million different voices in my head, they say you wanna hurt me and they want you dead...
Anastasia porte quand elle est en opération (et que ça lui est autorisée) deux Berettas 92FS, des pistolets semi-automatiques dont elle a fait modifier les chargeurs qu'elle possède afin que ces derniers puissent servir de culbuto. Ces derniers sont d'ailleurs généralement chargé à l'APDS.




Description physique

Anastasia ayant été conçue pour être une arme, autant la comparer à ce qu’elle est afin de rendre les choses plus claires, et plus précisément à des épées. Pour ce qui est de son physique, il serait sage de dire qu’elle est comme l’épée bâtarde d’un croisé : strictement tout dans cette arme est fait pour tuer quelqu’un. Ainsi, si la lame n’est pas la plus aiguisée, elle suffira largement à pourfendre un vil félon sans armure, mais deviendra bien moins utile contre une armure de plate. A contrario contre ces dernières, un croisée pourra prendre l’épée par la lame de part ses gants en maille pour se servir de la garde comme marteau. Il arrivait même que le bout du manche soit fondu en pointe afin de pouvoir s’enfoncer dans l’espace entre les plaques d’armure et perforer, au hasard, la gorge.

Et bien pour notre tête brune, c’est pareil.

Son corps est finement musclé et fait pour le combat au corps à corps et l’endurance. Cela va bien entendu avec ses avantages et ses défauts, et si les premiers sont relativement évidents, je pense qu’il va me falloir préciser plus avant ce que j’entends dans le second cas : ne vous attendez pas à ce qu’elle puisse soulever de lourdes charges ou effectuer du lancé de poids, elle n’est pas taillée pour. Cependant, si vous espérez qu’elle vous fasse un numéro de pole dance, avec un peu d’entrainement elle devrait s’en sortir de manière plus que correctement, comme pour toute autre forme de danse. Après tout, ne dit-on pas que le combat est une danse où le but est de forcer votre adversaire à jouer sur votre rythme ?

A côté de cela, notre femme reste plutôt, et bien, comme on dit de nos jours sur cette bonne vielle Terre « bien foutue ». Une poitrine et un fessier que pas mal de personnes décriraient comme attirante sans être exagéré et qui l’empêcherait probablement d’atteindre son niveau actuel dans ce que nous avons mentionné plus haut si sa magie ne l’aidait pas à compenser, lui permettant d’ajuster la force qu’elle met dans ses membres avec une précision lui permettant de surmonter ce handicap. Bon, et il faut avouer que ne pas hésiter à utiliser des bandages pour maintenir en place aide aussi vachement. Ce n’est pas le plus confortable, mais ça marche.

D’ailleurs, parlons-en du style vestimentaire tant qu’on y est. Plutôt street et décontractée, elle a tendance à privilégier les vêtements qui ne la gênent pas dans ses mouvements. Aussi, si elle aime les jeans, elle leur préfère ainsi les coupes droites, plus masculine, certes, mais aussi d’autant plus fonctionnels. Les seuls cas où elle pourrait en venir à mettre du slim ou de l’extra-slim sera quand elle voudra jouer de la provoc’ et ce sera des shorts qui ne la gêneront pas trop. Oui, elle aime jouer de la provocation, mais pas de question là-dessus maintenant, nous y reviendrons plus tard. Comme toute personne de son âge et de son ère, elle possède bien entendu un téléphone duquel pend un petit pendentif en tête de lapin et qui a le mérite de pouvoir avoir deux cartes SIM : l’une professionnelle et l’autre qui change régulièrement. Elle a aussi un vieux 3410 qu’elle utilise quand elle ne veut Vraiment pas qu’on la retrouve facilement. Après tout, ces vieilleries n’ont rien de ne serais-ce que proche d’un système GPS implantés en elles.

Passons ensuite à la description de son visage, puisqu’il faut bien la faire, et qu’on est dans le domaine de l’esthétique. Des lèvres fines et souriante, même lorsqu’elle accomplit les actes les plus barbares ou douteux, ornent ce visage à la peau de pêche. Et par pêche je n’entends pas que cette couleur légèrement rose vive, mais aussi cette douceur caractéristique. Ses yeux noisette qui trahissent des origines métissées sont d’une profondeur marquée d’une espièglerie qui n’arrive cependant pas à éteindre cet état d’alerte permanent dans lequel ils se trouvent alors qu’elle vous détaille des pieds à la tête. Quand à ses cheveux bruns, elle a à une époque pensée à les couper, mais ils restent finalement la seule concession qu’elle fait à son travail, se permettant de prendre le risque que quelqu’un s’en serve comme point d’attache pour l’amener au sol, les laissant pousser à peu près jusqu’aux épaules. Elle ne quitte par ailleurs presque jamais ce casque émeraude relié à son walkman qu’il lui arrive d’ailleurs de mettre à fond lorsque les gunfights se font trop intense mais qu’elle sent qu’elle peut se le permettre (parfois à tort).

Je crois avoir fait le tour, non ? Ah, non, en effet…

J’oublierai presque le plus important, les deux armes qu’elle transporte en mission, deux Berettas modèle 92FS. Ces pistolets, bien que très répandus, ont été modifiés de manière à ce que leurs crosse conviennent parfaitement aux mains de la jeune femme tout en ayant un certains côté esthétique (il ne faut pas négliger ses meilleurs partenaires) : la crosse de l’un des deux est plaquée en bois d’ébène tandis que l’autre se trouve en ivoire. Les chargeurs sont également modifier avec un léger poids conçu de façon à ce que de manière général, si jeté au sol, ils se redressent tel un culbuto, présentant donc le chargeur au ciel. Un changement purement fonctionnel… pour quelle raison ? Je vous laisse le ‘plaisir’ de le découvrir…



Description mentale

A contrario de son physique, l’esprit aiguisée de celle que l’on surnomme « The Smiling Death » ressemble plus à un katana, une fois que nous avons démêlés le mythe de la fiction. Ainsi, les samouraïs qui portaient ces derniers étaient connu pour vivre littéralement à un mètre de la mort, leur crédo les poussant à accepter cette dernière, autant pour leurs adversaires que pour eux. Et c’est également valable pour leurs armes, ainsi, les katana étaient conçu spécifiquement pour une raison, trancher, et ce avec les dernier dix centimètres de la lame. Et si ils excellaient là dedans, ils n’étaient tourner vers aucun autre point, et contrairement au mythe populaire, on ne pare pas avec un katana, les garde japonaises étant plus centrée sur le concept de dévier la lame ennemie de sa trajectoire plutôt que de l’arrêter brutalement, ce qui risquerait d’endommager le fil…

Et bien, encore une fois, peut-être verrez-vous les ressemblances qu’il y a ici entre Anastasia et cette arme dont l’image est entrée dans la légende.

Nous l’avons déjà énoncé, commençons par là donc, Anastasia est une personne que l’on pourrait qualifier de taquine ou de provoquant, suivant les avis. Ne se fixant pas particulièrement de limite quand à ce qu’elle dit, et pouvant être quelque peu bavarde, il lui arrive de s’attirer les ires d’autrui de par ce biais. Il faut dire que dire à quelqu’un avec qui tu t’entraînes quelque chose du genre « Dit, ça te dit que je te révèle un de tes points faible pendant que tu brasse de l’air avec tes mains ? » a une certaine tendance à pousser ceux qui ne la connaissent pas bien complètement hors d’eux… et parfois même ceux qui la connaissent bien. Après elle ne dit pas ça méchamment, en général.

Son tempérament apparent est en effet quelque part entre le jovial et l’avenant, après on ne l’appelle pas « Smiling » pour rien. Le souci réel étant que ce tempérament se montre parfois totalement déplacé, de même que la majorité de ses réactions en fait. Conditionnée pour pouvoir effectuer des actes qui retourneraient les tripes à la majorité des personnes saines d’esprit, elle ne semble pas se départir de cette attitude, même alors qu’elle vient de commettre un petit génocide devant un groupe d’enfants innocents. Dérangeant ? Oui, c’est ce qu’on dit d’elle dans ces cas là…

Mais au final, ce genre de détail lui passe complètement au-dessus de la tête, son passé en ayant fait une personne qui, contrairement à ce qu’elle semble montrer de prime abord, se voit être totalement indifférente quand à l’opinion d’autrui sur ce qu’elle est. Après tout, beaucoup de monde seraient près à la qualifier de monstre sans la moindre arrière pensée, mais aucun ne se demanderait bien ce qui l’a rendu ainsi. C’est tellement plus simple, n’est-ce pas, que de ne pas voir les causes, ne pas voir ce qu’il y a derrière, ne pas chercher plus loin et accuser directement, gratuitement, sans la moindre vertu. Mais si vous faites ainsi pour les autres, n’est-il pas normal qu’ils en fassent ainsi également ? Y compris quand cet « autre » à un semi-automatique pointé sur votre nuque ? C’est fou comme le comportement des gens changent lorsqu’ils sont face à la mort…

Et oui, ce qui sommeille au fond de notre belle tête brune est une forme de haine et de fureur, tranchante comme une lame. Une soif de sang que l’humanité entière ne pourrait étancher. Un désir de vengeance alimenté par des années de souffrances et de conditionnement, marqué au fer chaud à même son âme et que personne n’a jamais ne serais-ce que réellement tenter de colmater ou de réparer. Après tout, « elle nous est bien plus utile ainsi », c’est ce qu’ils pensent tous quand ils l’ont à leurs ordres. Ironiquement cependant, ce conditionnement qui l’a conduit à avoir une telle absence de compassion l’a aussi amené à avoir une peur des jugements en échec. Une peur qui la pousse à ne pratiquement jamais abandonner. Une peur et un code…

Car une personne assoiffée de sang qui ne fait que ce qu’elle aurait envie de faire n’est plus qu’une bête. C’est la manière de faire et de focaliser sa haine qui permet de transcender cet état animal, d’être autre chose qu’un simple chien fou courant les rues comme on peut en voir tant dans les ombres. Et notre petite Anastasia a elle aussi ce genre de credo qui lui permet de garder un semblant de santé mentale. Comme un katana, le tranchant ne doit pas être des deux côtés de la lame, mais d’un seul, focalisé et précis. Seul la cible doit être affecté, les dommages collatéraux inutiles doivent être évité si possible, et les ordres doivent être suivit. On ne l’a pas créée pour faire des sentiments.

Néanmoins, restons honnête, il pourrait suffire de beaucoup moins qu’on ne s’y attend pour la faire vaciller et sombrer. A l’heure actuelle, le code de sa conscience pourrait être comparé à un large mur de sac de sable pour contenir la marée alors qu’un cyclone est annoncé dans la rage de son inconscience. Et il n’est rien qui ne puisse résister indéfiniment à l’assaut des vagues : les pierres se polissent en s’usant, les falaises s’effritent avant de s’écrouler, et face à la tempête, les seules solutions restent de plier comme le roseau ou de se briser comme le chêne. Et il n’est pas de manière de prédire si notre tête brune sera plus proche du roseau ou du chêne lorsque cela arrivera.

On ne pare avec un katana que lorsque l’on n’en a pas le choix, sinon, il finit par se briser…



Racontez-nous votre histoire

Maintenant que nous avons vu à quelles armes ressemble le corps et l’esprit de cette jeune femme, peut-être vous demandez-vous comment elle a été forgée et quel type d’arme on désirait en faire. Je vous laisse réfléchir… Allez-y, vraiment… dites-moi…

On voulait forger une dague, un couteau qui vient se planter subversivement entre deux côtes. Un surin de haute qualité capable d’ôter la vie, et l’arme de prédilection des hashashins, un ordre qui a résister à l’une des plus puissantes armées de son époque, et y a survécut en transmettant un message fort : avec ces dagues que nous avons appris à manier, il n’est aucun endroit sur cette terre ou ailleurs où nous ne pouvons-vous atteindre… Mais passons directement à l’histoire trouble qu’est le passé d’Anastasia.


La première étape dans la conception d’une bonne arme est le choix des composants et le tri de ces derniers afin de ne garder que ceux qui correspondent le plus à ces derniers.

Elle n’a aucun souvenir de sa prime enfance, cela ne serait pas trop un problème si elle savait d’où elle venait, mais elle n’en sait strictement rien, et il n’en reste aucune trace. On soupçonne qu’elle devait être une enfant des rues, kidnappée et prise de force dans un centre d’entrainement d’une organisation douteuse dont le nom n’a plus vraiment d’importance aujourd’hui, aux vues de ce qu’il en reste. Ces souvenirs les plus anciens remontent à un endroit où on la gardait enfermer la nuit dans une pièce trop étroite n’ayant pour seul décoration qu’un lit pour enfant et des murs blanc. La journée ? Il s’agissait de suite d’entrainement autant physiques que moraux, les premiers visant à renforcer le corps quand aux seconds… à modeler l’esprit.

Peu de souvenirs restent présent. Visages et noms ont été oubliés, mais les traumatismes restent. Et c’est probablement là la seule chose dont elle se souvient encore vaguement, la première fois qu’elle dut tuer. Les ‘enseignants’ les avaient fait se lever bien plus tôt qu’à l’habitude ce jour là, presque aux aurores, pour les rassembler dans le dojo. Là, un homme les attendait, grand, noir de peau. Et si la jeune fille apprendrait plus tard son nom, il n’avait là que peu d’importance. Toutes les personnes du centre semblaient le respecter et le craindre. Aussi par imitation les enfants commencèrent à faire de même et une tension s’installa rapidement dans la pièce alors que l’homme demandait aux deux premiers ‘combattants’ d’avancer.

Ce qui s’en suivit fut ce qui aurait dut être un combat à mort, mais vous ne pouvez demander à des enfants de sept ans de se tuer les uns les autres, ils ne comprennent simplement pas. Aussi le ‘vainqueur’ de ce petit jeu protesta qu’il ne voulait pas faire plus de mal que ça à son ami. Un geste de l’homme, un coup de feu, et la pièce fut recouvert de sang. Un autre tir, et ce fut la panique parmi les petits. La rigueur fut de mise, mais le message était clair : si vous ne voulez pas devenir comme ces deux là, il fallait que seul celui qui serait en face de vous le devienne. Une réalité violente et directe.

Les enfants s’étaient affrontés jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, ou plutôt une, notre tête brune qui n’avait même pas de nom. Les chances étaient pourtant contre elle, considérée comme faisant partie des plus faibles physiquement, elle ne pouvait que se battre avec tout ce qu’elle avait. Et pourtant, elle réussit. Le plus surprenant étant sans doute qu’elle ne reçue que des égratignures et blessures superficielles. C’est cela qui commença à mettre la puce à l’oreille de l’organisation tandis que la petite fille combattait, les yeux pleins de larmes et de terreurs. Alors qu’elle frappait et frappait encore, mutilant le visage de son dernier opposant de la petite dague qui lui était accordée bien qu’il soit mort depuis longtemps, la jeune fille ne savait même plus ce qu’elle faisait. Quelque chose s'était réveiller en elle, tandis qu'une autre chose était morte ce jour là.

Ce ne fut que lorsqu’une main se posa sur son épaule, lui disant que c’était finit, que l’enfant se stoppa. On lui demanda comment elle se sentait. La question la paralysa quelques instant. D’un revers de la main, elle essuya ses larmes et se tourna vers la personne qui l’interrogeait, le grand monsieur que tout le monde respectait, un immense sourire aux lèvres alors qu’elle disait « Je vais bien. ». Après tout, c’est ce que l’on attendait d’elle comme réponse, n’est-ce pas ? Dire qu’elle allait bien, qu’elle pouvait continuer, qu’elle n’allait pas finir comme tous ses amis, immobiles, défigurés, mutilés et jetés dans un coin de la pièce. Que ce liquide écarlate n’allait pas sortir de son frêle petit corps pour aller se mêler à celui des autres, tapissant tatami de riz et murs.

On lui dit qu’on allait la déplacer dans un autre centre, qu’elle rencontrerait de nouveaux « amis », et que son véritable entrainement allait commencer maintenant…


Il faut ensuite forger le métal, le passer au fourneau avant de le modeler sous le marteau. Mille fois tu remettras ton travail à l'ouvrage, afin d'obtenir une lame sur laquelle un cheveux se couperait dans le sens de la longueur.

Le transfert de A-09 l’amena à la ville de Seattle, cité de technologie et de chaos si il en est une en ce monde. Le bon point dans cette histoire, c’était que sa chambre était un peu plus grande et disposait d’autre chose que d’un lit d’enfant : elle avait sa propre armoire où la jeune enfant pouvait ranger ses effets personnels. Ils étaient quatre comme elle à venir dans ces locaux, correspondant respectivement aux codes B-12, C-04, D-07. La première lettre était le centre d’origine, la seconde, l’identifiant parmi les cobayes d’origine. Aucun des enfants n’y prêtait une quelconque attention, ils avaient toujours été nommé ainsi, pour eux c’était donc normal de n’être qu’un code… jusque là.

Il y avait une scientifique qui sortait du lot des sans-visages dans ce centre. Une femme répondant au nom de Dawn Ashworth, responsable de la section médicale et probablement la seule personne pour qui Anastasia éprouve encore un réel respect et un profond attachement. Après tout, c’est elle qui leur a donné leurs noms : Anastasia, Baltasar, Cloud et Delilah. En plus de cela, cette femme leur montrait une attention et une chaleur humaine particulière, dont les autres membres de l’équipe ne faisaient preuve que trop rarement, trop préoccupés par les résultats qu’ils espéraient obtenir. Elle ne pouvait pas grand-chose pour eux, néanmoins, pour ces enfants cela était déjà beaucoup.

La vie dans le centre n’était pas facile, l’entrainement aux arts martiaux avait repris et leur instructeur était encore plus strict que le précédent. Souvent, il faisait s’affronter les quatre enfants entre eux pour qu’ils perfectionnent leurs compétences, les laissant parfois dans un piteux état pour Dawn à rattraper. Et quand l’entrainement n’était porté directement sur le physique des enfants, c’était leurs connaissances que l’on renforçait : l’art de la manipulation, de la séduction, de la tromperie, connaissance de l’anatomie des différentes espèces, de leurs forces et faiblesses, de la structure de la société et de comment se fondre dans cette dernière… toutes les connaissances que doit avoir un bon assassin.

Néanmoins, les bonnes choses ne sauraient durer. Dawn s’emportait souvent avec les autres membres de l’équipe, principalement concernant le bien-être et la santé des enfants. Finalement, cinq ans après, Dawn disparue de la vie d’Anastasia, n’ayant laissé derrière elle qu’un baladeur CD et quelques disques qu’elle avait donné à la jeune fille pour l’anniversaire de leur rencontre. On leur dit bien entendu qu’elle était partie car elle en avait marre de les supporter et qu’elle avait d’autre choses à faire ailleurs, mais la petite Anastasia n’en crut pas mot. Elle se doutait qu’ils y étaient pour quelque chose, ces « adultes ». Mais elle ne pouvait rien faire d’autre que de sourire…

Encore une fois, Anastasia venait de perdre une personne qu’elle appréciait. Pire, la seule personne qu’elle eut jamais considérée comme une mère. Les entraînements s’intensifiaient, devenant de plus en plus complexe avec le temps, de plus en plus compétitif. Ne laissant ni place à la pitié ou l’amitié, ceux qui performaient le mieux se voyaient récompenser de ‘privilèges’ mineurs, les autres s’en voyaient privé et sanctionné. Au final, cela créa un climat de tension, ce qui se ressentait dans les relations entre les différents enfants qui, désormais privé de toute figure protectrice, commencèrent à se regarder de travers. Les amis devinrent des concurrents, les concurrents des dangers. En rapport à ça, Anastasia préféra s’isoler du reste du groupe, devenant de plus en plus distante, renfermée, alors que les trois autres commençaient à se faire la concurrence sur des détails, elle, commençait à préférer être seule dans son coin, avec son baladeur pour seul compagnon.

Parfois, lorsqu’elle performait suffisamment bien, elle demandait à avoir tel ou tel CD de musique qui était sorti récemment, rien de plus, tentant généralement de rester au niveau moyen de ce petit groupe. Le moins elle se faisait voir des autres enfants, le plus elle resterait dans sa bulle de confort. Mais cela ne fit que la rendre plus mortelle, et il fallait bien qu’à un moment, les gens finissent par s’en rendre compte…


Une fois la lame forgée et l’arme prête, trempez-là dans le sang des hommes pour lui donner son âme.

On ne peut former un assassin en restant en permanence dans la théorie. La pratique est le vrai défi, le moment où vous devez retirez la vie à quelqu’un, prendre ce que les cieux ont créé et aller contre la nature de cette société. On peut vous enseigner pendant des années sans que vous n’ayez les tripes de faire ce que vous avez à faire et restiez un whisky delta. C’est ce que découvrirent rapidement les enfants, alors qu’ils approchaient de leur seizième été. Ce fut en effet le moment où on leur commandita leur première mission à chacun, ce n’était pas des cibles risquées et elles se trouvaient généralement dans des lieux isolés, une sorte d’entrainement, si on voulait.

Cette fois là, chaque élève opérait indépendamment des autres, sans support et pour seul objectif d’accomplir la mission le plus vite possible tout en laissant un minimum de traces permettant de les remonter. Peut-être es-ce parce que les autres élèves hésitaient, ou planifiaient trop, mais Anastasia réussie son test haut la main, dépassant en vitesse d’opération ses concurrents d’une mesure suffisante. Là où nombre de personnes auraient hésité sur la marche à suivre, les conditions faisaient que pour la jeune fille la solution était simple : on arrive, on entre et on égorge tout le monde en silence. Pas de témoins, pas de preuve, pas d’arme laissée sur place… et l’odeur comme la couleur du sang sur chacun de vos vêtements.

Si elle ne se souvient plus du nom, elle se rappelle encore de la méthode employé : elle devait tuer un homme approchant la trentaine, marié, un enfant. Arrivant chez l’individu, elle frappa à la porte. Ce fut sa femme qui ouvrit. Là, elle prétendit ne pas comprendre, que son nouvel ‘ami’ l’avait invité à venir passer la nuit avec lui. Bien entendu, il n’en fallut pas plus pour que les deux femmes fasse irruption dans la maison, que madame fasse un scandale, réveillant son mari et que la petite fille se mette à pleurer dans son berceau. Sortant la lame qu’elle avait dissimulée, elle ne fit aucun survivant, pas même l’enfant : ses pleurs auraient put alerter le quartier plus vite si personne ne venait à le calmer. Et quand elle revint au point de rendez-vous, à cette petite place dans cette petite ville où l’attendait une camionnette du centre, elle était couverte de sang, un sourire aux lèvres. Cela n’avait même pas duré une trentaine de minutes.

Cela se répéta encore de nombreuse fois les deux années qui suivirent, montant le total de tués de la jeune femme à un score indécent pour un âge aussi jeune. Et il semblait toujours que dans ce genre ‘d’exercice’ elle trouvait moyen de dépasser ses camarades, n’hésitant pas à éliminer toute personne qui posait problème dans la mission. Pour cela, elle finit d’apprendre à se servir de nombreuses armes autres que les armes blanches : du poison aux armes à feu, il n’est que peu de matériel qu’elle ne sache utiliser un minimum. Les armes lourdes à la limite, mais on ne l’envoyait pas casser du tank aux dernières nouvelles.

Ce fut d’ailleurs pendant qu’elle s’entrainait seule de son côté, tard le soir, que les choses changèrent pour elle. Le centre avait été mis à nu et les forces du Conseil étaient en train de prendre la place d’assaut tandis que la jeune femme s’entrainait sur un sac de frappe à minuit passé. Des coups de feu commencèrent à retentir et il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre ce qu’il se passait. Prenant son baladeur, elle switcha de musique pour passer à quelque chose qui, de son point de vue, correspondait mieux à l’ambiance, virant sur la Chevauchée des Walkyries de Wagner. Le son à fond, elle continua à frapper sur le sac en rythme : personne ne lui avait demandé de venir prendre part à la défense des lieux, et elle n’avait aucune affection particulière pour les personnes qui s’y trouvaient après tout. Aussi elle laissa aller le stress des préoccupations de la situation à perfectionner ses frappes, chaque coup se faisant l’écho des détonations extérieures.

Cela dut être un spectacle étonnant pour les forces spéciales pénétrant dans la pièce, enfonçant la porte d’un coup de botte renforcée que de se trouver face au dos d’une jeune femme tapant sur un sac de frappe jusqu’au dernier moment, pour finalement lever les mains en l’air, les placer derrière la tête et se tourner vers eux, un sourire aux lèvres. Elle n’avait tué personne, mais elle se doutait que nombre de ses tortionnaires n’avaient pas passé la nuit. Elle ne montra aucune résistance, faisant au contraire montre d’une coopération étonnante, dévoilant dans les détails les jours qui suivaient ce qu’il se passait dans le centre auparavant, incriminant d’autant plus toutes les personnes présentes. Elle ne chercha même pas à cacher ses propres délit, avouant d’emblés les divers meurtres qu’elle avait commit, et ceux dont elle avait des informations concernant ses camarades. Camarades ayant par ailleurs tous été porté M.I.A. au cours de cette prise d’assaut. Peut-être les reverrait-elle un jour, qui savait.

Après quelques jours passés au trou, une personne du Conseil vint lui faire une proposition : travailler pour eux et devenir un de leurs agents, une de leurs mains, ou finir ses jours dans une fosse commune. On lui fit également tout le blabla comme quoi elle pourrait utiliser ce qu’elle avait appris pour aider les autres plutôt que pour commettre des homicides. Cela toucha certes l’enfant qui vivait encore en elle, certes, mais vu le choix qui lui était offert, elle aurait accepté dans tous les cas.


Mais l’étape la plus importante dans la création d’une arme consiste à trouver la bonne main pour la manier…

Encore une fois, progression sociale rime avec amélioration du niveau de vie. Mais je vais vous passer les détails pour en venir à l’essentiel : maintenant, elles étaient réellement décente, et avec l’intimité requise pour une damoiselle, chose nouvelle pour la jeune femme. Pour le reste, et bien, le travail était le travail : on lui demandait toujours « d’alléger la vie d’autres personnes », comme le disaient les membres haut-gradés du service, entre autre chose avec « effacer », « faire des liquidités » ou encore « délivrer »… Etrangement, il n’était pas appréciable ni recommandé de parler d’assassinat ou de meurtre dans les rapports, même si c’était exactement ce qu’on lui demandait de faire parfois. D’autres fois, c’était plus calme bien sur : surveillance, espionnage, sabotage faisaient bien sur également parti du lot. Etrangement, elle ne fut envoyé qu’une seule fois en mission de récupération d’otage, apparemment la thérapie de groupe qui fut nécessaire pour les prisonniers fut plus dut à leur libératrice qu’aux terroristes… une sombre histoire de tête explosée par balle HE (High Explosive) devant un enfant… on lui interdit aussi les balles HE pendant un moment d’ailleurs (note : elle utilise de l’APDS ou Armor Piercing Discarding Sabot depuis, du perce-blindage qui tâche).

Dans un registre plus enjoué, ce fut assez rapidement que le conseil lui fit faire sa cérémonie de lien avec un familier car, de leur point de vue, « ça n’était pas acceptable de continuer à procéder ainsi », ou quelque chose du genre. Non, la cérémonie s’est bien passé, il n’y a pas eu de mort ni d’autres problèmes du genre, pas besoin de me regarder ainsi. L’évènement le plus désagréable fut probablement le rugissement de l’espèce de tanuki à son apparition, bruit de tonnerre qui surprit tout le monde dans la pièce, avant que ce dernier ne se transforme en petite boule de foudre pour se nicher dans le nombril d’Anastasia et y faire la sieste (ce qui lui valut le nom de Suyasuya, une onomatopée voulant dire « dormir à poing fermé »).

A part cela, la situation d’Anastasia n’évolua pas énormément, si l’on omettait le fait qu’elle n’avait plus à passer régulièrement au service d’infirmerie suite aux entrainements et aux laboratoires pour étudier l’évolution de son pouvoir quelque peu unique. Cela ne l’empêchait cependant pas de passer un temps considérable à continuer à frapper sur des sacs de sable (entre autres), mais elle en avait désormais un peu plus pour faire le reste des choses qu’elle appréciait. La seule « contrepartie » si l’on peut dire, était que lors de ses missions, elle devait éviter au maximum les dommages collatéraux. Cela la forçait à être plus prudente. Même si elle n’en avait pas spécialement envie, elle se consolait en se disant que ça rajoutait un challenge.

Néanmoins, malgré les années qui étaient passées, elle ne s’était pas fait beaucoup (aucun) réel ami et ne laissait personne devenir proche d’elle au sein du conseil. Quand à son opinion au sujet des haut-gradés, et bien de ce qu’elle en avait vu, ils lui rappelaient son ancien centre : égoïstes, vaniteux, avare… Des fois, elle en venait à se demander si elle ne ferait pas mieux de s’en aller. Puis elle se rappelait que ça serait partout pareil de toute façon, alors ici ou ailleurs…


… mais cette dernière partie peut-être l’œuvre de toute une vie, surtout quand c’est l’arme qui vous choisie.



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Take-Over : Spirituals Realm > Take-Over : Royaume Spirituel

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Ce long hiver sans faim vous a laissé engourdi, Invité.
Votre animal interieur est affamé, laid et maigre, hibernant sous une beauté chatoyante.
Pourquoi Anastasia vous agite-t-elle ainsi ?
Elle brûle avec vos désirs perdus, vos instincts perdus sous votre auto-apprivoisement...
Attrapés et chassés comme dans un jeu. Piégés et torturés, ils restent des animaux.
Moins que la graine humaine, rongeant leurs membres du piège, dévorant un banquet de souffrance.
Obèse avec la chaleur et l'acide...
Et la rage.

C'est pourquoi elle vous détruira.


Dernière édition par Anastasia le Jeu 30 Nov - 3:52, édité 32 fois
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Mer 22 Nov - 22:04
Bienvenu (même si je te l'ai déjà souhaité sur Discord). Si tu as des questions, n'hésite pas.
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Mer 22 Nov - 23:32
Bonsoir, bienvenue. Si tu as des questions n'hésite pas. Bonne chance pour ta fiche.
Un visiteur, venu d'ailleurs !
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Dim 26 Nov - 16:27
Fiche terminée. :)

En espérant que la lecture vous plaise. ^^


Ce long hiver sans faim vous a laissé engourdi, Invité.
Votre animal interieur est affamé, laid et maigre, hibernant sous une beauté chatoyante.
Pourquoi Anastasia vous agite-t-elle ainsi ?
Elle brûle avec vos désirs perdus, vos instincts perdus sous votre auto-apprivoisement...
Attrapés et chassés comme dans un jeu. Piégés et torturés, ils restent des animaux.
Moins que la graine humaine, rongeant leurs membres du piège, dévorant un banquet de souffrance.
Obèse avec la chaleur et l'acide...
Et la rage.

C'est pourquoi elle vous détruira.
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