PortailAccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion



 

Aller à la page : 1, 2  Suivant
Uriel Balastyr ♦ Ascension
✖ Ange ✖
✖ Ange ✖
avatar
pic-profil
Messages :
17
Kinahs :
8012
Age :
19
Date de naissance :
14/11/1998
Date d'inscription :
17/08/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1760-uriel-balastyr-ascension http://www.kalerya-entre-monde.com/t1767-fiche-technique-uriel-balastyr http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/

Jeu 17 Aoû - 18:32
URIEL BALASTYR
Le Conseil ♦ Section Protection civile



Informations générales


Balastyr
Uriel
23 ans
Né à Eclypteth
Homme
Environ 750 N
186 cm
Bicurieux
Ange
Lapin à plumes (commun)




Informations psychologiques


Hobbys & phobies
Qualités & Défauts


Tant de choses qu’Uriel eût l’habitude de détester... Quelle horreur que la philosophie, disait-il en cette période où toucher un livre l’aurait blessé dans son ego ! « J’aime pas lire ». Soit. Attends quelques années, jeune sot, tu verras à quel point tu auras changé. Tu ne t’étais jamais vu entrer dans un musée, pourtant aimais-tu déjà le dessin. À peine connaissais-tu le nom d’un grand musicien ou deux. Allez, quelques-uns tout de même... Ceux des cours de musique, au collège. Et encore.

Par contre, qu’est-ce qu’il aime rêver ! Ah ça. Le budget loisir de sa vie sur Vanerzame partait équitablement dans ces RPG ou MMORPG de capes et d’épées, dans les places de cinéma et les DVD de séries de qualité. Pour lui, à vrai dire, il se fut longtemps agi des seuls moyens qu’il avait de s’évader. Le sport pour se défouler, la fiction pour se détendre, mais... le tout aussi loin que possible de la maison. Aujourd’hui encore, il aime tout cela, mais il rêve bien plus face au monde réel que devant sa console. De toute manière, hormis lorsqu’il se rend sur Kalerya, il n’a plus beaucoup d’occasions de côtoyer la haute-technologie.


Sainte horreur des lieus clos. Il y avait pourtant bien trop d’air à l’extérieur... C’était à ne pas comprendre les plus casaniers de ses amis, lesquels pouvaient passer des heures et des heures assis sur la même chaise, entre les quatre mêmes murs et lames de parquet !

Phobie d’un autre type – quoi qu’il soit peut-être exagéré de parler de phobie, ici – : Uriel déteste l’école. Il ne s’est jamais senti à l’aise sur les bancs du collège, pas plus que ceux du lycée. Ses notes, son comportement, tout était sciemment fait de sorte à le séparer des bons élèves. Alors comme ça, il était « nul » ? Seule une certaine école, aux antipodes de ce qu’il appréhendait, lui rendit le goût d’apprendre.
Susceptible – Têtu – Pointilleux – Boudeur – Mesquin – Versatile


Tendre – Méthodique – Déterminé – Jovial – Travailleur – Sincère




Magie et arme


Magie
Arme



♦ Materialis ♦

Cette magie permet à Uriel de modifier la structure des choses matérielles et, a fortiori, de les contrôler. Par structure, cela entend la forme des objets dans un premier temps, et leur structure cellulaire ou atomique à haut et très haut niveau. Ironique de se limiter au corps pour un homme féru d’esprit !

Plus l’objet est grand, lourd, dense, moins il est aisé, et donc rapide, de moduler sa structure. À moins d’être dans la capacité d’ajouter ou retirer de la matière à un corps, les modifications de structures sont limitées aux lois physiques.

Valeur étalon : Souvenir, l’épée d’Uriel, mesure environ 80cm. Il peut la transformer en dague de 40cm minimum ou en épée longue d’environ 120cm maximum. La dague sera plus solide et l’épée longue moins solide car, pour palier le surplus ou le manque de matière, Uriel doit modifier la densité de son arme. À bas niveau, il est donc indispensable de jouer sur la densité pour modifier les corps.

Il est à noter qu’un contact physique doit avoir lieu avec la structure en question dans un premier temps. À partir d’un certain niveau, les corps sont modifiables et contrôlables dans un périmètre défini.

Une autre limite est la suivante : il est impossible de contrôler un corps vivant ayant un niveau de conscience élevé, comme un humain par exemple, mais aussi une créature dotée d’une conscience semblable. Un lézard commun ou un arbre peuvent être contrôlés, néanmoins il est important de souligner que le contrôle du vivant n’est pas chose aisée, surtout pour Uriel.

Uriel ne peut pas, et d’ailleurs ne pourra jamais, transformer un corps non-magique en un corps magique, vivant ou non. En revanche, extraire la magie d’un corps inerte serait possible. Très difficile et gourmand, mais possible.

En tant que magie perdue, Materialis impose des contrecoups. En l’occurrence, selon l’intensité et la fréquence d’utilisation, Uriel peut souffrir de courbatures, de maux de tête, de fatigue ou de douleur physique et mentale, d’évanouissement... Entre autres. Il peut même subir une période d’alitement plus ou moins longue ou être contraint de suivre un traitement médicamenteux pour son corps ou sa psyché.

S’il utilise sa magie trop longtemps en une seule fois, les veines de ses bras se dilatent, Uriel sent son pouls tout particulièrement dans cette zone, et en poussant les limites, la circulation sanguine de ses bras peut être altérée.

♦ Souvenir ♦

L’épée de sa mère. Cette arme n’est pas magique mais le forgeron qui l’a créée lui a donné naissance dans un alliage solide dont nul n’a pu identifier les composants, en tout cas pour l’heure.





Description mentale


L’homme a gardé bien des défauts de son « âge bête » comme il a toujours haï entendre, et d’autant plus aujourd’hui. Il a beaucoup de mal avec les étiquettes et a tendance à juger ceux qui revendiquent les leurs. Plutôt têtu, il n’admettra pas qu’on lui donne tort sans le démontrer par A + B, car c’est quelqu’un de très méthodique dans ce qu’il entreprend. Voire pointilleux... Trop, peut-être ? En tout cas, il n’apprécie pas vraiment quand les choses ne se déroulent pas comme prévu...

Son visage peut parfois témoigner de sa susceptibilité. Soit il le montre de façon dure et intimidante, s’il est vexé, soit en boudant, s’il s’agit de taquineries amicales un peu trop... « egoclastes ». Pas qu’il soit dénué de second degré ; il y a, disons, certaines conditions à réunir pour qu’il s’en serve. La connaissance de la personne, par exemple. Alors, pour se venger, totalement inconsciemment, il est parfois lui-même mesquin !

Il est également à noter qu’il peut se montrer quelque peu versatile. Tantôt bien luné, tantôt un peu moins... Si ses émotions ne changent pas si souvent que cela, il faut bien admettre qu’elles changent vite.

Heureusement, les années l’ont rendu moins revêche, bien plus tendre et affectueux, désireux de se rendre utile. En se rendant compte de certaines choses de la vie, il a repris racine avec ce que l’on attendrait volontiers d’un ange – au moins dans les croyances populaires. Il sourit beaucoup plus et cela témoigne du goût qu’il a pris pour l’existence et ses complications, subtilités et mystères. Il se remet bien plus en question qu’avant – et pourtant, susceptible comme il est, force est d’avouer que ce n’était pas gagné d’avance ! –, galbant son côté travailleur qu’il utilise aujourd’hui à meilleur escient.

À vrai dire, à force de s’intéresser à l’art et à la réflexion philosophique, il a compris que rien n’était manichéen. Il en est devenu idéaliste, brûlant de volonté et d’altruisme à sa manière ; le but n’est pas d’être Bon, mais d’être Meilleur et puis... lui-même se trouvait bien trop concerné par ce principe. Aussi en fit-il sa vision des choses. Uriel réfléchit mais n’y perd pas la tête, il se laisse aller comme il se laisse penser, et il agit comme il l’estime bon, jusqu’à ce que son cœur et son esprit lui imposent autre chose. Toujours sur le chemin qu’il aura lui-même décidé de suivre. Pas un autre.


Description physique


Uriel Balastyr, quel homme... Construit comme n’importe quel homme au niveau biologique, c’est un fait ! Ou pas. N’oublions pas qu’il s’agit d’un ange.

Sous ses deux ailes blanches et bien cachées se trouve un buste. Derrière, un dos qu'avouons-le, beaucoup rêveraient de contempler, surtout sa rôliste. Au milieu, une excroissance minérale qui n’est autre que sa pierre philosophale. Quelques grains de beauté, plutôt rares chez un ange – d’ailleurs, il ne les aime pas –, parsèment une peau claire mais malheureusement un peu trop sèche... sauf au niveau du visage et des mains. Le premier car il s’agit de celui qui reçoit la crème hydratante, les secondes car ce sont celles qui l’appliquent. Si seulement Uriel avait la tête au bon endroit, chaque matin, il aurait la peau plus douce et pèlerait un peu moins à cause du soleil, les saisons de chaleur.

Devant. Un torse. Un joli torse, même, surmonté de larges épaules. Ses muscles à peine saillants, pas impuissants pour autant, sont une conséquence de son entraînement physique à l’Académie de la Congrégation. Tomber le ventre n’avait pas été un impératif qu’il s’était donné, comme il ne visait pas le corps parfait, mais apparemment, « un esprit sain dans un corps sain ». Pour maîtriser sa magie, la moindre des choses était de maîtriser son propre corps, non ?

Sur ce buste est posée une tête, jusqu’ici tout est normal ! Mais celle-ci est couverte de cheveux blonds aux pointes naturellement plus foncées, presque rousses. Uriel n’aime qu’une seule coupe : les cheveux mi-longs et très effilés et autant de cheveux que possible sur le devant pour masquer un front qu’il trouve trop large.

Juste au-dessous de ce fameux front, deux iris azurés que la tombée de la nuit laisse briller autant qu’en journée. Ces deux-là ont le cerne très facile, pour tout avouer, voilà pourquoi Uriel a souvent l’air fatigué lorsqu’il ne présente pas un visage vraiment lumineux.

Encore un peu plus bas, son nez est un peu long. Le collège lui a moqué, mais que le collège ne moque-t-il pas, après tout. Sa bouche, elle, est capable de dévoiler un large sourire terriblement contagieux mais également, selon l’humeur, une moue infantile adorable – ou déplorable, selon les personnes – ou encore une canine trop arrondie pour être intimidante. Le rôle du menaçant est effectivement tenu par les yeux sur le visage d’Uriel.

Ses jambes sont plutôt longues, pour moitié responsables du mètre quatre-vingts six de l’homme. Sans être ciselées comme celles d’un cycliste, elles sont uniformes avec le haut du corps. Ses fesses sont plutôt plates ; il se dit souvent, lorsqu’il est assis par terre, qu’il ne serait pas réticent à ce que sa graisse s’accumule un peu dans cette zone-là, histoire de rendre la posture plus confortable. Oh, il a bien essayé de modifier sa propre structure physique une fois... sans succès.

Uriel possède un pied gauche un tant soit peu digne d’intérêt car il s’agit d’un pied maudit. Pourquoi donc ? Il ne s’agit pas là d’un quelconque sortilège de magie noire qu’un inconscient lui aurait lancé, sans quoi il aurait été capable, en toute plaisance, de l’annuler. Rien de tel. Pourtant, c’est ce pied gauche qui subit tous les affronts que peut subir un pied le long d’une vie : vis, clous, échardes, angles de meubles... Mais bon. Pour équilibrer le malheur, le pied droit est couvert de trois grains de beauté.

Lorsqu’il était sur Terre, enfin, sur Vanerzame, il aimait à porter des chemises et des vêtements aussi légers que possible, par simple souci de confort – même en hiver. Or, depuis son retour sur Eclypteth, non seulement sa personnalité mais ses goûts semblent avoir changé également. Uriel aime toujours les chemises, mais maintenant, les vestons également. Quoi d’autre... Si ! Les fines rayures, les couleur marron et orange. Mis à part les vestons, justement, il n’a pas démordu des vêtements un peu amples. En un mot comme en mille : à bas les vêtements plats et un peu trop près du corps pour le laisser respirer.

...

Ah ! Uriel est gaucher.





Racontez-nous votre histoire


♦ PARTIE 1 ♦



An 1236 du calendrier Eclyptien, 2 Valuzia. Pluie.

« Et sois fort. »

Les longues mèches blondes de la femme épousaient ses traits fatigués. Citadelle du Conseil, non loin du passeur de la zone, pluie torrentielle, mauvaise saison pour une sortie non-autorisée.

La femme était en compagnie d’un homme, un humain, cela se voyait. En tout cas, elle le voyait ; lui, borgne qu’il était, n’avait pas besoin de le voir, il le savait, peu se privaient de lui rappeler. Et ce n’étaient pas les cicatrices et les hématomes recouvrant sa peau de quadragénaire, déjà bien ridée, qui témoigneraient du contraire. Le pauvre humain qu’il était fut bien mal tombé, plus tôt ce soir-là, dans cette ruelle du quartier commerçant ! Lui qui ne venait que pour faire quelques maigres provisions s’était trouvé face à une poignée d’extrémistes anti-humains un peu trop arrosés pour un début de soirée. Çà vampire, là goule, rien pour le rattacher, en tout cas, à un espoir de quitter la ville en un seul morceau.

Néanmoins, si rien de son corps n’avait perdu sa place originelle, son esprit avait pâti de la violence de compatriotes totalement inconnus. Tout ça pourquoi ? Un groupe d’humains. Un seul groupe de scientifiques malheureux. Les fautes de si peu d’Hommes avaient causé la haine de toute leur race. Et la femme trouvait ça très triste. Beaucoup trop triste pour ne rien faire.

Elle, qui fut mariée à un humain, savait bien que le Mal n’était pas tout en eux comme pour les diables. Leurs défauts étaient aussi ceux d’autres races, parfois pires, parfois meilleurs. Leurs qualités... Si, si, ils en avaient, à n’en point douter. Son mari en avait et elle put en témoigner quand, quotidiennement, il préparait le repas du soir, même lorsqu’elle rentrait bien trop tard, pour le prendre avec elle. Lorsque, chaque soir où il ne l’attendait pas pour dormir, il s’excusait au matin suivant, quand elle partait pour l’hôpital du Conseil. Lorsqu’elle le revoyait faire tout cela, dans ses souvenirs lointains où ils vivaient encore ensemble, avec leur bébé, elle souffrait que trop soient assez aveugles pour s’en rendre compte... Et là, même elle ne pouvait les soigner. Non faute d’avoir essayé.

La section médicale du Conseil l’avait pourtant tenue en estime pour ses talents de guérisseuse, à n’en point douter. Pour autant... Après l’incident du passeur, comme elle se fut jadis mariée à un humain, qu’elle aimait les humains au même titre que tout autre race, nombre de ses collègues et subordonnés Eclyptiens l’écartèrent. Fort heureusement que le Conseil fût cosmopolite, sans quoi la tristesse d’une solitude imméritée aurait fait d’elle un bien piètre médecin.

C’était pourtant un qualificatif qu’il aurait été hypocrite d’employer. Qu’est-ce qu’un médecin sinon celui, ou celle, qui guérit ? Qu’est-ce qu’un médecin sinon celui, ou celle encore, qui prête le serment de soigner, sans se soucier de la personne qui en a besoin ? Qu’est-ce que, par ailleurs, un ange refusant le Bien ? La femme respectait à la lettre ce qu’un médecin devait être. Malgré sa condition et sa propre chambre d’hôpital dans laquelle, en vérité, elle aurait dû se trouver.

L’homme couvert de bleus la remercia comme peut-être jamais il n’avait remercié. Quand il voulut l’étreindre pour témoigner sa gratitude, elle l’arrêta. Elle l’avait sauvé, ce n’était pas pour le tuer. L’homme passa finalement le portail céruléen trônant à plusieurs mètres, toujours sous l’œil éclatant de la femme aux mèches blondes.

Victoire, pensa-t-elle, comme toutes les fois où elle avait emmené un humain auprès du passeur, le sauvant ainsi d’une flagellation certaine. Pas nécessairement physique. Elle haïssait cette haine, c’était bien malheureux... Aurait-elle pu, néanmoins, se regarder face à la glace, regarder son espèce, son enfant, son mari en face en abandonnant à son triste sort un simple vagabond ?

Et là ne s’agissait-il que d’un guet-apens individuel et individualisé. Nombre de fois dans ses virées citadines avait-elle rencontré des humains, de tous sexes, sur toute l’échelle des âges, qui avaient subi bien plus à cause de ce qu’ils étaient et d’un crime qu’eux, personnellement, n’avaient pas commis... Et ce en un an à peine.

Mais elle, que n’aurait-elle pas donné pour se rendre sur Vanerzame ? Pour son mari, elle était un souvenir. Pour son enfant, existait-elle seulement ? Ultimatum. Médecin ici, danger là-bas. La douloureuse décision avait été prise il y a longtemps.

♦ PARTIE 2 ♦


An 2011 du calendrier Vanerzien, 25 novembre. Beau temps.

« J’ai pas faim, marmonna la voix d’un adolescent.
— Je ne veux pas savoir, Uriel ! Tu viens manger, ça fait déjà deux repas que tu sautes depuis hier ! »

Ah, ce qu’il détestait sa belle-mère...

L’adolescent s’empressa, en entendant des bruits de pas énervés sur les pavés cheminant la pelouse, de cacher dans un buisson le paquet de gâteaux qu’il avait volé dans son propre placard et déjà entièrement dévoré.

« Et pose-moi cette console, tu es toujours dessus...
— Faux. Mais ce que je te propose, c’est de t’en acheter une et d’essayer. Avec de la chance tu deviendras accro et tu arrêteras de m’emmerder ! »

Allant crescendo, la colère et l’impolitesse d’Uriel se firent entendre du vieux voisin taillant ses rosiers, dans le jardin d’en face. Bah, il avait l’habitude des disputes entre le petit Balastyr et sa marâtre... Un peu plus, un peu moins...

Le jeunot poursuivit son insolence en crachant aux pieds de la pauvre femme qui voyait désormais aussi rouge que ses cheveux. Elle inspira un grand bol d’air, prête à hurler à tout moment, mais cracha tout dans un bruit suraigu qu’Uriel aimait comparer à une cocotte-minute rouillée. Le garçon, d’ailleurs, s’enfuit par-delà les limites de sa maison, console en main.

« Et il tente de me faire croire que son fils est un ange... Un ange, non mais j’vous jure... (Elle siffla, tout bas.) Il vient tout droit de l’Enfer, oui... »

À 17 ans, Uriel était scolarisé en classe de Terminale économique et sociale dans un lycée normal de la banlieue lyonnaise. En ce vendredi où il n’avait pas cours l’après-midi, en théorie devait-il déjeuner chez lui, non pas au réfectoire. Mais cette fois-ci, et ce n’était pas la première, il avait décidé de se ruer vers son principal lieu de réconfort, avec le cinéma du coin : le skatepark décrépit où se trouvait actuellement son meilleur ami, comme convenu par un rapide SMS.

Il y arriva plutôt rapidement comme le lieu ne se trouvait qu’à quelques centaines de mètres de la récente maison familiale. Assis en haut d’une rampe taguée de part en part à renfort de peinture écaillée, voire couverte de mousse, un jeune homme de 17 ans lui aussi, aux cheveux noirs coupés en undercut, bouclés sur les longueurs – et d’ailleurs, celles-ci semblaient l’embêter très fortement à cause du vent. Ce dernier, nonchalant, leva les yeux de son téléphone et bâilla un grand coup avant d’élever sa voix.

« T’es en retard.
— Et toi tu me les brises avec tes microsecondes...
— Ainsi parle le mec qui passe dix minutes sur le nom de ses personnages et, du coup, arrive en retard. Quelle team ?
— T’inquiète pas pour ça. Et toi, toujours avec... comment elle s’appelle, déjà... »

Uriel profita du soupir de son ami pour, d’un geste vif et précis, chaparder son téléphone et jeter un œil au défilé de messages tous plus sympathiques les uns que les autres, adressés à une certaine Margaux qui semblait, somme toute, très peu réceptive.

« ... Tu dragues quand même vachement mal pour un incube.
— Rah, t’occupe... Moi, au moins, je tente.
— Eh, oh. »

Les deux garçons avaient l’habitude de s’envoyer pareilles piques et autres taquineries, mais en tant que meilleurs amis, c’était devenu tout à fait normal, et même sain !

Ils ne se privaient pas d’afficher leur amitié au lycée pour autant. Du coup, les surveillants étaient déjà épuisés sitôt qu’ils les voyaient ensemble, conscients de leur goût pour la provocation et l’irrespect des règles de l’établissement. Qui ne connaissait pas l’histoire dans laquelle Uriel et Samaël avaient déclenché l’alarme incendie en fumant dans les toilettes des filles ? Ou celle du jour où ils avaient commencé à jouer au Monopoly en plein cours de philosophie ? Le professeur, qui était déjà au bout du rouleau tant dans sa vie privée que professionnelle, aurait pu relire cent fois la pensée de Sartre qu’il n’aurait pas envisagé une seule fois le pouvoir libérateur du travail. Par contre, celui de l’arrêt maladie...

Intenables, tout bonnement. Et encore, si les notes rattrapaient l’arrogance...

Mais Uriel n’aimait pas l’école qui, dès le collège, l’avait désintéressé de l’apprentissage, lui avait inculqué indirectement le mépris d’un corps enseignant l’ayant tant d’années profondément blessé dans sa fierté. Au collège, son père se souciait peu de le voir revenir avec une note ou deux au-dessous de la moyenne. Pas parce qu’il savait pertinemment que son fils était intelligent, sûrement pas moins qu’un de leurs "bons élèves"... mais plutôt car il avait démissionné de son rôle de père depuis un bon moment déjà. Quant aux dits professeurs, les mauvais avaient supplanté les bons dans l’esprit du garçon qui avait plus retenu les remarques sur ses mauvaises notes que celles sur les efforts qu’il faisait. Au début. Car oui, il avait depuis bien longtemps cessé de faire des efforts et pourtant le voilà en Terminale générale, sans avoir redoublé.

Les techniques ultimes de l’apprentissage de dernière minute et de la tricherie minutieuse.

Uriel savait qui il était depuis qu’il avait 12 ans. Son père avait au moins daigné lui apprendre que non, il n’était pas le seul au monde à posséder des ailes. Quelle surprise, par ailleurs, lorsqu’il les découvrit par hasard au matin d’un rêve aérien ! Bien que ce fût difficile à avaler, il savait aujourd’hui qu’il était un ange, mais il savait aussi que ce n’était rien de si fantastique. Qu’il n’avait pas à s’inquiéter de l’espèce de caillou qui lui démangeait parfois le dos, que c’était propre à son espèce. Que les anges étaient aussi vulnérables que n’importe qui. Qu’ils n’avaient pas à se sentir supérieurs.

Définitivement, entre les professeurs et le père, qui était là pour donner un peu de confiance en soi à ce pauvre garçon ? Ce cher Samaël, incube de son état. Uriel et lui s’étaient trouvés en classe de Seconde dans le même lycée que celui qu’ils fréquentaient encore. Placés au fond de la salle l’un après l’autre pour chahut, ils avaient trouvé plusieurs points communs, outre le fait de ne pas appartenir à la majorité – à l’extrême majorité – du peuple de la Terre. Autrement nommée Vanerzame, comme Uriel avait appris de son père et Samaël d’Uriel.

L’incube n’avait pas la chance de posséder au moins un parent averti de l’existence d’autres mondes où ses semblables pullulaient. Lui seul avait compris qu’il était différent et il s’était bien gardé de le faire savoir, ce qui n’avait jamais été facile, néanmoins. Pour ainsi dire, seul Uriel connaissait sa nature.

Tout ce que Samaël savait des autres mondes, il le tenait des maigres connaissances en la matière de son ami. Très maigres en effet car hormis le nom de son monde d’origine et ceux de quelques races peuplant les quatre mondes, le jeune ange n’était pas bien érudit. Il ne connaissait même pas le nom de sa propre mère...

Eclypteth... Pourquoi n’y vivait-il plus et pourquoi ne savait-il rien de sa mère si ce n’est qu’il en avait une, quelque part en ce monde inconnu ? Le mutisme de son père le rendait fou, intérieurement. Il aurait tant aimé se rendre sur ces terres et la rencontrer...

♦ PARTIE 3 ♦


An 1222 du calendrier Eclyptien, 17 Aovame. Temps gris.

Que faire du petit Uriel, 3 ans vanerziens, inconscient du danger qu’il encourait ?

Deux ans avant sa naissance, en 1216, sa mère, Séphira, médecin de très bonne réputation à l’hôpital du Conseil, avait mené une expérience dont elle-même était la patiente zéro. Membre de la division médicale, elle agit de concert avec ses collègues du corps de recherche dans l’optique de donner vie à une légende : celle de la pierre philosophale.

A priori, cette idée saugrenue n’aurait pas fait gain d’un budget. Secret par ailleurs, car il ne fallait pas que le projet tombe entre de mauvaises mains, le docteur n’aurait pas dû réussir, les chances étaient trop faibles. Pourtant, l’année d’après, elle put se faire implanter le premier prototype de pierre philosophale, en haut de la poitrine. Son rôle à elle serait de la cultiver en son sein. Le but ultime ? Détenir un artefact capable d’améliorer considérablement le pouvoir des magies curatives. D’abord les pouvoirs des anges, puis ceux des guérisseurs de chaque espèce.

Le projet fit l’unanimité chez les chercheurs s’y étant dévoués. Insouciante, Séphira eut même la joie de donner naissance à un enfant, en 1218, avec son humain de mari. Le petit avait absorbé d’elle suffisamment d’ADN angélique pour que ses gènes fassent de lui un ange à part entière. Si seulement Séphira avait pu ne pas être la seule à avoir désiré cet enfant... Car oui, le père avait toujours eu peur d’en devenir un. Pourtant c’était arrivé, sa femme ayant refusé de se débarrasser de son fils, quelle que fût la manière.

Le problème survint quand, aux 3 ans du petit garçon, Séphira attrapa une grippe. Oh, rien de bien méchant pensait-elle, pour un médecin angélique comme elle. Toutefois, la grippe persista. Quelque chose l’empêchait de guérir aussi vite qu’elle aurait dû.

Ce que personne ne comprit avant l’année suivante, c’était que la grossesse avait eu un impact biologique majeur sur le développement de la pierre philosophale et l’organisme de la pauvre femme. La pierre avait été corrompue. Cette dégénérescence engendrait tout le contraire de ce pourquoi l’artefact avait été créé. Elle portait la maladie et absorbait la vie plutôt que l’insuffler. La croissance du parasite ne s’arrêtait alors plus sur le corps de Séphira et, au lieu d’une lueur mordorée face aux rayons du soleil, la pierre était parée de reflets violacés.

Mais le malheur ne vint pas seul.

Cette même année, le père d’Uriel découvrit au beau milieu du dos de son enfant une anomalie. Une anomalie minérale.

La pierre philosophale avait parasité le corps du fœtus et ce fut à ce moment-là qu’elle se montrât pour de bon.

Le père n’en pouvait plus. Sa femme dépérissait, son enfant était menacé du même destin, il ne savait pas quoi faire, pas comment agir. Il n’était pas fait pour être père, lui qui n’en avait jamais eu ; il n’avait jamais voulu le devenir et pourtant c’était trop tard. Avec cette femme. Celle qu’il avait tant chérie et qui, alors, lui faisait peur, une peur bleue. Que faire ? Que faire, maintenant ? Partir.

Ce qu’il fit. Il abandonna sa femme. La décision devait bien être prise : rester sur Eclypteth, où la magie abondait et nourrissait la pierre philosophale, ou s’enfuir sur Vanerzame, là où elle était plus rare, où la croissance du parasite serait considérablement ralentie. Le deuxième choix s’imposa, bien qu’il brisât une famille déjà fragilisée. Mais Séphira voulait le meilleur pour son enfant... Elle avait confiance en son mari, l’aimait toujours, au fond d’elle, bien que ce fût vain.

Ce pauvre père dut refaire sa vie sur Vanerzame. Paris, il s’en éloigna. Il rejoint Lyon, enfin, sa périphérie, trouva un travail... Loué soit son holivario, ainsi pouvait-il comprendre cette langue qu’était le français. Le petit en avait un, aussi, mais il apprit la langue bien plus vite et facilement que son père qui, lui, sombrait dans la dépression. Une de ces dépressions les plus douces qui, loin d’être intensément douloureuses sur une courte période, se perpétuaient sur les années et les années.

Du côté de Séphira, les recherches continuaient. Il fallait trouver une manière d’extraire la pierre philosophale sans l’arracher, tuant inévitablement l’hôte.

♦ PARTIE 4 ♦


An 2011 du calendrier Vanerzien, 3 décembre. Soleil radieux.

On sonna à la porte. Uriel, qui décapsulait une bière pour se rendre dehors, accompagné de son ordinateur portable et du coffret DVD d’une adaptation cinématographique quelconque, ouvrit, circonspect. Il n’attendait personne...

« Bonjour ?
— Bonjour ! Es-tu Uriel Balastyr ? »

Le jeune homme leva un sourcil et cligna des yeux. Trois fois.

« Moui ? » répondit-il suite à un silence gênant.

L’homme lui faisant face, trente ou quarante ans peut-être, sourit à grand renfort de dents impeccablement blanches et... quelques minutes plus tard, il se retrouva assis autour de la table du salon, entouré d’un blondinet plein d’espoir, d’une femme aux cheveux d’un rouge certainement pas naturel et d’un paternel au bord du gouffre.

« Et comme je sais que vous, monsieur, êtes originaire d’Eclypteth et que vous, madame, êtes au courant de la nature et de l’origine de votre mari et votre beau-fils, je me permets de ne pas passer par quatre chemins.
— Je refuse que mon fils aille sur Kalerya. »

Le ton était sec, la voix sans détour, et le poing d’Uriel qui s’abattit sur la table s’y apparenta.

« Mais pourquoi ?! protesta-t-il.
— Ce n’est pas bon pour toi et je le sais... J’en sais bien plus que toi à ce su-...
— TU M’ÉTONNES ! hurla le jeune homme. Tu ne m’as quasiment jamais rien dit de mes origines, c’est limite si ce parfait inconnu ne m’en a pas déjà appris plus en dix minutes que toi sur toute ma vie ! C’est comme pour maman, hein ? Tu craches sur son souvenir et le peu que tu tiennes à garder, tu le jalouses égoïstement... Sauf que c’est ma mère ! La mienne ! Que je ne l’ai jamais vue, que ça, c’est l’occasion et que toi, tu... RAH ! »

Hors de lui, Uriel envoya voler sa chaise sur le mur adjacent et s’enfuit de la maison. Il courut vers le dernier endroit capable de le réconforter à un tel moment, et y laissa couler ses larmes de rage. Il planta sa paume contre la rampe pleine de mousse et la tordit, alors qu’elle était en bois, grâce à son pouvoir. Son pouvoir qu’il avait déjà découvert mais qui ne lui servirait jamais à rien s’il continuait sur cette voie que son père voulait lui imposer. Il laissa parler sa rage une bonne trentaine de minutes sur cette pauvre rampe à présent difforme jusqu’à entendre une voix familière derrière lui.

« Ur ! »

Lorsque l’intéressé se retourna, il fit face à son meilleur ami, Samaël, et le recruteur de cette fameuse Congrégation d’Entre-Monde.

« Quoi ? Et qu’est-ce que tu fous là, Sam ?
— Bah je... (Il se tourna vers le recruteur.) Vous ne lui avez pas dit ?! s’indigna l’incube.
— C’est-à-dire que je n’ai pas bien eu le temps... Mais en effet, Uriel, c’est Samaël qui m’a mis sur ta voie. Nous, les recruteurs, avons bien du mal à exercer notre travail sur Vanerzame à cause du si faible pourcentage de prétendants dans la population. Quand j’ai su qui tu étais et que tes parents-...
— MON parent, et encore.
— Oui, bon... Quand j’ai su qu’ils étaient au courant et que mon travail serait alors simplifié, j’ai sauté sur l’occasion. Et tu sais... Un peu de verve, beaucoup de forcing de la part de ta belle-mère et le tour était joué. »

Alors comme ça, la marâtre avait influencé le choix du paternel ? Rien de si étonnant pour Uriel qui savait qu’elle l’affectionnait au moins autant que lui l’aimait. Autant dire : leur ressentiment était puissant et réciproque. Et puis il savait que son père était aux petits soins de cette femme, la seule qu’il avait pu garder de toutes celles qu’il avait rencontrées sur Vanerzame.

Le père, lui, avait fini par céder à certains arguments en particulier. Ainsi, si son fils retournait dans l’autre monde, lui serait libéré des tourments sociaux, familiaux et psychologiques qu’Uriel lui imposait. Après avoir abandonné sa femme, il faisait de même pour son fils mais... c’était sûrement mieux pour tout le monde. La seule chose qu’il daigna lui transmettre, par l’intermédiaire de Samaël, fut le nom de sa mère et celui d’une organisation. Séphira, du Conseil.

C’est ce jour qu’Uriel, accompagné de son meilleur ami, découvrirent Kalerya par son Académie. Il s’y sentit bien aussitôt, à vrai dire. Bien mieux que dans sa maison dans la banlieue lyonnaise. L’afflux de magie alentour était tel qu’il subît plusieurs vertiges, mais l’accoutumance vint rapidement.

La première chose qu’il demanda après sa découverte des lieux et de leur fonctionnement fut néanmoins de voir sa mère.

Lorsque, deux jours plus tard, grâce aux informations qu’il avait fournies, on lui annonça que celle-ci l’attendait dans un salon isolé, il y fonça comme jamais il n’avait foncé ! Il allait la voir enfin... Croirait-il au moins que c’était elle ? À quel point lui ressemblait-il ?

Belle mais fatiguée. Terriblement fatiguée. Ses cheveux blonds attachés en chignon encadraient un visage d’une pâleur extrême. Des cernes entouraient ses yeux azurés de toute pureté. Bien la seule chose éclatante sur sa pauvre figure... Elle ne le montrait pas, mais le traitement confronté au pouvoir néfaste de la pierre philosophale lui avait fait perdre une de ses deux ailes d’ange. Mais c’était sa mère. Elle avait passé les six dernières années dans une chambre de l’hôpital du conseil. La pierre grise aux reflets violacés bombait sa poitrine cachée par un ample foulard malgré la température. Pourtant... Eh bien, oui, encore. C’était sa mère.

Son visage s’illumina lorsqu’elle le revit. Uriel, son fils, qui avait tellement grandi... Qui lui avait tant manqué... Qu’elle aimait tant. La seule souffrance qui les prit, tous les deux, fut celle de ne pouvoir se lover dans les bras l’un de l’autre. Le pouvoir de la pierre était tel que cette étreinte aurait absorbé une grande part de l’énergie vitale d’Uriel. Des semaines prirent ensuite à Séphira pour garantir à son fils que sa naissance n’était pas un péché !

Tout au long de leur rencontre, ils furent seuls.

Lorsque le jeune homme entendit son histoire, il passa par tout un éventail d’émotions. De la peine au bonheur, de l’amour à la colère. Quelque chose en lui fut touché par l’amour de sa mère et la connaissance de ses propres origines. De pourquoi il en était là aujourd’hui. De pourquoi il avait subi pareille vie. Ou encore pourquoi son père n’était pas un homme si mauvais qu’il le croyait.

Alors oui, ce jour le changea. Ce monde, cette mère, cette école, tout le changea. Il put voir Séphira souvent, durant ses études, lesquelles lui avaient fait prendre goût à la culture et à l’apprentissage. Sa mère lui avait parlé d’une des déesses de ces mondes, Spirithath, de la paix, du pardon et de la maturité. Petit à petit, il commença à l’adorer, à estimer que son message était bon. Uriel découvrit la philosophie, la littérature, l’art auprès de sa mère qui les lui enseignait. Le goût qu’il y prit surpassa la peur qu’il avait ressentie lorsqu’il avait su que lui aussi cultivait, en lui, une pierre philosophale.

Cette pierre qui avait participé à la transmission de la magie de la mère dans le corps du fils... En effet, les parents, en se découvrant, se figurèrent que Materialis était leur magie commune. L’une s’en servait sur le vivant pour le soigner... L’autre ne s’avait trop quoi en faire, mais tout le prédisposait à s’affilier à l’inerte. Pour protéger.

« Pourquoi ce n’est pas avec toi que j’ai vécu tout ce temps, maman ? »

Les années passèrent. Il obtint son diplôme en même temps que Samaël, qui était resté son meilleur ami et son meilleur soutien tout au long de leur apprentissage. Fut-ce la nouveauté de ce monde ou la conscientisation de leur place qui les rendit travailleurs, allez savoir ; une chose était sûre, ce n’était pas dans cette académie qu’ils auraient sorti leur jeu de Monopoly en plein cours !

Les deux hommes étaient sortis grandis par cette expérience et, pour ne pas être séparés, décidèrent ensemble d’intégrer la division de protection civile du Conseil. Leur maturité avait porté leur esprit vers la soif de se rendre utiles aux nouveaux mondes qui plaçaient une part de leur équilibre entre leurs mains.

Uriel, lui avait un objectif, plus particulièrement. Sa magie, Materialis, le rendent apte à manipuler la matière, devait bien être capable de réduire la pierre philosophale qui gangrenait le corps de sa mère et le menaçait lui-même ! Mais pour cela, il devait devenir plus fort. Mentalement et magiquement.

Et officier au Conseil pour le bien du plus grand nombre en était le meilleur moyen. Dans son travail, au côté de Samaël, son meilleur ami, Souvenir, son épée et Brise, son familier, il rendait sa mère fière et c’était tout ce qui comptait. Peut-être même un jour trouverait-il la force d’être sage comme elle, de pardonner son père et de retourner le voir. Mais ça...



Informations Supplémentaires

Votre surnom
Nina ou Ninabrutie ~

Votre âge
18 ans et demi, j’suis grande d’abord !

Qui est sur ton avatar ?
Eizen, Tales of Berseria

La catégorie de ta magie
Magie perdue

Nom de ta magie
Uriel Balastyr > Materialis

Accès à la zone H/Y/Y
Carrément

Pourquoi avoir choisi Kalerya ?
Dieu m’en a parlé à notre dernier brunch (plus sérieusement : parce que fantasy ~)

Code de validation



Dernière édition par Uriel Balastyr le Mar 22 Aoû - 18:46, édité 2 fois
✽ Loup-garou ✽▼
✽ Loup-garou ✽
avatar
pic-profil
Messages :
27
Kinahs :
8003
Age :
23
Date de naissance :
23/12/1993
Date d'inscription :
13/07/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1620-mordred-amarok-le-chevalier-au-lion http://www.kalerya-entre-monde.com/t1621-mordred-fiche-technique http://www.kalerya-entre-monde.com/t1627-mordred-journal-de-bord http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/

Jeu 17 Aoû - 18:35
Bienvenue à toi l'ange, j'espère que tu te plairas sur Kalerya :3
✖ Ange ✖
✖ Ange ✖
avatar
pic-profil
Messages :
17
Kinahs :
8012
Age :
19
Date de naissance :
14/11/1998
Date d'inscription :
17/08/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1760-uriel-balastyr-ascension http://www.kalerya-entre-monde.com/t1767-fiche-technique-uriel-balastyr http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/

Jeu 17 Aoû - 18:41
Merci monsieur le loup-garou, j'espère aussi ~ :3
❖ Humain ❖▼
❖ Humain ❖
avatar
pic-profil
Messages :
345
Kinahs :
106510
Age :
19
Date de naissance :
06/10/1998
Date d'inscription :
11/12/2016

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t710-gotov-serebro-zto-svjatoe-rossii#4319 http://www.kalerya-entre-monde.com/t726-gotov-est-passe-par-ici-il-repassera-par-la#4395 http://www.kalerya-entre-monde.com/t715-gotov-mafioso#4344 http://www.kalerya-entre-monde.com/t711-gotov-arsenal-d-un-mafieux#4324 http://www.kalerya-entre-monde.com/t722-gotov-est-hyperactif#4369 http://www.kalerya-entre-monde.com/t723-il-court-il-court-le-gotov#4370

Jeu 17 Aoû - 21:01
Bienvenue parmi nous, n'hésite pas si tu as des questions :)






✜ Exotech ✜▼
✜ Exotech ✜
avatar
pic-profil
Messages :
465
Kinahs :
302092
Age :
22
Date de naissance :
11/08/1995
Date d'inscription :
09/11/2016

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1601-refonte-de-compte-lahyra-cyanh-hure-hecate http://www.kalerya-entre-monde.com/t1665-hecate-infinite-perception#11180 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1678-blood-story-hecate http://www.kalerya-entre-monde.com/t1743-pour-une-mort-rapide-hecate#11665 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1668-blood-lane-hecate#11202 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1689-tueuse-en-serie-hecate

Jeu 17 Aoû - 21:52
Bienvenue ~


✖ Ange ✖
✖ Ange ✖
avatar
pic-profil
Messages :
17
Kinahs :
8012
Age :
19
Date de naissance :
14/11/1998
Date d'inscription :
17/08/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1760-uriel-balastyr-ascension http://www.kalerya-entre-monde.com/t1767-fiche-technique-uriel-balastyr http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/

Ven 18 Aoû - 17:02
Merci à tous ! :D
❖ Démon ❖▼
❖ Démon ❖
avatar
pic-profil
Messages :
117
Kinahs :
12002
Age :
20
Date de naissance :
07/12/1997
Date d'inscription :
14/05/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1513-presentation-de-vallah http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/

Sam 19 Aoû - 18:14
Bonjour, en l'état je ne peux pas accepter ta présentation. Il n'y a qu'un point qui me chagrine : la magie. En effet, tu définis celle-ci de façon très explicative, mais tu ne nous donnes pas de limites. Je ne suis pas capable de comprendre jusqu'où tu peux aller. Il me faudrait ( de façon non précise ) une dimension d'objet, un poids etc. Tu comprends que si au niveau 19 tu peux changer la tour de Pise en une autre chose, cela risque d'être mal équilibré. Ensuite, celle-ci devrait rentrer dans la case " magie perdue " ou " oublier ", car cette magie, bien qu'elle soit intéressante, nécessite un contre coup de par sa puissance.

Bonne chance pour ta présentation.

Ps : N'oublie guère qu'une magie perdue ou oubliée nécessite minimum 18 à ta validation.
✖ Ange ✖
✖ Ange ✖
avatar
pic-profil
Messages :
17
Kinahs :
8012
Age :
19
Date de naissance :
14/11/1998
Date d'inscription :
17/08/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1760-uriel-balastyr-ascension http://www.kalerya-entre-monde.com/t1767-fiche-technique-uriel-balastyr http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/

Sam 19 Aoû - 20:03
Déjà, je suis ravie que ce ne soit que la magie qui pose problème ! À vrai dire, j'ai pas mal réfléchi aux sorts et j'admets que présenté comme c'est présenté ici, évasivement, cela peut sembler outrancièrement puissant. En soi, ça l'est, enfin, ça peut le devenir.

Du coup, j'avais préparé les sorts sur une ébauche de fiche technique et je peux garantir qu'au niveau 19, il lui sera tout à fait impossible de faire quoi que ce soit à la tour de Pise si ce n'est, encore, décorer les fenêtres en sculptant une gargouille dans la roche. :)

Pour être plus précise, j'avais pensé à des sorts qui seraient établis sous forme de paliers. À titre d'exemple, j'avais noté ce sort :

Forma – I : Modifier la forme des corps inanimés non-magiques moins volumineux qu’Uriel.
Forma – II : Modifier la forme des corps inanimés non-magiques plus volumineux qu’Uriel.
Et ce jusqu'au palier V pour ce sort.

Pour résumer, j'ai en quelque sorte été évasive à dessein, histoire de pouvoir établir de véritables limites selon les retours et les conseils car, bien évidemment, je ne suis pas habituée au système de ce forum et à ses habitudes. :)

Voilà voilà !

EDIT : Si malgré tout il est nécessaire de la passer en catégorie "perdue" ou "oubliée", j'adapterai Uriel à cela. ^-^
❖ Démon ❖▼
❖ Démon ❖
avatar
pic-profil
Messages :
117
Kinahs :
12002
Age :
20
Date de naissance :
07/12/1997
Date d'inscription :
14/05/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1513-presentation-de-vallah http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/

Dim 20 Aoû - 17:22
Bonsoir. Le problème, c'est que niveau 18, c'est un petit niveau. La tour de Pise étant une structure incroyablement grande et grosse, il te faudra beaucoup plus qu'un simple niveau 18 pour y toucher.

Ta magie, comme tu me le dis, est plutôt puissante, voir très puissante. Elle te permettra une très grande polyvalence. Afin d'équilibrer celle-ci, il est plus judicieux de la mettre en magie perdue ou oubliée. Ainsi, tu subiras un contre coup plutôt important après l'utilisation de ta magie, et permettras un meilleur équilibrage. Sinon, limite ta magie ou change la.
✖ Ange ✖
✖ Ange ✖
avatar
pic-profil
Messages :
17
Kinahs :
8012
Age :
19
Date de naissance :
14/11/1998
Date d'inscription :
17/08/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1760-uriel-balastyr-ascension http://www.kalerya-entre-monde.com/t1767-fiche-technique-uriel-balastyr http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/ http://www.kalerya-entre-monde.com/

Dim 20 Aoû - 19:17
C'est bien ce que je disais. ;p

Et comme je l'ai justement dit, je suis aussi restée évasive pour pouvoir me baser sur d'éventuels conseils concernant la manière de la brider, de façon à ce que ce soit cohérent avec les autres niveaux 18-19-... du forum, en quelque sorte. ^-^ S'il faut que cela passe par un important contrecoup physique pour peu que la magie soit utilisée de manière un tant soit peu répétitive/intensive, je n'ai réellement aucun problème avec ça, bien au contraire ! Et comme je l'ai dit, s'il faut la passer en oubliée/perdue malgré les limitations, alors j'adapterai Uriel à cela dans la présentation. :)

Je trouverai 5 minutes ce soir ou demain pour intégrer dans une balise spoiler les sorts et paliers que j'ai déjà trouvés, sachant que j'ai vu large histoire d'avoir une marge de manœuvre plus importante. :)
pic-profil

Contenu sponsorisé

Page 1 sur 2