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Someone to hate - Hazore Guil-Rega (note visée 18+)
● Heize - Démon ●▼
● Heize - Démon ●
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Messages :
41
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10006
Age :
18
Date de naissance :
29/04/1999
Date d'inscription :
16/07/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1637-someone-to-hate-hazore-guil-rega-note-visee-18 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1643-angel-of-pride-hazore#11083 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1649-pas-sur-que-tu-aies-vraiment-envie-de-me-croiser-hazore#11094 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1646-ce-n-est-jamais-assez-hazore#11091 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1645-dossier-de-hazore#11089 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1647-git-gud-hazore#11092

Dim 16 Juil - 21:42
HAZORE GUIL-REGA
Crépuscule & 10e Commandement : Orgueil


   


Moi, moi, moi !

Guil-Rega
Hazore
[23 + ? + 5] ans (V)
Ultarime
Long et viril
90 Kg
1m92
Ouvert aux expériences les plus cocasses
Heize & Démon
Basilic (pas encore invoqué)




Informations psychologiques

Mon petit passe-temps et mes petits tracas
Mon bon et mon moins bon


Hobbys
Il est une beauté indescriptible dans la destruction. Un merveilleux frisson qui survient au moment où tout rompt, l’extase de briser ce qui a mis tant de temps et d’effort à être construit. C’est dans la nature des choses pour un être fort de détruire l’être faible, quoi de plus normal que de chercher à dominer et écraser ?

Hazore ne vit et ne bouge que pour la seule sensation qu’il a lorsqu’il domine. Plus qu’une passion, la domination devient pour lui un moyen d’expression transcendant tout autre. Il n’y a aucun plaisir à peindre, à écrire, à dessiner, à chanter. Un poème n’a que peu de saveur. Le seul chant qui pour lui sonne comme une caresse à ses tympans, c’est la litanie que hurlent ceux qui ont été brisés, écrasés, détruits. Le tout n’est pas de tuer. Le tout n’est pas de simplement faire souffrir. Il faut briser. Il faut écraser et détruire la fleur jusqu’aux extrémités même de ces racines. Et alors, à ce moment où la vie ne se résume plus qu’à un vide, qu’à une ruine informe, c’est à ce moment précis que vient l’extase.

Hazore n’a que faire de gagner ou perdre dans un jeu ou dans une guerre, ce ne sont là que des victoires et défaites fictives qui n’ont de valeur que parce qu’on leur en confie une. Ce que lui souhaite, c’est de détruire son opposant. Raser toute opposition, écraser toute défense. Détruire le moindre refuge, briser le moindre réconfort. En somme, l’annihilation. Son fétiche sadique trouve son paroxysme dans toute forme de domination imaginable, attention cependant, car les petits jeux de rôle entre maître et soumis prennent vite une dimension très réelle avec le Heize. Très direct et franc-jeu, il n’a que faire de tromper et manipuler quelqu’un, tout ce qu’il souhaite, c’est l’écraser et la piétiner de lui-même. Où serait le charme si l’on dominait quelqu’un sans qu’il ne se sache soumis ?

Outre son éternelle passion pour la domination, il peut se divertir de bien des façons. Après tout, si son principal passe-temps est une occupation très chronophage, rien ne l’empêche de prendre un peu de bon temps avec de la bonne nourriture, de l’alcool, diverses drogues et bien d’autres choses. Il n’est pas très difficile en ce qui s’agit de se trouver un loisir, et puis, en ajoutant l’un ou l’autre pari à un simple jeu, il peut facilement l’altérer pour en ressortir quelque chose qui l’excite vraiment.

Phobies
Mais comme bien des jeux, la domination est une pratique risquée, et la balle change vite de camp. Ainsi, il n’y a rien de plus facile que de se faire dominer ou manipuler alors que l’on croit tout maîtriser, à tort. Et c’est là le pire des ressentis pour le Heize qui ne peut se résoudre à être le pantin d’un autre. Lorsqu’il s’agit de hiérarchie directe, il agira souvent avec insolence et désinvolture, sans forcément plus que de la haine et de la colère. Mais lorsqu’il est manipulé, et que son château de cartes s’écroule sous ses pas, il perd vite les pédales.

À mesure que les choses lui échappent, à mesure qu’il se sent trompé, qu’il se sent petit et insignifiant, il devient très vite instable et nerveux. Plus l’ampleur de la défaite croit, plus sa raison lui échappe, et, si un petit incident se calme avec une petite colère, les problèmes les plus graves peuvent vite le rendre désespéré et le plonger dans la démence.

La manipulation n’est pas sa seule grande peur, la faiblesse en est une au même titre. Perdre à un simple jeu est une chose, perdre à son jeu de prédilection en est une autre. Lorsque tout n’avance pas comme prévu, lorsque tout ne penche pas en sa faveur comme il le voulait, lorsqu’il est battu à son propre jeu, alors là, tout est perdu. Brisé, détruit, il n’aura d’autre choix que de s’admettre faible, jusqu’à trouver l’opportunité de se relever. Cette pensée seule le répugne et l’effraie, c’est pourquoi sa plus grande peur est bien celle de se faire battre et d’ainsi être incontestablement un de ces faibles qu’il méprise.
Qualités :
- Ambitieux
- Déterminé
- Expressif
- Loyal
- Observateur
- Perfectionniste
- Réfléchi
- Tient parole

Défauts :
- Cruel
- Désinvolte
- Destructeur
- Dominateur
- Égoïste
- Méfiant, presque paranoïaque
- Mégalomane
- Méprisant
- Rancunier
- Sadique
- Versatile
- Vulgaire

   



Mes outils de tourmenteur

Une Histoire Sans Fin
Chonkire


Une Histoire Sans Fin :
   
This… is… NEVER ENDING

Une Histoire Sans Fin, une magie vouée à la persistance et à la domination, qu’est-ce qui pourrait être plus approprié pour un être si imbu de lui-même qu’il se croirait presque l’égal d’un Dieu ? Tout est dans le nom, c’est une magie qui voue son hôte à une vie sans fin. À l’origine, ce n’était qu’un secret bien gardé et scellé pour ne jamais refaire surface. Un tabou, un crime contre la vie qui ne devait même pas exister. Une magie de tourmenteur, une horreur que seul un être si égoïste et convaincu que sa vie prime sur celle des autres pourrait maîtriser et utiliser. Un condensé d’arts impies, une gigantesque mixture de magies nécrotiques, pour un résultat cauchemardesque.

De premier abord, rien de si spectaculaire, rien de particulièrement effrayant, car, en soi, ce n’est pas l’apparence qui rend la magie hideuse, mais bien son fonctionnement. Véritable affront à la vie, il s’agit de dérober le sang, la chair, l’énergie vitale pour la raffiner et la modeler en une essence magique, vectrice de la réaction qui résulte de ces sombres pouvoirs. Pour son fonctionnement théorique donc, la réaction est une altération plus ou moins massive de l’organisme hôte, et plus particulièrement de son carbone. Modifiant leur répartition et leur structure, la magie les dispose comme elle le souhaite, pouvant ainsi changer la peau flasque en une armure dure comme de l’acier, voire comme du diamant. De manière alors plus offensive, on peut facilement imaginer des excroissances osseuses en forme de griffes, de lances, de dents ou encore de cornes. Mais l’usage le plus élémentaire est finalement celui de la régénération des tissus. Consommant l’essence absorbée, la magie peut réparer la chair, arrêtant ainsi des hémorragies, refermant des blessures. Contre un prix très élevé en essence, elle peut même recréer de l’os, de la chair, un organe… Et ainsi, lorsque le corps peut se déformer et se recréer à volonté, on peut admirer un aperçu de la jeunesse éternelle. Toujours dans cette idée, il est très capable d’utiliser de cette altération de son corps pour se rendre plus beau, en se coiffant par magie, ou plus généralement en modelant sa silhouette à sa guise.

Mais ce n’est pas un cadeau sans contrecoup, car l’essence doit bien provenir de quelque part. La première restriction nécessite de la matière fraîche et vivante. Impossible de récupérer d’un mort ou d’un morceau congelé, il faut que ce soit arraché à l’instant même, d’un être vivant, et suffisamment faible pour que l’on puisse lui ôter du sang et de la chair. Ainsi, la plupart du temps, l’hôte est contraint d’utiliser sa propre chair et son propre sang. À ce moment alors, les excroissances sont contraignantes, puisqu’elle nécessite de retirer de la matière ailleurs. On peut alors se battre et bloquer les attaques de son opposant, mais on finit vite par se détruire soi-même si le combat s’éternise et qu’aucun approvisionnement n’est possible. Enfin, Une Histoire Sans Fin est une magie difficile, qui n’aime vraiment que son hôte. Aussi, elle accepte l’énergie d’un autre corps, mais elle en voudra alors de deux à trois fois plus pour le même effet, pour pouvoir compenser la qualité… De manière maintenant plus passive, la magie consomme en permanence l’énergie de l’hôte. Même s’il s’agit de peu, cela accélère indéniablement le vieillissement, forçant l’hôte à nourrir la magie de matière provenant d’autres humains pour conserver un corps « sain ».
Il s’agit d’un cimeterre assez épais sans pour autant être trop gros. Plutôt maniable de par sa taille, il n’offre pas une très grande allonge, mais permet d’effectuer des parades sans trop broncher et d’enchaîner des mouvements rapides et précis sans trop de soucis. Si l’arme n’est certainement pas un sabre d’apparat, le manche orné d’or et la lame mêlant acier et argent lui donne une certaine valeur monétaire non-négligeable. Pour autant, cela reste très modeste, faisant du sabre une véritable arme et non une décoration que l’on peut réellement admirer. L’arme fut donnée à Baam, le propriétaire originel du corps de Hazore, en cadeau pour ses loyaux services auprès de son roi, ainsi, elle aurait une certaine valeur sentimentale si l’ancien propriétaire de ce corps n’avait pas été dévoré par un Heize.




Hazore, le Dominateur


Loyal - Mauvais.
Les créatures loyales mauvaises agissent méthodiquement et comme elles le veulent, dans les limites fixées par un code fondé sur des traditions, la loyauté ou l'ordre.

Complexé par sa forme originale, si petite, faible, misérable, hideuse, Hazore a développé une passion débordante pour la domination sous toutes ses formes. Comme une vengeance contre ceux qui ont eu plus de chance que lui dans leur apparence de base, il prend un malin plaisir à briser ceux qu’il rencontre, à réduire en miette tout ce qu’il peut écraser chez eux. Il n’y a rien de plus jouissif pour lui que de faire fondre quelqu’un en larmes au prix de nombreux blâmes, rien de plus excitant que de réduire le corps d’un faible en charpie, lentement, mais brutalement. La violence est une drogue euphorisante qui stimule chaque parcelle de son corps, qu’il s’agisse de violence physique ou morale. Lui n’y voit alors que la juste règle de la vie, le juste ordre des choses où le fort opprime et tourmente le faible. Ainsi, écraser les autres, c’est comme une drogue pour le dominateur qu’il est. Juste prolongement de la chose, il se montre comme sadique à l’extrême. Fort de son sentiment de supériorité face à tous ceux qui l’entourent, il se juge maître et les juge esclave, et, à ce titre, il se prend le droit de punir, de faire souffrir, de torturer. Simple, mais si bon, ce frémissement intérieur, cette douce extase que l’on ressent à écraser, à torturer. Quand le flot rouge s’écoule doucement hors du corps au son de ces cris, ces hurlements de douleur, la plus exquise de toutes les musiques pour un Heize Tortionnaire comme lui. Et pour se sentir plus libre encore, plus fort, pour se sentir au-dessus, pour écraser, il n’y a plus qu’à briser. Destructeur dément, Hazore apprécie le court instant lors duquel quelque chose se fissure et casse en morceaux. Tout ce qui peut être détruit peut être source de cette vive inspiration, qu’il s’agisse d’un bâtiment qui éclate après la détonation d’explosifs, que ce soit un objet précieux pour quelqu’un qui est brisé, écrasé, que ce soit un corps qui plie et se tort sous les coups, ou même les rêves d’un pauvre type que l’on réduit à l’état de poussière sous son regard impuissant. Et alors, il n’entendra aucune supplication. Cruel comme pas deux, impossible de le faire hésiter en priant ou en pleurant, pire encore, cela le pousserait à continuer, plus fort, plus loin. Les cris de douleurs ne sont qu’un doux chant qui ne saura pas le faire fléchir de sitôt : n’espérez donc pas trouver de la compassion en lui, peu importe ce que vous pourrez lui montrer ou lui expliquer, c’est peine perdue.

Ambitieux, le Heize est prêt à tout pour parvenir aux objectifs qu’il se fixe, que ce soient ses propres objectifs, ou une mission qui lui a été confiée et dans laquelle il voit un certain intérêt. Il est ainsi capable du meilleur, mais aussi du pire, car aucun sacrifice, en dehors de sa propre personne, n’est trop beau s’il est usé pour parvenir à ses fins. Qu’il s’agisse alors de faire couler du sang, de détruire, ça ne l’arrêtera pas. Pire encore, les difficultés nécessitant de laisser libre cours à ses pulsions l’exciteront davantage. Déterminé, presque zélé, il se relève à chaque chute et charge à nouveau. Fort de son courage et de sa persévérance, il peut vite devenir une grosse épine dans le pied pour quelqu’un à qui il s’est voué de gâcher la vie. La douleur ne l’arrête pas, elle le résout davantage à infliger mille supplices à celui ou celle qui ose se mettre en travers de son chemin. La mort ne le freine pas, elle l’excite et l’incite à aller encore plus loin, encore plus fort. Mais, malgré ces tendances sur les actes les plus horribles, Hazore garde quelques principes plus honorables. S’il se fiche de blesser quelqu’un à terre, une femme, un enfant, quelqu’un de désarmé ou autre, il tient un certain sens de l’honneur lui imposant de tenir parole. Le mensonge et la tromperie sont l’arme des faibles, aussi, il ne s’embarrasse pas d’user de telles malices pour parvenir à ses fins. Son aspect manipulateur a bien des limites, car ce qu’il aime lui, c’est la domination directe. Il aime donner des ordres, il aime blesser, mais tout ça perd son charme quand il s’agit de planter un couteau dans le dos ou de duper quelqu’un qui ne sait même pas qu’il est le pantin d’un autre. Toujours dans la même idée, il est donc quelqu’un de loyal. Il lui arrive d’accorder une promesse à un de ces êtres qu’il juge inférieur, et il lui est même arrivé d’accepter quelqu’un comme un égal, ou presque, bien qu’il ne soit pas prêt de l’admettre. Il est beaucoup de choses, il a beaucoup de défauts, mais le mensonge et la trahison ne font pas partie de sa liste de péchés. Il faudra sûrement que l’autre partie commette une faute suffisamment grave pour qu’il se sente lui-même trahit avant qu’il rompe un serment de loyauté.

Bien entendu, il est quelqu’un de particulièrement égoïste. Débordant d’orgueil de tout son être, il est obsédé par lui, par son apparence, par son bien-être, par tout ce qui touche à lui et seulement à lui. Il n’a que faire des grandes causes humanitaires, il se fiche des pauvres, il se fiche des autres qui ne sont finalement tous que faiblards et êtres inférieurs. Il ne veut que lui et lui seul. Difficile donc de le convaincre de suivre une certaine cause sans lui montrer à quel point elle lui est liée. Très difficile même, de lui faire faire quelque chose sans qu’il y gagne une quelconque satisfaction, peut-être même impossible. De ce fait, il se montre particulièrement mégalomane. Toujours enclin à se vanter et à se mettre en avant, il ne se soucie donc vraiment que de lui. Ses objectifs sont alors très simples, il ne cherche que la puissance, qu’il s’agisse de pouvoir moral, physique, magique, peu importe, il ne veut que ce qui affirmera sa place de dominant, ce qui montrera qu’il est bien supérieur. Et sa mégalomanie atteint vite des sommets, puisqu’il ne considère encore rien qui soit au-dessus de lui. Au mieux, les Dieux, et les rares êtres qui ont pu gagner une once de respect de sa part, seront considérés comme ses égaux, et quant aux autres, ils ne sont qu’inférieurs, prêts à être piétinés… Le seul véritable bon point dans cet ego surdimensionné, et encore, c’est sa pensée perfectionniste. Il se voit, bien entendu, comme le maître du monde (alors qu’il se gère parfois à peine lui-même), et donc, rien n’est trop beau pour lui. Pire, tout doit être le mieux possible pour qu’il l’accepte, ou simplement le tolère. Si ce n’est pas bien fait, alors autant que ce ne soit pas fait. Lorsqu’il s’agit de lui, il réessayera et continuera jusqu’à ce que tout soit bien fait. Et si c’est un autre qui ose lui présenter quoi que ce soit d’inachevé, ce sera simplement détruit, et puni. Mais ce n’est pas tout. En effet, s’il se sent si haut et si fort, il lui est donc très difficile d’accepter quiconque comme légitime pour lui donner des ordres. Désinvolte de ce fait, insolent même, il accepte rarement les missions qui lui sont confiées, et le fait uniquement si, d’une part, il y trouve un intérêt et « aurait pu décider de le faire tout seul », puis, d’autre part, s’il juge celui qui lui donne sa mission comme suffisamment prêt d’être son égal. Bien sûr, il n’acceptera pas les délégations, aussi, il faut bien lui donner des ordres en personne.

Mais il n’a pas que des défauts, bien qu’il ait principalement de ça au final, car il est aussi quelqu’un de réfléchi. Relativement prudent malgré son caractère trempé, il est tout sauf impulsif, et se laisse que très rarement agir sans avoir songé à ce qu’il pouvait gagner et risquer. Il n’hésite alors pas à prendre en compte bien des facteurs, car, s’il ne s’abaisse pas à tromper, il sait pertinemment que les faibles y auront recours autant que possible. Observateur, il laisse rarement des détails inconsidérés, et n’hésite pas à prendre son temps pour tout ce qu’il peut entreprendre. S’il parait parfois qu’il ne prend pas en compte certains éléments, il les garde souvent au moins à l’esprit, au cas où il serait bien venu d’en avoir pris note plus tard. Ce qui est, de base, une qualité, se change alors vite en défaut, puisqu’il en devient trop souvent méfiant, voire paranoïaque. Toujours sur ses gardes, toujours à l’affût, il veille, scrute, passe son temps à observer. Il ne lâche rien et n’oublie rien, du moins dans la mesure du possible, imaginant bien souvent qu’il peut être cible d’une attaque surprise. Se sentant dans ses pires jours, comme ça, visé, encerclé à tout instant, il devient vite une vraie plaie pour ceux qui veulent lui parler, puisqu’à trop regarder autour de lui, il en oublie vite d’écouter son interlocuteur. Outre son regard sur l’environnement, il le pose souvent sur les gens qui l’entourent. Les dévisageant, comme pour les juger, il les estime vite comme sous-êtres et leur lance son regard hautain et méprisant habituel. Alors froid et haineux, difficile pour quelqu’un qu’il a jugé inférieur de tenir une conversation sans se sentir fusillé du regard, reste ensuite simplement à voir s’il y aura, ou non, une confrontation.

La cerise sur le gâteau, c’est son côté très vulgaire. En effet, s’il s’habille et se tient correctement, du moins la plupart du temps, il n’a aucune manière en ce qui s’agit de boire, manger, ou parler. La politesse n’est finalement un luxe qu’il n’accordera sûrement pas aux autres, après tout, pourquoi le mériteraient-ils ? Usant et abusant d’injures, mangeant avec les doigts et s’essuyant sur ses manches, difficile de l’emmener au restaurant sans perdre la face. Pour ces raisons, il est finalement peu présentable malgré son physique propre et avantageux, duquel il prend un très grand soin. Très expressif, il est facile de comprendre dans quel état d’émotion il se trouve. Si ses yeux n’en disent pas long, son sourire et sa gestuelle montrent vite s’il est heureux, malheureux, ou encore en colère. Étant quelqu’un qui ne ment pas et qui ne se cache pas, il ne prend pas trop la peine de cacher ses idées et ses sentiments, ce qui ne veut pas dire qu’il est une proie facile à manipuler, n’oublions pas son caractère bien trempé et insoumis. Versatile, presque lunatique, il change vite d’état d’émotion et peut facilement devenir instable dans ses pires jours. De cette nature imprévisible, il devient difficile finalement de le tromper pour qu’il fasse ce qui est souhaité, puisqu’il faut anticiper ses sautes d’humeur et ses caprices. Pour finir, puisque, bien qu’il proclame le contraire, il n’est pas infaillible, il est bien possible d’arriver à gagner sur le jeu de la domination. Dans ce cas où quelqu’un saurait le manipuler à sa guise, il est primordial de ne pas trop se reposer sur ses lauriers. Particulièrement rancunier, il fera alors tout ce qu’il peut pour mettre à genou son détracteur et lui faire subir plus du centuple de ce qu’on lui a infligé, et, rappelons-le, il est de ceux qui tiennent parole. Très penché sur la vengeance, il tend à rendre la monnaie de leur pièce à ceux qui le blessent, l’insultent ou l’humilient. Soyez assurés alors de sa bonne mémoire, et attendez-vous à un petit supplément par rapport à ce que vous avez donné pour mériter son courroux.



Hazore, la Perfection

Dans son corps original de Heize, Hazore est bien ridicule comme ses semblables. Inutile cependant de réellement le décrire, il n’y a rien de bien particulier, et puis, on ne risque pas de le voir au grand jour de sitôt. Penchons-nous donc sur ce corps qu’il a choisi comme marionnette, appelé Baam du temps où il était encore lui-même. Il s’agit d’une silhouette masculine, convenablement musclée en raison de son passé de militaire et de ses activités physiques régulières. Plutôt grand, mesurant près de deux mètres, il est assez imposant sans pour autant avoir une allure d’armoire à glace. Bien sur ses appuis et pas une asperge non plus, il pèse 90 Kg, pour principalement du muscle, il faut dire que son régime à base d’énergie vitale ne le fait pas trop grossir, et puis, il a bien ses astuces pour surveiller sa corpulence. Cette astuce justement, c’est sa magie chérie, celle qui le rend vraiment unique, celle qui le rend supérieur. Sa transcendance, ce qui fait de lui quelqu’un de plus qu’humain. Ce qui fera de lui, selon ses ambitions, un jour, un Dieu. Oui, grâce à elle, il est toujours dans les canons. Jamais trop mince, jamais trop gros. Jamais trop petit, toujours grand, surplombant son entourage, toujours mieux. Une silhouette qu’il proclame lui-même « parfaite », un corps qu’il travaille chaque jour pour être le meilleur, son corps de rêve à lui.

Son visage quant à lui reflète tout son côté méprisant et moqueur. Des yeux perçants, dévisageant, jugeant et haïssant tous ceux sur qui se pose son regard. Teintés d’un brun orangé, ils virent dans un rouge plus inquiétant lorsqu’il use de son horrible pouvoir. Son visage très ovale est aussi très dégagé : ni barbe, ni moustache, ni pattes. Seulement ses yeux, son nez, sa bouche. Seuls ses cheveux dont une mèche penche en avant peuvent parfois troubler la vision qu’on a de sa face. Très expressif de nature, il est facile de savoir dans quel état il se trouve au vu de son sourire, du moins du moment qu’il ne fait pas la grimace exprès. Toujours bien coiffé, encore une fois grâce à l’abus de son pouvoir, il montre un perfectionnisme troublant dans tout son être. Mais est-ce vraiment une bonne chose que d’altérer à ce point son corps ? Le manque d’imperfection, ces dents si bien rangées, cette peau si pure, cette absence de boutons, de cicatrice, on dirait presque un être artificiel tellement il se change lui-même pour devenir ce qu’il considère comme la beauté absolue. Et son corps suit bien cet état d’esprit : aucune cicatrice, aucune marque de naissance, aucun bouton, pas la moindre veine visible, pas le moindre grain de beauté. Rien, seulement une peau pure de toute imperfection. Un corps si parfait et refait qu’il en serait presque choquant. Un seul élément trouble cette peau sans tâche : le tatouage sur le dos de sa main gauche : une étoile de David et un serpent se mordant la queue, le symbole de sa magie « Une Histoire Sans Fin ».

Ainsi, son corps est presque une invariable. Aucun combat, aucune épreuve ne saurait le changer définitivement, puisqu’il finit toujours par le remodeler pour en refaire son idée du corps parfaite. Seule sa volonté pourrait changer une partie de lui, dès lors qu’il pense qu’il pourrait l’embellir en l’altérant, peut-être pour la faire davantage correspondre avec ce qu’il estime comme un corps sublime. Mais s’il a un corps pareil, autant le montrer, et c’est pourquoi Hazore ne fait pas vraiment preuve de pudeur. Après tout, ce n’est même pas vraiment le sien, de corps, c’est comme s'il était habillé d’un manteau de chair. Qu’importe alors s’il est vu nu ou presque nu, et qu’importe par qui. La société en revanche, le voit rarement de cet œil-là, c’est pourquoi il finit par se déplacer habillé malgré tout. En général, il s’agit encore d’une constante : une veste noire, une chemise noire, un pantalon noir et des chaussures noires. Rien de trop ample pour ne pas vraiment cacher le corps et rien de trop moulant pour rester confortable. Le tout est très neutre, très sobre, mais très propre et plutôt présentable, rien qui ne fait « plouc ». De temps en temps, il porte aussi un chapeau, encore une fois, noir, et prend parfois un parapluie avec lui, selon la météo, bien que la pluie ne le gêne pas tant que ça au final. Par principe personnel, il n’aime pas devoir se cacher derrière une cape, un masque, ou quoi que ce soit, préférant s’exposer au regard d’autrui et être bien visible. En terme général, il n’a pas d’accessoire sur lui : ni montre, ni collier, ni quoi que ce soit, mais il ne se déplace jamais sans arme. La portant bien visible et bien en évidence, il expose son arme comme pour inviter au combat, ou comme pour s’exposer, pour dire qu’il est prêt à tuer, qu’il porte de quoi abattre ceux qui se mettent en travers de sa route. Comme un maître avec son fouet au milieu de ses esclaves quelque part, il se déplace avec son arme au milieu des autres humains.

C’est alors comme un cheveu sur la soupe que sa malédiction vient troubler son physique si travaillé pour approcher la perfection. Le vieillissement engendré par Une Histoire Sans Fin prend alors plusieurs formes, s’il ne prend pas assez le temps de nourrir la magie perdue. Il peut d’abord avoir de simples cernes sous les yeux, à peine visibles, puis de plus en plus profondes. Des rides apparaissent aussi sur le visage s’il attend trop longtemps, les joues peuvent se creuser, les dents virent au jaune… Le reste du corps quant à lui devient de plus en plus mou, pour finir sur un portrait hideux et fripé. Le processus reste relativement lent et peut prendre plus d’une année pour arriver à l’état le plus poussé, mais après une semaine, les cernes et les signes les plus légers apparaissent vite.



Hazore, le Parasite

C’était noir, tout noir. Il ne voyait ni ne sentait rien, c’est comme s’il était coincé entre le sommeil et le réveil, dans un état où il ne dort plus, mais où il ne perçoit plus vraiment non plus. La tête lourde, comme s’il sortait d’une hibernation de plusieurs siècles, il avait à la fois aucune pensée et tout un enchevêtrement de songes et de questions. Dans ce chaos, il finit alors par distinguer quelque chose. « J’ai faim ». Oui, faim, si faim. Il a si faim qu’il pourrait manger ses propres parents. Il a tellement faim, il sent la faim qui le tiraille, il sent et il se dit qu’il la ressent comme s’il n’avait pas mangé depuis… Depuis combien de temps déjà ? Aucune idée, le moindre souvenir est encore trop flou pour détacher quoi que ce soit de la masse obscure d’informations diverses. Et puis il cherche encore, et cette fois-ci, il se dit « J’ai froid ». Il se sent comme recouvert d’eau froide. Il est trempé, et il a froid, très froid, il a envie de se rouler en boule et de s’ensevelir dans une fourrure, il a tellement froid qu’il se sent incapable de bouger, et puis il se sent si faible, il a tellement faim. Et alors il cherche encore, et il sent une chaleur. Il se focalise alors sur cette sensation de chaleur dans son dos et la sent l’envahir petit à petit. Il n’aime pas la chaleur, mais cette fois-ci et cette fois-ci seulement, il la sent comme son sauveur, celle qui le tire de ce froid si intense. Il sent alors son corps, il se sent sur une plage de galet, inconfortable, froide, il sent l’eau qui caresse ses pieds. Il entend ensuite, le son de l’eau qui va et vient, les oiseaux, le bruissement des arbres, la brise légère qui souffle dans les feuilles. Il sent alors l’odeur de la mer. Et puis il ouvre les yeux.

Il y a bien longtemps avant tout cela, Hazore était né Heize de ses deux parents, logiquement, Heize comme lui. Élevé dans le secret à l’abri des regards indiscrets, ses géniteurs l’ont précieusement nourrit et abrité pendant les premiers moments de son âge, lorsqu’il n’était pas encore prêt à avoir son propre corps, ou plutôt, à voler celui d’un autre et le faire sien. On lui donna alors tout ce qu’il pouvait nécessiter, les deux parents possédant chacun le corps d’un humain lui cherchant toute la nourriture qu’il lui fallait, ramenant parfois un chien, un chat, ou une chèvre pour qu’il puisse faire de véritables repas. Ses parents tenaient une auberge, et formaient, avec quelques autres personnes de la même race, une communauté très secrète. Soucieux de pouvoir vivre intégrés dans la société, ils avaient un métier, une identité d’humain, une vie. Souvent même, ils dérobaient celle de leur hôte et la faisaient leurs. Et à côté de cela, ils agissaient dans l’ombre, pour se nourrir, se parler, gardant secret aux yeux de tous leur nature de Heize.

L’auberge était un beau lieu, pas particulièrement chic, mais chaleureux, accueillant. On y voyait de tout, des voyageurs, des habitués du coin, et on apprenait beaucoup de choses. On entendait des ragots, histoires et rumeurs de toutes sortes. Des fois, les voyageurs partageaient leurs chants, leurs légendes. Hazore, qui vivait dans une pièce secrète, interdite au public, ne pouvait profiter de toute cette animation, mais, dans leur grande bienveillance, ses parents prenaient souvent le temps de lui parler. Ils lui contaient les anecdotes du jour, lui parlaient de tout et n’importe quoi et veillaient à ce que tout aille bien pour lui.

Vint alors très vite le jour de la possession. Le père de Hazore, accompagné de trois autres Heizes dans leurs corps humains, du alors choisir quel serait le réceptacle de son fils. Ils écumèrent alors la ville, et choisirent parmi la foule un petit garçon qui pourrait convenir. L’affaire fut alors relativement longue, mettant la patience des Heizes à rude épreuve, puisqu’il fallait isoler et capturer discrètement l’enfant, pour le relâcher le plus vite possible, une fois la larve placée en lui. Après de longues filatures et au prix de ruse, ils parvinrent donc à attraper un gamin du nom de Dinn, dans lequel ils s’empressèrent d’introduire le jeune Heize. Le principe était alors simple, l’enfant retournerait à sa famille, et y vivrait jusqu’à sa majorité. Là, il apprendra donc les bases de la vie, fera son éducation et sa place dans la société, puis, le moment venu, il sera rappelé auprès des siens. L’idée était efficace, puisque le changement de caractère pour un enfant si jeune n’était pas une chose si surprenante que ça. Mieux encore, cela permettait de faire l’éducation du fils pour un moindre coût, en bref, il n’y avait que des points positifs. À l’exception d’une difficulté. En effet, il fallait nourrir l’enfant. L’acte était très instinctif, mais il fallait lui expliquer à quel point il devait être discret, agissant de nuit, par exemple, mais surtout, qu’il ne devait jamais tuer sa proie.

Au milieu des humains, il se comporta alors comme un parfait observateur. Il ne parlait pas, ou presque pas, il observait et regardait tout ce qui se passait, mais ne bougeait pas beaucoup et ne jouait pas plus. Les enfants qu’il fréquentait prirent vite peur de lui, se disant qu’il avait plus l’air d’une statue que d’autre chose. La plupart d'entre eux ne connaissaient même pas son nom, puisqu’il ne leur parlait pas, et savaient simplement qu’il était là. Il les suivait dans leurs jeux, mais jamais ne participait, observant, simplement. Auprès de sa famille adoptive, il se fondait dans la masse, et devenait presque plus un élément du décor qu’un membre à part entière. Il ne parlait pas plus à ses frères et sœurs ou parents qu’à quiconque d’autre et passait son temps à regarder ce que faisaient les autres habitants de la maison. C’est limite s’il prenait ses repas séparément du reste de la famille. Quant à sa véritable nourriture, il récupérait ce qu’il lui fallait sur ses frères et sœurs, la nuit. Il était prudent et suffisamment réfléchi pour suivre les ordres.

Il voyait maintenant, une parcelle de monde qui lui était inconnue. Pour être honnête, il ne reconnaissait pas grand-chose de toute manière, ses pensées étaient toujours si floues. Mais, petit à petit, la voie s’éclaircissait. Il récupérait quelques détails, de petites visions d’un passé incertain. Il voyait des gens hurler, des hommes, des femmes, petit à petit figés, glissant sous les eaux voraces de la mer. Il voyait d’autres personnes, qui agitaient l’air et figeaient les corps en de gros blocs de glace. Il se revoyait alors, lui aussi, petit à petit enfermé dans une prison magique. Mais rien de plus ne revenait alors. Au moins, il n’avait plus vraiment froid, il sentait la brise fraîche qui lui permettait de considérer la chaleur ambiante comme supportable. Seul le Soleil frappant sa peau restait une nuisance, mais c’était un détail bien insignifiant à ce moment précis. Il avait si faim. Il remarqua alors une autre silhouette couchée sur plage, une femme, inerte. Il sentait l’avoir déjà vu, mais il ne se rappelait pas encore de son identité. Peu importe, il avait si faim qu’il s’avança à elle machinalement. Il se pencha alors vers sa bouche, et y plongea sa langue, pour en retirer de quoi se nourrir. Peu lui importait alors si elle allait ou non succomber, il ne voulait que prendre de quoi vivre lui. Ainsi, une fois son affaire faite, il lâcha le corps sur les galets et s’éloigna vers la forêt pour trouver refuge dans l’ombre des arbres. Là-bas, il attendrait de se souvenir avant d’agir.

Pas encore adulte, mais suffisamment vieux pour ne plus être considéré enfant à part entière, Hazore avait déjà vécu un petit paquet d’années. Il était vraiment un enfant sans soucis, sans surprises. Toujours silencieux, presque muet, peu actif, passant son temps à observer, il était presque comme un animal de compagnie, si ce n’est qu’il était bien un des humains de la famille. Vraiment, il n’eut jamais de problème, jusqu’au jour où il se décida à briser les interdits. Ce jour-là, il avait suivi une fille qu’il connaissait depuis un moment dans la forêt. Elle s’y promenait souvent, et il aimait bien la suivre, pour une raison qu’il ne s’expliquait pas vraiment. D’habitude, elle était seule et faisait son chemin tranquillement, elle n’avait jamais remarqué le Heize, mais cette fois-ci, il avait été imprudent.

Curieux, voulant l’admirer de plus près, il avait tenté de s’approcher, et était venu un peu trop près. Elle avait vite compris que quelque chose la suivait en entendant les bruits, aussi, elle tenta d’appeler. Elle lui demanda de se montrer, mais il n’en fit rien et ne répondit même pas. Elle s’en alla alors, mais il la suivit, et, sur ses gardes cette fois-ci, elle sut qu’il était toujours là. S’inquiétant petit à petit en se sentant suivi par quelque chose qu’elle ne pouvait pas identifier, elle se mit à courir pour essayer de le semer, mais il la suivit, encore. C’est bête, mais elle finit par simplement trébucher, et tomber la tête la première. La jeune fille était blessée, inconsciente, mais bien vivante. Hazore en profita alors pour s’approcher, si près qu’il pouvait la toucher. Il pouvait caresser son visage, passer sa main dans ses cheveux et la contempler autant qu’il le souhaiter. Il lui trouva alors un charme irrésistible, un sentiment fort qu’il sentait pour la première fois. Il se pencha alors vers elle pour lui voler un baiser, et se sentit de plus en plus attiré par ses lèvres. C’était plus fort que lui, la faim, l’extase, tout lui fit tourner la tête et il se nourrit de son énergie vitale en enfonçant sa langue dans sa gorge comme il le ferait sur une autre proie, seulement là, c’était différent. Il ne voulait pas calmer sa faim, il voulait simplement la consommer, et c’est ce qu’il fit, drainant la moindre once d’énergie qu’il lui restait.

Son repas effectué, il laissa alors le corps là où il l’avait trouvé, à l’ombre d’un grand chêne. On aurait pu croire qu’elle dormait si on la voyait, mais elle était bien morte. C’est alors qu’elle rouvrit les yeux et se releva lentement. Ce n’était plus les mêmes, ils étaient maintenant teintés d’un rouge inquiétant. Elle semblait si différente, effrayante même. Sans un mot, elle s’avança vers lui, de plus en plus vite : il avait rompu l’interdit et il allait comprendre pourquoi. Il ne prit alors pas le temps de réfléchir et se mit lui aussi à courir, tentant de la semer, en vain. Aucun obstacle ne savait arrêter sa course. Finalement, son salut fut une clairière, où il arriva plus ou moins par hasard après avoir dévalé le terrain en pente tapissé de feuilles mortes. Ne sachant freiner son élan, elle le suivit très vite ici, mais fut alors accueillie par la lumière du soleil. Hazore n’aimait pas le Soleil, qui était chaud, gênant, brûlant trop souvent, et lui faisait mal aux yeux, mais elle, elle brûlait littéralement une fois exposée à sa lumière. Hurlante, elle courut se replier à l’ombre, toujours en proie aux flammes, et disparut au milieu des arbres. Le Heize ne la revit alors jamais, mais jamais non plus il n’oublia ce moment où il aurait pu perdre la vie.

De retour chez lui, il était aussi silencieux qu’à son habitude, mais sa découverte l’avait fait se sentir différent. Tout ce temps passé chez ces humains l’avait presque convaincu qu’il était l’un des leurs, à tort. Il était bien un tout autre être, il n’avait rien à voir avec eux. Lui n’était pas un simple tas de chair bougeant, il avait un quelque chose de plus. Encore loin de s’estimer aussi supérieur qu’aujourd’hui, il avait néanmoins ses premières pensées qui le guideraient plus tard vers sa bien connue mégalomanie. Bien entendu, il aurait pu s’effrayer au vu de ce pouvoir, se sentir impuissant face à la Strigoi, mais il n’en était rien. Lui ne voyait là qu’une suite d’évènements engendré par sa main. Quelque chose qu’il avait fait au lieu de se contenter d’observer comme à son habitude.

Bien du temps s’est écoulé depuis son réveil. Libéré de la glace magique, le Heize avait refait surface en Ultarime, et a su retrouver son chemin vers la civilisation. Il a pu voir alors comme le monde avait changé en son absence, il ne reconnaissait rien. Plus que ça, les siens étaient, ou du moins étaient considérés comme éteints. Il n’avait plus de repères, mais ce n’était sûrement pas ça qui suffirait à le décourager. Il commença alors par prendre le temps d’observer et comprendre son entourage, rôdant de hameau en hameau, dérobant l’énergie des proies les plus faciles pour subsister, et récoltant autant d’informations que possibles. Malgré tout, il n’était vraiment pas du genre à se faire discret, et c’était, une fois de plus, loin d’être à son avantage. Repéré alors qu’il étanchait sa soif d’énergie vitale sur une demoiselle qu’il avait isolée dans une ruelle à l’écart, il fut très vite chassé par les habitants du coin comme une bête sauvage.

Le jour tant attendu du passage à l’âge adulte finit enfin par arriver. Un jour comme les autres au premier abord. Avec le temps, Hazore avait délié sa langue et se montrait bien plus bavards, mais sa famille regretta vite le calme qu’il montrait par le passé. En fait, il commençait de plus en plus à se montrer insolent, vulgaire. Il humiliait son entourage, rabaissait ses frères et sœurs, les frappait et les blessait s’ils osaient se défendre. Il devenait une véritable plaie, mais ça n’aura finalement pas duré longtemps. En effet, le soir de sa maturité enfin venu, ses géniteurs se glissèrent discrètement dans la maison, et ensemble, ils mirent vin à la vie des membres de la famille adoptive du Heize. Chaque vie fut ôtée méticuleusement, que ce soit la gorge tranchée ou d’un coup de poignard perçant la poitrine. Pour Hazore, ce fut un grand moment. Non seulement, il était enfin libre de ses entraves, mais il pouvait tuer. Qu’importent alors ceux qu’ils étaient avant, il ne s’est jamais vraiment attaché à eux de toute façon. Maintenant, ils étaient morts, morts par ses propres mains. Son seul regret fut alors de ne pas avoir pu contempler la détresse dans leurs yeux au moment où la faucheuse les emportait.

Le lendemain, le village était secoué par l’affaire du meurtre d’une famille et de la disparition d’un des fils, mais jamais il ne retrouverait les coupables. Les parents de Hazore avaient bien dissimulé leur implication, et qui les suspecterait ? Quant à leur fils, il était parti dans la nuit pour vivre dans une ville suffisamment éloignée. Disposant maintenant d’un corps humain bien à lui, lié à aucune entrave matérielle ou morale, il pouvait faire de sa vie ce qu’il voulait. Il ne fit finalement pas le chemin seul, et fut rejoint par deux autres jeunes Heizes qui avaient connu les mêmes épreuves que lui. Ensemble, ils s’installèrent et se résolurent à faire leur vie en ville, tenant une petite auberge comme le faisaient ses parents. D’apparence, un bâtiment très simple, il s’agissait officieusement d’une planque de plus pour les Heizes de passage par ici, et ce serait le début de bien d’autres histoires par la suite.

Deux petites années s’écoulèrent comme ça, tout se passa finalement plutôt bien et l’installation des Heizes était réussie. Les clients allaient et venaient plutôt bien, permettant au petit établissement de tourner correctement et aux jeunes de faire leur place dans la ville. Seulement, le destin sembla avoir d’autres projets pour Hazore, qui attrapa une violente grippe lors d’un Hasaxuth un peu trop rude. Il passa de nombreux jours au lit, jusqu’à ce que ses deux compagnons puissent payer un médecin pour venir s’occuper de lui. À ce prix-là, on ne s’attendait pas à des miracles, mais Hazore finit par guérir au prix de nombreuses nuits difficiles. Ce n’était alors que le début du calvaire, car le véritable mal qu’il était voué à subir n’était pas le petit froid qu’il avait pu gagner pendant ces froides nuits, mais bien la lèpre que le médecin lui avait fait contracter en usant d’outils mal nettoyés. Une vicieuse farce dont il put se rendre compte que trop tard, lorsque son corps subissait les affres de la maladie. C’est à ce moment que s’enclencha la triste période de sa vie qui le mena au monstre d’égoïsme qu’il est aujourd’hui.

Chassé par ses compagnons refusant de le voir tant qu’il était contagieux, il fut mis à la rue avec pour ordre de se trouver un autre corps. Habillé de quelques toiles sales, il traîna alors en mendiant dans la rue, mais se fit très vite chasser des rues par les gardes qui ne souhaitaient pas voir se propager une épidémie. Jeté hors de l’enceinte de la ville, il n’avait plus la possibilité de se nourrir sur qui que ce soit, ni de posséder un corps, à défaut d’en avoir un à portée de main. Agonisant, trop faible pour ne serait-ce que se lever ou articuler une phrase correcte, il traînait sur le bord de la route. Il voyait alors le regard répugné des passants. Il se sentait humilié, trahi. Il se sentait faible. Personne ne daignait l’aider, pire encore, on le chassait et l’évitait. Il était une horreur destinée à crever en pourrissant vivant. Il passa alors de longs moments à attendre que la mort vienne, emplit de frustration et de haine à l’égard de ces autres, se jurant de leur faire payer dans cette vie ou dans la suivante, jusqu’au jour où il rencontra Baam, ou plutôt, la nuit.

C’était un officier dans l’armée du roi, qui quitta la ville après le couvre-feu, sur son beau cheval. Il était seul, il était grand et beau. La vie lui souriait, il était né d’une grande et prestigieuse famille et avait su gravir les échelons de l’armée depuis le rang de simple petit soldat. Là, seul dans la nuit, face au lépreux recroquevillé et mourant, il semblait si fort. Il semblait libre, vivant. Hazore l’enviait, et le haïssait pour cette chance qu’il avait et que lui n’avait pas. Il aurait alors pu, du haut de son destrier, faire comme tout autre voyageur : lancer un regard méprisant au lépreux et continuer sa route sans un mot. Mais lui n’en fit rien. Il refusa de l’ignorer, et descendit de son cheval. Il vint alors se poser à genou devant le pauvre Heize et lui proposa de son pain et de son eau, la seule aide qu’il pouvait lui apporter. Il lui dit même que s’il le voulait, il pouvait alors abréger ses souffrances de son sabre, pour lui permettre de mourir enfin. Baam était quelqu’un de vraiment compatissant, il était un de ceux que le monde avait de meilleur. Vraiment et sans exagérer, c’était quelqu’un de bien. Pour preuve de sa grande dévotion envers autrui, il est bien celui qui jadis, céda son âme à un démon pour qu’il épargne la vie de quelqu’un qui lui était un total inconnu. Sans trop réfléchir, le pauvre lépreux accepta alors la charité de l’homme, et se laissa tuer sans broncher. Mais il ne s’arrêta pas là. Profitant alors de l’effet de surprise, il se lança dans le corps de Baam pour en prendre possession. Il était décidé, il ne voulait pas mourir ici. Il ne voulait pas mourir du tout.

Ce soir-là, Hazore refusa la place de faible que le destin lui avait forcé. Il décida de ne plus jamais se laisser aller dans un état aussi misérable. Pire encore, il se jura de plonger chaque être qu’il rencontrera à la place qui était sienne. Les réduire à néant pour qu’eux aussi expérimente l’humiliation la plus totale. Les remettre à leur place d’inférieurs. Il s’était ainsi voué à la domination, et jamais ne déciderait d’en dévier. Ce corps d’emprunt, il en fera bon usage, car maintenant, c’était le sien, ce serait le corps de celui qui un jour, grimpera si haut qu’il sera l’égal d’un Dieu, celui qui pourra regarder chaque être de ces mondes de haut avec le même mépris que celui de ceux qui l’avaient laissé pourrir dans sa maladie. C’est ainsi que Hazore disparut à nouveau. Il partit alors écumer le monde, mais fut vite stoppé dans ses élans de mégalomanie par le génocide mené contre les Heizes. Contraint à s’allier aux autres survivants, il dut alors prendre la fuite, endossant une fois de plus ce rôle de faible qu’il méprisait tant, jusqu’à l’évènement bien connu à la suite duquel il fut enfermé dans la glace et oublié.

Ce qui devait arriver arriva bien plus vite que Hazore ne voulait bien le croire. Lui qui prêtait tellement peu d’intérêt à la discrétion et qui refusait toujours de fuir à cause de sa grande fierté fut bien vite rattrapé pour ses crimes. Cela faisait quelque temps déjà qu’il s’était fait une réputation dans les parages. Oui, depuis qu’il avait trouvé cette magie qui lui plaisait tant, il n’avait pas arrêté d’en abuser, et voilà le résultat. De multiples meurtres et agressions, avant de se faire arrêter par des gardes, trop nombreux pour qu’une résistance soit possible. Et le voilà, à nouveau dans cet état de faiblesse. Emplit de haine et de dégoût envers lui-même, envers les autres, il fulminait dans sa cellule crasseuse en attendant son heure. Oh, il ne se faisait pas d’illusions, le procès avait déjà décidé qu’il était coupable et passible de peine de mort, ce n’était plus qu’une question de jours. Il se sentait déjà ramollir, sans la possibilité de se nourrir. Il se sentait pitoyable, et ça l’énervait encore plus. Encore une fois humilié, combien de crimes contre le monde lui faudra-t-il pour être quitte après tout ça ? Qui sait… Encore faudrait-il sortir d’ici avant son exécution, dans trois jours…

On dit souvent que les grandes découvertes sont le fruit du hasard. Que l’on croit alors au destin ou non, c’est parfois amusant de voir comment les choses vont bien ensemble, alors que fréquemment, rien ne les prédestinait à se lier de la sorte. Pour le cas de Hazore, sa grande découverte fut l’obtention de sa magie chérie, celle qui lui permettra d’accomplir son rêve, celle qui le rendra vraiment unique. C’était un soir de Tanoria. Il errait dans une ville, comme à son habitude, et dut trouver refuge pour la nuit, peu ravi à l’idée de dormir dehors. Ne disposant pas des fonds nécessaires, il ne pouvait passer la nuit dans une auberge, et jeta alors son dévolu sur une maison abandonnée. Une vieille ruine méconnaissable. Il se posa alors dans un coin et se laissa rêver un peu, lorsqu’il entendit comme un appel. Pas une voix, plus un vrombissement sourd qui lui murmurait de le suivre, comme s’il comprenait quelque chose à ce son étrange. À travers les décombres, il fut guidé vers les entrailles du bâtiment, et se fraya un passage parmi des débris en tous genres. Il découvrit vite une sorte d’énigme architecturale dans les fondations de la maison, comme si elle avait été bâtie sur quelque chose de bien plus ancien.

L’histoire que Hazore ignorait, c’est celle d’un démon d’un temps bien antérieur au nôtre. Un démon qui, pour une raison ou pour une autre, était lui aussi enivré par cette idée de transcendance. Un de ces êtres avides de pouvoir qui souhaiter vaincre la règle de la vie et de la mort, qui souhaiter élever son existence au-dessus de ces mortels pour un jour devenir l’égal d’un Dieu. Un de ceux-là qui, comme Hazore, cherchait la grandeur, la supériorité. Pour s’y prendre, il se plongea vers la magie, et plus précisément, vers sa face la plus sombre. Grand amateur d’arts nécrotiques, il se mit en tête de les compiler en un seul savoir impie, bien plus puissant et plus pur que la matière qui servit à ce mélange. Un art occulte plus raffiné qui saurait répondre à ses attentes. Son ultime rituel sera, malheureusement pour lui, son dernier. Tentant de s’apposer cet étrange pouvoir, il échoua et ne fit que mettre fin à ses jours. Son corps subit alors les caprices de l’entité magique qu’il avait créée, et il fut modelé en une abominable idole de chair et d’os, baignée dans son sang et ses larmes. Alors oubliée dans une sinistre cave, l’idole fut découverte par des voyageurs, qui, campant à proximité, souffraient de cauchemars troublant leur sommeil. Effrayé par l’horrible statue marquée d’une rune de sang, ils prirent la fuite et lancèrent la réputation de lieu maudit. Face aux rumeurs et à la pression des citoyens, on vint alors sceller l’endroit et bloquer l’accès. Finalement, la légende comme le lieu furent oubliés, et plus personne n’entendit parler de cette obscure magie ou de rumeurs de cauchemars. Une ville finit par se bâtir au-dessus des ruines, mais le mal scellé ne menaça jamais ses habitants.

Devant la grande porte couverte de runes scellant l’entrée vers la magie l’appelant, Hazore avait presque cessé de penser. Ses seules idées en tête étaient celles dictées par cette force qui l’appelait, qui lui disait d’ouvrir et d’entrer. Il passa alors la main sur la porte de bois et de fer, caressant la matière usée par le temps. Elle semblait avoir un certain âge, même préservée par le sortilège qui avait été jeté sur ces lieux en guise de verrou. Mais la magie comme tout faiblit avec le temps, et il ne suffit alors que de quelques coups de pierre pour briser l’obstacle qui empêchait le Heize d’accéder à la pièce lugubre abritant l’idole maudite. Ses pas furent lents, mais sans hésitation, jusqu’à arriver en face de la sculpture de chair. La magie l’avait gardée intacte, pas une trace de pourri sur toute la surface de l’œuvre. Inconscient de ces gestes, toujours guidés par cette force invisible, il tendit son bras gauche vers l’effroyable édifice pour en rayer le signe de sang. Ce faisant, il brisa le sceau de la magie et la libéra, suite à quoi elle se scella à nouveau, mais cette fois-ci dans le corps de Hazore. Son nouvel hôte, comme en témoigne l’étrange tatouage sur le dos de sa main gauche.

À partir de cet instant, ils ne furent qu’un, et Hazore obtint l’outil qui servirait son ascension. Usant et abusant de son pouvoir immoral, il prit un malin plaisir à consumer les autres humains pour son propre bien-être. Très vite, il fut remarqué par les habitants du royaume, et déclaré comme menace par ses dirigeants. Il avait un grand potentiel de puissance, mais il manquait cruellement de maitrise et d’entraînement. Il avait bien de quoi semer la terreur et se faire sa réputation de trouble, mais pas encore assez pour s’en sortir après coup. C’est ainsi qu’il fut capturé, non sans créer d’autres soucis autour de lui, puis enfermé dans un sale et lugubre cachot. Il fut vite jugé et condamné, attendant son heure en croupissant dans l’ombre, nourrissant sa rancœur et sa soif de domination.

Il n’en crut pas ses yeux lorsqu’il vit un garde se pencher vers lui et lui parler. Un membre du Crépuscule à ce qu’il disait, une grande organisation criminelle dont même Hazore avait entendu parler. L’homme qui se tenait face à lui savait qui il était, et pensait qu’il serait une recrue de choix. Il avait les clefs, le pouvoir de sauver le Heize. Et il lui proposa alors un simple marché : sa liberté contre sa loyauté. Sans un mot de plus, il s’en alla et laissa le détenu à ses pensées, qui avait jusqu’au jour de son exécution pour se décider. Le prisonnier réfléchit un instant, et, même s’il trouvait détestable l’idée de servir sous les ordres d’autres, il refusait d’en finir ici et comme ça. Et puis, peut être que là-bas, il se ferait une place et parviendrait à se hisser sur le dessus de la chaîne alimentaire ?

C’est ainsi que le Heize disparut de sa cellule, ne laissant derrière lui que le vague souvenir d’un effrayant prisonnier assassinant du regard ceux qui passaient trop près. Le soir avant le jour où il allait être tué, les patrouilles de la garde avaient été dupées et éloignées de l’emplacement de la cellule du Heize, pendant plus de temps qu’il n’en fallait aux agents du Crépuscule pour faire sortir leur nouveau membre. Sans plus de cérémonies, il fut donc intégré parmi les troupes du prêcheur. Sur le papier, l’association était très gagnante. L’organisation gagnait un membre de plus, peu scrupuleux et suffisamment plongé dans le crime pour ne pas aller voir ailleurs, et Hazore, quant à lui, gagnait un prétexte pour ses actes, et de quoi les couvrir.

Plutôt enclin à expérimenter l’étendue de ses capacités sur des sujets vivants que lui procurait le marché noir, le Heize put très vite montrer de quoi il était capable. Certes, il était loin d’être le plus obéissant des sbires du Crépuscule, refusant les ordres qui ne lui plaisaient pas si on ne le menaçait pas suffisamment et agissant rarement selon les règles, préférant opérer à sa manière. Il était une véritable plaie pour les actions d’équipe, crachant sur les directives de ses compagnons, les laissant dans leurs problèmes dès qu’ils avaient besoin d’aide et finissant par faire le travail comme ça lui chantait, ou simplement, par ne pas le faire du tout. Mais il restait efficace malgré son manque de discipline. Son perfectionnisme et sa détermination le poussaient à mener les tâches à leur terme avec de bons résultats, du moment qu’il voyait l’action comme quelque chose pouvant lui apporter un bénéfice de quelque manière que ce soit. Loyal, il était à l’épreuve des tentations et on pouvait lui faire confiance pour accomplir une mission lorsqu’il la déclarait sous sa responsabilité. Enfin, il se montrait parfaitement autonome, sachant aisément se débrouiller seul et sans trop d’aides pour ce qu’il avait à faire, ce qui reste un grand atout en ce qui est de brouiller les pistes s’il se fait attraper notamment.

C’est donc malgré ses défauts qu’il put faire valoir ses qualités et profiter de l’opportunité d’un siège vide pour se hisser parmi les membres du 10e Commandement. Incarnant l’orgueil dans toute sa splendeur avec sa mégalomanie démesurée et son goût cruel pour la domination, il est, comme il le souhaitait, parmi les plus hauts de la chaîne alimentaire. A présent, il ne lui reste plus qu’à se montrer digne de sa place et à en profiter pour empêcher les faibles de monter au sommet.



Supplément Chantilly

Votre surnom
Tratra la plupart du temps, mais je peux en avoir d’autres o/

Votre âge
18 ans et des brouettes

Qui est sur ton avatar ?
Ling Yao (Greed) > Full Metal Alchemist

La catégorie de ta magie
Magie perdue

Nom de ta magie
Hazore Guil-Rega > Une Histoire Sans Fin

Accès à la zone H/Y/Y
Oui, bien sûr !

Pourquoi avoir choisi Kalerya ?
J’y étais à un moment et je n’ai pas su finir ma prez. Comme cette fois-ci je l’ai finie avant de venir, me voilà !

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Dernière édition par Hazore Guil-Rega le Dim 16 Juil - 23:13, édité 1 fois
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Dim 16 Juil - 22:07
Bienvenue parmi nous o/
Enfin rebienvenue plutôt donc. T'étais qui, par curiosité ? :3

Sinon je te dirais bien de ne pas hésiter si tu avais des questions, mais puisque tu as fini ça devrait aller...
Quelqu'un passera très vite sur ta fiche :love:

PS : je me suis permis d'éditer pour corriger un bug, ton groupe et rang apparaissaient sur tes images. Pour les autres décalages, je ne savais pas si c'était fait exprès ou non, j'ai laissé x)






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Dim 16 Juil - 22:22
Bonjour et bienvenue chez nous :love:
Bon courage pour ta présentation :♥:
Je suis aussi curieuse de savoir qui tu étais :)
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Dim 16 Juil - 22:34
Merci bien C:
Alors non, c'est pas fait exprès, c'est juste que je suis un grand casseur de codes...

Sinon, et bien j'étais Shigeru, j'avais dit que je reviendrais peut-être, et bah du coup j'ai attendu la màj et je suis revenu ^^
J'ai préféré faire ma fiche avant de m'inscrire pour le coup pour éviter de trainer comme je l'ai fait, donc j'ai pas posé de questions comme j'aurais peut être du le faire... Enfin, au moins la prez est faite, et si y'a un souci j'aurais qu'à corriger o/
Je me suis pas relu à fond pour en finir plus vite, mais je suis passé sous scribens et j'ai bien lu et relu les contextes donc j'espère ne pas avoir fait de fautes par rapport à ça. Ce qui m'inquiète le plus c'est pour le nom de la race, comme j'ai lu Heise, Heize et Haize selon l'endroit je savais pas trop quoi prendre.
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Dim 16 Juil - 23:43
HAZORE GUIL-REGA
Orthographe2/2
Vocabulaire 2/2
Conjugaison2/2

Langue française2/2
Originalité2/2
Qualité4/4

Note perso2/2
Longueur du texte4/4
Niveau20/20


Validation avec...
Niveau Total22
P. Techniques24
P. caractéristiques120


Félicitation
Présentation fort sympathique. Tu as un style d'écriture agréable à lire. Félicitation pour ce LVL 22 bien mérité. Fais en bon usage ! Tu peux filer faire ta fiche technique et ta demande de dossier RP ! Amuses-toi bien parmi nous :love:

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