PortailAccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion



 

Laserian Morency.
Invité
avatar
pic-profil

Invité
Sam 8 Avr - 12:23
Laserian Morency
Le Conseil – Division Négociation (Membre)




Informations générales

Morency
Laserian
31 ans
Ultarime
Masculin
72kg
1m86
Pansexuel
Incube
Une vipère : Astrophel.





Informations psychologiques

Hobbys & phobies
Qualités & Défauts


Sous ses doigts court le papier, parfois taché, toujours encré. Encré de ses pensées, de ses journées. Sans vraiment réfléchir il laisse courir. Sa plume s'élance et de sa danse naît cette élégante écriture, ce résumé du temps passé. Il couche sur ses carnets quelques pensées et ce qu'il voit, perçoit dans ses journées. Détails futiles comme données plus utiles, il prend grand plaisir dans cette habitude quotidienne. Il y pose aussi ses relevés et observations.
Observations du ciel pour lequel il se passionne. Pour ces nuits noires mouchetées d'étoiles, pour ces dessins invisibles brillants de mille feux. Une passion enfantine pour l'astronomie et ses mystères, pour la science des cieux.
Mais surtout il aime posséder. Collectionner. Avoir en sa possession une magnifique collection. De belles pièces, de belles œuvres qu'il se plaît à admirer, satisfait d'en disposer. Objets de belle  manufacture comme des œuvres d'art de plus ou moins grande envergure. Et tout cela s'entasse, s'amasse, se pose et s'expose. Dans ses appartements s'accumulent tableaux et sculptures, bijoux et peintures, armes et gravures... Et de tout, de rien, mais tout est sien.

Face à lui ses peurs, bien ancrées dans son cœur. Il le sait, les connaît. Mais cela ne change rien à l'angoisse sourde qui habite le fond de son esprit. Tapie bien au chaud, elle ronronne régulièrement pour ne pas se faire oublier. Il pourrait paniquer. Un jour. En attendant il continue, en priant chaque matin Valomurk de lui accorder une journée de plus avec toutes ses facultés. Parce qu'il n'ose imaginer ce que deviendrait son quotidien en ayant perdu tous ses moyens. Si sa pathologie gagne la partie et que sa jambe ne soit plus la seule à fatiguer, mais que ce soit son corps tout entier qui refuse de se lever. Alors il prie.
Tout comme lorsque la foule l'avale, immense, grouillante. Lorsque son corps se retrouve emprisonné par d'autres entités, inconnues et purulentes. Des gens dont la proximité forcée le dégoutte, des êtres trop nombreux dont les membres le frôlent. Trop proches, bien trop. Il ne peut supporter les contactes fugaces mais oppressants d'une masse de gens transpirant et respirant le même air que lui. Toute cette chaleur l'étouffe, l'irrite et ne lui donne qu'une envie. Disparaître. Loin, dans un endroit sain.
Patient – Sang-froid – Observateur – Réfléchi – Posé – Attentif – Méticuleux – Passionné – Naturellement bon – Cultivé – Gentleman.

Possessif – Intéressé – Maniaque tendance obsessionnel – Intransigeant – Cynique – Ombrageux – Acerbe – Envieux.





Magie et arme

Magie
Arme


Amnesia :
Oublie moi. Je ne suis plus là. Je ne suis Plus. Oublie.
Il a la capacité à se faire oublier, ou plutôt à faire oublier sa présence. Ne le voit plus, ne l'entend plus, ne le sent plus. L'information arrive jusqu'au cerveau de la personne visée mais, sitôt traitée, sitôt oubliée. Et c'est ainsi qu'il disparaît à tes yeux, n’existe plus à ta vue. Les différentes techniques liées et dérivées de cette magie fonctionnent toutes sur ce principe simple d'altération immédiate de la mémoire. Au prix d'un  immense effort de concentration, Laserian extrait de l'esprit de sa cible l'information de sa présence. Voir même de son existence. Mais le risque est qu'il s'oublie lui même. Qu'en poussant au maximum ses capacités, son esprit et sa magie l'oublient lui et qu'il perde la raison. Absent. Oublié.
Canne-épée : Sa canne au quotidien lui sert d'arme de manière plutôt efficace et il est devenu avec le temps un maître dans son utilisation. Celle-ci est toute en longueur, faite dans un bois d’ébène sombre des plus solides et avec le pommeau plus large dont la tête en argent est sculptée avec sobriété et élégance. Et lorsque que cela ne suffit plus, il sort de ce fourreau de bois une courte lame d'acier extrêmement affûtée. Longue d'une petite cinquantaine de centimètres, elle est plutôt solide, mais surtout légère et tranchante. Sur la lame sont gravées les initiales de son possesseur, à savoir L.M.  





Description mentale

Laserian est à son image, un peu précieux et assuré mais bancal et fissuré. Il n'est pas du genre à se plaindre hein, et c'est typiquement le genre de chose qui l’agace. Il soupire et lève les yeux au ciel lorsque lui parviennent les lamentations insensées et incessantes de ces types incapables d'être heureux de ce qu'ils ont. Pas lui qui oserait rechigner à la tâche, avec un travail exemplaire toujours dans les temps et cadré comme pas possible. Alors ça peut faire grincer des dents, de le voir ainsi s'impliquer. Surtout quand il élève le ton et fait des reproches lorsqu'il juge que quelque chose est mal exécutée. Ce qui arrive régulièrement en fait, puisqu'il déplore souvent le manque de rigueur des autres. Trop méticuleux, avec une organisation méthodique qui se ressent dans son quotidien. Tout à une place, tout est soigné et entretenu. Et il attendant vainement des autres un minimum de tenue. Un peu blasé de tout ce chantier.
Besoin de contrôle, c'est une manière de se rassurer, de tout maîtriser. Il a un problème de confiance en lui, est naturellement anxieux. Avec les conneries qu'il a subies, il fait de son mieux pour toujours être à la hauteur, pour qu'on ne puisse s'en prendre à lui et l'humilier de nouveau. Problème d'estime de lui, presque inconscient au fond, puisqu'il ne veut rien savoir de toute ça pour continuer d'avancer la tête haute. Et un sourire charmant aux lèvres.
Pour jouer le jeu, entrer dans la danse. Il se fait léger, galant, aime partager ses connaissances, en apprendre plus. Politesse parfois hypocrite, ronds de jambe et vil flatteur au grand cœur. C'est un amateur de belles pièces, de belles choses. Objets, histoires, rencontres, personnes. Et la beauté n'est à son sens pas cachée dans la perfection, mais dans la fêlure. Alors il n'hésite jamais à récupérer quelques œuvres lors de ses missions, ni à faire la conversation lorsqu'on attire son œil ou son oreille. C'est un faux solitaire, seulement un type un peu prudent avec les gens, un peu hautain avec le monde, mais juste quelques secondes. Celles avant qu'il ne s’intéresse à vous. Il en faut peut-être beaucoup pour avoir sa confiance, mais son intérêt et son amitié sont accordés finalement avec facilité. Dès qu'on sort du cadre officiel bien entendu, il n'est pas fou pour ne pas voir ce que cachent les belles paroles des politiques.
Sinon, il sera la plupart du temps d'un calme apaisant, qui influe légèrement sur les conflits, les situations de crises. Analyser et écouter avant de se prononcer, de foncer. Même si la solution n'est pas évidente, quelqu'un la trouvera. Et si ce n'est pas lui, son rôle est de trouver et d'entendre celui qui la détient. Faire le lien entre les gens, les idées. Sans hausser le ton de préférence, même si la colère l'habite comme n'importe qui, il préfère la garder pour lui. Et la laisser exploser ailleurs. Pour ne pas faire de dégâts irréversibles sur les gens, les relations. Ce que ses supérieurs apprécient chez lui, en fait. Sa maîtrise de ses émotions et de ses mots. Pour froisser quelques egos. Et il laisse le reste de côté pour le gérer en priver. La plupart du temps.  




Description physique

Ce n'est pas le mec le plus canon, l'incube le plus sexy. Il possède plutôt ces charmes discrets, magnétiques. Silhouette longiligne aux déplacements élégants, sa démarche et sa gestuelle sont assurées, doucement assumées. Malgré sa canne qui l'accompagne et ce léger boitement qu'on devine de temps en temps. Laserian a un corps noueux, tout en finesse et hauteur, sculpté délicatement sans trop en imposer. Il n’impressionne pas par sa force ni sa musculature, mais il déploie un charisme étrange. Pas vraiment beau, ni vraiment évident. Juste ce putain de truc qui fait qu'on ne peut qu’adhérer, qu'on ne peut qu'apprécier. Il ne dégage pas forcement quelque chose de chaleureux, c'est même plutôt le contraire. Tout est dans la mesure, dans la maîtrise. Et seuls ses yeux ont les reflets bleus des torrents de son âme. Visage anguleux et gueule émaciée, sa peau laiteuse est parsemées de taches de rousseurs. Des cheveux châtains aux reflets rougeoyants tirés en arrières que ses fines mains aux longs doigts remettent en place de temps en temps. Ses pommettes hautes finissent de sculpter son portrait que seules ses lèvres délicatement ourlées adoucissent. Parfois étirées dans un mince sourire, elles réchauffent un peu ce visage fermé, aux tendances fatiguées.  Les cernes aux jolis camaïeux sous ses yeux en témoignent et les quelques marques du temps, légères rides, soulignent finalement sa maturité.
Sobrement habillée, sa silhouette souvent toute de noire vêtue ne s’embarrasse que de quelques bijoux dorés pour l'ornementer. Sinon, elle reste des plus fluides avec ces longues capes qui volent derrières lui. Lorsque la situation l'exige, il troque ses tenues trop habillées contre chemises de lin et pantalons de toile, toujours accompagnés de bottes de cuirs nuit des plus solides et confortables.




Racontez-nous votre histoire

Le temps passe. Se lasse.
Jalousie enfantine qui ronge son âme, son pauvre cœur trop jeune. Il ne veut pas, ne peut pas comprendre pourquoi. Pourquoi lui. Ses grands yeux clairs suivent les traces invisibles que son père et son frère – demi-frère – ont laissé derrière eux. Comme si les fixer allait les faire se retourner, les faire revenir. Il voudrait y aller, voudrait courir. Mais rien de tout cela lui est possible. Il en crierait presque. A la place sa bouche se tord en une grimace colérique et il ravale ses larmes. Mais pas sa fierté. Il laisse à ses pieds sa béquille bancale et rentre en claudiquant. Il n'a pas besoin de canne, merci bien. Et qu'importe que sa mère inquiète l'engueule, il n'est pas fatigué et n'en a rien à foutre de forcer trop sur sa jambe. De toute façon c'était de sa faute à elle. Et il s'en veut déjà pour ses mots à peine ceux-ci prononcés. Trop de fierté mal placée pour s'excuser face au visage blessé de sa mère. Trop jeune, trop con. A peine conscient du poids des mots et incapable de voir plus loin que lui. Persuadé d'être le centre de cet univers bancal, boiteux depuis que sa maladie s'est déclarée. Sorte de dégénérescence physique et magique liée à un accident lors de la grossesse de sa mère, alors en mission.
Alors Laserian part  en courant comme il peut, habitué depuis longtemps déjà à son handicap. Il déteste ce mot. Et sèche comme il peut ses larmes d'un geste rageur de sa manche. Il est désolé d'avoir blessé sa mère, il ne le pensait pas. Il est en colère contre son père qui forme Angus à devenir un homme. Un vrai, pas un boiteux affaibli. Et il déteste Angus encore plus fort. Angus, son frère, son demi-frère. Angus l’aîné, le fier, le fort. Celui qui a hérité des deux races de ses géniteurs, démon et succube. Celui qui lui en veut et le tien pour responsable de la séparation de ses parents. Celui qui n'a eu aucun mal à forger un lien solide avec le nouveau compagnon de sa mère, le père de Laserian. Angus. Il voudrait le haïr de toutes les forces de son jeune âge, mais il ne peut pas. Pas vraiment. Parce qu'il reste tout de même son frère. Malgré la jalousie qui lui crève le cœur lorsqu'il le voit si solidement campé sur ses deux jambes. Et lui qui ne peut que se réjouir que le guérisseur de la famille ait réussi à contenir sa dégénérescence à une simple mais importante faiblesse de sa jambe droite. Il devrait s'estimer heureux qu'on lui a dit. Ça aurait pu être bien pire qu'on lui a répété. Mais il n'en a rien à foutre de tout ça. Lui il voudrait être un petit garçon normal qui court dans les rues sans trébucher au bout de quelques minutes. Un petit garçon normal qui escalade les murs vaillamment pour pourchasser de féroces dragons, une épée fantasmée à la main. Un petit garçon normal qui rêve de rejoindre la Congrégation pour défendre la veuve et l'orphelin au travers des mondes connus.
Il renifle. Et son visage se ferme un peu plus. Il ne peut pas. Rien de tout ça. Les garçons de son âge le regardent avec cette pitié moqueuse et l'appellent le boiteux. Son père a dans les yeux ce reflet désolé lorsqu'il doit sortir, sans pouvoir demander à son fils de l'accompagner. Et Angus lui sourit, condescendant. Lui il sera grand, il sera fort. Il protégera et rendra fier ses proches. Pas Laserian. Il en est persuadé. Il se sent inutile, détail futile. Un fardeau même, lorsqu'il a le cœur lourd comme aujourd'hui. Alors dans ces moments là, il s’apitoie sur son sort. Un temps. Et part rejoindre sa mère pour s'excuser de ses mots déplacés, pour lui dire qu'il l'aime et qu'il voudrait devenir aussi fort qu'elle plus tard. Un guerrier, un Kaniviath. Et qu'il est désolé d'être 'raté'. Elle ne peut que le serrer contre elle, elle aussi navrée par cet accident, par cette vie bancale qu'elle a à lui offrir. Alors elle fait ce qu'elle peut pour lui apporter autre chose. Son amour lui est déjà acquis. Elle entreprend de le construire, petit à petit. Une éducation, la plus riche et variée possible. Et ce n'est pas grave si son gamin est un peu chétif. Il aura pour lui ses connaissances et sa culture, au moins.
C'est pourquoi elle lui permet de l'accompagner régulièrement. Elle a abandonné son premier métier après sa grossesse et s'est reconvertie pour suivre l'activité de son mari. A elle les marchandages et les négociations serrées. Elle déploie ses charmes et ses atouts, ses sourires et son intransigeance. Et s'occupe des ventes et relations de la famille, de la revente des trophées et matières premières que ramène son époux. Il n'y a plus la gloire d'antan, mais la sécurité des siens est plus importante. Même si elle sert encore d'informatrice à la Congrégation et de point d'ancrage aux miliciens de passages. Sous les regards émerveilles de Laserian que toutes ces histoires, ces personnes et leurs secrets font rêver. Mais de loin. Pour ne pas espérer vainement toute sa vie des conneries qui jamais ne se réaliseront.
Et la vie continue ainsi, routine à laquelle le jeune garçon s'est résolu. Il  a compris qu'il ne serait jamais un autre que lui. Et sa grande amie la Jalousie s'est tue un peu. Pas beaucoup. Juste assez pour faire place à cette triste résignation. Il fait ce qu'il peut pour être heureux. Ou pour au moins donner le change. Il ne se plaint pas et ferme sa gueule sur ce qu'il subit. Ses parents ne sont pas au courant. De ces moqueries, de ces piques qui s’élèvent dans son dos. Ou même face à lui, en pleine face. Alors il sert les dents et laisse couler. Mais pas ses larmes. Elles, il les garde pour la sécurité de sa chambre, la nuit, quand les gens bien sont endormis. Lorsqu'il peut perdre ses yeux et son esprit dans les limbes du ciel assombri. Et les étoiles ont cette beauté et cette éternité qui lui mettent du baume au cœur. Jusqu'au lendemain matin.
Il sort peu. Préfère la chaleur du feu et la compagnie des livres à la peur du dehors. C'est idiot. Il en vient à se détester plus qu'il ne hait les autres. Mais c'est plus simple d'ignorer, d'oublier la réalité lorsqu'on n'y est pas confronté.
Et son frère qui sourit, réussit. Promis à un bel avenir. Il connaît son rêve. Le même que le sien au fond. Sauf que l'un d'eux à ses chances. Et ce n'est pas Laserian. Le cadet, simple incube qui a besoin d'une canne et à peur des autres. Idiot. Son amie Jalousie n'est jamais vraiment partie. Il la sent, tapie. A guetter chaque opportunité. Il la fera taire pour de bon. Un jour. En attendant il replonge dans sa lecture.

Cours. Bordel cours. C'est pas compliqué putain. Tu tiens, un pied devant l’autre. Tu ne lâches pas. Cours.
Sa respiration siffle à ses oreilles, déjà haletante. Il n'est pas habitué. Mais il ne peut s’arrêter. Ne doit pas. Surtout pas. Alors il court, ce qui lui servait de canne abandonné depuis longtemps déjà. Et dans sa course folle, la douleur de sa jambe se réveille. Sourde. Lancinante. Elle s'étend, lui bloque l'articulation, lui épuise les muscles. Mais il doit continuer. Malgré tout. Parce que putain ça lui fait mal. Mais ça pourrait être pire. Il sait que si les autres le rattrapent, ce sera pire. Alors il court. Et pleur de douleur et de peur. Et de rage. Pour sa faiblesse, pour son manque de courage. Ses larmes lui obstruent la vue et sa jambe devient un supplice. Il bifurque dans une ruelle. Et s'écroule. Traîtresse. Elle l'avait lâchée. Il ne pourrait jamais se relever. Panique et douleur se mêlent, s’emmêlent. Il les attend, les entend. Se roule en boule sur le côté. Mais il ne peut que les fixer, incapable de les lâcher du regard. Ils sont quatre. Quatre grands. Costauds. Avec ce qu'il faut dans le cerveau et plus encore dans leurs muscles. A peine plus âgés que lui et déjà rempli de connerie. Il suffoque. Ne sait plus comment tout cela est arrivé. Comment il est devenu leur putain de souffre douleur. Mais alors que la peur le paralyse, alors que son esprit est focalisé sur la seule et unique envie de disparaître, les mecs lui passent devant. Incapables de le voir. Incapables de l'entendre. Il pige rien de tout ça. Son cerveau bloqué sur la volonté de survivre. Et pourtant ils sont déjà loin. Passés. Et ils l'ont oublié là dans un coin. Il lui faut plusieurs minutes pour retrouver un semblant de respiration. Et c'est juste là qu'il remarque que sa jambe est secouée de spasmes. Que ses tremblements remontent dans tout son corps. Et qu'il a mal. Comme rarement auparavant. Mais ça pourrait être pire.
Il ne sait plus comment il est rentré ensuite, ni ce qu'il a pu expliquer à ses parents. Il s'en fout. Voulait juste dormir et arrêter la brûlure qui consume ses membres. Sauf que.
Sauf que le lendemain, Jalousie fut froissée et mise dans un coin de son cœur, pour laisser l'Espoir le remplir. Il n'aurait pas cru, ne peut y croire. Mais une fois reposé, on se rend compte des choses. Les événements traumatisants révèlent une lueur, faible mais présente. La joie lui déchire l'esprit et l'âme. Le sourire de sa mère n'a d'égale que la fierté de son père. Et putain qu'est-ce que ça fait du bien. Magie. Vivante, passionnante, vrombissante dans tout son corps, dans tout son être. Il comprend enfin ce qu'il sent, la ressent. Et ne peut qu'être heureux de suivre un chemin parallèle à celui de sa mère. Un chemin avec un but. Plus grand qu'il ne l'aurait cru possible. Et le petit garçon devient un adolescent. Le boiteux part étudier, encadré par les plus grands. Il sourit à la vie, même s'il sait qu'elle ne sera pas facile, qu'elle ne lui laissera pas de répit. Et dans les yeux d'Angus apparaît un intérêt perdu pour son frère, teintés de ces sentiments bien connus de haine et de jalousie.

Nouvelle vie. Nouveau départ. Mais déjà ces mêmes regards. Pitié, curiosité et sourires en coin. Il est loin d'être bon, d'être le meilleur. Dès que son physique est en jeu, ils résultats ne sont pas miraculeux. Il fait de son mieux, bien décidé cette fois à se relever à chaque fois qu'il trébuche. Les cours le passionnent. Il a soif de savoir, de connaissances. Il se remplit l'esprit, apprend, cherche à comprendre. La théorie lui devient rapidement acquise. Presque facile. En même temps il cherche à faire ses preuves, à balancer à la face du monde qu'il peut faire quelque chose. Qu'il peut devenir quelqu'un. Et il a cet avantage de voir cette opportunité comme une deuxième chance. Un moyen de se prendre en main. Ce qu'il saisit. Qu'importe le reste, qu'importe les gens. Même s'il aimerait tellement vivre comme eux, ce n'est pas si grave. A la place il comble par un intérêt grandissant et insatiable pour le savoir. Avec quelques domaines de prédilection. Une douce attention pour l'Histoire, ces histoires des quatre mondes et des centaines de peuples. Mais aussi leurs cultures, langages, religions. Et toujours les étoiles, ces chemins infinis que chaque ciel dévoile secrètement. Alors si tout n'est pas facile, il profite pleinement de tout cela. Malgré ces quelques remarques blessantes qui fusent.

« Hey Ducon ! Tu t'crois si bon que ça ? J'suis sûre que je t'éclate la tronche en deux deux alors ramasse-toi. »
La voix est féminine et cracherait presque ces mots. Laserian relève les yeux vers la gamine de son âge qui vient de prendre la parole. De prendre sa défense. Il pourrait être reconnaissant si la honte de son incapacité à se défendre seul n'était pas si grande. Les deux mecs qui le cherchaient se sont retournés vers elle, avec cet air menaçant sur leur visage boutonneux d'adolescent. Et en un instant ils se retrouvèrent au sol à gémir. Défaits et démontés par une putain de demoiselle. Air suffisant et sourire victorieux collé à la face.
Laserian accepte sa main de mauvaise grâce pour l'aider à se relever. Et se tire sans un mot en lui tournant le dos. Et c'est ainsi que commença la plus grande et la plus belle amitié qu'il n'ait jamais connue à ce jour.
Cassiopeia. Enchanté. Elle le rattrapa dès le lendemain pour lui expliquer sa manière de penser. Avec un langage des plus fleuris. Son poing dans l'épaule aussi. Et elle réussit à lui arracher un sourire ainsi qu'une promesse du bout des lèvres. Elle voulait l’entraîner. Le faire bouger. Et les entraînements physiques prirent place dans son emploi du temps alors qu'elle prenait place dans sa vie. Au début c'étaient des engueulades. Puis des engueulades avec affection. Et s'y apprendre à Laserian à se défendre n'était pas une mince affaire, ils s'y plongèrent. Lui, heureux de trouver une amie, un être qui lui balançait ses faiblesses à la gueule autant que ses encouragements. Elle, ravie d'avoir trouvé quelqu'un d’intéressant, de différent. Quelqu'un qui lui ait dit d'aller se faire foutre lorsqu'elle s'est présentée, elle et sa richesse. Elle et son nom.
Alors ils furent au moins deux et surtout heureux. Inséparables. Laserian devint acceptable au combat, elle imbattable ou presque. Cassiopeia vit ses capacités magiques et ses connaissances décupler. Elle trouva aussi une certaine forme de sérénité à ses côtés, bien loin de ses coups d'éclat et ses explosions, tellement éprise de liberté. Elle avait un ami pour la soutenir, l'apprécier et l'écouter. Et si Laserian lui raconta petit à petit sa vie et ses difficultés, ce fut réciproque. Il comprit que la jeune fille était d'une très bonne famille vampirique. De celles à qui on ne dit pas non. De celles qui marient leurs gamins en couche-culotte pour des alliances et du pouvoir. De la richesse. Et que cela la tuait à petit feu, que la Congrégation avait été une échappatoire, un moyen de repousser tout cela, à défaut de le quitter pour de bon. Et quand tout fut dit, ils continuèrent. De vivre, de discuter. De se chamailler, beaucoup. Et de s'apprécier, énormément. Et si lui ne sera jamais aussi doué qu'elle avec n'importe quelle arme en main, elle ne lui arrivait pas à la cheville lorsqu'il fallait ressortir les noms des familles dirigeantes de chaque pays composant chaque monde avec les marques de respect dans les langues de chacun, passant outre parfois la nécessité des Holvarios. Ou d'autres conneries du genre. Au moins ils se complétaient. Et leur complicité était une efficacité sur le terrain, lorsque les premiers exercices et missions leurs furent donnés.

« N'oublie pas ton bout de bois chaton. »
« Et toi ta culotte ma belle. »
Ils jouaient aux crétins, relation ambiguë qui à leurs yeux ne l'était pas. Et rien ne changera en grandissant. Tout était clair, tout était dit. Même les conneries. Surtout celles-ci. Amitié fusionnelle qui fait des étincelles.
Laserian fut le premier à invoquer son familier. Astrophel. Nouvel ami. Nouveau compagnon. Il faut s'apprivoiser, mais le lien est une évidence. Puis c'est au tour de Cassi. Face à lui, elle convoque ses souvenirs. Invoque sa magie. Et elle aussi réussit. Il reporte son attention sur la vipère qui s'enroule à son poignet, remonte le long de son bras et glisse dans son cou, invisible sous ses vêtements. Rituel dont ni les sensations ni les souvenirs ne l'ont encore quitté. Lueurs aveuglantes dans l'obscurité de ses pensées. Étrange expérience. Ils quittent leurs cercles, silencieux. Heureux. Sans un mot ils se séparent. Pour mieux se retrouver seul. Avec leur familier.

« Putain de merde. Je l'ai embrassé. »
« Qui ça ? Tu l'as pas bouffé au moins ? »
« Presque. Putain. De. Merde. J'ai failli le tuer ! »
« Mais tu ne l'as pas fait, donc c'est ok. »
« Oui mais j'ai failli. C'était trop bon ? Putain, il était bon merde. » « Langage. » « C'est mort, il ne va plus vouloir que je l'approche maintenant. »
«  Skeggi c'est ça ? En même temps, c'est vrai qu'il est bandant. »
« Ta gueule il est à moi, j't'ai pas piqué ton Solius le jour où t'as décidé d'en faire ton amant. »
« Hey, j'ai compris, pas touché ça marche. Mais tu me présentes Lorelei alors. »
« Hm, j'savais pas qu'elle était ton genre. Si j'avais su, j'l'aurais pas déjà goûté. »
«  CRETIN de LASERIAN de mes deux ! Je vais te vider de ton sang si tu continues de jouer avec MA nourriture ! C'est ça, fuit. Lâche ! »
Les premiers émois, les premiers tests. Les premières bourdes et les peines de cœur qui suivent. Il avait changé. Pas mal grandi depuis. Et de chétif gamin boiteux, il était devenu un jeune homme élancé et élégant. Avec une douce assurance qui faisait oublier le garçon malade et peureux qu'il avait été. Ça c'était fait lentement. Et enfin pouvait-il se regarder dans le miroir  sans détourner le regard. Sans baisser les yeux sur sa jambe affaiblie et son corps qu'il n'aimait pas. Il s'était entraîné, avait musclé son membre boiteux petit à petit. Avait pris conscience de son corps et avait travaillé avec acharnement pour que sa faiblesse n'en soit plus une. Ou plus vraiment. Il avait appris à compenser. Et c'était avec une démarche distinguée qu'il arpentait les couloirs, assumant sa canne et sa singularité. Il ne serait jamais un guerrier. Mais tout le reste avait changé. On ne le faisait plus chier. Parfois même, et de plus en plus, on reconnaissait ses capacités. Utiles dans d'autres domaines. Comme tout ce qui pouvait se rapporter à la diplomatie et à l’anthropologie. Au final, il trouvait sa place. Et Cassiopeia à ses côtés y était pour beaucoup. Elle qui n'hésitait pas à se servir de lui comme de son faire-valoir auprès de prétendants trop entreprenants. Ça les faisait doucement ricaner. Et plus ils faisaient chier la famille de la jeune vampire, plus ils prenaient leur pied. Avec la promesse muette de ne jamais s'interposer dans une relation sérieuse de l'autre, de s’effacer un peu lorsque l'un deux aura trouvé quelqu'un.
En attendant ils profitent. De la vie, des plaisirs. De leur amitié, de leurs découvertes. Les missions s’enchaînaient, toujours encadrées par un chef. Mais bientôt ce sera à leur tour de faire leurs preuves. Seuls sur le terrain.

« CASSI ! »
Un sursaut. Violent. Il lui échappe un cri. Avant que ses prunelles paniquées ne s'habituent à l'obscurité. Il la voit, en mauvais état. Mais vivante et bien consciente. Un soupir de soulagement se fait entendre. Ils sont tous les deux en vie. Malgré la situation.
Les souvenirs lui reviennent. Il se rappelle de cette putain de mission facile qu'on leur avait balancée, simple prise de contact avec une famille puissante de Lycan sur Vanerzame. Une simple routine. Calmer leurs ardeurs, prévenir des débordements, profiter de quelques jours de congé dans ce monde. Puis rentrer.
Il ne savait pas encore où tout cela avait merdé. Mais l'opération avait joyeusement planté. Trois chasseurs de primes. Et pas des petits amateurs. Cassiopeia avait senti leur présence bien avant lui. Et avait fui rapidement sans un regard en arrière. Et lui avait pu disparaître. Magie activée, il les avait semé. Enfin... C’étaient ce qu'ils croyaient. Mais une fois en lieux sûrs, les trois chasseurs leur étaient tombés dessus. Violemment. Sang et sueur avait perlées. Les armes et les magies dansaient, étrange ballet. Mortel ballet. Ils étaient jeunes, bien vite dépassés. Ils avaient fait de leur mieux, ça avait été un carnage des deux côtés. Les blessures de chacun s'accumulaient, de plus en plus sérieuses. Et lorsque leurs forces forces déclinèrent, ce fut la fin. Leurs esprits s'éteignirent. Et leurs assaillants disposèrent d'eux. Par chance, il semblerait que le contrat n'impliquait pas leur mort puisqu'ils se retrouvaient là entre quatre murs inconnus, sans aucun point de repère.
La vampire lui fit un sourire contrit. Ses deux iris devenus rubis. Il le lui retourna, sa lèvre déchirée se rappelant à lui. De ses blessures, il n'en avait cure. Pour le moment. C'était plus la faim qui rongeait son amie et qui l'affaiblissait tout autant qui les inquiétait. Mais ils étaient deux. Avec suffisamment de confiance l'un en l'autre pour la suite. Laserian tendit tout naturellement son poignet à la jeune femme. Il discerna son hésitation un faible instant, avant de la voir plonger sur ses veines avec un plaisir non dissimulé. Et il sentit sa vie être aspirée. Puis son esprit se détendre, instants de plénitude volés. Il ne sut combien de temps cela dura. Engourdi, déphasé. Il ne pouvait pas lutter, l’arrêter. Ce qu'elle fit seule une fois partiellement rassasiée. Il lui retrouva ses beaux yeux bleus et une force nouvelle. Suffisante pour qu'elle l'embrasse vivement. Sans aucune autre pensée que de lui rendre la pareille. Et sous ses lèvres l’énergie de son amie lui est transmise. Il la repousse néanmoins assez rapidement pour ne pas y prendre goût. Car au vu de leur relation et de sa jeunesse, aucun risque n'était à négliger. Le sourire qu'ils échangent ensuite était cette fois déterminé.
Un bruit se fait entendre. Des pas, un seul cœur battant et des clés qui tintent d'après la vampire. A son tour de jouer. Tenter, le tout pour le tout. Cassiopeia murmure une prière. Pour Evaherya, avant d'entrer en guerre. Et l'incube joue de ses charmes. Déploie ses ondes dès qu'il se saisit du bras de l'homme qui entre dans la pièce. Un instant surpris, avant de perdre pied. Il aurait pu résister, c'était un type entraîné face à un jeune homme exténué. Mais était-ce l'énergie du désespoir ou le sourire plein de promesses du prisonnier ? Ces quelques longues secondes lui furent fatales. La vampire se saisit de l'arme qu'il porte à la ceinture pour lui fracasser la nuque. Le charme est rompu une brève seconde avant qu'il ne s’effondre. Et Cassi se jette sur son bras pour finir son repas alors que le jeune homme jette un coup d’œil derrière la porte laissée ouverte. Une fenêtre lui indique l'heure avancée de la nuit alors que le positionnement particulier des étoiles l'informe qu'ils ne se trouvent plus sur Vanerzame. Mais dans le monde d'origine de la demoiselle qui le rejoint, un liquide carmin suintant de ses lèvres et perlant le long de son menton. Il leur faut fuir. Des bruits venant de leur gauche les font se presser silencieusement du côté opposé. Un escalier. Quelques pas, discrets. A peine le bruit de leur souffle qui s'élève. Et le silence autour. Cassi qui se concentre sur les sons. Laserian qui les guide dans la nuit. Une pièce dont la porte est ouverte pique sa curiosité. Invitation à entrer. Et sur l'un des bureaux, quelques papiers exposés à sa vue. Son regard accroche un nom. Celui de son amie. Il ne distingue rien du reste, pressé par celle-ci de quitter la pièce. Mais il semblerait que tout ce bordel ait eu pour but de la récupérer elle et qu'il fallait pour l'instant en sortir. S'en sortir.
De nouveau, des bruits de cœurs qui approchent, des respirations qui s'élèvent. Pas loin. Au dessus d'eux. L'alerte est donnée. Les prisonniers se sont échappés. Ils comprennent parmi les éclats de voix qui leur parviennent que seule la vie de la jeune femme compte à présent. Qu'il ne fallait pas hésiter à se débarrasser de toute gène. A savoir lui. La fenêtre fut leur échappatoire et ils ne réfléchirent pas. Ne pensèrent plus. Et avancèrent, course éperdue pour traverser la cour du bâtiment. Pas encore repérés. Le temps de se jeter sur le mur enfermant la propriété que déjà c'était fini. Tous deux agiles, ils s'élevèrent le plus rapidement possible. Les prises s’enchaînèrent. Une de plus, un peu plus haut. L'avance qu'ils avaient fondit en moins de deux. L'incube força sur sa jambe, malgré sa difficulté à l'utiliser. Enfin sa main qui attrape a dernière pierre. Et le hisse. Pas le temps d'analyser la situation. Un dernier regard, ils sautent. L’atterrissage est rude, la douleur de la jambe résonne dans tout son corps. Mais déjà la vampire le tire. Ils s'élancent. Droit devant eux. Avec le pouvoir de Laserian qui clignote, les arrachant quelques secondes de la mémoire d'un de leurs poursuivants de manière aléatoire. A peine de quoi les désorienter. Il lui faudrait se concentrer, mais pas d'autres choix que de fuir, encore. Des habitations au loin, pas si loin, et les derniers mètres sont les plus difficiles. Les quelques maisons deviennent une petite ville. Et c'est tant mieux. Le temps de s'engouffrer dans les ruelles, de se perdre dans la foule. Ils ne sont plus beaucoup derrière. En un instant il la plaque contre lui dans une alcôve et se focalise sur sa magie. Les voilà en sécurité. Oublier de leurs sens. Enfin ils soufflent. Un rire hystérique s'élève. Cassiopeia pète un câble, relâche la pression en quelques secondes. Laserian ne peut que la suivre, sa respiration encore haletante.
Le bordel que son rapport allait être. Surtout qu'ils n'avaient pas fini leur mission. Et qu'il leur fallait récupérer leurs familiers quelque part sur Vanerzame. Et s'occuper de leurs blessures. Et s’excuser auprès de leurs hôtes, les lycans n'allaient pas apprécier leur absence. Un putain de bazar. Qu'il leur fallait régler au plus vite.
Ce qui fut fait, non sans mal. Ils étaient rentrés avec précautions dans leurs quartiers Recevoir les premiers soins, manger et expliquer la situation à leurs supérieurs Puis ils étaient repartis sur cette 'Terre' où l'incube dû déployer des trésors de séduction pour se faire recevoir. Avec toute sa patience et sa  diplomatie, il réussit à donner le change et ils purent achever leur mission. Sans 'éterniser. Et en redoublant de prudence. De méfiance. Ils rentrèrent vite, accompagnés de leurs familiers. Et ils purent souffler.
Lueur d'une bougie qui éclaire la nuit. Sa plume gratte le parchemin. Nouvelle page à son journal. Pour mettre à plat les entonnements, se concentrer sur les détails, mettre de l’ordre dans ses pensées. A ses côtés repose son rapport de mission. Achevé proprement un peu plus tôt dans la soirée. Pensif, ses longs doigts caresse la tête d'Astrophel dont les sifflements le bercent. Il a encore un peu de mal à saisir tous les enjeux. Notamment le lien entre Cassiopeia et la prime sur sa tête. Une affaire familiale ? Politique ? Ou tout autre chose ? Il ne devait être qu'un dommage collatérale sans grande importance dans cette histoire. En espérant qu'il n'ait pas attiré l'attention des mauvaises personnes.
Le journal est refermé, la bougie soufflée.
Et les semaines filent. D'autres missions lui sont confiées. Parfois en solitaire, souvent en compagnie de la vampire, voir même d'autres Kaviniath de leur division. Si la relation qu'il entretient avec eux est bien loin de celle qu'il a tissé avec Cassi, tout s'est déjà amélioré. Il est utile, écouté et rarement sous-estimé. Même sur ses capacités physiques. Et c'est déjà une reconnaissance qu'il ne pensait pas avoir un jour. Son père le félicite, heureux pour lui. Surtout fier. Et sa mère, comblée de le voir s'épanouir ainsi. Les réunions de famille ne sont pas nombreuses, mais elles restent régulières. Chacun prend des nouvelles, tout va bien. Et Angus a eu des opportunités aussi, loin d'être anodines, mais il y a toujours ce froid entre eux. Trop de non-dits, de vieilles jalousies. Ils ne font rien pour arranger les choses. Se balancent même leurs réussites à la face et comparent leurs exploits. Idiots, gamins débiles. Certaines choses ne changent pas.
Une routine, qui ne lui déplaît pas cette fois, s'installe. Routine que le piquant des missions qu'on lui confit vient coloré. Les entraînements et les taches sur le terrain finissent de le forger. Plus rien à voir avec son ancien lui. La vie ne fait que renforcer le lien fusionnel qu'il entretient avec son familier. Il se complaît dans ce qui commence à devenir sa spécialité. Se faire des relations, nouer des liens. La politique des uns et les traditions des autres le fascinent. Il évolue dans ce monde avec l'aisance des êtres au charme et à la culture suffisamment assurés pour ne pas s'y noyer. On l'envoie régulièrement prendre contacte, adoucir les incidents diplomatiques et gérer les conflits internes ou externes à la Congrégation. A son échelle au début, puis avec un peu plus de responsabilités avec le temps. Et il renoue enfin avec sa race dans le plaisir qu'il a de charmer ce monde, sans autre but de la satisfaction de remplir sa mission. Et un peu pour son ego personnel, aussi. Les relations se créent, se nouent. Il s'amuse, répond aux invitations des uns, accepte les compliments des autres. Tout cela avec son attitude toujours assez réservée et taciturne, qui inquiète autant qu'elle séduit.

« Mes parents t'invitent à passer. Une soirée officielle et tout le tralala. Merde t'as dû bien gérer ton dernier traité. »
« Et ils ont surtout dû entendre que le Conseil m'invitait à les rejoindre. Ils sont toujours aussi doués pour renifler les bonnes affaires potentielles tes géniteurs. »
« Ouais... Et ils tiennent à me présenter un jeune homme 'châââârmant'. Je pensais qu'ils avaient laissé tomber ces conneries de mariage. »
« … Profitons-en pour leur annoncer nos fiançailles alors. »
«  Tu t'fous de ma gueule.... Oh merde, mais en fait c'est presque une bonne idée. Lasy, t'es un génie mon cœur. Tu veux bien m'épouser alors ? Mais c'est totalement platonique hein. »
Et voilà comment la comédie commença. La nouvelle ne fut pas accueillie avec énormément de chaleur, mais quand les deux 'fiancés' découvrirent l'identité de l'ex-prétendant, ils se dirent que ça aurait pu très vite mal tourner. Après quelques années, ils avaient réussi à remonter la piste des chasseurs de primes qui les avaient amenés à cet homme. Unique héritier d'une famille vampire rivale et dont les relations crépusculaires n'étaient pas nettes. Tout pour plaire. Sourires forcés et politesse hypocrite, il n'y eu aucun débordement à cette soirée. Ou presque. Mais pas de mort, malgré que ce n'était pas l'envie qui manquait à Cassi d’écorcher vif un certain connard. L'affaire fut traitée discrètement, par d'autres chemins et en privée par les parents de celle-ci dès que l'affaire leur fut rapportée.
De son côté, Laserian accepta la proposition du Conseil. C'était une belle opportunité qu'il ne voulait pas louper. Elle ouvrait la porte sur d'autres horizons, avec la possibilité de gravir les échelons. Son statut d'incube fiancé calma les quelques vampires légèrement récalcitrants de la section Négociations. Ça les faisait toujours autant rire de se raconter leurs déboires maintenant qu'ils étaient engagés. Ils se détaillaient avec qui ils se trompaient, lesquels étaient des bons coups et ce qu'ils avaient pu éviter grâce à leur belle excuse. Et le jour où l'un d'eux trouverait quelqu'un de sérieux, leur engagement serait rompu sans aucune difficulté. Parce que leur amitié leur suffisait. Qu'elle avait à leurs yeux plus de valeur que beaucoup d'autres choses dans cette vie. Et qu'ils se souhaitaient chacun d'être heureux. Pleinement.




Informations Supplémentaires

Votre surnom
Comme vous voulez.

Votre âge
21 ans.

Qui est sur ton avatar ?
Eddie Redmayne (ici dans Jupiter Ascending)

La catégorie de ta magie
Magie de l'Esprit.

Nom de ta magie
Laserian Morency > Amnesia.

Accès à la zone H/Y/Y
Yeah.

Pourquoi avoir choisi Kalerya ?
Vous êtes beaux, construits, complexes et pleins de défis. Vous avez l'air d'une bien belle aventure et je voulais me remettre au rp avec un coup de cœur. Chose faite.

Code de validation



Dernière édition par Laserian Morency le Lun 10 Avr - 12:36, édité 5 fois
✜ Exotech ✜▼
✜ Exotech ✜
avatar
pic-profil
Messages :
465
Kinahs :
302092
Age :
22
Date de naissance :
11/08/1995
Date d'inscription :
09/11/2016

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t1601-refonte-de-compte-lahyra-cyanh-hure-hecate http://www.kalerya-entre-monde.com/t1665-hecate-infinite-perception#11180 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1678-blood-story-hecate http://www.kalerya-entre-monde.com/t1743-pour-une-mort-rapide-hecate#11665 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1668-blood-lane-hecate#11202 http://www.kalerya-entre-monde.com/t1689-tueuse-en-serie-hecate

Sam 8 Avr - 19:54
Hey ! Bienvenue sur Kalerya, si tu as des questions le staff reste présent pour y répondre ~


❖ Dragon du feu - Banshee ❖
❖ Dragon du feu - Banshee ❖
avatar
pic-profil
Messages :
845
Kinahs :
118333
Age :
25
Date de naissance :
01/07/1992
Date d'inscription :
09/10/2016

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
http://www.kalerya-entre-monde.com/t116-siriel-k-vineldyl http://www.kalerya-entre-monde.com/t379-siriel-k-vineldyl-f-t http://www.kalerya-entre-monde.com/t384-siriel-k-vineldyl-ses-petits-tresor http://www.kalerya-entre-monde.com/t382-siriel-k-vineldyl-le-fil-rouge-de-sa-vie http://www.kalerya-entre-monde.com/t383-siriel-k-vineldyl-des-noeud-sur-le-fil#2021

Sam 8 Avr - 22:58
Bienvenue parmi nous :DD

Si tu as un soucis n'hésites pas !
Bon courage pour ta fiche :love:


   
Invité
avatar
pic-profil

Invité
Sam 8 Avr - 23:28
Merci beaucoup à vous deux :♥:
Invité
avatar
pic-profil

Invité
Lun 10 Avr - 12:27
Navrée pour ce double post, c'est pour prévenir que cette présentation est finie.
S'il y a quoi que ce soit qui ne va pas, ne pas hésiter à me le dire (ou me frapper, au choix)
:love:
Invité
avatar
pic-profil

Invité
Mer 12 Avr - 20:15
Lasy
Orthographe1.5 / 2
Vocabulaire 2 / 2
Conjugaison2 / 2

Langue française2 / 2
Originalité2 / 2
Qualité4 / 4

Note perso2 / 2
Longueur du texte4 / 4
Niveau19.5 / 20 => 20


Validation avec...
Niveau Total23
P. Techniques26
P. caractéristiques130


Félicitation
KINAHS = 10 000

Que dire, sinon que c'est une excellente fiche. Bon, l'orthographe était impeccable jusqu'à un passage quelque peu abîmé, mais on s'en fout, non ? T'as eu la note maximale xD

Alors mes commentaires : j'adore le fait de jouer un incube (soit agilité bonifiée) avec un malus comme sa jambe. C'est joliment fait, et ça structure ton récit. J'adore voir le nom Cassiopeia, car je suis une ancienne joueuse (de la saison 1 à 3/4 je sais plus) de LoL, et j'aime voir cette amitié qui reste amitié, vu que l'on voit souvent des amitiés devenant des amours/amourettes, et ça devient redondant. Enfin, t'inquiètes pas, tu n'aurais pas perdu en originalité si Cassi et Lasy étaient devenus amants hein xDDDD

J'aime ta plume, elle est rythmée, poétique, et chantante. Genre, les sons qui reviennent, qui parsèment ton texte d'une fine mélodie. C'est agréable...

Et pour finir, avant de te lâcher dans le grand bain du rp (même si avant d'utiliser ta magie inrp, il te faudra terminer ta fiche technique), j'ai juste envie de dire : j'adore ta magie. Vois tu, j'adore les magies mentales (cf celle de Sahel, qui même si perdue, est mentale), et la tienne qui finalement est excellente, à base non violente, et pourtant pouvant être magnifiquement utilisée pour les combats, me fait juste baver xD

Bref, t'es validé, membre de la division des nego



pic-profil

Contenu sponsorisé

Page 1 sur 1