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Hold my Heart - Leiko
Un visiteur, venu d'ailleurs !
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Date de naissance :
26/06/1995
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21/03/2017

Informations
Caractéristiques:
Magies & Armes:
Relations:
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Mar 21 Mar - 2:49
Leiko
Bariath - Voyageuse solitaire




Informations générales

Sasaki (Mariée) Kamikage
Leiko
35 ans
Eclypteth
Féminin
55 kilos
1 m 75
Hétérosexuelle
Banshee
Ruen - Hermine (Décédé)




Informations psychologiques
Hobbys & phobies
Qualités & Défauts


Sous constante alerte, Leiko ne cesse de fuir. Son ombre est la seule personne qui tient la cadence de cette femme, et encore. Dès qu’elle semble trouver l’endroit parfait et qu’elle y met le pied, elle se remet à la recherche d’un nouveau refuge. Au cas où. Elle aime avoir un tour d’avance. Elle ne fuit cependant rien de très précis, elle fuit un peu tout. Les responsabilités, la compagnie de vieilles connaissances et surtout, un statut légitime. Elle a même un don particulièrement développé pour trouver des responsables autre qu’elle, même lorsqu’elle est le véritable coupable.

En fait, les hobbies de Leiko ne pourraient se compter facilement, ou du moins, peut-être bien… Leiko n’a pas de passion ou quelque chose de particulièrement qu’à elle. Elle est plutôt le genre de femme qui prend les hobbies des autres et en fera les siens, le temps que vous êtes dans sa vie et changera de hobbies lorsqu’une autre personne arrivera sans réellement s’en rendre compte. Elle appréciera bien des disciplines et de nouvelles choses à court terme et même peut-être à long terme lorsqu’on ne lui dit pas au visage qu’elle ne fait que projeter un reflet de la personne avec laquelle elle se trouve.

Ses phobies ne sont malheureusement pas des concepts physiques. Elle ne peut donc pas avoir d’emprise sur celles-ci, ou du moins, jamais une emprise totale. Elle peut essayer de les combattre, mais ses phobies sont plus d’ordre psychologique. Comme la plupart des gens, Leiko a peur de la mort. Cependant, chez Leiko ça en devient irrationnel. Sa peur est si puissante, que la blonde s’écrase ou fuit l’adversité comme la peste. Se considérant bien plus faible que la moyenne, elle ne se trouve pas en position d’échapper à la Faucheuse aussi facilement que les autres créatures, humanoïdes ou non.

Aussi, comme plusieurs personnes ayant eu de mauvaises fréquentations par le passé, Leiko a une phobie de l’engagement, autant au niveau relationnel qu’à tous les autres pans de sa vie. Elle ne s’investit pas dans les relations qu’elle tisse, ayant peur de se blesser, sans trop accorder d’importances aux sentiments d’autrui. Les seules relations qu’elle maintient sont souvent par utilité, donc peu intime, afin que personne ne devienne trop proche d’elle et qu’il découvre ce qu’elle craint le plus : son point faible. Elle est vulnérable face à autrui. Elle ne refuse quasiment rien si elle est sous la contrainte et pire encore, elle sait très bien qu’elle serait prête à tout faire, à condition qu’on lui laisse la vie sauve. Elle vendrait son âme au diable si cela lui permettait de ne pas être importunée à nouveau!    

Cette femme fataliste pourrait certainement être décrite comme le pire fléau du monde, une rapace de la pire espèce, mais pas pour les raisons que vous croyez. Loin de là! En fait, cette trentenaire est une lâche et pense trop souvent qu’à ses intérêts : sa vie. Bien qu’elle soit faible, fragile et précaire mentalement, Leiko sait être « endurante ». Elle endure bien des situations, même si on peut dire qu’elle est une divulgatrice hors pair. Elle est assez coopérative lorsque vous la menacez.

Cependant, elle retiendra chacun de vos traits et cueillera le plus d’informations à votre sujet pour éventuellement avoir une assurance. Car malgré ses nombreux défauts, elle reste prévenante et est très débrouillarde lorsqu’elle doit se sortir de toutes situations. Elle a beau ne pas savoir tenir sa langue, elle sait tout de même comment brouiller les cartes et garder des informations tout en vous donnant celles pouvant vous satisfaire quelques instants. Des instants lui permettant de continuer à penser à un plan d’action. Une porte de sortie. Peut-être que son intelligence et sa ruse vient de sa soif d’apprendre, qui sait.





Magie et arme

Magie
Arme


L’illusion révélatrice : Elle vous persuade de vous faire révéler petit à petit vos intentions.
*

Bien que son pouvoir ne doive pas être sous-estimé, ses contrecoups non plus. Si elle a le malheur d’être près de vous, vous ne pourriez pas comprendre comment cette femme a réussi à si bien éviter votre coup ou vos russes. Cependant, pour cela, elle devra avoir eu un contact avec vous, que ce soit un sentiment réciproque ou si seulement c’est vous qui avez de fortes émotions : colère, compassion, etc., à son égard. Le contraire est aussi vrai, si elle a un sentiment fort envers vous, et que vous ne ressentez rien de plus envers elle, elle pourra tout de même se servir de son pouvoir. Seulement, les contrecoups seront bien plus insistant si c’est seulement elle qui a une connexion sentimentale, autant positive que négative, avec vous. Elle peut aussi utiliser plus facilement son pouvoir lorsqu’elle a un contact physique avec vous, mais bon étant donné son côté de bête épeuré, elle ne le fera jamais.

En fait, les « révélations » sont semblable à des flashs. Pendant ses dits « flashs », bien que son corps reste en mouvement machinalement, sa vue devient blanche, comme si elle ne voyait que de la lumière et les silhouettes devant elle comme des ombres embrouillés. Elle ne peut seulement pas s’en servir plusieurs fois sur la même personne la même journée, car au fur et à mesure qu’elle l’utilise, son pouvoir se transforme en pur torture. Ça commence par un mal de tête, ensuite vient les saignements de nez et des oreilles, alors qu’elle entend des cris à l’intérieur de sa tête.
Étant donné ses lacunes flagrantes en combat au corps à corps, son choix d’arme s’est rapidement limité. Elle aurait bien opté pour un poignard, une hachette ou ce genre d’arme, mais devoir lancer son arme sur de courtes distances et devoir la récupérer avant de fuir serait pour elle l’équivalent de prendre un risque trop important. Elle a toujours eu énormément de chance, mais elle tient tout de même à ne pas la défier présomptueusement. Une hachette, à la limite, serait une arme bien trop exigeante pour une femme aussi frêle qu’elle. Elle a longuement pensé à prendre un arc, mais… Elle a finalement choisi une arbalète comme première arme. Seule arme qu’elle possède depuis maintenant une quinzaine d’années. Elle lui permet de garder une distance sécuritaire entre elle et ses adversaires, mais lui permet aussi de pouvoir tirer avec précision si la proximité de ceux-ci change. Elle n’a donc pas besoin de puiser dans son énergie ou de se concentrer trop fortement sur la portée de ces tirs. Elle garde le plus de son énergie et de sa concentration pour son arme toute particulière : son cri. Elle l’utilise seulement qu’en dernier recours.





Description mentale


Pour bien cerner Leiko, on doit diviser sa description psychologique en quatre facettes. La facette de la victime, de la femme, de la mère et celle du bourreau. Plusieurs de ces facettes cohabitent pour créer un certain équilibre chez cette femme qui a d’ailleurs une santé mentale précaire. Même si physiquement elle paraît en forme, sous son squelette frêle, mais finement musclé, elle est fragile.

Elle est influençable et elle le sait. Elle pourrait bien essayer de passer par-dessus ce problème, mais, dans un certain sens, le savoir fait d’elle une personne plus forte et plus rapide à prendre la fuite et à, ainsi, éviter de prendre trop de risques inutiles. Ce qui l’a sauvé de bien des problèmes d’ailleurs ! Après tout, pourquoi changer une recette gagnante ? Elle a d’ailleurs le changement en horreur, alors que Leiko est une nomade devant souvent se déplacer, elle est prise avec ce mode de vie qui n’a jamais fait réellement partie de ses rêves d’adolescente ni même fait partie de l’idée qu’elle se faisait de la liberté. Elle est plutôt porter à se plier aux grés de la vie. C’est d’ailleurs cette caractéristique qui fait en sorte qu’elle a le profil de la meilleure proie.

Ce qui fait justement d’elle la parfaite victime : c’est son côté fragile et son envie de stabilité et de confort. Car, Leiko n’aime tellement pas le changement qu’elle serait prête à endurer ce qui n’est pas acceptable selon toute personne censée. En fait, aucune personne qui se respecte n’accepterait seulement un iota de ce qu’elle serait prête à laisser pour compte. Même si elle peut parfois montrer de la résistance, elle est plutôt du genre à laisser couler et à endurer le malheur qui est le sien. Elle restera placide même devant les situations sans issue. Elle est en quelque sorte déjà brisée intérieurement, ce qui a endormi sa combativité. On peut même le voir dans le fond de ses yeux, là où le mystère et la colère semble se dissiper, là où l’obscurité règne : il n’y a que de la résignation.

Durant ses trente-cinq années de vie, Leiko a fait preuve de résignation pour un tout et pour un rien. Même étant enfant, elle n’aurait jamais cru que ses envies de semi-liberté feraient en sorte qu’elle soit aussi libre aujourd’hui. Elle ne convoitait pas une telle chose. Mais elle s’y est résignée. Elle ne croyait pas être aussi désavantagée à ce stade de sa vie, mais même si son âge est encore sensiblement jeune, elle sait tout de même que la jeunesse n’est plus sur le seuil de sa porte, mais qu’il lui reste une bonne route à faire avant de gagner la sortie. Elle s’y est aussi résignée.

Ne voyant pas son âge comme un obstacle, elle se dit plutôt que son âge est une accumulation de ses expériences passées et à venir. Quelle sagesse ! Bien qu’il lui reste beaucoup à apprendre, elle compte bien développer le potentiel magique et physique qu’elle possède même si, pour l’instant, elle se contente de jouer le rôle d’intermédiaire en n’entrant que très rarement dans un conflit qui la concerne directement. Et pour ce qui est en lien avec tout ce qui ne l’implique pas, elle n’y touche pas, à moins qu’elle y soit contrainte par quelqu’un de plus puissant qu’elle.

Bien qu’elle obéisse sans se débattre (contrairement à la plupart des personnes captives), elle enregistre tout dans sa mémoire. Elle est une personne rancunière et alimente constamment ses informations sur ses adversaires, ou même sur ses potentiels alliés. Chez Leiko, tout se passe sous la surface : dans sa tête. Oublions donc l’analyse de ses actions ou de ses gestes qui seront surement l’exécution des ordres qu’on lui aura donné au préalable.

En agissant en conséquence de ce qui lui ait demandé, on pourrait ainsi penser qu’elle fait confiance à qui veut bien, ou même qu’elle est une personne digne de confiance, mais détrompez-vous. Elle ne fait confiance qu’à quelques personnes et sera surement la plus rapide à divulguer des informations sur vous si elle se sent menacée. Car il faut le dire, bien qu’il lui arrive souvent de miser sur les autres pour l’aider à s’en sortir, de son côté, elle ne défendra la vie d’autrui que si on met en péril la sienne.  

La stratégie qu’elle utilise depuis longtemps afin d’éviter de tels problèmes, c’est de rester dans l’ombre dans son chez-elle temporaire. N’étant pas des plus aventureuses ni des plus sorteuses, elle apprécie d’être un ermite et se considère comme tel. Cela se voit tout particulièrement lorsqu’elle doit « socialiser ». Pas qu’elle bégaie ou qu’elle ait un quelconque souci de prononciation. Disons juste qu’elle ne parle pas lorsqu’elle ne trouve pas cela nécessaire, se contentant parfois d’hocher la tête ou d’avoir un visage expressif ou même de ne rien faire, créant ou non des silences inconfortables pour ses interlocuteurs.  

Mis à part ses problèmes en communication, Leiko reste une femme quelque peu féminine. Comme plusieurs de la gente féminine, elle est très spirituelle, ayant toujours une prière pour toutes les occasions en tête, et est très délicate et discrète. Tellement discrète qu’on pourrait même ne pas la voir dans une minuscule foule ; jamais en train de quémander l’attention. Elle est d’ailleurs une personne qu’on n’oublie facilement, elle n’est pas du genre à marquer les gens, ou du moins, pas ceux qui concentrent leur attention sur les personnages marquants et téméraires. Les mauvaises langues diront certainement que cette femme soumise se révèle être une lâche de première classe, alors qu’elle dira plutôt que c’est sa façon de se démarquer, qu’elle est comme cela.

Se considérant comme un être à part entière, elle ne se voit naturellement pas comme ce qu’elle devrait se limiter à être selon certaines : une mère. Étant donné sa faiblesse et son égoïsme, on peut dire, sans hésiter, que Leiko n’a jamais réellement eu un instinct maternel surdéveloppé. Pour elle, le fait d’être mère n’est pas une fin en soi, ni vraiment un début ou une renaissance. Elle considère sa fille comme une adulte, et ce, depuis qu’elle sait marcher et parler. Elle considère d’avantage sa progéniture comme un élève que comme son propre enfant qu’elle devrait réconforter ou sermonner lorsqu’il le faudrait. Pour elle, sa fille était déjà en âge de découvrir les limites à ne pas franchir à l’âge de huit ans, et même si c’était prématuré, elle lui disait tout de même qu’elle aurait à subir les conséquences de ces actes tôt ou tard.  

Encore aujourd’hui, alors qu’elle devrait désapprouver les agissements de sa fille et la sermonner, elle l’encourage plutôt inconsciemment dans ses délires, car malgré sa personnalité de dominée, elle a un humour assez… étrange. En compagnie de sa fille, on peut la voir rire des gens plus faibles ou d’un niveau de faiblesse semblable ou même d’un niveau de faiblesse moins élevé qu’elle. Peut-être est-ce sa façon à elle de diminuer son angoisse d’être en constant contact avec sa phobie : sa propre faiblesse ? Ou c’est la seule façon qu’elle ait trouvé pour remonter dans sa propre estime ? On pourrait dire que malgré leurs caractères opposés, elle et sa fille ont une relation qui ressemble plus à une relation d’amitié qu’à une relation mère-fille standard, surement dû à l’écart d’âge peu élevé entre elles, et du fait que Leiko n’exerce aucune autorité sur Miyake. La discipline, n’est pas une des valeurs qu’elle a eu envie d’inculquer à sa progéniture.

Et comme si elle voulait s’épargner d’avoir à répondre aux regards désapprobateurs de sa fille, elle essaye pourtant d’entrer dans un personnage de tête forte. Impassible, implacable. Elle se montre de plus en plus bonne à ce petit jeu, alors qu’elle sait pertinemment qu’elle serait prête à laisser sa fille derrière sans trop de remords. En fait, Leiko n’est pas une mère protectrice, ni même protectrice dans le sens courant. Elle est plutôt du genre à vous donner les outils nécessaires et à ensuite prier pour vous en retrait, vous laissant, oui apprendre de vos erreurs, mais surtout, faire en sorte qu’elle soit déjà loin lorsqu’il sera trop tard.    

La seule « ruse » qu’elle utilise sans vergogne et sans être effrayée des représailles est la séduction. Sa fille étant une succube, Leiko décida de lui montrer comment faire, et… Elle s’y est prise au jeu, car si elle a besoin d’aide, de soutien ou de protection, elle séduira pour arriver à ses fins. Ça ne s’est rarement retourner contre elle, les gens partant souvent de leur propre initiative après qu’elle ait laissé les relations mourir d’elle-même. Car, Leiko pourrait éventuellement avoir une relation avec quelqu’un qu’elle n’aimerait pas tant que cela éternellement. Elle s’y résignerait, et elle s’y ferait encore plus rapidement si le besoin s’en faisait réellement sentir.

Cependant, derrière sa faiblesse et ses bonnes mœurs, sa nature reste ancrée au fond d’elle. Alors qu’elle veut se faire croire qu’elle n’est pas comme ses consœurs, elle l’est. Essayant de cacher son envie de puiser dans la folie et la peur des gens, elle se limite à se recroqueviller lorsque l’envie la capture, croyant dur comme fer que cela est le prolongement de son angoisse de femme impuissante. Car même si elle pourrait finir par s’avouer qu’elle aime ça et qu’elle pourrait s’en nourrir, elle préfère inconsciemment penser qu’elle est faible, jouant moins avec sa vie, en croyant qu’elle perdrait inévitablement la bataille lors de représailles. Elle ne connaît pas encore sa force et malgré sa volonté à être moins faible, une part d’elle la retient d’aller vers cette voie. Après tout, qu’est-ce qu’elle deviendrait si elle ne contrôlait pas sa véritable nature ?  
*

Il reste qu’à trente-cinq ans, cette femme commence à savoir comment elle est, mais, car il y a toujours un mais, elle ne se connait pas entièrement. Elle devra faire des choix, et bien des choses feront évoluer la charmante Leiko. Elle devra éventuellement suivre la troupe, mais laquelle? En fait, la femme ne penche ni du côté de la Congrégation et du Conseil, ni même du côté du Crépuscule. Pour l’instant, elle se juge neutre dans ce conflit, mais elle sait que tôt ou tard, elle devra faire un choix ou suivre la première personne qui saura mettre la main sur elle. À vous de voir si Leiko vous serait utile dans votre quête ou non…




Description physique

Bien qu’aujourd’hui Leiko ait un visage ovale prononcé, lorsqu’elle était pré pubère, elle avait un visage rond et semblait encore très naïve avec ses yeux bleus. Elle perdit rapidement du poids, grandit et s’affina. Même que plusieurs sont un peu choqués de voir la finesse de cette femme, presque surréaliste. Ces épaules semblent presque rattachées à l’aide d’une ficelle à son torse squelettique. Pourtant, elle semble avoir une mince couche de muscle là où ses épaules commencent et une mince couche de muscle lui servant de mollets.

Son corps frêle mais finement musclé lui donne un air sportif, mais le seul sport qu’elle pratique régulièrement est la fuite. Elle n’est pas une femme faite de courbes, elle a une taille et des cuisses, mais on pourrait presque dire que ça s’arrête là. Elle est faite selon les proportions de sa minceur et de sa finesse. Leiko est élancée, du moins, elle n’est pas aussi grande que bien des gens, mais elle est assez grande si on la compare aux autres femmes. Cependant, sa grandeur n’est pas la chose qu’on remarque chez elle.  

Les gens sont souvent le plus choqué de voir la prépondérance de son ossature. Entre le cou et la poitrine de Leiko, sa peau semble tendue, alors qu’elle moule un peu trop, selon l’avis public, ses clavicules et le haut de son sternum, formant deux creux presque inquiétants à la fin de son long coup gracieux. Elle n’en fait pourtant pas de cas, car il ne faut pas négliger que ça ajoute un certain plus à ce qu’elle dégage.

Elle dégage la délicatesse même. Gracile et à la fois sereine, Leiko a un visage comparable à une source de chaleur et de lumière pour quiconque cherche un tant soit peu de réconfort. On pourrait faire une métaphore filée entre cette femme et un coquillage, car lorsqu’on voit un coquillage, on l’imagine doux, confortable dans le sable chaud et rassurant alors qu’à l’intérieur de celui-ci se cache le son d’une mer parfois agitée, qu’il est visiblement abîmé et écorché, obscurcit et difficile à voir au plus profond de celui-ci. N’est-ce pas une description semblable à cette trentaine? Oui.

Leiko a d’ailleurs un physique en harmonie avec son âge. Elle a un visage mature, anguleux et frais à la fois. En fait, cette mère a un visage bien délicat, mais tout de même assez dur et aux traits forts. Sa mâchoire est bien prononcée et semble être le foyer de prédilection pour ses longs doigts aux ongles arrondis, trouvant refuge sur son menton, sur le côté de son cou ou sur sa nuque lorsqu’elle est plus nerveuse.

Ses yeux ne trahissent rarement l’état dans lequel se trouve Leiko. Son regard est simplement devenu moins naïf et plus dur avec le temps. Lorsqu’elle est en colère, son regard est plus las que foudroyant. Mais malgré cela, Leiko ne baisse rarement les yeux, scrutant les autres sans gêne alors qu’elle sait pertinemment qu’elle n’a pas un regard très provoquant ou très conquérant. Elle a un regard dur, mais faible à la fois. Au fond de ses yeux, les bourreaux pourront surement déceler cette étincelle morte, sa résignation. Cela n’empêche pas les gens normaux d’y voir un regard légèrement meurtri, mais tout de même magnifique et mystérieux. Faisant de son regard son meilleur atout dans sa quête de séduction afin d’avoir des messieurs parfois naïfs, mais parfois tout simplement chevalier blanc, comme garde du corps.  

Leiko a les yeux principalement bleus, mais dans les faits : elle a les yeux pers. Ses yeux en forme d’amande et souvent souligné d’une fine ligne de noir sur les paupières peuvent passer du bleu au turquoise, du turquoise au vert, et ils peuvent même tirés sur le gris. Un peu plus discret, son nez est petit et arrondie, et pas du tout imposant. Il pourrait même faire tâche sur son visage si elle avait eu un visage moins allongé et plus en largeur.

Ce qu’on remarque immédiatement après ses yeux encadrés de sourcils foncés pour une tête blonde et ce nez bien discret, sont ses lèvres rose-rougeâtre et bien remplies. Sa lèvre inférieure est un peu plus pulpeuse que sa lèvre supérieure qui semble presque dépourvue de deux sommets plus ronds et d’un creux visible entre le côté droit et le côté gauche de sa lèvre. Elle n’a pas les lèvres faites en forme de cœur, et cela semble donné un côté sévère à la belle lorsqu’elle ne sourit pas, même qu’une fois détendue, les commissures de ses lèvres ont tendance à descendre vers le bas, plutôt qu’à former une expression de joie incommensurable sur son visage.

Parlons donc de cette chevelure qui entoure le visage de Leiko. En fait, malgré que sa chevelure soit blonde et pâle, ses racines et ses sourcils sont foncés, étant davantage bruns lorsque le soleil est moins puissant. En tant que femme, elle ne pourrait apprécier cela, mais en fait, ça ne l’infortune aucunement. Elle ne trouve pas que cette distinction soit une mauvaise chose, elle trouve même cela plus naturel et plus en accord avec sa pilosité, car Leiko a une chevelure épaisse, même si elle a le cheveu fin lui permettant quelques petites expériences sans trop de tracas, et que la gravité ne s’amuse pas à taquiner très souvent. Sa chevelure semble vouloir tomber en cascade, alors qu’il n’ondule qu’à peine. Elle se coiffe avec des accessoires floraux discrets sans pour autant donner un côté enfantin à sa coiffure légèrement différente de ce qu’on pourrait voir au quotidien.

Visiblement, cette femme semble être un être de bien, vu son âge, son apparence maternelle et etc. Tout chez elle vous berce d’illusion. Avec son physique et la sagesse qu’elle dégage, il est facile de deviner qu’elle est une femme spirituelle. Et lorsqu’elle ouvre la bouche, vous ne pouvez croire ce qu’elle est réellement. Elle possède une voix de miel, alors qu’on pourrait imaginer une voix d’harpie à cette Banshee, vu sa race, son angoisse et sa lâcheté, elle a plutôt une voix agréable à entendre, qui va de pair avec son visage soyeux qui inspire la confiance et la tranquillité. Seule sa démarche peu féminine cloche avec ce physique, tout en vous renseignant bien sur la trentenaire.

Elle n’a pas de démarche boitillante, ni sautillante et malgré sa taille, elle fait toujours de petit pas, en ne pliant que légèrement ses genoux tout en ne traînant pas non plus ses pieds sur le sol. Dans sa démarche, on peut facilement voir la raideur, la timidité et la faiblesse maladive de Leiko. Elle marche davantage les pieds vers l’intérieur et ses hanches qui sont pointues semblent se balancer de façon plus ou moins spontané, comme un lézard fuyant les mains des enfants qui tente de le capturer. Elle sait pourtant copier la démarche de tout être humain croisant son chemin après quelques minutes. Elle est comme un pantin, désarticulé, malléable, mais habile.  

Devenu une habitante d’Ultarime depuis presqu’une vingtaine d’années, la marâtre ne porte guère d’habit très moderne ou très voyant. Elle aime davantage les habits lui permettant de se fondre dans la masse ou à travers l’écorce des arbres et les feuilles vertes, orangés, rouille ou tirant parfois vers le marron, lorsqu’elles commencent à se dessécher. Elle porte davantage de couleur neutre comme le beige, le noir, le blanc, laissant donc les couleurs vives à d’autres. Elle aime particulièrement porter des habits légers et confortables.  





Racontez-nous votre histoire

Un cri. Il fallait se préparer à tout refermer. Mettre les guerriers en position et répartir les crieuses les plus puissantes autour du bâtiment et dans les coins les plus reclus de la forêt. Entre elles, les banshees du clan avaient développé un système de cri d’alerte. En plus de faire fuir quelques personnes du groupe adverse, les cris ralentissaient considérablement les attaquants encore en train d’avancer vers leur planque. Car bien que les sirènes se cachaient d’elles, parfois, des guerriers téméraires tentaient tant bien que mal de venger leurs consœurs ayant subi des amputations mortelles. Leurs corps ayant été repêchés dans un lac ou une rivière à quelques kilomètres de cette forêt déserte, il était difficile d’en déduire autrement… Bien que les Banshees parlaient d’amputations rarement réussies, la réalité était autre. En fait, il n’y avait eu aucune amputation réussie à ce jour. Comme quoi, même une fois mort on pouvait encore faire tourner le cycle de la vie !

C’est d’ailleurs une des premières choses qui avait été enseignée à Leiko, âgée de huit, neuf ans à l’époque, soit près d’une quinzaine d’années avant la création du Crépuscule. Sa mère lui avait mainte fois répété : « Prendre des vies peut te faire évoluer, mais attention, la plupart du temps, ses âmes auront rallié des personnes à leur cause. » Au début, Leiko n’avait pas compris l’intégralité de ce dicton, mais après de mûres réflexions et de nombreuses alertes générales, elle finit par comprendre… Ces femmes avec des queues de poisson dans de grands cylindres remplis d’eau ne voulait pas être ici et elles avaient trouvé le moyen d’amener des gens près de leur base secrète.

« C’est hors de question ! », n’arrêtait-elle pas d’entendre de la bouche des dirigeants courant souvent d’un côté et de l’autre des couloirs. Mais qu’est-ce qui était hors de question ?! La jeune Leiko était légèrement paniquée, comme bien des adultes, qu’ils soient des scientifiques comme sa mère ou des guerriers comme son père… On aurait bien pu croire que cette base allait devoir se déplacer, mais les captures de sirènes purent être moins fréquentes, grâce aux avancées du groupe en accueillant davantage de médecin dans leurs rangs.

*

Elle aurait pu laisser tout cela se reproduire encore et encore sans intervenir, sans y réfléchir davantage, mais… Elle n’en pouvait plus. À ses onze ans, la petite Leiko se mit à observer à distance durant de longues heures les sirènes dans leur prison de verre. Rien ne se passa. Après quelques jours d’espionnage hors du champ de vision des observés, de quelques adultes trop occupés et des enfants constamment en train de jouer dans les salles prévues à cet effet, elle décida de se rendre directement sur place.

Elle prit alors une chaise et la mit devant un des cylindres et s’assit en croisant les jambes. Quelques heures passèrent, avant qu’elle sente sa mère lui passer la main sur les cheveux et continuer son chemin comme si de rien n’était. Pourtant, on entendit bien celle-ci, la mère de Leiko, soupirer en disant encore à un collègue x que sa fille était à nouveau dans les laboratoires, cette fois devant l’une des aquariums. Sa mère pensait qu’elle devrait plutôt être avec les autres enfants banshees, incubes, succubes et autres races, qui avaient bien voulu aider à faire avancer les recherches d’ADN sur les sirènes, au lieu de regarder le travail des adultes. Cependant, une autre part des pensées de sa mère comprenait que sa fille en avait marre d’être avec les plus jeunes et qu’elle souhaitait être utile à leur communauté. Ou, c’était ce qu’elle voudrait lui inculquer.

*

« Le plus tôt serait le mieux! » Oui, c’était comme cela que Leiko voyait aussi les choses, aurait-elle voulu dire à sa mère. Elle voulait apprendre. On voyait à sa bouille et à ses yeux émerveillés, qu’elle ferait exactement tout ce qu’on lui dirait de faire! Elle ne voulait plus toujours être avec les autres enfants qui étaient plus jeunes qu’elle. Elle les détestait, ils n’arrêtaient pas de tricher ou d’imaginer des choses qu’elle ne voyait pas. Elle n’avait plus l’imagination pour toutes ses sottises et lorsqu’elle essayait d’embarquer dans le jeu, les plus jeunes la contredisait. Non, ce monstre-là avait les cheveux jaunes, pas rouge comme Leiko l’avait dit. Elle avait même fini par devenir méchante avec les autres enfants pour que sa maîtresse soit obligée de la sortir des salles de jeux de la base et d’aller chercher Madame Sasaki jusqu’au laboratoire de la place centrale.

Cependant, sa mère ne parlait pas seulement de lui apprendre un métier le plus tôt, en fait elle parlait de son pouvoir. Son pouvoir pourrait éventuellement contribuer à la communauté. Rare était les jeunes filles Banshees de la génération future. Les hybrides étaient devenus bien plus présentes dans la communauté ou du moins, la race du deuxième parent avait fini par l’emporter sur celle des Banshees, ce qui commençaient à inquiéter les chercheurs et les chercheuses de la base. Ainsi, dans l’ombre, on traçait la vie des jeunes Banshees, pour un destin des plus glauques. Tout en leur parlant de magie, de pouvoir et de familier, pour les voir s’emballer et pouvoir bien leur marteler ce qu’ils voulaient qu’ils retiennent. La communauté avant tout. Les recherches avant tout! Leurs recherches étaient importantes pour la survie et la progression de la communauté.  

Peut-être était-ce l’instinct de la petite Leiko qui déclencha son pouvoir? Car, alors qu’elle se retrouvait à nouveau avec les plus jeunes et quelques personnes de son âge qui n’étaient pas encore prêts à laisser l’enfance de côté, on tenta de lui jouer un mauvais tour. Alors qu’elle allait s’asseoir une ultime fois de plus sur la même chaise dans le fond de la même classe, qui était à sa surprise envahi par ses petits êtres stupides, pour soupirer d’innombrables fois, elle devient aveugle.

Elle sentait une couche gluante par-dessus son iris. Elle paniquait intérieurement. Elle tentait de cligner ses yeux, mais rien n’y faisait. Elle ne voyait plus les couleurs l’entourant, seulement les ombres des gens se trouvant devant elle, et une source plus lumineuse ou se trouvaient surement les néons accrochés au plafond. Qu’est-ce qu’il se passait ?! Elle avait l’impression de devenir folle, alors qu’elle finit par se paralyser quand des images défilèrent dans sa tête. Elle voyait le petit Lukhas tirer sa chaise, alors qu’elle tombait au sol et que tous les petits riaient d’elle.

Comme si elle avait rouvert les yeux, elle voyait à nouveau les couleurs et elle ne sentait plus cette texture gluante en travers de sa vue. Les ombres redevenant des êtres de couleurs davantage détaillés, le temps semblant s’être figé, des secondes qui lui avaient parus des minutes, alors qu’elle était toujours dans la même posture, sur le point de s’asseoir. Elle se redressa aussitôt, comprenant rapidement ce qui était arrivé et ce qui était sur le point d’arriver. Elle se retourna et de son pied elle poussa la chaise qui tomba sur le petit Lukhas. Paniquée, la dame en charge de la discipline prit Leiko par le bras et la mit dehors de la salle, tentant tant bien que mal de réconforter le jeune garçon qui était en larme et qui n’avait même pas tenté de se dégager de sous la chaise.

Elle eut le malheur de regarder le spectacle du gros bébé, avant de croiser le regard d’un des seules autres de son âge. Il semblait confus devant ses agissements, tout en étant heureux. Il lui fit un signe de la main et elle lui tira la langue en se retournant brusquement, les bras croisés. Non, mais! Il se prenait pour qui pour la juger, juchée ainsi?! Et malgré son air boudeur, un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle n’était plus dans cette classe de malheur et elle aurait son après-midi à elle, car elle savait déjà ce qu’ils apprendraient en classe. Sa mère lui en avait parlé tellement souvent et elle avait même réussi à l’enlever des cours sur la magie, après avoir discuté avec Taniah, la maîtresse d’école.

Lorsque Leiko, toute fière, parla de cette mésaventure à sa mère le soir même à la table de la maisonnée Sasaki du couloir A des habitations, Kerisha lui dit aussitôt qu’elle allait avoir droit à des leçons individuelles maintenant. C’était ainsi que la communauté marchait. Les enfants découvrant leurs pouvoirs pouvaient être changés de classe. Demain, elles iraient ensemble voir Taniah et Marzanne deviendrait son enseignante, son mentor.        

*
Cependant, encore naïve, Leiko ne savait pas de quel enseignement sa mère parlait ni ce qu’elle voudrait que Leiko fasse par la suite. Ce n’était rien de très compliqué au début, même que sa mère commença à lui parler des familiers. Elle avait si souvent demandé à sa mère de lui en parler! Dans leur communauté, ce moment n’arrivait rarement avant d’avoir atteint leurs quatorze ans, mais elle était une exception. Elle n’était pas comme les autres enfants, elle était dure et elle était téméraire, peut-être trop. Mais tout cela changerait avec le temps.

À peine âgée de onze ans, et déjà on lui disait d’entrer dans le cercle tracé pour le grand évènement sous le regard de sa mentor, Marzanne et de sa mère, Kerisha et même son père, Solomon, aussi Banshee, qui s’était libéré de son poste pour l’occasion. On lui avait dit de penser à son souvenir le plus joyeux. Aussi bien dire, qu’elle l’était déjà bien trop pour avoir réellement besoin de penser à un souvenir heureux, mais elle se rappela du moment où elle avait compris qu’elle était la plus jeune de sa génération et même des générations précédentes à avoir découvert son pouvoir dans la communauté.

Elle se demandait bien le sentiment que se serait d’avoir un familier. Elle était si emballée qu’elle avait l’impression qu’elle allait exploser sur place. Elle n’avait plus à rester avec les autres enfants et elle aurait son familier bien à elle. Dieu savait qu’elle allait se pavaner devant les vitres de la « garderie » avec son familier pour tous leur montrer qu’elle était devenue une « adolescente » avant l’âge.  

Cette soudaine liberté et ce traitement de faveur, l’avait inondée de joie. C’est alors qu’il apparut. Son familier. Tous ne savaient pas trop ce que cela donnerait, après tout, la petite Leiko était une jeune fille têtue et qui avait rapidement appris à devenir adulte. Déjà qu’elle avait réussi à avoir un familier en si bas âge, alors que quelques adultes n’en avaient pas encore était surprenant, ils attendaient tous de voir son animal. Comme pour aller avec la taille de la petite, la créature qui allait devenir son ami pour la vie étaient en fait une hermine. L’animal était une « fouine », petit, mais discret et partout à la fois, à l’image de Leiko. Elle nomma son familier Ruen.

Elle ne comprit comment, mais elle sentait qu’il était une partie d’elle. Elle savait inconsciemment que c’était ainsi qu’il voulait se faire appeler. Comme si c’était lui-même qui lui avait susurré son prénom. Elle en avait presque les larmes aux yeux. Comment elle avait pu attendre aussi longtemps? Cette rencontre la chamboulait sans trop qu’on ne lui ait expliqué pourquoi. Leiko était enfin plus complète. Ruen était la chose qui lui manquait. « Peut-être qu’en fait, les familiers étaient censés être invoqué dès la naissance? », pensa-t-elle. Après tout, comment elle aurait pu ressentir un vide qu’il avait pu combler, si elle n’avait pas su son existence?

Même si les adultes essayaient de lui expliquer, elle ne voulait rien entendre. Il était à elle, il était dans les cieux à l’attendre qu’elle l’invoque pour qu’il puisse être à ses côtés. Elle se pencha donc, encore dans le cercle, émerveillée devant la bête qui semblait si banale aux yeux des autres. Genou au sol, les mains devant elle, le petit Ruen se dépêcha de venir dans le creux des mains de la gamine. Elle n’entendait rien de ce qui se passait autour, les yeux rivés sur l’extension d’elle-même, cet être entier qui était connectée à elle, autant émotionnellement que mentalement. Elle se releva, et approcha ses mains de son tronc, comme pour s’assurer que Ruen ne pourrait pas tomber. Elle le regardait, et même si on pouvait croire qu’ils n’étaient que deux être chétifs, ils semblaient parfaitement respirer la vie et la combativité ensemble.

D’ailleurs, le petit gars se leva sur ses pattes arrière, et avec ses petites pattes accrocha la seule chose à sa hauteur, le nez penché de Leiko, avant de poser son cou à plat sur la pente oblique beige de la Banshee. Elle regardait ses petits yeux noirs et elle était sous le charme. Elle n’avait jamais eu un lien aussi fort avec quelqu’un. Peut-être à cause de l’âge, mais elle avait conscience qu’elle n’avait pas un tel lien ni avec sa mère, ni avec son père. Elle s’était autrefois fait des amis, mais rien ne pouvait atteindre ce niveau de connaissance. Comme si elle avait déjà été cet animal dans une autre vie, qu’elle pourrait dire exactement ce qu’il s’apprêterait à faire, là, maintenant, demain et toujours.  

*`

Les jours qui suivirent, les deux nouveaux réunis ne se promenèrent guère dans les laboratoires au grand étonnement de Kerisha, la mère de Leiko. Elle n’allait pas non plus là où les autres enfants allaient. Elle avait envie d’explorer. Elle avait toujours connu que cette base et l’entrée de celle-ci. Elle aurait pu aller à l’extérieur et découvrir la forêt, mais elle commença d’abord par les nombreux couloirs. Elle se cachait habilement le long des couloirs lorsque Ruen qui était petit le lui disait. La petite taille et la télépathie entre elle et Ruen était deux atouts qui rendaient ces explorateurs de plus en plus difficiles à attraper. C’était presque devenu un jeu pour elle. Ne pas se faire prendre par les grands.

Cependant, elle finit par remarquer quelque chose de différent. D’autres laboratoires. Des laboratoires qui n’étaient pas visible aux yeux de tous. Pas comme ceux qui étaient dans l’allée centrale, tout près des salles de garderies. Ces laboratoires n’avaient rien à voir avec ceux qu’elle avait contemplés une grande partie de son enfance. Lorsqu’ils avaient tous fait la visite des lieux pour les choix de carrières d’ici, ils ne leur avaient jamais montré cette aile, qu’elle semblait avoir oublié, redécouvert en quelque sorte. Elle s’était de nouveau dirigée vers l’aile qu’ils avaient tous mystérieusement oublié, quand elle l’entendit :

« - Qu’est-ce que tu fais ici, Leiko? »

Elle avait été surprise. La main dans le sac! Elle était toute nerveuse, mais rapidement, ses épaules se détendirent et un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’elle avait reconnu la voix d’un autre des gamins. Un autre des semi-grands qui étaient dans les salles de garderies pendant les récréations. Un qu’elle connaissait d’ailleurs très bien.

« - Et toi, Nickelas? Tu me suis? », dit-elle en se retournant vers lui.

Il ne lui répondit rien. Après tout, c’était évident. Il la suivait et il ne se gênait pas pour lui renvoyer son sourire. Elle lui aurait bien proposé d’explorer avec elle, mais elle voulait garder cela entre elle et Ruen, même si Ruen n’avait aucune objection à la présence de Nickelas. À la place, ils se promenèrent vers les aires communes, en parlant de leur prochaine vie d’adulte. Car ils étaient rendus là. Un point de non-retour où l’enfance s’effaçait et que les décisions de maintenant s’appliquaient au long terme.

Il lui disait qu’il deviendrait surement comme son père, qu’il voudrait devenir un guerrier, ou quelqu’un en lien avec la sécurité de la base. Elle lui avait alors confié qu’elle ne se voyait aucunement comme sa mère, ni comme son père, qu’elle pourrait tenter de trouver le juste milieu. Ou du moins… Elle lui parla aussi d’aller voir ailleurs que la communauté. Elle l’avait regardé dans les yeux, alors que toute personne aurait surement regarder au sol. Mais pas elle. Et on y voyait clairement sa confusion. Elle voulait partir, mais en même temps non. Pas qu’elle était effrayée de l’inconnu, pas que cela. Pas qu’elle voulait absolument entrer dans le moule non plus. Elle cherchait. Elle croyait juste qu’elle n’avait pas encore chercher dans le bon angle.

Elle ne pouvait se précipiter à trouver ce qu’elle ferait. Elle était une touche à tout depuis toujours, et ça, ça ne changerait jamais. Elle ne pouvait se contenter que d’une seule chose. Au fil des jours et des semaines de marche dans les différentes ailes et les différents couloirs, elle lui confia qu’elle voulait devenir crieuse. Elle lui confia aussi qu’elle avait trouvé des laboratoires et qu’elle irait les explorer, voir si la réponse ne se trouverait pas là.  

*

Elle n’avait pas proposé, il n’avait pas proposé. Il lui avait dit qu’il lui promettait de ne pas la suivre. Elle lui sourit, tout en ne sachant plus trop si elle avait vraiment envie de découvrir cela seule. Mais oui. Et une chance, car ce qu’elle découvrit n’était aucunement une chose qu’on avait envie de partager.

Elle s’était avancée près d’un gigantesque bassin qui semblait vide. L’eau y était d’une couleur magnifique. Une eau turquoise, un peu brouillée, mais sa couleur était tout simplement ensorcelante. Elle avança encore d’avantage en regardant les deux côtés de la pièce fait sur le long, elle regarda en hauteur, voir s’il y avait des adultes dans les escaliers ou sur les passerelles d’acier entre le bassin et le plafond. Personne. Elle mit alors sa main sur la vitre et contemplait ce bassin dont on ne voyait pas à travers. Comme si le bassin n’avait pas de fin vu la couleur relativement foncée et la texture de l’eau. On ne pouvait rien y voir, même son contenu semblait caché. Mystère.

Leiko croyait que le bassin était vide, mais elle se détrompa rapidement. Une main vient s’écraser sur la vitre, exactement où la sienne était. Elle avait sursauté, sans pour autant s’écarter de la vitre. Elle crut voir des yeux, avant qu’elle ne voie plus rien. Elle l’entendit rire.

Car c’était une femme. Une autre sirène. Mais pourquoi elle n’était pas avec les autres? Ce fut les dernières pensées qu’elle eut avant de ressentir encore une fois tout son corps se figer et que les images défilent dans sa tête. Cette sirène voulait à tout prix sortir de là. Elle la voyait chercher tout sorte de moyen pour briser la vitre et sortir du bassin. Leiko en avait perdu le souffle, et lorsqu’elle put ravoir pleine possession de ses yeux, elle scruta la sirène avec un regard confus. Que devait-elle faire? Elle l’entendit alors.

- Leiko… Approche.

Mais comment elle savait son nom, elle? Elle ne comprenait pas, mais elle fit ce que la sirène lui demanda, malgré qu’elle aurait dû se méfier. Après tout, elle voulait s’échapper d’ici et… Et les sirènes étaient reconnus pour chanter aux oreilles des gens. Elle avait pourtant collé son front sur la vitre, distinguant maintenant les yeux de la sirène. Ses yeux étaient d’une couleur bien particulière, mélangeant à merveille le bleu et le vert pour donner une couleur dont elle ne connaissait le nom. Elle voyait que le vert prédominait dans ses yeux, sans pour autant lui donner un regard de chat ou un regard rempli de malice. Au contraire, elle semblait avoir un regard doux, bien qu’amer.

La sirène plongeait son regard dans celui de Leiko, sans la moindre gêne et elle ne comprit pourquoi, mais, à nouveau, sa vue était brouillée par cette épaisse matière blanchâtre. Cependant, elle ne savait trop si cela venait de son propre pouvoir ou de celui de la sirène… Elle semblait lui renvoyer les images du passé.
Son corps était en train de se rebeller contre elle. Elle n’avait toujours pas récupéré la vue, et pourtant, ses jambes n’étaient plus en mesure de la soutenir vu la violence des images qui habitait sa tête. Elle en tremblait et se sentait souillée, alors qu’elle n’était qu’une spectatrice. Elle aurait voulu crier d’arrêter, mais elle avait compris que cela c’était déjà produit. Elle n’avait que douze ans et déjà, Leiko perdit une grande partie de son innocence qui était déjà bien écorché comparativement à d’autres. Elle souffrait intérieurement, comprenant inconsciemment que cette communauté n’était pas celle qu’on lui avait toujours décrit. Et pourtant, elle taisait cette voix monstrueuse à l’intérieur d’elle, cette rage qu’elle croyait être le reflet des émotions de la chanteuse de méninges.

Un combat intérieur avait cependant stoppé l’image net. Elle ne pouvait plus regarder… Elle avait la gorge en feu, ne se rendant même pas compte qu’elle n’arrêtait pas de supplier la sirène. Elle ne se souvenait pas, plus d’avoir ouvert la bouche. Elle eut de la difficulté à se remettre sur ses jambes, mais son pancréas semblait lui avoir remis de l’huile dans les articulations, car elle se propulsa jusqu’à un sceau mis là, surement à cause d’une fissure dans le plafond. Elle sentait ses entrailles la brûler, alors que son repas précédent y passait. Les images lui restaient encore dans la tête, alors qu’elle avait la tête plongée dans l’ouverture du sceau.

Les parois de sa gorge la brûlaient, alors qu’elle sentait sa trachée encore nauséeuse. Son palais était pâteux. Elle tenta de changer l’acidité de sa gorge en crachant la bave qui emplissait sa bouche, avant de s’étouffer et de sentir son dos se relever sous la puissance de cette nausée. Plusieurs fois, elle dut se remettre le nez dans la noirceur du sceau, étant relativement heureuse d’avoir le nez bouché dans le moment. À un stade avancé de cette torsion de boyau, elle finit par en avoir les larmes aux yeux, alors qu’elle était prise de quinte de toux.

Elle savait que les gens de sa race se nourrissait de la peur et de la folie dans lequel ils mettaient leurs victimes, mais la confusion et la violence à laquelle elle avait assister lui avait retourner bien plus que l’estomac. Elle avait un sens moral qui venait de voler en éclat. On cachait la vérité aux enfants, et lorsqu’ils étaient prêts, on leur faisait avaler petit à petit les informations en prémâchant le tout. Cependant, la jeune Leiko qui était bien trop curieuse et téméraire venait de découvrir la vérité et pas de la bouche de son mentor ou des gens de sa famille. Elle venait d’apprendre la vérité de la bouche de l’ « ennemi ». Du moins, si elle pouvait réellement les appeler comme cela, maintenant qu’elle savait.

*
Pendant plusieurs jours, elle resta au lit, sa mère ne comprenant pas ce qui était arrivé, alors que Ruen tentait de clamer les crises d’angoisses de la petite. Elle ne comprenait plus. Elle ne voulait voir la vérité, mais son corps lui avait décidé de l’accepter. Même Nickelas vient lui rendre visite en lui demandant une seule question. La question.

- Est-ce que ça l’a rapport avec cela?

Il n’osait dire ce que c’était, se doutant bien que les parents de Leiko étaient près. Comme seule réponse, Leiko, les yeux fermés, acquiesça d’un signe de la tête. Encore sous le choc. Une partie de son cerveau essayait tant bien que mal de donner raison à la Communauté. Elle l’avait élevé après tout. Lui avait tout donné. Un endroit loin des malheurs des autres races, un endroit serein, calme et joyeux. Des repas sans même qu’elle n’ait à bouger le petit doigt, ses parents semblaient épanouis ici, comme tout le monde. Ils avaient tous un travail qui les satisfaisaient, alors qui était-elle pour vouloir tout faire s’écrouler? Peut-être que la sirène s’était joué d’elle.

Elle finit par y croire dur comme fer. Continuant à vivre normalement, retournant auprès de Marzanne. Apprenant tout sorte de chose qui ne lui semblait pas toujours utile, mais bon. Si Marzanne le disait, ça devait avoir son importance.
*

Elle avait essayé de retourner vers les laboratoires, mais aussitôt qu’elle s’y aventurait, elle finissait par tourner les talons et retourner auprès de Marzanne qui lui enseignait l’art de séduire. Sérieusement, même à treize ans, ça ne lui servait à rien se disait-elle. Et pourtant… Elles passaient des heures à parler de ce sujet, dont elle se fichait. Elle avait des amis garçons et elle ne voyait pas en quoi les séduire lui apporterait davantage de protection qu’elle avait. Cependant, avec le temps, elle finit par comprendre. On attendait quelque chose de cet apprentissage, mais quoi?

Elle aurait bien voulu en parler aux quelques amis qu’elle avaient, mais elle se doutait qu’ils ne comprendraient pas. Elle avait très peu d’amies filles et encore moins d’amies fille banshee, car on lui avait préciser que seules les filles banshee avait ce chapitre à étudier. Aussi bien dire que c’était louche et que Leiko avait de quoi s’inquiéter.

Elle n’osait tout simplement pas réfléchir au pourquoi. Cependant, elle revenait sans cesse dans ses rêves et dans ses pensées. Elle avait réussi à implanter de la compassion dans le cœur de cette Banshee cette fichue sirène! L’esprit de Leiko tentait vainement de taire son écho, de taire ses mensonges, car ce ne devait pas être vrai. Ce ne pouvait pas être vrai! Elle prit son courage à deux mains, accompagné de son fidèle compagnon Ruen. Elle le tenait dans ses mains au lieu de le laisser par terre faire l’éclaireur comme auparavant. Elle avait davantage besoin de lui dans ses mains pour la réconforter. Elle avait déjà vu ce qu’il y avait, alors elle n’avait plus peur de se faire prendre. Le mal était déjà fait. Elle voulait juste confirmer ce qu’elle avait vu.

Furtivement, elle se glissa à nouveau dans ce laboratoire, et vit des lumières allumées dans des pièces qu’elle n’avait pas vu la dernière fois au deuxième étage. Elle se faufila entre les conduits d’eau, encore assez petite pour cette manœuvre, alors qu’un garde était tout près d’elle, changeait surement de poste pour surveiller le corridor et la porte qui était encore mal fermé selon les râlements de l’homme. Cependant, il était déjà trop tard pour se soucier de yeux curieux, car les yeux pers de la petite étaient déjà en action. Déjà dissimilés derrière les jambes et les tuyaux d’eaux le long du mur, près de la porte de sortie.

Elle sentait son cœur battre dans sa poitrine, alors que Ruen cherchait un moyen de s’agripper aux vêtements de Leiko, car ils sentaient dans le creux de leurs estomacs qu’ils devraient soit se tenir à carreau, soit courir plus rapidement que jamais. Cependant, aussi bien dire que la première option, c’était un espoir de réussite, et que la deuxième option se rapprocherait davantage de la réalité.

Elle aurait peut-être dû se contenter de partir avant que tout se confirme, mais n’avait-elle pas décidé de ne croire que ce qu’elle verrait de ses propres yeux? Oui. Elle la vit, encore féroce, encore acharnée à ne pas leur donner ce qu’il voulait. On la repêchait dans son bassin comme un vulgaire poisson, et une fois sur les rambardes, on la jetait au sol, nu, sans moyen de défense. On lui prenait sa chevelure en poignée et sadiquement pour la mener vers les salles de reproduction, car c’est comme ça qu’ils l’appelaient. C’est ce mot qui faisait rager encore plus cette sirène qui semblait pourtant à bout de force.

Et comme si la sirène avait détecté la jeune fille, elle regarda dans sa direction, alors qu’on tentait de l’amener de force. Elle lui disait intérieurement de sortir. Au plus vite! Leiko l’écouta. Elle avait eu raison la première fois, et elle ne voulait pas de nouveau la contredire. Elle se dégagea donc rapidement et non sans bruit de là où elle s’était bien glissée. Et alors que les gardes avaient détectés la présence de la gamine, la sirène décida de lui crier de courir. Ses sentiments qui étaient autrefois mitigés envers cette sirène ne l’étaient plus. Plus aucune once de colère pourrait réellement encore l’habiter, alors qu’elle venait juste de l’aider à s’échapper. Après tout, que lui arriverait il s’ils mettaient la main sur elle, adolescente de treize ans? Elle en savait trop rien, mais elle ne souhaitait pas l’apprendre d’aussitôt!

Et elle eut de la chance. Beaucoup de chance, car alors qu’elle ouvrait la porte, le couloir était libre. Les gardes devaient être en pleine ronde, alors que la porte se refermait sur les doigts du garde qui se trouvaient près de celle-ci et qui avait presqu’attraper la chevelure de Leiko. Elle courait sans regarder derrière, Ruen qui avait trouver refuge dans le haut de son chandail, priant pour que la ceinture à la taille de Leiko tienne le coup.

Elle tourna un coin, et réussit à se rendre jusqu’au classe avec quelques personnes à sa suite. Assez loin, pour qu’elle puisse se camoufler parmi d’autre chevelures blondes. Elle crut bon de dire à Taniah qu’elle s’était ennuyée, que la vie de Grands, ce n’était pas toujours facile avec un rire jaune, après qu’on ait vu passer quelques hommes de la sécurité devant la vitre. Ils curèrent surement à un entraînement, car on ne lui posa pas plus de question.

Tandis que les Gardes tentèrent de taire le sujet, après tout, il n’y avait pas eu de révolte, ni de commérages, quelques nouvelles règles furent mises de l’avant pour les enfants. Mais bon, Leiko était rendue habile pour qu’on croit à sa présence, alors qu’elle se volatilisait. Et ces règles plus ou moins stricts laissaient à désirer selon son avis. Il ne fallait tout de même pas oublier qu’elle était la fille d’un homme qui lui avait peut-être appris trop rapidement comment contourner les règles. Et puis, maintenant qu’elle était semi-libre avec son propre mentor, elle savait corrompre Marzanne qui comprenait que la petite était trop hyperactive pour la garder auprès d’elle à longueur de journée, malgré les règles. Elle lui laissait donc une heure de dîner et de nombreuses pauses où Leiko allait saluer quelques amis et ses parents, laissant donc croire que la petite n’occupait pas son temps à aller revoir la sirène.
*

Miyaki qu’elle s’appelait. Leiko, qui n’était pas réellement reconnue pour être gentille avec les autres, avait rapidement réussi à se lier d’amitié, si on pouvait dire cela, avec la sirène de quelques années son aînée. Elle se sentait mal et ne parlait guère souvent la première, mais Leiko était toujours au rendez-vous avec des sardines. C’était pour elle, une façon de lui prouver sa bonne volonté. Elle souhaitait réussir à faire quelque chose pour elle, car plus les jours et les semaines défilaient, et plus elle voyait la résignation de celle-ci. Une idée lui vient à l’esprit, mais elle n’en parla pas immédiatement. Elle voulait attendre d’être sure.

Ruen semblait relativement d’accord, alors qu’il s’amusait comme toujours à marcher sur le bord du bassin de la sirène. La paroi était bien trop mince pour que Leiko ne fasse de même, même si ça la démangeait. Elle souriait toujours en voyant son familier agir de la sorte. Il ne manquait jamais de faire cela, faisant toujours sourire les deux femmes, alors que le silence régnait et qu’on entendait les pattes du petit Ruen clapoter sur le pourtour de verre.

Quelques mois passèrent, avant que Leiko ne décide d’en parler à Miyaki qui avait rapidement vu son regard résigner de nouveau briller pour sa liberté. Elle aurait pu ne pas croire la jeune fille, mais elles savaient toutes les deux que ce n’était pas un rêve ou une mission impossible d’enfant. Miyaki voyait dans le regard de Leiko qu’elle avait longuement réfléchit et tester quelques idées de son plan. Maintenant, il fallait tout simplement mettre le tout en application, et devoir ajouter les facteurs indépendants à l’addition. Savoir improviser, ou du moins, le moins possible, mais toujours réussir à avoir un plan B et même un plan C.

Tout semblait si bien aller, même qu’ils préparaient une autre aile, ainsi, les laboratoires de l’aile fantôme était plus désert que jamais. Même les portes de sorties semblaient ne plus être le principal souci des gardes. Il n’y avait pas eu d’autres infractions dans le laboratoire depuis des mois s’étaient-ils surement dit, alors qu’elle prenait maintenant le soin de bien refermer la porte derrière elle lorsqu’elle faisait ses visites à domicile pendant qu’ils dînaient plus loin.  

*

Elle semblait tellement captivée par sa mission sauvetage, qu’elle en oublia sa couverture. Qu’elle oublia de prendre des nouvelles des autres enfants, devenues à leur tour adolescent. Le dong du quatorze ans avait sonné trop rapidement. Voilà que Lukhas, Nickelas, Rage, Iras et quelques autres des enfants de son âge entraient dans la sécurité de la Communauté. C’est totalement par hasard qu’elle tomba sur Nickelas, dans les couloirs plus ou moins communs et restreints d’accès.

Elle s’en voulait un peu d’avoir laissé son ami de côté, mais elle prit de ses nouvelles, alors qu’il l’accompagnait dans sa marche de santé, même s’il aurait dû la chasser de ces couloirs. Pour la rassurer, il lui dit :

- Je suis encore débutant, ils me laissent encore faire des erreurs.

Elle lui sourit, alors qu’ils se parlèrent comme ils avaient coutume de le faire. Il lui parla alors des autres recrues, et elle ne fut pas étonnée d’apprendre que ces quelques brutes, dont Lukhas, étaient maintenant parmi les gens qui s’occupaient de la sécurité. Il lui apprit même que quelques-uns avaient été mutés vers les laboratoires. Il coupa sa phrase là. Seulement, le déterminant suffit à Leiko, et elle fit rapidement le lien. Elle était horrifiée, et Nickelas le vit. Elle ne s’en cachait pas. Il lui mit la main sur sa joue, la regardant droit dans les yeux.

- Qu’est-ce qu’il y a là-bas Lei’?  
- N’en parlons pas, veux-tu?

Elle avait ce regard suppliant que Marzanne lui avait appris à se servir pour manipuler la gente masculine. Il fallait croire que ça marchait vraiment bien, car Nick enleva sa main de sur sa joue et se recula d’un pas, un peu déçu de voir que son amie décidait de garder le silence. Une nouvelle fois. Elle crut tout de même bon, de mettre sa main sur l’avant-bras de son ami, pour lui faire comprendre qu’elle ne voulait pas le faire, même si elle en avait terriblement envie.

Elle sentit alors au niveau de son échine son pouvoir qui voulait l’envahir, mais elle décida de fermer les yeux et de retenir l’impulsivité de celui-ci. Elle n’avait pas besoin de savoir les intentions de Nick, elle ne trouvait pas le moment importun, et elle voulait de ses nouvelles, savoir ce qu’elle avait manquée. Elle semblait mise à part, ne pouvant réellement rejoindre les troupes qui n’acceptaient rarement les femmes. Aussi injuste que cela pouvait le paraître.

Elle aurait bien pu s’attendre à avoir une mauvaise vision, mais elle la fit taire et elle ne sut pas trop, si elle aurait dû ou non savoir. Car, sans même s’en rendre compte, elle se retrouvait dans ses bras, les lèvres de Nickelas sur les siennes. Elle était si surprise, alors qu’intérieurement, elle se sentit soudainement apaisé. Comme s’il lui enlevait tout son mal-être, cette compassion, cette rage intérieure.







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Mar 21 Mar - 2:56
Racontez-nous votre histoire

Elle ne sut pourquoi. C’était surement innée, mais tout son corps se mit à la disposition de ce contact. Elle fermait les yeux, alors que ça grondait à l’intérieur d’elle. Ça la pressait. Elle attrapa la nuque de Nick, faisant pencher la tête de son ami plus vers l’avant, alors qu’elle remontait son menton et qu’elle pressait machinalement ses lèvres plus ardemment sur celles de Nickelas. Comme avide, ensorcelée.

Il mit fin à ce soudain élan d’impulsion et d’affection. Totalement surpris de la réponse de Leiko. Elle semblait un peu chancelante sur ses jambes, mais il la tenait toujours dans ses bras. Ils savaient tout deux que l’incube aspirait l’énergie vitale des gens de cette façon, mais il y avait plus. Il voulait plus de Leiko. Et sans trop comprendre, Leiko avait rapidement eut envie de reprendre là où ils en étaient, mais il lui mit un doigt sur les lèvres.

- Il faudrait pas briser le moment, je crois.

Il lui fit ce sourire carnassier et si dévastateur à la fois. Elle regarda le peu d’espace qu’il y avait entre eux et elle fut rapidement embarrassée, lorsqu’elle vit Ruen entre les pieds de Nick qui ria en voyant la petite bête se coller sur sa botte, intrigué par ce que Leiko observait. Et comme pour contredire son ami, Leiko finit par replonger son regard dans celui de Nickelas avec un sérieux déconcertant.
- Tu veux t’expliquer maintenant? C’était pour te nourrir, c’est ça?

Elle n’était aucunement fâchée et n’avait pas pris un ton de jalousie, comme plusieurs autres jeunes femmes avaient surement rabattu les oreilles du pauvre incube. Non, elle ne comprenait pas pourquoi il avait voulu l’embrasser maintenant. Elle lui manquait, elle s’en doutait, mais l’histoire d’amourette dissimulé, elle n’en avait pas envie, et n’avait pas envie d’en entendre parler. C’était trop cliché. Et elle tentait tant bien que mal de se résoudre à ne pas s’embarquer trop facilement dans ce manège de hauts et de bas avec Nickelas. Elle ne voulait pas que leur amitié en paye les frais.

Il crut simplement que c’était plus facile de jouer au séducteur, car il approcha à nouveau son visage.

- Si tu veux.

Allez, voilà, il avait aussi étudié le chapitre sur la séduction lui aussi ou c’était dans ses gênes? Elle lui dit alors, qu’elle ne voulait peut-être rien, ne voulant pas que son ami croit que cela allait devenir régulier, même si… Même si ça la détendait plus qu’elle ne l’avait cru et qu’elle avait un air amusé dans la voix. Elle finit simplement par le remercier, en n’hésitant à se sortir de ses bras. Il finit tout de même par enlever de lui-même son bras qui tenait la taille de Leiko à quelques centimètres de son corps.  

- Je ne te croyais pas aussi fougueuse Leiko.

Finit-il par lui répondre. Elle aurait pu rougir, mais elle ne se sentait aucunement embarrassée. C’était normal, à leur âge, c’était les hormones et non les neurones qui gagnaient. Elle le connaissait depuis assez longtemps et elle ne trouvait pas son ami hideux, il était donc tout naturel pour elle de ne pas avoir résister et d’avoir succomber à ce premier baiser volé. Elle était une fille de raison et ces explications rendaient tout cela très banal à ses yeux.

- Je te renvoie le compliment, dit-elle. Je dois m’éclipser. J’avais pas mal d’autres choses à faire, tu sais.

Elle ne comprit pourtant pas pourquoi, mais alors qu’elle lui tourna le dos et qu’elle faisait le chemin du retour seule, elle avait un sourire sur le visage. De la joie, c’était surement ce que ça procurait à tous et chacun lorsqu’ils recevaient leur premier baiser. Elle croisa une fois de temps en temps d’autres gardes qui lui demandait si elle s’était perdue. Ce à quoi elle répondait des oui, oui, je me suis perdue sans réellement leur porter plus d’attention et d’aller vers la maison des Sasaki sans même à devoir à penser au chemin avant d’emprunter mille et un couloirs.

*

Plus la date butoir avançait, plus elle doutait. Plus elle doutait, plus elle voulait repousser la date. Mais elle ne le pouvait pas. Miyaki en serait profondément blessée. Elle ne pouvait lui faire cela. Pour mieux se détendre, elle avait finalement trouvé d’autre chose à faire. Quelqu’un à aller voir. Pas pour nécessairement lui parler. Cependant, quelques personnes avaient eu vent de ses visites redevenus plus fréquentes entre elle et Nickelas. Et coup de bol, ce ne pouvait qu’être ses charlatans qu’elle détestait. Le trio de banshee masculin qui avait eu tant de plaisir à donner de l’urticaire à Leiko durant ses années de garderie. Du moins, façon de parler.

Lukhas, Rage et Iras l’attendait alors qu’elle allait cogner à la porte du local où Nickelas prenait habituellement sa pause. Dès qu’elle les vit, elle voulut faire demi-tour, mais le chef du groupe la prit par le bras avec une poigne de fer. Elle n’eut cependant pas l’envie de lui faire plaisir en geignant. Il aurait tôt fait d’être encore plus enthousiaste. Et il aurait surement crut bien d’être plus ferme avec la blonde. Leiko voulait tout de même lui prouver qu’elle ne se laisserait pas faire en tirant son bras vers elle sans pour autant engager la conversation avec ce con. Mais bon, peu importe sa réaction, il restait toujours aussi satisfait d’avoir quelqu’un qui le confrontait.    

- Tu allais où comme ça, belle blonde?

Elle le regardait avec un regard noir qui lui disait clairement de se mêler de ses affaires. Cependant, Lukhas n’était pas le genre à se mêler que de ses affaires. Il aimait mettre son nez partout, ce qui avait le don de l’énerver encore plus, même si elle-même était aussi comme cela. Il lui fit un sourire et serra encore plus son avant-bras, jusqu’à ce qu’elle daigne se rapprocher de lui. Il disait son nom, comme s’ils étaient amis, et il se rapprocha d’elle à une distance qu’elle jugeait plus que très familière. Il lui soufflait dans le visage, alors qu’elle essayait de tourner la tête. Il riait, après qu’il lui disait qu’elle devait le regarder dans les yeux si elle voulait regagner la liberté de son bras. Elle n’était pas très enthousiaste, mais elle fit ce qu’il dit, en ne cherchant pas à lui faire perdre pied en poussant avec son bras comme elle avait tenté de le faire plutôt. Elle le regarda en soupirant. Elle n’était pas aussi forte que lui.

- Qu’est-ce que tu veux Lukhas?
- Ce que tu peux m’offrir, dit-il.

Elle roula des yeux, se demandant bien ce qui leur arrivait à tous. Elle savait bien que la puberté avait eu son effet sur son physique et sur leur façon de penser, mais, il y avait tout de même des limites. Il continua alors en disant qu’elle était faite pour un autre Banshee, et non un incube. C’était donc ça! Elle ne put contenir son air de surprise devant l’affirmation du brun. Elle avait cru qu’ils étaient discrets, alors que vers la fin, elle ne faisait qu’aller venir ici. Chercher ce dont elle avait besoin. Un baiser pour endormir ses tracas, mais bon, rapidement tout avait commencé à dégénérer, aussi patients qu’ils étaient. Elle se ressaisit en lui disant qu’il n’avait qu’à mettre son dévolu sur une autre Banshee, qu’elle n’était pas intéressée, ni par lui, ni par un autre homme de la Communauté. Et ce n’était pas totalement faux. Certes, elle voyait Nickelas, mais c’était plutôt une relation donnant-donnant pour le moment. Elle croyait naïvement qu’ils étaient encore que des amis.  

Elle aurait pu croire qu’elle s’était enfin délivrée des griffes de la bête, au lieu de quoi, elle venait tout simplement de mettre du gaz sur le feu. Il ne savait pas que non, c’était non, car il plaqua sa main sur le tissu de sa robe. Il avait mis au début sa main libre sur sa taille, avant de la faire descendre vers sa cuisse en faisant monter délicatement le tissu sur son mollet en faisant monter sa main de la cuisse de Leiko à sa taille, disant qu’il adorait la soie. Elle avait beau prendre les compliments, mais là, il allait trop loin. Elle le gifla au visage avec sa main libre.      

- Désolée, mais je ne fais pas trop dans le voyeurisme, Lou. Maintenant, lâches moi!  

Elle cria le nom de Nickelas, en espérant que son intervention ferait fuir les autres. Elle vit les deux moutons qu’étaient Rage et Iras partir, alors qu’elle se trouvait toujours face à Lukhas. Elle vit la main de son ami se mettre sur l’épaule de Lukhas, sans pour autant qu’il ne semble vraiment s’en soucier. Et pourtant, malgré cette menace au-dessus de son épaule, Lukhas ne la lâcha pas avant de sourire une dernière fois, victorieux.

- Tu verras Leiko. Il y a bien des choses qui vont changer.

Elle ne comprenait pas cette réplique, mais elle ne croyait pas réellement non plus qu’il sache des choses qu’elle ne savait pas déjà, et pourtant… Un doute s’immisça. Elle finit par chasser ses idées noires, demandant à Lukhas de l’aider à transférer quelques boîtes de la résidence de ses parents dans sa nouvelle résidence, à côté de celle de Marzanne, avec porte communicante. Ce n’était pas la meilleure des intimités, mais c’était déjà ça, se disaient-ils. C’était déjà mieux que la salle de pause, il fallait se l’avouer.

*

C’était aujourd’hui. Elle devait prendre son courage à deux mains. Elle n’avait rien dit de ce qu’elle comptait faire à Nick, mais elle lui avait demandé de lui tenir compagnie. Toute la nuit, elle n’arrêtait pas de se retourner, alors qu’il tentait de la calmer comme il le pouvait. Il avait même fini par l’entourer de ses bras et elle avait arrêté de gigoter. Du moins, c’est ce qu’il lui dit lorsqu’elle se réveilla et qu’elle le poussa presque en bas de son lit, ne comprenant pas comment elle s’était retrouver ainsi au réveil.

Elle ne croyait pas devoir mettre les choses au clair, c’était simple pour elle. Elle le nourrissait et lui, il se contentait de rester son ami et de faire en sorte qu’elle ne ressente plus la panique et toutes ses hésitations, confusions et désillusions du monde adulte. Elle imaginait bien rester adolescente éternellement, mais ça ne marchait pas comme cela. Elle faisait simplement taire toute cela par l’intermédiaire des baisers de Nick, frôlant bien trop souvent l’évanouissement, mais c’était ce qu’elle voulait. Sentir la vie s’échapper, pouvoir presque l’apercevoir, la retenir entre ses doigts, car c’était surement la seule chose qu’elle réussissait à caresser des doigts sans trop se brûler.

Elle finit par lui voler un ultime baiser avant de partir. Pour le courage disait-elle. Par habitude, par amour selon lui. Mais il avait aussi tort que sa volonté à vouloir avoir raison. Elle le laissait là, sans dire au revoir, soufflant encore un peu lorsqu’elle se retrouva l’autre côté de la porte de sa nouvelle résidence. Elle n’était plus aussi enthousiaste que lorsqu’elle avait pensé à faire s’échapper Miyaki, mais elles y étaient. Elle allait délivrer la pauvre de ses malheurs. Elle se sentait presque mal d’être là, libre, ayant comme seul problème d’abuser des lèvres de son ami et un vautour qui croyait qu’elle serait sienne, car ils étaient de la même race.

Elle aurait bien pu chialer, mais bon, dans le couloir, ce n’était pas non plus l’endroit le plus caché de tous et elle avait pas mal autre chose à faire, soit aider cette sirène qui avait besoin d’elle. Elle ne voulait plus voir cette résignation dans le fond de ses yeux. Elle ne voulait plus s’imaginer quelles tortures on lui avait fait subir cette semaine. En fait, elle se demandait si ce serait plus simple de savoir ce qu’ils ne lui avaient pas fait, au lieu de ce qu’il lui avait fait.

Elle était si anxieuse qu’elle sentait son cœur battre, là, juste là entre ses clavicules. Elle tentait de ravaler son angoisse, mais elle le sentit encore plus se débattre, elle l’avait maintenant en travers de la gorge. Rien à y faire. Elle devait juste ne pas attirer l’attention. Marcher jusqu’à destination. Regarder. Fureter. Il y avait des gardes? Non. Ils étaient partis dans l’aile en construction? Surement. C’était le moment. Elle ne courait pas, se disant qu’elle pourrait toujours trouver un moyen de repli s’ils déboulaient, alors que si elle courait, elle les alerterait.

Elle avait pris un sac en bandoulière avec le nécessaire, serviette de bain, linge supplémentaire, bref tout pour aider la sirène à s’échapper d’ici. Quelques barres de nutritions qu’elle avait piqué dans les chambres des gens qui se nourrissaient autrement qu’elle et dans les quelques réserves pour nourrir les sirènes captives. Elle avait rapidement appris à espionner les gardes pour obtenir les codes. Après tout, c’était pratique d’avoir des ''amis'' dans la sécurité.
*

Elles couraient. Elles avaient réussi. Leiko entendait le système d’alarme, mais elle ne s’inquiétait pas encore trop de son sort. Ni du sien, ni de celui de Miyaki. Elles avaient pris de l’avance. Même qu’elle n’avait pas encore trop compris ce qui les avaient trahies. Ils étaient venus plus tôt pour voir le bassin? Elle n’en savait rien. Elle savait juste que le prochain lac était a à peine un ou deux kilomètres. Elle lui souhaita donc bon courage pour la suite. Elle aurait voulu la serrer dans ses bras, ou du moins, lui faire comprendre qu’elle était heureuse, mais elle ne voulait pas non plus se faire attraper.

Elle aurait peut-être pu s’enfuir ainsi elle aussi, mais… Elle devait rentrer. Elle n’avait pas vraiment d’autre choix, non? Elle n’avait rien pour survivre, elle n’avait aucun objectif. Elle devait revenir. Elle n’approuvait pas ce que la communauté faisait, mais elle voulait impérativement trouver le pourquoi, mais, et surtout, le comment elle en était arrivée là? Elle aurait pu aussi vouloir rester parce qu’elle avait passé sa vie à cet endroit, mais elle ne tenait pas à grand-chose réellement. Ses parents n’avaient guère été présents, et elle en était semi-reconnaissante, tandis que ces camarades d’écoles ne lui manqueraient pas tous. Peut-être seulement Nickelas, mais sinon, elle saurait faire un trait sur tout ce ‘’beau’’ monde. Sans trop de mal d’ailleurs.
*

Elle avait longé les arbres et elle avait marché longuement pour ne pas se faire repérer, avant de rentrer dans la soirée, fatiguée. À peine rentrée, qu’elle s’effondrait sur son lit, avec un invité, qu’elle n’eut guère le courage de mettre à la porte. Il l’avait pourtant respecté. Du moins, à moitié. Il s’était enlever de son lit et avait décider de s’étendre au sol à côté du lit. Elle aurait bien pu lui dire que c’était idiot, que tant qu’à cela, il pouvait bien dormir avec elle, mais elle ne le fit pas. Elle était épuisée et loin de vouloir commencer à discuter de tout cela.

Elle n’avait pas l’énergie pour qu’elle lui donne ce qu’il était surement venu chercher. Et ce qu’il essayait impérativement d’avoir, alors qu’ils s’arrêtaient toujours avant d’aller trop loin. Elle semblait toujours très réceptive, mais aussitôt qu’il faisait un geste trop brusque ou qui déplaisait à Leiko, elle se rétractait. Elle le voyait bien qu’il ne voulait pas le prendre personnellement, mais elle voyait aussi ce moment de colère dans ses yeux lorsqu’elle réussissait à glisser sa main entre leurs deux corps. Elle en avait envie, elle combattait cette chose qui voulait prendre possession de lui. Elle la faisait taire, en se rappelant, qu’elle ne devait pas. Elle ne le pouvait pas, du moins, tant qu’elle avait une raison de détester la Communauté. Pas qu’elle leur pardonnait déjà tout. Loin de là. Il fallait juste qu’elle reconsidère sa place ici.

Elle pouvait les faire changer. Après tout, ne venait-elle pas de changer la vie de cette prisonnière? Elle lui avait redonné sa liberté et ce, sans rencontrer trop de problème. Miyaki lui avait promise de finir sa vie en toute tranquillité, et elle la crue. Elle voulait le croire.
*

Elle trouvait toujours plus de raison pour ne pas qu’il la touche, alors qu’ils partageaient le même lit. Clandestinement. Il aimait le secret. Elle ne croyait pas cette liaison si réelle. Elle aimait tout simplement les moments où ils ne se mettaient pas la pression mutuellement. Lorsque c’était spontané. Elle lui en glissa un mot. Il finit donc par ne plus venir à tous les jours, lui laissant le loisir d’être indépendante. Et puis, ça lui permettait de voir davantage les autres, et de ne pas toujours devoir se lever au milieu de la nuit pour passer quelques heures de sommeil avec elle et repartir aux aurores.

Elle ne savait pas trop ce qu’il attendait d’elle, et elle commença d’ailleurs à en avoir peur après que Marzanne et elle aient parler de tout cela et bien entendu, de son futur. Car la nouvelle aile… Elle y aurait une importance capitale. Leiko n’était pas au courant de quel rôle elle allait y jouer, mais ça l’encourageait à croire en l’espoir d’une meilleure communauté. Marzanne lui donnait toujours de bon conseil et comme toujours, elle l’encourageait à faire ce que Leiko tentait impérativement de faire depuis longtemps. Ne pas consommer ce qu’elle ne pourrait pas gérer. C’était avec cette pensée qu’elle avait si souvent réussi à poser son bras entre eux. Malgré le désir qui l’emplissait et la volonté de Nick.

Elle avait si souvent eut l’envie de craquer, mais ce n’était pas arrivé. Et ce n’était pas sur le point d’arriver. Elle allait avoir une carrière. Elle allait être l’une des premières à qui on confierait une aile. Du moins, c’était ainsi qu’elle l’avait interprété. Cependant, les semaines passèrent et une fois l’aile en fonction, elle rentra, et elle vit ce qu’elle n’aurait jamais voulu revoir. Des bassins, pleins de bassins. Pleine de cet eau. La pièce qu’elle avait cru éclairée, était devenue sombre à se yeux. Elle était neuve, mais elle sentait déjà le renfermé, la pourriture et les futurs remords qu’elle ressentiraient. Elle regardait Marzanne sans trop comprendre.

Les sourcils froncés, elle vit Marzanne pointer quelqu’un du menton. Elle se retourna, perplexe. Le trio de choc. Luckhas, Rage et Iras. Elle ne comprenait rien et peut-être que c’était mieux ainsi, car lorsqu’elle comprendrait, elle serait surement horrifiée. Achevée.
*

Quelques bassins se remplirent, et elle était celle en charge de la santé des tritons dans ses bassins. Elle ne comprenait pas ce qui avait fait en sorte qu’elle soit celle qui s’occupe d’eux comme une infirmière, mais elle avait au début apprécier. Du moins, lorsque Lukhas n’était pas là pour lui donner des ordres. Elle avait toujours une certaine complicité avec ses êtres qui croyait être en de bonnes mains lorsque Leiko était des leurs. Bien entendu, ils ne se confiaient en rien à elle, mais ils finissaient par se sentir apaisés. Elle était ce moment de répit. Elle était celle avec qui ils partageaient une relation amicale, malgré tout.

Jusqu’au jour, où Lukhas décida de la superviser. Sans ses acolytes. Elle savait bien qu’il aimait lui tourner le couteau dans la plaie et qu’il aimait particulièrement lui rappeler qu’il avait des vues sur elle, mais elle trouvait tout cela bizarre. Elle fit pourtant comme si rien n’était. Elle décida même de taire son pouvoir, car elle ne voulait savoir. Elle allait finir son dernier examen et partir d’ici comme elle était venue. Il allait rester assis sur cette chaise et la laisserait partir en lui disant de ne pas oublier de signer sa feuille de temps.

Mais, il était écrit dans le ciel ce moment. Même son pouvoir n’aurait été d’utilité à personne, sauf à elle. Elle voulait voir que le bon des gens. Et même si elle détestait amèrement Lukhas, et qu’elle sentait toujours ses tripes se resserrer en sa présence, elle avait décidé de le laisser vivre sa vie et lorsqu’elle lui faisait du rentre-dedans, soit elle le laissait se bercer dans ses illusions et partait ou elle le regardait en lui montrant ce qui le faisait tant s’en mordre les doigts, sa colère, mais surtout son indifférence à sa présence. Elle n’en avait pas aussi peur que les autres qui croyait que chef de troupe allait avec empire, peur et obéissance. Il était celui en liste et avait une bonne famille de guerrier pour le défendre, mais
Leiko, revoyait le pauvre Lukhas, qu’elle avait laissé cette journée-là, pleurant sous une chaise.

Elle eut même ce petit sourire moqueur sur les lèvres lorsqu’il fit ce qu’elle crut être une blague. Il lui demandait d’être son bras droit, qu’elle pourrait s’élever si elle acceptait bien qu’il forme un couple. Qu’ils étaient faits pour mener la nouvelle génération vers un nouveau monde. Du moins, ça c’est les mots poétiques que je vous mets ici, car bien que Lukhas était charismatique, il n`’était pas l’homme des discours. Ils étaient de la même race et de deux familles de renoms ici. C’était ses raisons.

Et l’amour, là-dedans dites-vous? Lukhas aurait assez de sang chaud pour la belle Leiko, mais elle, elle se croyait meilleure que lui. Elle se croyait différente de lui, et elle n’avait pas envie d’être avec un des siens, si c’était pour devoir devenir tortionnaire. Elle aurait peut-être pu être avec lui, si elle n’avait pas autant de rancœur envers le jeune qui l’avait exclue. Elle avait aussitôt ravalé son sourire, lorsqu’il se fâcha. La prenant par la mâchoire, il lui colla le visage sur la vitre brutalement. Une question. Pourquoi. Un pourquoi hurlé. Un pourquoi qui semblait bien plus que cacher une envie d’adolescent pubère. Il était humilié. Pourquoi, elle, elle ne voulait pas de lui?

Il répéta sans lui laisser le temps, alors qu’il la plaquait sur la vitre, lui tenant les mains. Son pouvoir sembla tout de même faire son apparition. Cependant, ça ne semblait pas comme d’habitude. Au lieu de voir quelques instants plus tard, elle voyait plus loin. Elle voyait leur deux familles unis, les Sasaki et les Callaway ensemble. Sa mère lui disant qu’elle avait fait le bon choix. Qu’elle se rappelait encore des deux jeunes Leiko et Lukhas qui se renvoyaient la balle à intimider encore plus l’autre. C’était l’amour qui faisait cela.

Et puis, ça continua. Elle vit ce moment, elle l’avait arrêté. Lui avait dit qu’elle lui en voulait, qu’elle avait dû vieillir à cause de lui. Elle voyait tant de flashs, alors que cette fois, le temps continuait, et qu’elle laissait faire son bourreau. Elle sentait ses mains courir, là où il n’avait jamais eu le temps d’aller, là où elle lui avait interdit. Où elle avait même fini par interdire à Nick. Elle ne lui faisait aucune résistance, comme si elle n’était plus réellement dans son corps. Ce n’était pas comme avec Nick, elle ne sentait pas le besoin de participer. Elle le laissait explorer, sachant, qu’elle aurait surement finie par devenir un membre de la Communauté, un membre qu’elle détestait. Une autre damnée de ce projet de race suprême si elle lui avait refusé ce qu’il prenait pour l’instant avec plaisir, acharnement et sans remords. Elle le voyait, elle voyait qu’ils auraient pu former un duo qui lui inspirait le bonheur, mais à quel prix, ces impressions, ce mariage, ces enfants? Sa conscience morale?

Lorsqu’elle sentit ses jambes vouloir la laisser tomber au sol, Lukhas prit le soin de prendre ses flemmardes pour qu’elle entoure ce qui lui servait d’outil de torture. Elle sentait les larmes couler sur son visage, alors qu’il savourait cette peur qu’il avait créé chez elle. Elle ne savait trop si elle était simplement humiliée par le fait qu’il lui prenait ce qu’elle tentait d’arracher à Nick ou par le fait qu’il avait finalement un moyen de se nourrir d’elle, une autre Banshee. Elle avait beau avoir maintenant les mains libres, elles sentaient les griffes de son bourreau sur ses cuisses et elle avait juste envie qu’il finisse. Au plus vite. Elle retenait ses sanglots, ayant peur que tout la trahisse. Elle tremblait pourtant, et sa gorge aussi. Un dernier coup de rein, et voilà, l’abattoir. La lame s’abattait sur son innocence, sur son avenir, sur sa combativité.

Elle avait senti le souffle de Lukhas sur sa gorge, elle avait entendu ces grognements, et même. Elle l’avait entendu murmurer son nom. Elle ne l’avait pas repoussé, croyant qu’ainsi, il ne pourrait avoir un futur possible entre eux. Il venait de défaire la seule chance pour qu’elle devienne un jour Madame Callaway. Elle avait simplement serré les poings, son corps s’était crispée, mais rien n’y avait fait. Elle avait eu mal, il avait simplement poussé plus fort.

Une fois fini, il retira son visage de sur l’épaule de Leiko. Elle sentit l’air glacé lui mordre l’épaule, alors que la sueur de Lukhas l’avait souillée. Il déposa ses jambes au sol, en cherchant son regard. Il avait relevé son pantalon, rattaché sa ceinture, et c’était avancé vers Leiko qui ne bronchait plus. Les mains derrière le dos, plaqué contre la vitre, tel l’être chétif qu’on avait toujours cru décelé en son physique, mais jamais en son caractère auparavant.  

- J’aime pas le gaspillage, lui susurra-t-il à l’oreille. Si tu veux que tout marche, tu devras être plus persuasive. Après tout, jouer les infirmières, c’est pas ton rôle premier ici.

Cette première phrase puait l’arrogance. Elle n’eut pas le courage de le regarder avec un regard noir. Car même s’il y avait surement bien d’autres choses derrière cette réplique, elle savait qu’il faisait aussi allusion à Nick, car il avait fini par en parler. Comme il l’avait toujours fait. Il n’était pas capable de garder un secret, alors, elle se doutait bien qu’il avait surement parler à d’autres gars de l’équipe et que ça l’avait fini dans des oreilles moins bien intentionnées : celles de Lukhas. Elle ne comprit pas sur le coup, ce dont il parlait par la suite. Et pourtant, c’était si évident! Elle avait réussi à gagner la confiance de tous ces tritons et… Elle n’eut pas à réfléchir, car Lukhas se fit un plaisir de lui parler de ce fameux poste qu’elle avait obtenue.

- Tu croyais tout de même pas avoir ton aile à toi? C’est triste ma Leiko. Il passa doucement sa main sur les larmes qui avaient coulés sur ses joues. Tu sers de mère porteuse et puis, ce sera bien plus facile maintenant que tu sembles si vulnérable, si brisée. Allez, on voudrait pas croiser d’autre personne avec ce physique.

Il glissa ses mains sous sa jupe pour remonter son sous-vêtement, alors que sa jupe retombait sur ses mains. Il laissa un moment ses mains sur ses hanches, avant qu’elle se décide à mettre fin à cette discussion. C’était trop.

- Maintenant que t’as eu ce que tu voulais, attarde pas tes mains là. J’ai besoin d’aller me laver.

Sans grande conviction, elle mit sa main sur le poignet de Lukhas et poussa sur celui-ci. Il l’écouta, alors qu’elle n’espérait plus rien de lui. Il la laissa partir, avec un commentaire sur la douceur de sa jupe, alors qu’elle lui disait de signer sa feuille de temps pour elle. Il lui devait bien ça et elle en avait plus la force.
*

Elle eut de la difficulté à se rendre de la nouvelle aile à sa chambre sans être transite de froid, sans avoir l’impression d’être sale. Elle n’avait aucune émotion sur le visage, juste rien. En état de choc. Elle marchait, un pied en avant de l’autre, alors qu’elle aurait simplement voulu ne pas devoir marcher. Elle ne le sentait presque plus, mais elle avait encore les jambes tremblantes, faibles. Comme si ses muscles s’étaient déchirés. Elle arriva tout de même devant sa porte. Elle soupira alors qu’elle mettait la clé dans la serrure.

Elle se voulait forte, et n’avait pas envie que l’écho des couloirs laissent se propager des rumeurs. C’était une grande Communauté, certes, mais les liens étaient serrés et semblaient malheureusement toujours nuire à la jeunesse. Leurs moindres gestes épiés, rapportés, comme dans les petits villages de campagne.  
Elle ne voulait pas qu’on sache, et Lukhas avait surement décider de se vanter d’absolument rien, car elle ne vit personne se précipiter chez elle dans les jours suivants, ni la regarder bizarrement alors qu’au fond d’elle, elle sentait que tout était en train de changer. Qu’elle s’éteignait, alors qu’elle ne le devrait pas. Après de nombreuses journées où elle passa des heures à rester sous l’eau chaude de la douche, elle put réussir à retrouver un semblant de réconfort. Elle essayait toujours d’éviter de croiser Lukhas au travail et il devait surement avoir eu la même envie, sinon, elle l’aurait déjà croisé le lendemain du drame.

Elle finit tout de même par le croiser un instant. Elle ne baissa pas les yeux vers le sol. Elle ne semblait pas aussi terrifiée qu’il l’aurait voulu, mais on voyait qu’elle se méfiait et qu’elle était bien plus sur la défensive qu’elle ne l’était avant envers lui. Cependant, la soirée même, elle cognait à la porte de Nick et se ruait sur celui-ci. Elle devait oublier. Elle voulait se rappeler comment on se sentait lorsque les mains qui vous parcouraient étaient aimantes, mais surtout voulues et désirées. Le consentement.

Son ami avait à peine eut le temps de refermer la porte derrière lui, qu’elle avait attrapé sa mâchoire et qu’elle plaquait ses lèvres sur les siennes, avant de lâcher son visage pour prendre les mains de Nick et les placer sur sa peau. Il avait aussitôt compris qu’elle n’avait pas envie de parler, ni d’attendre. Ils avaient, de nombreuses fois, échangés des baisers, des touchers, quelques expérimentations en conservant leurs vêtements, mais là, elle n’avait pas eu l’envie de se cacher et l’avait d’elle-même retrouver. Il pensait réellement que cela voulait dire quelque chose, alors que pour Leiko… Elle ne savait plus trop si c’était par colère, par envie, par peur ou tout simplement par délivrance, mais elle n’avait plus rien à protéger et dans son empressement, on le sentait qu’elle lui donnait carte blanche.

Elle lui avait déjà retirer son chandail, alors qu’il s’amusait à ne pas retirer le sien, à faire glisser le bout de ses doigts sur le bas de son ventre. C’était un point sensible chez Leiko. Il le savait. Elle ne pouvait attendre. Elle prit les mains de son guérisseur et les posa sur ses côtes, tout en faisant monter la main de Nickelas pour que l’extrémité de ses doigts touche à cette courbe qu’il l’avait si souvent séduite. Il la regardait dans les yeux, alors qu’elle lui renvoyait un regard ardent.

Il ne réfléchit pas plus longtemps avant de faire avancer ses mains sans l’aide de sa partenaire qui laissait tout de même ses mains accrochées aux jointures de Nick, alors qu’elle avait déjà le cou déployé et la tête par en arrière. Si elle n’avait pas été patiente en franchissant la porte, après le consentement de la blonde, Nickelas, devient un vrai conquérant. Le chandail et la dentelle servant à cacher sa féminité de Leiko n’était plus d’actualité, et la taquinerie sur le visage de Nick n’était plus aussi présente, lorsqu’il s’assit sur le rebord de son lit et qu’il put mettre ses mains sur le dos de Leiko. Ils avaient encore quelques morceaux séparant l’union parfait de leurs peaux, mais déjà, leurs hanches commençaient à danser, à vouloir une proximité qu’ils n’avaient presque pas cru possible.

Elle croyait que ses mains étaient bien trop prenantes, mais ça c’était avant qu’il embrasse avec envie sa peau, ses rondeurs, ce petit auréole qui la rendait sauvage, démone. Elle s’entendait respirer avec un peu plus de difficulté, alors qu’elle gémissait déjà, malgré le fait qu’ils avaient à peine débuté leurs folies. Elle l’interrompit, et l’embrassa à nouveau sur les lèvres, en sachant tout de même qu’elle devrait faire attention pendant le reste de leurs ébats si elle ne voulait pas s’évanouir avant d’avoir conclue. Ils étaient si friands de ce moment, que les préliminaires semblèrent peu importants. D’ailleurs, c’est en un instant qu’ils retirèrent communément ce qui les empêchait de réellement jouir des bas plaisirs.

Elle ne le laissa pas guider, elle était la reine et elle revendiquait son trône. Elle lui laissait prendre appui, là où Nick pourrait bien s’agripper, alors qu’ils se trouvaient à une proximité qui lui donnait juste envie de l’embrasser. Les mains de Leiko changèrent quelques fois d’idées, gourmandes. S’accrochant aux épaules, au cou, à la mâchoire ou aux cheveux de son bellâtre. Elle lui respirait au visage, le regardant dans les yeux, voyant son envie de continuer à l’embrasser, alors que leur danse lui échauffait les reins et que sa fleur la brûlait. Elle se décolla un moindrement, laissant pourtant ses mains agripper ce qu’il voulait, alors qu’il avait une vue sur ce qu’il l’attirait depuis si longtemps, le tronc de la blonde. Il passait sa main, là où la sueur de Leiko coulait sans pour autant le dégoûter, même qu’au contraire, il souriait en espérant voir la poitrine de sa partenaire se soulever encore plus. Ils étaient bien avancés quand Leiko sentait ses hanches faire des mouvements saccadés mais qui malgré sa volonté à faire durer le plaisir, la faisait tressaillir encore plus. La faisait gémir encore plus.

Elle allait presque s’arrêter si bien démarrée, tellement la sensation la prenait dans son bas-ventre, mais Nick semblait plutôt vouloir accélérer les choses, sentant surement le besoin de mettre fin à cette faim animale. Il lui prit les hanches, alors qu’elle tentait de frissonner moins intensément, et qu’elle ralentissait, même si ses cuisses lui disaient de continuer de se resserrer sur son objectif. Elle le laissa la mettre là, cuisses ouvertes sur son lit, alors qu’elle laissait ses mains dans le creux du bas de dos de Nickelas. C’était quelque chose qui la bouleversait sans trop savoir pourquoi. Ce creux qui lui rappelait que les coups de bassins de son amant lui suffiraient à atteindre son premier orgasme.

Surprise, elle finit par empoigner les fesses rebondies de son ami, alors qu’il mettait ses derniers efforts dans ses poussées torturées. Elle sentait les fesses de son ami se resserrer, avant qu’il ne lui agrippe les cheveux au niveau de sa nuque, trempée. Il la contemplait, là, la tête en arrière, les yeux clos, la poitrine montant et descendant à un rythme alarmant, un rythme qui était presque comparable au dernier pic de leur ébat. Il allait l’embrasser, satisfait, mais elle finit simplement par lui donner un baiser dans le cou et il se retira, presque encore traversé par ce moment d’extase qui n’avait duré que quelques minutes.
*

Elle était d’une humeur bien plus pétillante après cet épisode, et malheureusement, Lukhas ne tolérait pas cela. Il avait l’impression qu’elle n’avait pas compris son avertissement, ni son rôle dans cette aile. Et même si habituellement, elle n’amenait pas Ruen avec elle lorsqu’elle travaillait, aujourd’hui, elle avait décidé de l’amener avec elle. Depuis le temps qu’il ne l’avait pas suivi. Disons que la vie sentimentale qu’elle menait n’était pas non plus quelque chose qu’elle voulait nécessairement faire voir à son ami et confident de tous les temps.

Et puis, même si au début elle se croyait dans une bonne voie et qu’elle se disait qu’ils, les tritons, étaient mieux traités, elle avait préféré ne pas entraîner Ruen dans cette histoire. Cependant, aujourd’hui, c’était différent et elle avait oublié qu’elle était simplement un utérus pour les recherches sur les mélanges entre Banshees et Tritons. Laissant le loisir à un autre Centre de faire les recherches en liant avec les Fées. C’était presque impossible de croire qu’elle aurait oublié cela, mais bon, elle passait bien plus de temps dans les draps de Nick qu’à réfléchir et se rappeler ce qui la rendait malade.  

Elle tentait tant bien que mal de faire comme avant, sans penser à ce que la Communauté attendait réellement des femmes Banshees. C’était n’importe quoi. Elle n’était certes pas une jeune fille qui était très conservatrice sur le sujet, mais elle voulait choisir avec qui et avec quelle race elle se reproduirait. Du moins… Elle n’avait pas réellement pensée avoir des enfants, mais elle avait bien le droit de choisir avec qui elle partagerait ou non sa couche. C’était ce qu’elle essaya de faire comprendre en n’approchant à peine les Tritons. Elle était comme à son habitude, souriante, mais elle évitait tout contact physique avec eux, elle prenait ses distances, même lorsqu’elle leur passait une batterie de test, ce qui mis la puce à l’oreille de Lukhas, qui alla la voir.

- Tu me touches une autre fois, et je…

Elle ne sut même pas quoi dire comme torture, mais elle lui faisait clairement comprendre qu’elle ne se laisserait pas faire cette fois. Elle le regardait avec un regard assassin, alors que Ruen qui était sur l’épaule de Leiko avait le poil redressé et montrait les dents. Ils étaient connectés mentalement, et avait aussitôt pris soin de Leiko lorsqu’elle était rentrée en état de choc. Il passait son temps à lui servir de collier lorsqu’elle passait la nuit chez elle, la porte barrée en permanence. Cependant, Lukhas avait décidé d’attaquer la blonde de seize ans psychologiquement. Il lui avoua quelque chose qui avait figé sur place la Banshee.

Elle ne pouvait y croire. C’était faux. Comment il savait?! Comment il avait su qu’elle était responsable de l’évasion de la sirène? Elle hyperventilait et ne le cachait pas. Elle ne voulait pas lui donner raison. Elle le regardait dans les yeux avec un regard qui lui demandait clairement s’il avait osé faire cela. Elle eut droit à un sourire carnassier comme réponse.

Elle sentit Ruen sauter de sur son épaule et alors qu’elle aurait pu le suivre, elle resta là, devant Lukhas qui aimait tant parler et rajouter des détails qui l’intéressait. Elle voulait tout savoir. Depuis quand? Qu’est-ce qui lui était arrivé à Miyaki? Il lui avait dit qu’elle avait était capturé très peu de temps après que Leiko se soit sauvé d’eux. Que lui et quelques autres l’avaient suivi et avait ramené la sirène au même laboratoire. Elle se serait presque effondré si elle n’avait pas décidé d’aller rejoindre Ruen qui était parti en course depuis de longues minutes vers ladite sirène.

*

Lorsqu’elle arriva au laboratoire, elle dut prendre une petite minute, toute essoufflée était-elle, ayant couru plus vite qu’elle ne l’aurait jamais cru dans les nombreux couloirs. Comme si sa vie en avait dépendu. Elle ouvrit la porte et le spectacle qui aurait dû s’offrir à elle n’était pas là. Elle s’imaginait à nouveau âgé d’une dizaine d’années, avec ses petites robes salopettes. Elle revoyait son petit Ruen marcher sur le contour du bassin, au lieu de quoi, elle vit ce qui la fit devenir folle.

Ruen n’était pas sur le pourtour du bassin. Il était dans le bassin. Il ne bougeait plus. Elle oui. Miyaki la regardait dans les yeux. Les yeux cernés, torturés. Elle se dirigea vers le bassin et elle crut ressentir le lien avec Ruen à retardement. Elle le vit se débattre, alors que Miyaki le maîtrisait et l’avait entraîné avec elle sous l’eau. Les images que Ruen lui envoyait était si faible, qu’elle le savait. Il était à la dernière seconde de sa vie.

Automatiquement, elle sentit ses yeux se refermer, lui brûler, lui démanger. Si elle avait pu simplement s’effondrer, cela aurait été moins pénible. Cependant, elle sentit une vague de colère l’habiter. Elle était si en colère, qu’elle ne savait même plus quoi faire. Elle ne savait pas s’il y avait des gens, mais elle s’en foutait, dans le moment, elle voyait que ses deux yeux hypocrites et malades la regarder. Elle lui arracherait volontiers pour lui remettre dans les orbites de celle-ci et défoncer son crâne d’harpie.

Elle aurait pu se calmer, mais elle ne comprenait pas ce qui se passait. Elle qui avait toujours été de nature douce, mais tout de même avec une bonne répartie, elle commençait à comprendre que dans sa cage thoracique, il y avait une force qu’elle ne voulait pas qui s’échappe totalement. Un rire gras qui l’habitait qui voulait que cette sirène, amie ou pas, qu’elle le paye de sa vie. Pas uniquement en lui cassant le cou. Elle méritait de pourrir et de mourir dans d’atroces souffrances et elle sentait le besoin de l’entendre agoniser. Agoniser comme Ruen avait dû le faire sans qu’elle ne le relâche et qu’elle ne comprenne son erreur à temps. Qu’elle le garde plonger sous l’eau, alors que ses petites pattes et ses petites griffes essayaient de repousser l’eau et le bras de la traîtresse.

Elle semblait absente, ne se rappelant même plus avoir grimper les escaliers pour arriver en haut du bassin. Elle avait pris le corps de Ruen qui flottait encore sur l’eau qu’elle trouvait maintenant algueuse et dévasté plutôt que limpide et captivante comme dans ses souvenirs. Elle le prit contre elle un moment, comme si elle pourrait le ramener, alors que tout était brisé, et qu’il ne bougeait plus, ses yeux s’amusant à lui jouer des tours. Elle imaginait encore son petit thorax se soulever, mais bon, comment imaginer un torse qui ne bouge plus? Elle voyait à tous les jours les gens respirer, seulement les choses n’ayant pas de vie ou n’ayant jamais eu de vie ne pouvait pas bouger! Elle n’osait croire qu’elle, elle était en vie, alors que Ruen… Alors qu’elle tenait ce petit être, son petit confident contre elle, dans ses mains, qu’elle trouvait trop immense pour un être aussi délicat et plus lourd qu’à l’accoutumé. Une lourdeur morbide.

Elle se foutait bien d’être trempé, alors que le poil de Ruen était froid et dégoulinait sur ses habits. Elle le déposa à côté d’elle, les jambes croisées, les larmes encore en travers de la gorge et en travers de ses joues déchirés sous la violence de cette perte. Elle l’attendait. Miyaki semblait aussi prête à sortir de son bassin. Si elle croyait lui faire faux bond, elle était aussi bien de rester dans son bocal lui criait-elle intérieurement, ne sachant trop si la sirène pouvait la comprendre ou non. Son regard était clair, alors qu’elle actionnait la machine qui servirait à mettre la semi-poisson hors de l’eau.

Pendant que cette chose faisait son travail, soit sortir la victime de sa cage, Leiko se relevait, laissant le corps de son familier là, ne pensant qu’à son rôle de tortionnaire. Elle reviendrait certainement le chercher après avoir régler ce qu’elle jugeait important. Elle aurait pu la jouer de façon loyale, mais elle en avait aucunement envie, alors elle prit un des bâtons qui traînait sur le côté des contrôles comme seule arme. Les bâtons étant là pour veiller au contrôle et à la sécurité. Elle allait simplement prendre cela et s’en servir comme devait le faire les hommes qui l’avaient gardé ici. Comme arme et comme seul instrument lui permettant de se défouler.

Miyaki savait et semblait totalement ravi de s’attaquer à elle, comme si elle avait une raison pour vouloir la traquer de la sorte. Une raison cachée de tuer le seul être qui gardait Leiko saine d’esprit dans cette place qu’elle commençait totalement à exécrer. Elle lui aurait bien balancé le bâton en plein visage, mais elle se retient. Elle la laissait passer en avant, la poussant dans le dos au moment où elle hésitait à prendre les escaliers. Leiko se doutait bien que Miyaki essayerait surement de se sauver, mais elle avait une détermination bien plus forte que des jambes tremblantes de sirène qui retournait à la terre ferme.  

Elle ne s’en sortirait pas aussi finalement après avoir tué l’être qui lui servait d’âme sœur. Si elle avait pu échangé Nickelas avec Ruen, elle aurait clairement donné Nick à la faucheuse pour ramener le seul qui pouvait dire la comprendre, mais bon, ce n’était pas le meilleur exemple non plus, car même si elle partageait la couche et une amitié depuis fort longtemps avec Nickelas, on ne pouvait réellement savoir si elle l’aimait entièrement, complétement et inlassablement. Elle ne le savait pas elle-même et encore aujourd’hui, elle se posa la question sur sa façon d’aimer les gens.

Elle donnerait, vêtement, toit, mère, père et amis pour retrouver son véritable amour. Ruen. Cependant, il était trop tard, seule la vengeance avait un goût enivrant en bouche dans le moment. Seule la violence trouvait écho dans ses pensées et dans sa poitrine. Elle se disait qu’ainsi, le positif reviendrait. Son subconscient était naïf, mais devait surement croire que ça ramènerait son familier. Elle disputait sa rage et la vie d’un autre être de ses mains, prouvant sa loyauté et son estime pour les dieux, alors elle le récupèrerait, pas vrai? Pas vrai?!

Seulement, jamais. À aucun moment de ses tortures, des supplications de la pauvre sirène le Dieu des morts voulait échanger son âme pour sa chose. Son caprice d’enfant, un souhait qui avait été réalisé, mais qu’on lui avait arraché trop vite et de façon ironique. On avait cru son cœur bon, et bien trop différent des autres de sa race, mais dès lors qu’elle trouva sa première victime, elle crut perdre la notion de la vie qu’elle voulait. Elle ne mangeait plus, ne sortait plus pour laisser cette gueuse sous les yeux d’un autre, elle était sa chose. Miyaki était devenu la réceptionniste de ces élans de violence, de souffrance, et d’hésitation. Si elle ne pouvait plus rêver d’une belle vie, elle tuerait petit feu par petit feu celle d’une sirène qui avait déjà bien connu la déchéance.

Ça alerta une partie de ses proches. Elle ne se pointait plus au rendez-vous avec son mentor, Marzanne, elle ne travaillait plus, elle n’allait plus rendre visite à ses parents et ne venait plus partager aussi souvent les jouissances de Nickelas qui commençait à s’en impatienter. Il finit même par prendre le taureau par les cornes en essayant de la retrouver. S’il l’avait souvent vu la tête ailleurs, ces derniers temps, elle ne semblait plus là lorsqu’elle sortait de nulle part, allant toujours dans les mêmes couloirs. Il l’avait suivie et elle n’avait même pas remarqué, sinon, la connaissant, elle aurait déjà bronché. Ce qu’il vit, ne sembla pas le perturber, ni l’enthousiasmer non plus.

Il voyait enfin une partie d’elle qu’il connaissait, mais qu’elle tentait impérativement de tuer, de cacher inconsciemment, mais de là à ne plus se nourrir? Il finit tout de même par faire à sa tête, et à se nourrir de la jeune Leiko qui même si elle avait toujours désespérément accroché ses lèvres à son ami, semblait perdre toute son énergie à la tâche. Elle finit même par le repousser lorsqu’il s’approcha avec un sourire malicieux, quémandant son baiser habituel. Elle lui cria même irrité, qu’elle avait besoin de toute son énergie, qu’il était juste un pompeur et qu’il se foutait bien d’elle. Seulement, Nickelas savait bien que le plus investi dans leur relation, c’était bien lui. Il aurait bien pu lui ramener cela au visage, sachant très bien qu’elle le réaliserait et se détesterait, car elle avait toujours été comme cela. Mal formée, et aussitôt consciente de son échec, elle se refermait et disait que les autres seraient heureux sans elle. Au lieu de quoi, il lui demanda à quand remontait son dernier repas. Une question qui resta sans réponse, car elle ne savait plus. Elle ne voulait plus le savoir. Elle avait un objectif : écrasé cette sirène sous sa botte comme une vulgaire coquerelle.

*

Si elle se détruisait à petit feu pour tuer cette personne, elle semblait tout de même réussir à avoir des moments moins chaotiques. Les seuls moments où la sirène suppliait de la laisser, qu’elle lui pardonnait, avant que la sirène ne retrouve sa franchise et ses vraies intentions et que Miyaki lui criait qu’elle serait idiote de lui donner la chance de pouvoir la tuer, comme elle avait réussi à tuer Ruen. Cette sirène était devenue un serpent aux aguets et Leiko aimait lorsque la combativité de la vipère revenait à la charge, et la nourrissait, ou du moins, lui remplissait le creux qu’elle ne s’occupait plus de combler et dont elle ne sentait plus la présence. Ce moment où le mental de la sorcière craquait comme une allumette qui demandait juste un peu d’essence pour tout incendier. Tout enflammer, tout faire exploser.

Elle était devenue plus cruelle, plus noire, plus froide et cruellement irritable au calvaire de Nick et au grand étonnement de Lukhas qui avait assister à une de ces nombreuses confrontations avec la sirène. De loin, voulant savourer le spectacle qui se présentait devant les yeux, une Leiko qui ne se contrôlait plus et qui commençait à se fissurer pour trouver son plein potentiel. Elle était à nouveau totalement épuisée, n’ayant par prise de dernière vie depuis un temps qu’elle ne comptait plus et qui semblait trop se rapprocher de la limite tolérable pour une Banshee de son âge. Elle croyait enfin prendre une pause, mais on interrompit son manège. Si elle avait cru avoir fermer et barrer la porte de la prison de verre de sa victime, sa mère entra dans la pièce, ainsi que Nick qui entreprirent de lui reprendre sa proie, légèrement plus amochée que l’état de laisser aller de Leiko. Elle était là, et allait pour traverser et gagner la pièce d’à côté, où elle avait mis la pauvre sirène, mais on avait minutieusement barré la porte, alors qu’elle s’était assoupie, étant donné qu’elle ne dormait plus, prenant tout son temps pour venir harceler celle qu’elle détestait maintenant à en mourir. À en vomir.

Elle réussit tout de même à sortir par l’autre porte, seulement, elle n’avait pas assez d’énergie pour arracher sa proie d’entre les mains de sa mère et de son amant du moment, Nick. Elle semblait totalement décontenancée, alors qu’elle le regardait d’un regard noir. Il devait savoir qu’elle en avait besoin, et même si elle lui en avait parler doucement dans le creux de son oreille une nuit où il lui caressant les cheveux, il lui retirait sa seule procuration de plaisir et de bien-être. Comment osait-il?! Lui qui avait encore son familier, il pouvait bien ne rien comprendre à sa douleur. Et sa mère…

Les expériences d’abord, avait-elle dit, à quoi elle lui aurait bien sauter à la gorge si Lukhas ne l’avait pas tenu par la taille, alors qu’elle se débattait comme une damnée et qu’elle griffait ses avant-bras pour pouvoir sauter sur ceux qui croyait l’aider. Ils firent au plus vite et amenèrent Miyaki ailleurs, où elle aurait droit à des soins, ce qu’elle n’avait surement jamais eu avant que Leiko ne devienne son bourreau, ce qu’elle criait avec rage, à ne plus pouvoir avoir de voix. Rappeler cette justice qui n’avait aucun sens dans cette foutue Communauté.  

*

Elle avait maintenant aucune raison de sortir de sa chambre, même pas pour aller au travail, pas pour Marzanne qui martelait sa porte, pas pour sa famille, et encore moins pour Nick qu’elle entendait à travers la porte. Il lui faisait parfois ses plus plates excuses auxquelles elle répondait en lui disant de partir. Seulement, quelques semaines passèrent, et elle dut admettre que la question qu’il lui posa la fit soudain se rendre compte de quelque chose. Quelque chose qui la tuait à petit feu.

« -Pourquoi tu n’as pas touché à un dernier souffle depuis …? »

Alors qu’elle avait les larmes aux yeux, elle était en colère. Contre lui, contre elle. Et lui, qui ne savait rien. Elle n’avait jamais cru être capable de cela. Elle avait déjà bien trop de difficulté à comprendre son geste, alors comment elle allait faire pour se regarder à nouveau? Comment elle allait pouvoir vivre sans son Ruen ? Ce n’était pas lui qui allait réellement pouvoir lui donner la réponse. Ni personne d’ailleurs. Elle n’avait plus qu’a… Qu’a quoi? Elle ne le savait pas.

Elle se mit contre la porte, et glissa jusqu’à terre, et il dut l’entendre, car il fit la même chose l’autre côté de la porte avant de lui parler de sa voix douce et empathique. Une voix qui trahissait son envie de savoir, qu’elle ne lui cache rien, qu’elle se confie, mais surtout, son envie de passer cette porte pour la voir. Elle aurait presque succombé à cette volonté, mais elle n’avait pas envie de se faire consoler par lui. Ou du moins, si, mais qu’à travers la porte. Des mots, elle ne voulait pas sentir ses bras l’entourant, même si elle en sentait le besoin viscéral.

Elle avait peur de la suite. Elle n’osait croire ce qui arrivait. Déjà qu’il y avait tout cela, elle devait maintenant lui annoncer quelque chose de plus terrible. Il allait être papa. Elle avait peur, mais elle savait pourtant la suite des choses. Elle avait hésité, mais maintenant elle ne pouvait plus lui cacher, sans quoi, elle serait déjà partie sans demander qu’on se souvienne d’elle. Elle lui disait, car elle savait bien qu’il la suivrait. Et dans son égoïste, elle se persuadait, qu’il méritait aussi une nouvelle vie, loin de la Communauté. Elle ne lui promettait pas l’amour qu’il s’attendait, même si au final… Il croyait surement que c’était déjà un sentiment qui les emplissaient mutuellement.

Elle ne le berçait dans l’illusion seulement lorsqu’elle partageait sa chair, ou qu’elle restait celle qu’il avait toujours connu, sa meilleure amie. Elle ne croyait pas que c’était suffisant pour appeler cela de l’amour. Elle avait besoin de lui, et elle le désirait, ce n’était pas faux, mais elle ne croyait pas non plus que ce serait différent avec n’importe quel autre homme. Cependant, si au début elle avait cru qu’elle devrait lui dire, aujourd’hui, elle se disait qu’elle avait bien fait de l’épargner. Elle ne pouvait partir seule et en clope.        

*

Comme elle se l’était imaginé. Nick refusa qu’elle parte seule de la Communauté. Il allait avec elle, même si ça le désolait. Leiko le savait, et elle aurait pu lui avouer tout ce qu’elle avait vu, et toute cette injuste que la Communauté amenait, mais elle ne croyait pas que le désillusionner l’aiderait à avoir un compagnon de voyage confiant et protecteur. Si au début, tout semblait aller comme sur des roulettes, il finit par devenir surprotecteur. Comme si le fait qu’elle portait sa progéniture lui donnait une raison de plus pour suspecter chaque personne qui croisait leur route. Il scrutait toujours pour qu’elle puisse se nourrir, et même s’il avait envie de l’embrasser, il s’y refusait souvent.

Ils échangeaient parfois de courts baisers, qu’il semblait interrompre à contre cœur, alors qu’elle n’était qu’au début de sa grossesse lui rappelait-elle. Il était entêté, comme il l’avait toujours été. Ça la faisait rire, mais elle trouva facilement le tour le soir même pour rendre Nick moins coupable. Elle n’aurait jamais cru voir Nick aussi possessif, mais quelque chose avait changé chez lui. Depuis la terrible annonce, il se transformait de plus en plus en père, alors qu’elle. Elle, elle l’aurait bien laissé pour mort ce bébé. Elle avait souvent la tête dans ses pensées et dans cette rancœur envers elle-même, cet écœurement face à son attitude, à son soudain dégoût pour son propre enfant. Elle pensait à cela, avant qu’il n’accélère la cadence, sentant perdre Leiko.

Elle se raccrocha à lui, mettant le corps de celui qu’elle avait épousé à la va-vite après s’être enfuit à la verticale. Comme pour justifier cet exil qui pour lui, n’avait aucune raison d’être, elle lui avait accordé sa main, et avec sa libido en rage, elle avait clairement compris qu’ils s’arrêteraient un moment avant de reprendre leur escale vers le portail entre Eclypteth et Ultarime. Et plusieurs jours durant, elle lui accordait la jouissance dans la chambre qu’ils avaient loué. Avec cette nouvelle rigueur, elle n’était pas trop insatisfaite de ne pas franchir le portail dès maintenant. Elle en profitait aussi, il fallait sans dire.

Elle aimait ce nouvel homme qui instinctivement attrapait ses hanches pour ramener son bassin violemment vers lui, alors qu’elle poussait toujours de nouveaux gémissements. Pour eux, les préliminaires et le sexe oral n’existaient plus, ayant repoussé le moment qui les avaient le plus bouleversé, et c’est d’ailleurs dès leur premier ébat qu’ils avaient trouvé leur position fétiche. Comme quoi, dans leur égoïsme, ils s’étaient bien trouvé et que le seul moyen de les unir et de les faire jouir, c’était cela. Ils alternaient parfois, mais rapidement, lorsque leur pic était atteint, et qu’ils avaient longuement ralenti leurs ondulations et leurs va et viens pour se frustrer mutuellement, ils se dominait mutuellement, lui en lui attrapant les hanches, alors qu’elle, elle immobilisait ses cuisses, et ses hanches sur le lit en s’accrochant à la nuque de son ami utilisant la tête du lit comme dossier pour mieux performer.

Ils avaient pris l’habitude de se regarder, de s’entendre au lieu de s’embrasser pendant leur ébats. Mais le désir en était que plus présent. Ils s’embrassaient rarement, s’embrasant, se regardant ardemment, se souriant, gémissant sans gêne devant leur partenaire. Ils commençaient à connaître leurs corps respectifs et s’en était que plus impressionnant. Elle était encore sur lui, alors qu’ils se regardaient, les deux épuisés, ayant atteint un énième orgasme lorsqu’elle lui dit qu’ils devraient reprendre la route. Elle ne sut comment, mais elle avait bien l’impression que Nick avait prolongé leurs séjours autant car il ne voulait pas réellement partir. Du moins, pas aussi loin de la Communauté, mais il l’aimait et il la suivit.            

*

Ça lui brisait le cœur, mais elle devait s’avouer que Nick n’était pas comme elle. Il avait besoin encore de la Communauté. Il ne savait pas. Et puis, pour lui, se marier sur un coup de tête ne l’empêchait pas de revenir ensemble, non? Ils n’avaient rien fait de mal selon lui. Cependant, pour Leiko, il n’y avait pas de retour possible. Elle lui avait simplement dit que ses parents ne croyaient pas que leur union soit possible, et ce n’était pas totalement faux. Elle avait appris que sa mère était au courant pour les tritons et qu’elle n’avait en rien défendu ses intérêts à elle, sa propre fille avant de se rendre à l’évidence : elle devait quitter cet endroit.

Leiko était totalement désemparée et elle avait simplement dit à sa mère qu’elle n’avait plus à se soucier de lui faire la conversation, qu’elles sauraient vivre l’une sans l’autre, après tout, elle avait bien grandi et elle avait déjà fait sa propre éducation sans elle. Kerisha semblait un peu déchirée, mais pas comme l’aurait dû être une mère, pensa Leiko. Elle aurait dû se sentir mal de lui infliger un rôle si dégradant, au lieu de quoi elle approuvait le rôle qu’on donnait à sa fille si c’était pour la Communauté.

Mais ils se faisait laver le cerveau ou quoi?! Une propagande qui avait fait son chemin depuis plusieurs générations, les chars d’assauts étaient en marche, et ce n’était plus une petite rebelle dans son genre qui les feraient stopper la machine. Ils la mitrailleraient, jusqu’à ce qu’elle adhère ou qu’elle meurt au combat. Elle savait qu’on la ferait taire si elle tentait quelque chose, et puis, qui la suivrait dans sa folie? Qui remettrait en doute ce qu’elle avait pris des années à comprendre, à détester?

Elle était perdue, mais plus seule. Elle le sentait de plus en plus pendant leur route. Elle avait l’impression de traîner un cadavre sur ses épaules, alors qu’on lui demandait depuis combien de temps l’heureux couple savait pour le nouvel arrivant qui ne devrait plus tarder. Elle ne répondait pas, souvent renfermé, ou en proie à une irritabilité que même Nick tentait de diminuer de toute les manières possibles. Elle lui disait qu’elle aurait bien aimé changer leur rôle, voir comment il se sentirait s’il avait une pastèque à la place de son ventre plat. À quoi, il lui répondait souvent qu’il la trouvait jolie comme cela, ce qui la faisait rouler des yeux, exaspéré, tout en sachant pertinemment que Nick allait accepter cet enfant comme un trésor, alors qu’elle, elle voyait en cet enfant une faiblesse, un autre talon d’Achille à sa frêle défense. Un autre rempart à construire dans son cœur. Elle ne pouvait aimer à nouveau. Jamais.        

Alors qu’elle croyait mettre au monde l’enfant sur Eclypeth, ils virent ce dont on leur avait parlé en cours. Ils se regardèrent, et sans même savoir pourquoi, ils avaient envie de festoyer. Ils se prirent dans leur bras, prenant quelques secondes pour contempler le portail. Elle finit par redescendre de son nuage, et regarda Nickelas sérieusement. Elle lui dit qu’ils avaient peut-être besoin d’être seul un peu, faire le point dans leur tête avant de partir définitivement. Elle faisait cela, en sachant très bien qu’il en avait besoin. Il lui avoua qu’il n’avait pas oser le demander, avant de l’embrasser sur la joue et de partir à quelques pas de là, tout en la regardant du coin de l’œil. Elle se tourna et s’assit péniblement sur un banc qu’elle avait aperçu.

Elle n’avait jamais trop compris ce geste, mais elle tenta de le faire. Elle mit sa main sur son ventre et elle ferma les yeux, avant d’en ouvrir un, ne voyant aucune réaction magique à ce geste. Elle se trouvait si ridicule, mais elle sentait le besoin d’interagir avec cette chose qui l’habitait depuis presque neuf mois maintenant. Elle lui disait que Nick serait là. Pas elle. Nick, car elle savait bien. Elle se résignait. Elle ne serait pas une bonne mère. Elle lui demandait simplement d’être compréhensif. Qu’elle ne saurait pas s’occuper d’un petit être comme lui. Aussi fragile.

Elle sentit un coup, et ce qu’on appelait surement une contraction, car elle dû s’accrocher sur le rebord du banc avec ses deux mains, tellement la douleur lui tordait les entrailles. Elle cria un Nick, qui alerta aussitôt le jeune homme d’à peine seize ans. Ils avaient à peine seize ans. Elle voudrait bien lui rappeler cela, et ne pas sentir cette douleur, mais le travail avait déjà commencé, et elle sentit rapidement le bas de robe devenu plus lourd, ses pieds, gonflés, étaient mouillés. C’était l’heure de vérité, alors qu’il la prenait dans ses bras et qu’il les faisait traverser le portail, alors qu’elle n’arrêtait pas de répéter qu’elle ne voulait pas. Pas maintenant, pas jamais. Elle ne voulait pas accoucher.


Dernière édition par Leiko le Ven 16 Juin - 5:52, édité 12 fois
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Mar 21 Mar - 3:34
Bienvenue ma chère ''Maman'' D'amour <3


Dernière édition par Miyake Kamikage le Mar 21 Mar - 5:50, édité 1 fois
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Mar 21 Mar - 5:18
Bienvenue parmi nous, si tu as des questions n'hésite pas à t'adresser au staff :) bonne chance pour ta fiche


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Mar 21 Mar - 18:09
Bienvenue parmi nous, n'hésite pas si tu as des questions ^^






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Mar 21 Mar - 22:57
Coucou & Bienvenue parmit nous.

Bon courage pour ta fiche :love:
❖ Humain ❖▼
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Ven 31 Mar - 1:10
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche !




Et si tu regardes longtemps dans l'abîme, l'abîme regarde aussi en toi.
Invité
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Invité
Ven 31 Mar - 18:28
WOW CE VAVA EST MAGNIFIQUE

Bienvenue **
❖ Dragon de l'eau & Vampire de sang pur ❖
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Mar 18 Avr - 18:28
Bonjour, as-tu des nouvelles à nous donner ? :)
Un visiteur, venu d'ailleurs !
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Mar 18 Avr - 19:47
Coucou! :3

Alors, ça tombe bien, car c'est justement aujourd'hui que je me remettais à bosser sur la suite de l'histoire de Leiko. ♥ J'essaye de finir cela pour la semaine prochaine, si tout va bien. ^^

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